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MichelVII Doukas

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Pour les articles homonymes, voirMichel Doukas.

MichelVII Doukas
Empereur byzantin
Image illustrative de l’article Michel VII Doukas
MichelVII Doukas.
Règne
Co-empereur : 1059 -
Empereur : -
(6 ans et 5 mois)
PériodeDoukas
Précédé parConstantinX Doukas
Co-empereurConstance Doukas (1060-1078)
Andronic Doukas (1068-1077)
RomainIV Diogène (1068-1071)
Constantin Doukas (1074-1078)
Suivi deNicéphoreIII Botaniatès
Biographie
Naissancevers 1050
Décèsvers 1090 (~40 ans)
PèreConstantinX
MèreEudocie Makrembolitissa
ÉpouseMarie d'Alanie
DescendanceConstantin Doukas
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MichelVII Doukas (grec :Μιχαὴλ Ζʹ Δούκας Παραπινάκης), né vers 1050 et mort vers1090, est co-empereur à partir de 1059 (rejoint par ses frèresConstance en 1060 etAndronic en 1068, puis parRomainIV Diogène en 1068) et unempereurbyzantin du au. Il est le fils deConstantinX, fondateur de la dynastieDoukas, et d'Eudocie Makrembolitissa.

Son règne, court, intervient au milieu d'une période de grand trouble dans l'histoire byzantine, peu après ladéfaite de Mantzikert et l'extinction de la dynastie macédonienne qui avait porté l'Empire à son apogée à la mort deBasileII et qui laissait désormais la place à des luttes de pouvoir entre les différentes familles influentes de Constantinople. Membre des Doukas,MichelVII tente de consolider son pouvoir par des alliances avec d'autres familles dont les Comnènes et en confiant la gestion impériale à des hommes de confiance, habiles administrateurs commeNiképhoritzès. Néanmoins, sans arrêt confronté aux rivalités entre grandes familles et à de multiples révoltes, il ne put jamais se consacrer pleinement à la défense de frontières assaillies de toutes parts et à consolider une économie bouleversée par ces troubles internes et externes. Devenu progressivement impopulaire, il est renversé en 1078.

De la naissance à la mort deConstantinX

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Michel Doukas est le fils de Constantin Doukas, militaire qui, lors de la révolte des généraux contreMichelIV (r. 1034-1041), avait été choisi par ceux-ci pour conduire la révolution, mais qui s'est effacé devantIsaacIer (r. 1057-1059). Il avait été fait « césar » parIsaacIer devenant ainsi le deuxième personnage de l'empire et c'est lui qu'Isaac choisit pour lui succéder.

Marié en secondes noces avecEudocie Makrembolitissa, Constantin avait déjà un fils, Michel, avant son avènement. Deux autres enfants naquirent après le mariage,Constance[N 1] et Zoé. Contrairement à son frère Michel, Constance était dès lors « porphyrogénète » (né dans la pourpre)[N 2], honneur considéré comme plus élevé que celui d'être l'aîné[1].

Par conséquent, Michel et son puîné Andronic, nés avant l'avènement de leur père, n'avaient pas droit de succession au trône. Toutefois, peu après son avènement,ConstantinX décida lors de la naissance de Constance, de les nommer tous deux co-empereurs[2],[N 3].

Tombé malade en, l'empereur devait décéder quelques mois plus tard[3], non toutefois sans avoir fait promettre à l'impératrice Eudocie de ne pas se remarier, pour éviter que, comme cela avait été le cas des derniers Macédoniens, un nouveau mariage et des enfants issus de ce mariage ne viennent compromettre l'héritage de son aîné, le futurMichelVII. L'impératrice dut prêter serment devant le patriarche, le césar, ses enfants et le sénat, en invoquant « le ciel, la terre et tous ses éléments, faisant appel à la Trinité, à laThéotokos, à tous les anges, aux prophètes aux apôtres, aux martyrs et à tous les saints » qu'elle ne songerait même pas à se remarier ; après quoi les sénateurs et le patriarche durent contresigner son serment[4].

