Les collections du Met comptent plus de deux millions d'œuvres d'art[4] provenant du monde entier et représentant une gamme d'objets très divers. Les premières pièces furent apportées par les fondateurs, desdons et deslegs de grands collectionneurs ainsi que les diverses politiques d'acquisition menées par les directeurs successifs ont enrichi le fonds.
L'idée de la création du musée remonte à 1870, date à laquelle plusieurs personnalitésaméricaines, issues dumilieu artistique, mais également du milieu des affaires, décident de créer un musée pour apporter l'art aux citoyens américains[8]. Les premières collections sont présentées au cours de cette même année, avec trois collections privées en provenance d'Europe, pour un total de174 peintures, avec notamment des œuvres deNicolas Poussin,Giambattista Tiepolo ou encoreFrancesco Guardi[8].
Le Metropolitan Museum of Art ouvre ses portes le[3], dans l'académie de danse de Dodworth[9], un bâtiment situé au 681 de laCinquième Avenue à New York.John Taylor Johnston, dirigeant d'unecompagnie ferroviaire dont la collection personnelle représente le noyau du nouveau musée, est son premier président et l'éditeurGeorge Palmer Putnam le rejoint en tant qu'administrateur. Sous leur direction, les biens du Met, qui consistaient initialement en unsarcophage romain en pierre et en la collection de174 toiles principalement européennes, s'accroissent jusqu'à remplir tout l'espace disponible. En 1873, à la suite de l'achat par le Met de la collection d'antiquitéschypriotes deLuigi Cesnola, le musée quitte laCinquième Avenue pour s'installer dans la Douglas Mansion sur la14e rue Ouest[10].
Carroll and Milton Petrie European Sculpture Court.
Cependant, grâce à une négociation avec lamunicipalité de New York, ces locaux ne sont que temporaires. Le Met fait en effet l'acquisition d'un terrain à l'est deCentral Park, où il construit unmausoléenéogothique en briques rouges, dessiné par lesarchitectes américainsCalvert Vaux etJacob Wrey Mould[11]. Le Met est depuis resté à cet endroit et la structure originale fait toujours partie du bâtiment actuel. Nombre d'extensions seront construites au fil du temps, comme la façadeBeaux-Arts, dessinée parRichard Morris Hunt[12]. Cette façade, commencée en 1912 et complétée en 1926, est construite encalcaire gris de l'Indiana. L'aile sud est entreprise en 1911, l'aile nord en 1913 : elles sont l'œuvre du cabinet d'architectesMcKim, Mead and White. En 1963, à l'instigation d'André Malraux, le musée exposeLa Joconde qui reçoit la visite de dizaines de milliers de personnes[13].
En 1971, un nouveau plan architectural du musée est approuvé et confié au bureau d'architectesKevin Roche, John Dinkeloo & Associates, sa réalisation s'étendra sur une période de vingt années[8]. Son but est de rendre les collections du musée plus accessibles au public, plus pratiques pour les chercheurs et globalement plus intéressantes et didactiques pour l'ensemble des visiteurs.
Parmi les ajouts de ce nouveau plan, on trouve :
laRobert Lehman Wing (« aile Robert Lehman »), achevée en 1975, qui abrite la collection des grands Maîtres de la peinture européenne, desimpressionnistes etpost-impressionnistes ;
l'American Wing, ouverte en 1980, qui comprend vingt-quatre salles et offre une vue complète de l'histoire de l'art et de la vie quotidienne américaine ;
laMichael C. Rockefeller Wing qui présente, dès 1982, les collectionsafricaine,océanienne et celles desAmériques ;
laLila Acheson Wallace Wing qui abrite les collections d'Art moderne, ouverte en 1987 ;
Ces nouvelles constructions achevées, le Met peaufine et réorganise les collections à l'intérieur des nouveaux espaces. En, la galerie des artscoréens est ouverte au public, complétant ainsi la suite des galeries consacrées aux artsasiatiques. En 1999 s'achève la rénovation des galeries des antiquitésproche-orientales et celle des antiquités grecques et romaines débute. LaRobert and Renée Belfer Court, présentant l'art de laGrèce antique, ouvre en ; lesNew Greek Galleries sont inaugurées en et les galerieschypriotes en 2000.