Après avoir fait face à un complot ourdi par ledoux deSardica,RomainIV Diogène (r. 1068-1072)[5], l'impératrice fut libérée de son serment par le patriarcheJeanVIII Xiphilin. Considérant que la seule façon de mettre le trône à l'abri d'un coup d'État était d'épouser un militaire disposant d'une grande autorité et capable de s'imposer pour protéger à la fois ses fils, Michel, Andronic et Constance, ainsi que les frontières à nouveau menacées par lesSeldjoukides, Eudocie, qui ne craignait pas les défis, épousa ce même Romain le et celui-ci devint empereur[6],[7],[8].

Les craintes de Constantin pour son fils étaient probablement fondées. Âgé de dix-neuf ans au décès deConstantinX et par conséquent majeur, il n'avait guère hérité des qualités de son père.Zonaras dira de lui : « Il était extrêmement influençable de caractère et inapte à diriger les moindres affaires, pour ne rien dire de l'empire[9] ». La plupart des commentateurs de l'époque affirment qu'il était encore incapable de faire preuve de jugement et qu'il avait l'âge mental d'un enfant[10]. De caractère réservé, amoureux des livres, se complaisant dans les beautés du style et de la philosophie[11], il faisait piètre figure en public, d'autant plus que le jeune homme souffrait de problèmes d'élocution[12].Attaleiatès dit assez méchamment de lui qu'il « n'était bon qu'à devenir évêque[13] ».

De la mort deConstantinX au règne personnel

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L'élévation deRomainIV Diogène (r. 1068-1071) n'alla toutefois pas sans opposition dans la noblesse civile et dans l'armée. La familleDoukas et son chef, lecésarJean Doukas, frère de l'empereurConstantinX, tentèrent de s'opposer à l'arrivée au pouvoir d'un militaire[14],[15]. Les chances de succession de la famille Doukas s'amenuisèrent encore lorsque l'impératrice donna naissance rapidement à deux héritiers mâles (Léon en 1069 et Nicéphore en 1070)[16]. Lagarde varangienne, fidèle à la famille Doukas, fit également connaître son mécontentement. Sentant le danger, Romain en tira la conclusion que la meilleure façon d'établir son autorité était de conduire lui-même les armées au combat, concentrant ainsi l'attention de la haute hiérarchie civile et militaire sur la guerre contre les Turcs[17]. Pour la première fois depuisBasileII, un empereur donnait toute son attention à l'armée[18].

Le règne deRomainIV devait prendre fin avec la défaite lors de labataille de Manzikert, le[N 4]. En un court laps de temps, l'empereur avait entrepris nombre de réformes qui lui aliénèrent successivement la noblesse, une partie de l'armée et la population[19]. Ses ennemis en profitèrent pour passer à l'action[20].

Le césar Jean Doukas revint en hâte deBithynieRomainIV l'avait exilé avant son départ. AvecMichel Psellos et la garde varangienne, il força l'impératrice Eudocie à se retirer dans un couvent, puis les deux hommes obligèrent le co-empereurMichelVII Doukas à prononcer la déchéance de son père adoptif, lequel eut les yeux crevés à son retour de captivité chez les Seldjoukides[21],[22],[23].

Règne personnel deMichelVII Doukas (1071-1078)

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L'Empire byzantin en 1076.
carte de l'est de la Méditerranée
En vert, les territoires contrôlés par les Seldjoukides au tournant de l'année 1080. Seules quelques zones éparses, dont la région d'Antioche, sont encore détenues par des représentants de l'Empire byzantin.

Politique intérieure

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Si de l’avis des historiens modernes,Manzikert ne fut pas un désastre sur le plan militaire, cette défaite marqua le début d'une guerre civile qui était l'aboutissement de la dégradation politique, économique et militaire de l'empire au cours des dernières décennies[24]. Avec l'arrivée au pouvoir deMichelVII Doukas comme seul empereur, on voit se tisser un réseau d'alliances entre les grandes familles de l'empire :Doukas,Comnène,Botaniatès. L'empereur s'était marié avec une princesse géorgienne, fille du roiBagratIV de Géorgie, appelée dans les sourcesMarie d'Alanie qui jouera un rôle crucial dans cette période en tant qu'épouse deMichelVII d'abord, deNicéphoreIII Botaniatès par la suite[25],[26]. Ce mariage favorisait un rapprochement de la famille Doukas avec les Comnène puisque la cousine de Marie, Hélène, était mariée avecIsaac Comnène, frère aîné d'Alexis Comnène. Le régime maintient dans leurs postes l'aristocratie militaire ayant servi sousConstantinX : Botaniatès comme gouverneur du thème desAnatoliques,Basilakes enPaphlagonie puis àDyrrachion,Diabatenos àÉdesse et Bryenne en Bulgarie[27]. En parallèle, leSénat, véritable assemblée de l'aristocratie byzantine, s'ouvrit à des classes plus larges de la société, notamment aux artisans commerçants. Cette bourgeoisie marchande, soucieuse d'ajouter à la richesse le rang social, en était souvent exclue[28].