Bien que le musée ne perçoive aucune aide fédérale, la ville de New York prend toutefois à sa charge les dépenses de fonctionnement de l'établissement (comme le chauffage, l'éclairage et la sécurité). La plupart des recettes du musée (hors entrées des visiteurs) proviennent du secteur privé (85 % en 1994)[17], dont une partie est versée par desfondations. Les investissements enbourse, appelés « endowment », atteignent 1,7 milliard de dollars[18] et rapportent chaque année plusieurs millions de dollars d'intérêts dépensés par le musée. Le budget de fonctionnement du Met est de 160 millions de dollars[19]. Les membres de clubs de bienfaiteurs disposent de privilèges en échange de leur cotisation : en 1994, il y avait près de 100 000 adhérents[17]. Des réceptions sont organisées par le musée, en particulier dans une salle à manger qui donne surCentral Park. La vente de produits dérivés (répliques d'œuvres, bijoux, cartes postales, tee-shirts) dans la boutique du musée ou par correspondance, est une autre source de revenus. En outre, le musée organise plus de trente expositions temporaires chaque année[20].
Une partie du budget sert à faire de nouvelles acquisitions. Enfin, le musée prête chaque année près de 5 000 œuvres à d'autres musées.
Depuis les années 2020, l'établissement a diversifié ses activités au point que certains dénoncent la marchandisation du lieu : cinq librairies se trouvent dans l'enceinte du Met[21]. Le musée propose également des voyages organisés thématiques et loue ses salles pour des réceptions[21].
En février 2017, le musée annonce la diffusion de 375 000 œuvresnumérisées appartenant au domaine public sous licenceCreative Commons Zero (CC0) avec possibilité detéléchargement des versions en haute définition pour tous les types d'usage, y compris commerciaux[22].
En 2006, son déficit atteignant alors les trois millions dedollars, le Met a été contraint d'augmenter sa « recommandation de finance d'admission » qui passe de quinze à vingt dollars, en faisant ainsi l'un des musées les plus chers du monde[23]. Il ne s'agit cependant que d'une recommandation et tout visiteur peut entrer au Met en payant le prix de son choix, voire gratuitement.
Dans les années 1970, sous la direction deThomas Hoving, le Met révise sa politique d'acquisitions en l'axant sur l'achat d'œuvres de renommée mondiale, grâce à la vente de pièces moins prestigieuses de ses collections[25]. Bien que par le passé, le Met ait déjà vendu des objets en double ou mineurs de ses collections pour financer l'acquisition de nouvelles pièces, la nouvelle politique se voulait plus agressive et plus large qu'auparavant. Elle permit la vente d'œuvres dont la valeur aurait par le passé exclu leur mise sur le marché. Cette nouvelle politique suscita de nombreuses critiques (en particulier de la part duNew York Times). Cependant elle porta ses fruits ; nombre d'objets acquis grâce au fonds généré par ces ventes sont aujourd'hui considérés comme des pièces maîtresses des collections du Met, comme leJuan de Pareja deVélasquez et lecratère d'Euphronios représentant la mort deSarpédon. La politique mise en place par le Met fut à cette époque suivie par d'autres musées[26]. Le Met a poursuivi cette politique jusqu'à nos jours, vendant des pièces aussi prestigieuses que la photographie de 1904,The Pond-Moonlight (dont le musée possède une autre copie), d'Edward Steichen pour 2,9 millions de dollars[27].
Les collections permanentes du Met sont exposées et gérées par dix-neuf départements indépendants, chacun d'entre eux comprenant une équipe deconservateurs spécialisés, derestaurateurs et de chercheurs.
Depuis sa fondation, leMetropolitan Museum of Art a mis un point d'honneur à collectionner des œuvres américaines. La première pièce entrée au Met fut une sculptureallégorique deHiram Powers intituléeCalifornia, acquise en 1870, qui est toujours visible aujourd'hui dans les galeries du musée[28].