En fait, ce fut moinsMichelVII qui gouverna que ses principaux ministres sous le contrôle ducésar Jean[29]. Au début de 1072, l'évêque deSidé, nommé Jean, fut placé à la tête de l'administration civile pour être bientôt remplacé par un autre eunuque du nom de Nicéphore, mieux connu par son surnom deNiképhoritzès[30],[31]. Ancien gouverneur d'Antioche sousConstantinX, arrêté et emprisonné sous Eudocie, il avait été relâché et fait gouverneur de Grèce où il se révéla habile administrateur (parvenant à faire entrer impôts et taxes) avant d'être appelé à Constantinople comme ministre des finances (logothète). Très rapidement, il augmenta les taxes sur tous les secteurs de la société, aliénant Michel de ses propres conseillers ; le césarJean Doukas se retira dans ses terres avec son filsAndronic etPsellos fut écarté du pouvoir[32].

Résultat de la perte des territoires d'Asie mineure (Anatolie), la situation économique ne cessait de se dégrader et lenomisma, unité de compte de l'empire, ne cessait de se dévaluer. D'une pureté de 21 carats (87,5% pur) sousConstantinIX (r. 1042-1055), on était passé à 18 carats (75 % pur) sousConstantinX (r. 1059-1067), à 16 carats (66,7 % pur) sousRomainIV (r. 1068-1071) et l'on arriva à 14 carats (58 % pur) sousMichelVII[33]. Le blé n'arrivant plus à Constantinople,Niképhoritzès décréta ce qui équivalait à un monopole d'État sur son commerce[34],[35], ce qui fit monter les prix au point que, pour une monnaie d'or, on n'avait plus au lieu d'unmédimne de blé, qu'un médimne moins unpinakion (παρά πινάκιον), ce qui valut à l'empereur son surnom deParapinakès (quart de médimne)[36].

Politique extérieure

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Après la défaite deManzikert, les armées byzantines sont au centre d'une guerre civile, engagées les uns contre les autres, le plus souvent avec l'aide de Francs, de Normands ou de Turcs qui profitent de la faiblesse de l'empire[37], les Byzantins engageant des mercenaires Francs pour combattre les Seldjoukides et des mercenaires Seldjoukides pour combattre les Francs[38].

Le trésor de Hongrie comprenant la couronne envoyée parMichelVII Doukas.

En Italie, où ce qui restait de l'Italie byzantine, prise entre les Normands, la papauté et les États lombards, avait pratiquement disparu, la chute deBari en 1071 marqua la fin de la présence byzantine. Dans les Balkans, les nobles bulgares se révoltèrent en 1072 àSkopje contre le gouvernement byzantin et demandèrent au prince deDioclée (Zeta),MichelIer, de présenter un de ses fils pour siéger sur le trône bulgare. À l'automne,Constantin Bodin, septième fils de Michel fut proclamé empereur de Bulgarie sous le nom dePierreIII (PetărIII)[39].Michel de Zeta (Mihailo Vojislavljević) quant à lui reçut de Rome la couronne royale, pendant qu'enCroatie,Petar KrešimirIV de Croatie (r. 1058-1074) faisait reculer les frontières de son royaume et que son successeur,Dmitar Zvonimir (r. 1076-1089) était couronné roi, vassal du papeGrégoireVII, affaiblissant ainsi l'influence de Constantinople dans la région[40],[41]. Pour contrer l'influence papale, une alliance fut négociée avec le roi de Hongrie,GézaIer (r. 1074-1077) qui épousa une certaineSynadene[N 5]. En même temps, toutefois,MichelVII tentait de se rapprocher du papeGrégoireVII, également aux prises avec lesNormands, pour planifier ce qui avait toutes les apparences d'une croisade : une armée venue de tous les pays d'Europe délivrerait l'Asie mineure des Seldjoukides avant de se diriger versJérusalem[42].