De nos jours, la collection d'art américain repose sur deux conservatoires, celui des arts décoratifs américains, créé en 1934, et celui des peintures et sculptures américaines qui vit le jour quatorze ans plus tard. Tous deux sont abrités dans l'American Wing (aile américaine), qui ouvrit en 1924. L'aile fut agrandie de manière substantielle en 1980 pour y incorporer les galeries permanentes de peintures et de sculptures américaines, lesJoan Whitney Payson Galleries, puis en 1988 par la construction du Henry R. Luce Center pour l'étude de l'art américain. Les collections se déploient en tout sur 2 800 m2[30].
En octobre 1999, les galeries d'antiquités du Proche-Orient ont été rouvertes après dix-huit mois de travaux de rénovation et de remodelage de l'exposition grâce au soutien du fondsHagop Kevorkian. Les galeries sont organisées chronologiquement et géographiquement, les objets y sont placés dans un contexte qui éclaire leur signification dans l'Antiquité ainsi que leurs connexions avec l'art des cultures voisines. Le point central de la nouvelle construction est la galerie d'art assyrien, Raymond et Beverly Sackler, qui recrée une salle d'audience du palais du nord-ouest du roiassyrienAssurnasirpal II àKalkhu (situé de nos jours enIrak). Le monumentallamassu, ou gardien de pierre du palais est sans doute le point d'orgue de la collection.
Le Met a reçu ses premiers exemplaires d'armes et armures en 1881. Grâce à un lot important provenant du Japon et une collection majeure européenne, toutes deux achetées en 1904, la collection du musée a bientôt acquis un renom international. Ce qui mena à l'établissement d'un département séparé en 1912.
Le 9 décembre 2020, le milliardaireRonald Lauder a promis de faire don de sa collection d’armes et armures (91 pièces exceptionnelles) et d’apporter un soutien financier important à l’institution. En conséquence, le musée a décidé de renommer ses salles d’exposition qui prendront donc le nom de « Ronald S. Lauder Galleries of Arms and Armors ». Le Met a salué la « générosité exceptionnelle » du philanthrope qui fait ici la plus importante donation enregistrée depuis 1942 par le musée pour ses collections d’armes et d’armures.
Bien que le Met ait acquis un lot d'antiquités péruviennes en 1882, il n'entreprend une collecte systématique d'œuvres africaines, océaniennes et américaines qu'en 1969, lorsque l'homme d'affaires etphilanthropeNelson Rockefeller lui fait don de 3 000 pièces de sa collection[34].
La collection africaine couvre la vaste étendue géographique de l'Afrique sub-saharienne. Les œuvres comprennent de très beaux ivoires afro-portugaises duXVe siècle, mais aussi des statuettesFangs[35] qui influencèrent des artistes duXXe siècle commeJacob Epstein etAndré Derain. Alors que le bois est le principal moyen d'expression de ces artistes, on peut également admirer des objets en pierre, en terre cuite, en or, en argent et en ivoire ainsi que des textiles et des assemblages de perles. L'art africain contemporain est représenté par des œuvres deFathi Hassan.
Le département Asie du Met[37] est doté d'une très riche collection qui remonte à la fondation même du musée : nombre des philanthropes qui le dotèrent possédaient des œuvres asiatiques. De nos jours, c'est toute une aile qui leur est consacrée, elle comprend plus de 60 000 pièces et couvre 4 000 ans d'histoire. Chaque civilisation asiatique y est représentée et les œuvres exposées concernent chaque domaine artistique, de la peinture à l'imprimerie, en passant par la sculpture ou le travail des métaux. Le département est célèbre pour sa collection decalligraphies et depeintures chinoises, ainsi que pour ses œuvresnépalaises ettibétaines. Ce ne sont pas seulement des objets d'art ou rituels qui y sont exposés, mais aussi des objets du quotidien. On y trouve également un jardin de ladynastie Ming, sur le modèle de celui duMaître des filets deSuzhou.