Pendant ce temps, les Seldjoukides se répandaient enCappadoce etAlp Arslan, indigné du sort fait àRomainIV Diogène, se déclarait son vengeur. Michel n'était pas sans ressources face à cette menace. Il tenta de réorganiser les défenses en restaurant les forteresses et en recréant le régiment d'élite desAthanatoi (les Immortels)[43]. En 1073, le jeune général des armées d'Orient,Isaac Comnène, neveu de l'empereur du même nom, reçut l'ordre de les chasser de Cappadoce[44]. Il était accompagné par des mercenaires normands ayant à leur têteRoussel de Bailleul. Alors que la campagne battait son plein, Roussel déserta avec ses hommes, permettant aux Seldjoukides de vaincre Isaac et d'occuper non seulement la majeure partie de la Cappadoce, mais aussi de Charsianum et de Chaldia. Imitant les autres Normands qui se créaient des principautés en Italie, Roussel de Bailleul se créa une petite principauté autour d'Ancyre dans lethème des Arméniaques. L'année suivante,Niképhoritzès ordonna au césarJean Doukas de remettre de l'ordre dans la région, mais le césar Jean fut capturé lorsque ses propres mercenaires normands désertèrent pour se joindre à ceux de Roussel. Maintenant maître non seulement du thème des Arméniaques, mais aussi de ceux desBucellaires et desOptimates, Roussel décida de proclamer le césar Jean empereur àNicomédie. Niképhoritzès fit alors appel aux Seldjoukides de Cappadoce qui capturèrent le césar Jean et Roussel de Bailleul pour les relâcher contre rançon[45]. Jean jugea alors prudent de se faire moine, alors que Roussel reprit la rébellion à partir du thème des Arméniaques[46],[47].

À bout de ressources, probablement en 1075,MichelVII Doukas et Niképhoritzès envoyèrent contre lui le plus jeune frère d'Isaac Comnène,Alexis, alors âgé d'environ dix-sept ans et déjà populaire. À la tête d'une troupe d'Alains duCaucase celui-ci, après avoir affaibli son adversaire, réussit à soudoyer le chef turc Toutakh, allié de Roussel, pour qu'il fasse prisonnier ce dernier. Alexis put alors regagner triomphalement Constantinople où Roussel fut jeté en prison[48],[49],[50].

La pénétration turque toujours plus profonde en Anatolie risquait d'isoler certains territoires byzantins. La ville d'Antioche, verrou de la présence impériale au Proche-Orient était, au début du règne de Michel, dans une situation délicate. Pressée par la progression seldjoukide, elle était le théâtre d'une opposition au gouvernement de Constantinople portée par le patriarche Emilien. Isaac Comnène fut alors envoyé à Antioche peu de temps après sa première campagne en Asie Mineure pour y restaurer l'ordre. S'il y parvint difficilement dans un premier temps, il finit par être capturé par les Turcs. Le vide du pouvoir qui en résulta profita à un aventurier arménien du nom dePhilaretos Brakhamios, qui s'emparait des places fortes duTaurus, offrant refuge aux populations chrétiennes contre les Seldjoukides, mais refusant obéissance àMichelVII. Son territoire s'étendait deMélitène à Antioche[48],[51].

Enfin, pour économiser, le gouvernement cessa de verser tribut aux Petchenègues, lesquels en 1076 se joignirent à une révolte du gouverneur de Paradunavum, une région du Danube, nommé Nestor qui avait été victime des confiscations de Niképhoritzès. Ignorant celui-ci, les autorités entreprirent plutôt de supprimer la mutinerie destagma d'Occident dont la paie accusait des retards. Cela donna le temps aux Seldjoukides de raffermir leur étreinte sur le nord de l'Anatolie dont les paysans allèrent se réfugier à Constantinople y causant une sévère famine[52],[35].

La fin du règne

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Nomisma deNicéphoreIII Botaniatès. On peut constater la faible teneur en or.