Le département fut établi en 1915 sous le nom de département d'Art d'Extrême-Orient, puis son nom fut changé en 1986 en département d'Arts asiatiques. La réelle impulsion, pour créer une importante collection d'arts asiatiques, vint deDouglas Dillon qui fut nommé président du conseil d'administration du musée en 1970. Depuis cette année-là, qui coïncidait avec le centenaire du musée, le département s'est engagé sur la voie de l'expansion de son personnel, de sa collection et de sa surface d'exposition en suivant un plan très ambitieux. Ce processus culmina en 1998 avec l'achèvement d'une aile entière dévolue aux arts asiatiques, occupant quelque 5 800 m2.
Les galeries Charlotte C. Weber, rénovées en 1997 et consacrées aux antiquités chinoises, ouvrirent leurs portes en 1988 afin d'exposer les collections de bronzes et jades anciens, de céramiques et de travaux sur métaux de la période néolithique jusqu'à ladynastie Tang.
Pin drop silence: Eleven-headed Avalokitesvara, (2013) une œuvre deTenzing Rigdol, est la première d'un artiste tibétain contemporain acquise par le Met[38].
Le Museum of Costume Art (musée des arts du vêtement) était une entité indépendante fondée en 1937. Dirigé par la fondatrice de laNeighborhood Playhouse School of the Theatre, Irene Lewisohn, le musée avait bénéficié de dons d'Irene et de sa sœur Alice Lewisohn Crowley, ainsi que des décorateurs de théâtre Aline Bernstein et Lee Simonson, entre autres. En 1946, grâce au soutien financier de l'industrie de la mode[39], le Museum of Costume Art rejoint le Met et devient en 1959 son département de l'institut du vêtement[40]. La rédactrice du monde de la mode,Diana Vreeland (1903-1989), fut consultante de 1972 jusqu'à sa mort en 1989. Elle réalisa une suite d'expositions spectaculaires dontLe Monde de Balenciaga (1973),Hollywood Design (1974),La Gloire du Costume Russe (1976) ou encoreVanity Fair (1977) qui galvanisèrent le public et firent du département un standard international. En 2008, l’American Costume Collection duBrooklyn Museum a fusionné avec le Costume Institute, un programme de réduction des coûts après des années de collaboration étroite entre les deux organisations[41]. Depuis, la collection comprend plus de 80 000 habits et accessoires[42]. À cause de la nature fragile de ces objets, l'institut ne présente pas d'exposition permanente de sa collection. Par contre, chaque année il organise deux présentations de ses trésors dans les galeries du Met, chacune se concentrant sur un thème ou un créateur en particulier. Par le passé, l'institut a présenté de grands couturiers commeChanel etGianni Versace qui ont attiré la foule. L'institut organise chaque année un grand gala de bienfaisance, leMet Gala, parrainé par la rédactrice en chef du magazineVogue,Anna Wintour, qui est un événement pour le monde de la mode. En 2007, le prix des 700 tickets d'entrée débutait à 6 500 dollars[43]. Le 14 janvier 2014, le musée renomma l'institut du vêtementAnna Wintour Costume Center, en honneur àAnna Wintour[44].
Albrecht Dürer,Carte du ciel de l'hémisphère nord (1515), détail.
Le département des dessins et gravures se concentre sur les œuvres nord-américaines et de l'Europe de l'Ouest produites depuis leXVe siècle[45] (d'autres département possèdent des œuvres appartenant à d'autres périodes et régions géographiques). Actuellement, on y compte plus de 11 000 dessins, 1,5 million de gravures et12 000 livres illustrés. La collection s'est considérablement enrichie depuis le premier legs de 670 dessins fait parCornelius Vanderbilt (1794–1877) en 1880. Les grands maîtres de la peinture européenne, qui produisirent plus de croquis et de dessins que de véritables peintures, y sont fort bien représentés. Le département offre des œuvres majeures deMichel-Ange,Léonard de Vinci etRembrandt, ainsi que des gravures eteaux-fortes deVan Dyck,Dürer etDegas parmi d'autres.
Le département des gravures fut établi en 1916 et, sous la direction de son premier conservateur, William M. Ivins Jr., se développa rapidement pour devenir une référence encyclopédique internationale dans le domaine des images imprimées. Ivins attira de nombreuses donations et legs au musée : des gravures deGiambattista Pittoni (Susanna and the Elders), Dürer de Junius Spencer Morgan, des xylographies et des croquis tardifs de Rembrandt de Felix M. Warburg et sa famille, ainsi que des gravures de Rembrandt, van Dyck, Degas et Cassatt de la collection H. O. Havemeyer. La collection continua de s'agrandir sous la direction des conservateurs suivants : A. Hyatt Mayor, John McKendry, et Colta Ives. Il s'étend maintenant également à l'époque contemporaine, avec des œuvres deJasper Johns,Robert Rauschenberg et d'autres.
Bien que la dotation originelle du département desantiquités égyptiennes provienne de collections privées, les objets découverts lors des fouilles entreprises par les chercheurs du musée, entre 1906 et 1941, constituent plus de la moitié de la collection actuelle. Plus de 36 000 pièces d'art égyptien allant duPaléolithique à l'époque romaine composent la collection égyptienne du Met. La plupart d'entre elles sont visibles dans l'immense aile du musée qui abrite quarante galeries égyptiennes[46].
Les expéditions égyptiennes comportent quatorze périodes defouilles àLicht. Le site comprend lapyramide d'Amenemhat Ier, qui inaugure une dynastie qui restera l'une des plus prestigieuses de l'histoire égyptienne, et celle de son fils, lapyramide deSésostris Ier. Les premières fouilles furent dirigées par le fameux égyptologue américainAlbert Morton Lythgoe, premier conservateur du département d'antiquités égyptiennes, assisté d'Ambrose Lansing et Arthur C. Mace. On retrouvait également à Licht un jeune égyptologue,Herbert Eustis Winlock, qui commençait tout juste sa carrière. C'est alors qu'il travaillait avec Mace dans la tombe de Senebtisi[47] que Winlock développa la méthodologie defouilles archéologiques qui fera sa renommée d'égyptologue.
Parmi les pièces de grande valeur de la collection égyptienne, on compte une série de vingt-quatre miniatures en bois, découvertes dans la tombe deMéketrê, chancelier deMontouhotep II (XIe dynastie), àDeir el-Bahari en 1920. Elles dépeignent avec des détails stupéfiants la vie égyptienne au début de la période duMoyen Empire : bateaux, jardins et scènes de la vie de tous les jours.
Cependant, la pièce majeure et la plus populaire du département est sans nul doute letemple de Dendour. Ce temple fut démantelé par le gouvernement égyptien pour le sauver de la montée des eaux, lors de la construction dubarrage d'Assouan, puis offert auxÉtats-Unis en 1965. Il est réassemblé au Met, dans l'aile Sackler en 1978. Il se trouve dans cette salle immense entourée d'un bassin et éclairée par une gigantesque baie vitrée donnant surCentral Park.
En novembre 2010, le musée a accepté de rendre dix-neuf pièces subtilisées parHoward Carter dans letombeau de Toutânkhamon en 1923, peu après qu'il l'eut découvert. Ce retour au pays (qui faisait suite à la restitution par leMusée du Louvre de peintures murales volées dans la tombe du princeTetiky àDra Abou el-Naga) fut historique[48]. En 2019, lecercueil de Nedjemânkh, un cercueil doré de la fin de lapériode ptolémaïque ayant abrité lamomie d'un prêtre du dieu-bélierHarsaphes, est rapatrié en Égypte. Celui-ci avait en effet été pillé en Égypte en 2011 à la faveur de laRévolution égyptienne de 2011 et vendu au musée en 2017, muni de faux documents certifiant son origine[49].
Ces dernières décennies, le Met a mis sur pied une politique de désinvestissement de ses œuvres « mineures » afin de pouvoir acquérir des « pièces majeures ». Bien que cette politique soit sujette à controverse, elle a permis l'acquisition de chefs-d'œuvre, à commencer par leJuan de Pareja deVélasquez en 1971 ou encore, plus récemment,La Vierge à l'Enfant deDuccio qui coûta45 millions de dollars au musée. La peinture ne faisant que 24 × 16 centimètres est cependant nommée la « Mona Lisa » du Met.