Toutes ces luttes avaient épuisé l'empire. Le centralisme bureaucratique de Niképhoritzès avait déjà suscité un vif mécontentement parmi les grands propriétaires qui étaient également les principaux fournisseurs de blé. La population s'en ressentit également puisque la hausse du prix du pain provoqua une hausse générale des prix[53]. Joint à l'arrivée massive des réfugiés, il en résulta une famine à laquelle s'ajouta une épidémie de peste en 1076[54]. Le mécontentement devint général lorsque le gouvernement décida de confisquer les biens non seulement de grands propriétaires mais aussi de l'Église pour renflouer le budget.

Deux révoltes se déclarèrent alors simultanément à l'ouest et à l'est, toutes deux fomentées par des représentants de l'aristocratie militaire. En Europe, le gouverneur deDyrrachium,Nicéphore Bryenne[N 6], se présenta comme empereur dans sa ville natale d'Andrinople d'où il envoya une armée en qui put s'avancer jusque sous lesmurailles de Constantinople, non sans avoir pillé les faubourgs ce qui lui valut l'hostilité des gens de la capitale[55],[56],[57]. Deux mois plus tard, en Asie mineure, le stratège desAnatoliques,Nicéphore Botaniatès, fut acclamé empereur par ses troupes[58],[52]. C'est en vain queMichelVII Doukas s'entendit avec le sultanSuleimanIer de Roum, cousin et ennemi juré d'Alp Arslan, pour lui bloquer la route et fit même appel àRoussel de Bailleul. Nicéphore réussit à devancer l'armée turque et à entrer en triomphe àNicée d'où il put contacter ses partisans à Constantinople[59],[57].

Ceux-ci organisèrent un soulèvement où l'Église (et le patriarche Émilien d'Antioche résidant alors à Constantinople) joua un rôle important[57] ; une émeute éclata le. Reprenant le scénario de 1057, les rebelles se réunirent à la cathédraleHagia Sophia avant d'aller libérer les prisonniers et piller leGrand Palais. Abandonné de tous,MichelVII Doukas confia la défense du trône à Alexis Comnène et abdiqua en faveur de son frère Constance qui refusa la couronne, se ralliant au prétendant. Le,Nicéphore Botaniatès entrait à Constantinople et fut couronné le lendemain[60],[57].

Quant àMichelVII Doukas, devenu moine, il devait finir ses jours comme évêque d'Éphèse alors que son ministre, Niképhoritzès, était interné à l'île d'Oxía où il mourut torturé afin de connaître la cachette de sa fortune[61],[57].

Généalogie des Doukas

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Andronic Doukas
tourm. Armén.
(792)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Théophile
empereur
(813 † 842)
 
N Doukas
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Alexis Mousélé
magistros, césar
(836-838)
 
Maria
(† 838)
 
Andronic Doukas
Général
(855)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Maria
(ca.838 † 855)
"fille de césar"
 
 
 
N Doukas
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Andronic Doukas
dom. des scholes
(903)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
N Doukas
 
 
 
 
 
Constantin Doukas
dom. des scholes
(† 913)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Michael
Doukas
 
Gregoras
Doukas
 
Étienne
Doukas
 
Ne
Doukas
 
Jean
Lydos
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Andronic Doukas Lydos
général
(976)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Christophe Doukas
général (976)
 
Bardas Doukas
général (976-1016)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Andronic Doukas
stratège (c.1010)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
ConstantinX
empereur
(† 1067)
 
 
 
 
 
 
 
Jean Doukas
(† 1088)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
MichelVII Doukas
empereur
(† 1090)
 
Andronic Doukas
césar
 
Constance Doukas
césar
(† 1081)
 
Andronic Doukas
dom. des scholes
amiral (1073)
 
Constantin
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Constantin Doukas
(† 1087)
 
 
 
 
 
Michel Doukas
(† 1108-18)
 
Jean Doukas
mégaduc
(1064 † <1137)
 
Irène Doukas
xAlexisIer Comnène
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Constantin Doukas
sébaste
(1118)
 
Théodore Doukas
prosébaste
(1125)
 
 
 
 