Peintures des différentes écoles
Toutes les œuvres n'apparaissent pas dans ces listes
Bien que la peinture européenne possède son propre département, les autres arts décoratifs de ce continent sont également bien représentés au Met. Il s'agit de l'un des plus grands départements du musée avec plus de 50 000 pièces duXVe au XXe siècle[52]. Si la collection se concentre principalement sur la sculpture de la Renaissance, elle comprend également des meubles, des bijoux, des verreries, des céramiques, des tapisseries, des textiles, de l'horlogerie et des instruments mathématiques[53].
Le département, créé en 1907 sous la présidence deJohn Pierpont Morgan, était alors un dépôt d'œuvres sans distinction d'époque ou d'origine. Trente-cinq années d'acquisitions en avait déjà fait une collection importante. Alors que le rythme des acquisitions augmentait au cours des décennies, il y eut plusieurs partitions et consolidations autour de ces objets au sein du département. La définition des buts du département fut établie en 1935 et c'est en 1978 qu'il reçut son appellation actuelle.
La collection est composée de plus de 35 000 œuvres[54] remontant auNéolithique jusqu'à la conversion auchristianisme de l'empereur romainConstantin en 312. La collection gréco-romaine remonte à la fondation du musée. Sa première acquisition fut un sarcophage romain provenant deTarse, don de 1870, qui est toujours exposé.
Bien que la collection se concentre naturellement sur laGrèce antique et l'Empire romain, ces régions historiques représentent un large éventail de cultures et de styles artistiques. Les objets présentés vont de la petite pierre semi-précieuse gravée à la statue et reflète l'ensemble des matériaux sur lesquels travaillaient les artistes d'alors :marbre,calcaire,terre cuite,bronze,or,argent etverre, mais aussi l'ivoire, lesos, lefer, leplomb, l'ambre et bien sûr lebois.
On compte des œuvres antérieures à la fondation des empires grec et romain, par exemple des sculptures desCyclades ou le seul et uniquechar étrusque[55] datant du second quart duVIe siècle avant notre ère et découvert dans une tombe àMonteleone. Le visiteur peut aussi admirer de grandes peintures murales classiques ou desbas-reliefs de différentes périodes, ainsi qu'une chambre reconstituée d'une noblevilla deBoscoreale, mise à jour après son ensevelissement lors de l'éruption duVésuve en 79.
Parmi les premiers directeurs du musée, on compta plusieurs archéologues classiques, commeLuigi Palma di Cesnola etEdward Robinson. Après 1905, le musée se lança dans une politique accrue d'acquisition dans ce domaine, grâce au Fonds Rogers, créé en 1901 par un legs deJacob S. Rogers, un industriel des chemins de fer. De plus, le droit du partage étant toujours en vigueur, il permettait au musée de partager, avec les musées locaux, les découvertes faites sur les fouilles qu'il organisait autour de lamer Méditerranée, comme àSardes. Malgré ces nombreuses acquisitions dans ce domaine et l'importante collection qui était déjà en sa possession, le musée ne créa le département qu'en 1909 et il ne fut baptisé de son nom actuel qu'en 1925.
Le Metropolitan Museum possède l'une des plus grandes collections au monde d'œuvres d'art du monde islamique. La collection d'art islamique n'est pas strictement confinée à l'art religieux, bien que de nombreux objets exposés furent créés à l'origine pour le culte ou comme éléments décoratifs demosquées. On y trouve des objets séculiers, comprenant céramiques et textiles du monde arabo-musulman, allant de l'Espagne à l'Asie centrale, en passant par l'Afrique du Nord[57].
Les miniatures d'Iran et de l'Empire moghol constituent les éléments essentiels de la collection[58]. Lacalligraphie, aussi bien religieuse que profane, y est bien représentée, depuis les décrets officiels deSoliman le Magnifique jusqu'à de nombreuxcorans reflétant différentes périodes et styles de calligraphie. On peut aussi admirer des intérieurs reconstitués, comme laChambre Nur Al-Din provenant d'une maison deDamas duXVIIIe siècle.
Bien que quelques cachets et bijoux de pays musulmans aient été acquis dès 1874, ainsi que quelques textiles turcs en 1879, le Met ne reçut son premier lot important d'objets islamiques qu'en 1891, grâce à un legs d'Edward C. Moore. Depuis lors, la collection s'est agrandie par des dons, des legs, des achats et par les fouilles organisées par le musée àNishapur enIran, entre 1935 et 1939, puis en 1947. Jusqu'en 1932, lorsque le département d'art du Proche-Orient fut constitué, tous ces objets étaient exposés par le département des arts décoratifs. Vers 1963, la quantité d'objets s'était accrue au point qu'il fut nécessaire de créer une division entre les pièces proche-orientales et islamiques de la collection. En 1975, les galeries d'art de l'Islam furent déplacées et totalement rénovées. Puis, à la suite d'une seconde rénovation, précédée d'une période de fermeture de plusieurs années, les15 galeries de la collection ont été rouvertes le.
Après le décès du banquierRobert Lehman en 1969, sa fondation fit don de 3 000 œuvres au musée, abritées aujourd'hui dans l'aile Robert Lehman. Le Met affirme que la collection est « l'une des plus extraordinaires collections privées jamais assemblée aux États-Unis »[60].
Pour mettre en valeur la nature personnelle de la collection Lehman, le Met l'expose dans des galeries évoquant l'intérieur richement décoré de l'hôtel particulier de Lehman. La création d'un « musée dans le musée » a reçu critiques et approbations à l'époque, même si l'acquisition de la collection par le Metropolitan a été unanimement saluée[25].
Contrairement aux autres départements, la collection Lehman ne se concentre pas sur un style ou une période déterminés. Elle reflète plutôt les goûts et intérêts personnels de son défunt propriétaire. Le collectionneur s'était largement concentré sur la peinture de laRenaissance italienne et en particulier l'école siennoise. Parmi les peintures, on compte des chefs-d'œuvre deBotticelli etDomenico Veneziano, ainsi que de nombreuses toiles de peintres espagnols commeLe Greco ouGoya. La collection de dessins des grands maîtres, comprenant des œuvres deRembrandt ou deDürer, est particulièrement importante par sa quantité et sa qualité[61]. Le musée a documenté cette immense collection par un ouvrage en plusieurs volumes, publié sous le titre deRobert H. Lehman Collection: catalogues of the drawings(OCLC80785870).
À cause de son ampleur, elle est la seule collection du musée à être exposée dans deux endroits : le bâtiment principal sur la Cinquième Avenue et The Cloisters. Les deux emplacements sont gérés par le même département.
Située au premier étage, la galerie médiévale contient environ 6 000 objets. Bien que de nombreuses pièces européennes y soient exposées, la plus grande partie d'entre elles se trouvent au musée des Cloîtres (The Cloisters), au nord de Manhattan. Cela permet au Met d'exposer, côte à côte, des pièces d'art européennes etbyzantines. La galerie principale abrite de nombreuses tapisseries et statues religieuses et funéraires, alors que les galeries secondaires présentent des œuvres plus petites en métaux précieux et en ivoire, y compris desreliquaires et des objets séculiers. La galerie principale avec son haut plafond voûté a aussi un autre usage : il est le site du traditionnel arbre de Noël du Met.
The Cloisters était un projet deJohn D. Rockefeller, qui fut l'un des principaux donateurs du Met. Situé dansFort Tryon Park et terminé en 1938, le bâtiment est uniquement consacré à l'art médiéval. La collection faisait partie à l'origine d'un autre musée et avait été rassemblée parGeorge Grey Barnard, puis acquise en totalité par Rockefeller en 1925 pour en faire cadeau au Met. Rockefeller acheta une propriété de28ha au nord du musée de Barnard, convertissant la propriété en parc public et y construisant un nouveau musée. Puis il fit don de nombre de pièces de sa propre collection au musée pour compléter la dotation[64].
The Cloisters sont ainsi nommés en référence à cinqcloîtres médiévaux français en ruine[65] dont les structures sauvées ont été incorporées au nouveau bâtiment, qui est une œuvre d'art en lui-même. Le résultat évoque les bâtiments qui le constituent sans imiter l'un d'eux en particulier. Les vitraux, les colonnes sculptées et même les tapisseries proviennent des édifices originaux. Le parc entourant les cloîtres comprend plusieurs jardins plantés selon les ouvrages d'horticulture de l'époque médiévale.