Bibliographie

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Sources primaires

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Sources secondaires

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Notes et références

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Notes

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  1. Dans sa Chronographie, Psellos donne à Constance (Κονσταντιος) le prénom de « Constantin (Κονσταντινος) », confusion entretenue par quelques auteurs. Ainsi Malamut (2014),p. 76 : « Tombèrent au combat beaucoup de nobles byzantins dont Kônstantios (Constantin), fils deConstantinX Doukas ».
  2. La « salle de porphyre » du Grand Palais devait son nom au fait que les planchers et les murs étaient recouverts de marbre de porphyre pourpre.
  3. Andronic sera également fait coempereur, mais sous le successeur de son père,RomainIV Diogène, peut-être à titre de faveur pour la mère de celui-ci que Romain avait épousé après le décès deConstantinX
  4. La date exacte et le lieu précis de cette importante bataille font encore l’objet de discussions parmi les spécialistes. Le 26 août est la date la plus vraisemblable selon Norwich (1994),p. 351.
  5. Celle-ci devait apporter dans sa dot une couronne dont les médaillons représentent Géza,MichelVII et son fils Constance, et qui devint la sainte couronne de Hongrie
  6. Âgé d’environ 80 ans, Nicéphore Bryenne avait été « adopté » parRomainIV comme son frère.

Références

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  1. Norwich (1996),p. 14, note 1
  2. Psellos, Chronographie,VII (ConstantinX), 21.
  3. Psellos, Chronographie,VII (ConstantinX), 27.
  4. Texte dans Oikonomides, « Serment », cité par Kaldellis (2017),p. 239
  5. Norwich 1994,p. 344.
  6. Psellos, Chronographie,VII (Eudocie), 4-8 ; Attaleiates, 94-96
  7. Treadgold 1997,p. 601.
  8. Kaldellis 2017,p. 239-240.
  9. Zonaras 18.15.25
  10. Skylitzes Continuatus 157.22-24 ; Glykas 612.4-5, 614.22-615.1 ; Attaleiates: History 182.10-11 / 135.2-3
  11. Psellos, Chronographie,VII (MichelVII), 4
  12. Bryennios 167.21-22
  13. Attaleiates, 303
  14. Canduci (2010),p. 272
  15. Ostrogorsky (1983),p. 366
  16. Shepard (2008),p. 608
  17. Finlay (1854),p. 31
  18. Treadgold 1997,p. 601-602.
  19. Norwich (1994),p. 345
  20. Bréhier (1969),p. 231
  21. Psellos, Chronographie,VII (RomainIV), 24-25
  22. Norwich (1994),p. 355
  23. Kaldellis 2017,p. 249.
  24. Kaldellis 2017,p. 251.
  25. Psellos, Chronographie,VII (MichelVII), 9
  26. Kaldellis 2017,p. 253.
  27. Cheynet (1996),pp. 349-350
  28. Malamut 2007,p. 41.
  29. Psellos, Chronographie,VII (MichelVII), 10
  30. Kaldellis 2017,p. 252-253.
  31. Bréhier (1969),p. 233
  32. Attaleiates, 182, 200 sq. ; Nicéphore BryenneII, 1 ; Kekaumenos, Strategikon, 184
  33. Voir à ce sujet l'article "Monnaie byzantine"
  34. Attaleiates, 201-204
  35. a etbKaldellis (2017),p. 263
  36. Attaleiates, 203-204 ; Cedrenos,II, 444-445 ; Zonaras,XVIII, 16 ; voir également l’allusion subtile de Psellos à ce fait : Chronographie,VII (MichelVII), 2
  37. Bréhier (1969)p. 232
  38. Kaldellis 2017,p. 259.
  39. Stephenson (2000),p. 142
  40. Ostrogorsky (1983)p. 368
  41. Bréhier (1969)p. 235
  42. Kaldellis 2017,p. 261.
  43. Kazhdan 1991,p. 220.
  44. Nicéphore Bryenne,II, 3 ; Anne Comnène, Alexiade,I, 1
  45. Nicéphore Bryenne,II, 17 (81) ; Attaleiates, 199
  46. Treadgold 1997,p. 606.
  47. Bréhier (1969),pp. 233-234
  48. a etbBréhier (1969),p. 234
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Voir aussi

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