En avril 2013, il a été annoncé que le musée recevrait un don de peinture cubiste historique : la collection Leonard Lauder, avec soixante-dix-huit œuvres dont trente-trois Picasso, dix-sept Braque, quatorze Gris et quatorze Léger, le tout évalué à un milliard de dollars. Cet ensemble a été exposé en 2014[73].
Avec près de 5 000 instruments de musique[74] provenant du monde entier, la collection du Met figure parmi les plus grands musées instrumentaux. Elle est pratiquement unique parmi les grands musées généralistes[75]. La collection débute en 1889 par la donation de plusieurs centaines d'instruments par Lucy W. Drexel, mais ce sont surtout les donations deMary Elizabeth Adams, femme de John Crosby Brown, qui donnèrent une impulsion significative au département : à sa mort en 1918, la collection comptait 3 600 instruments dont elle avait fait don. Les instruments ont été (et continuent d'être) incorporés à la collection, non seulement sur la base de critères esthétiques, mais aussi de par leurs aspects techniques et sociaux dans les cultures dont ils sont originaires. La collection est encyclopédique de par son étendue : chaque continent y est en effet représenté, à presque chaque époque de son histoire musicale. Les joyaux du département[76] comprennent plusieursviolons deStradivarius, une collection d'instruments asiatiques faits dans des métaux précieux et le plus vieuxpiano-forte au monde encore visible[77] (un modèle de 1720 deBartolomeo Cristofori). Nombre d'instruments de la collection peuvent toujours être joués et le département l'encourage en organisant des concerts et des démonstrations par des musiciens invités.
Riche de quelque 25 000 œuvres, la collection dephotographies du Met[78] est composée de cinq collections majeures et des nouvelles acquisitions du musée.Alfred Stieglitz, fameux photographe lui-même, fit don de la première collection importante du musée, laquelle comprenait une étude complète d'œuvrespictorialistes, une riche série de tirages d'Edward Steichen, et une collection remarquable de photographies provenant du propre studio de Stieglitz.
Le Met compléta le don de Stieglitz par 8 500 pièces provenant de laGilman Paper Company Collection, de la Rubel Collection, et de la Ford Motor Company Collection, qui enrichissaient la collection respectivement par des œuvres des pionniers de la photographie française et américaine, britanniques et par des photographies américaines et européennes postérieures à laPremière Guerre mondiale. Le musée fit aussi l'acquisition de la collection personnelle deWalker Evans, un coup particulièrement réussi, vu la demande pour son œuvre.
Bien que le département ait obtenu une galerie permanente en 1997, toutes ses œuvres ne sont pas exposées en permanence, à cause de la nature délicate des photographies. Cependant, il a mis sur pied quelques-unes des expositions temporaires les mieux accueillies du Met, comme la rétrospectiveDiane Arbus ou l'expositionÉdouard Baldus[79] par exemple.
La Thomas J. Watson Library[80], du nom de son fondateur, est la principale bibliothèque du Met. Elle regroupe des livres d'histoire de l'art, comprenant des catalogues de vente et d'exposition, dans le but de mettre en valeur les collections permanentes du musée. Plusieurs départements du Met ont leur propre bibliothèque spécialisée relative à leurs domaines propres. La Watson Library et les bibliothèques des départements conservent également des ouvrages anciens et importants qui sont eux-mêmes des œuvres d'art. Parmi lesquels on peut citer les livres deDürer etAthanasius Kircher, ainsi que les éditions de la revuesurréalisteVVV et une copie deLaDescription de l'Égypte commandée en 1803 parNapoléon Bonaparte et considérée comme l'une des plus grandes publications françaises.
Quelques bibliothèques sont ouvertes au public sans rendez-vous. Le Library and Teacher Resource Center, Ruth and Harold Uris Center for Education (Bibliothèque et centre de ressources pour enseignants du Centre pour l'éducation Rut et Harold Uris) est ouvert aux visiteurs de tout âge désireux d'étudier l'art et l'histoire de l'art ainsi que de mieux connaître le musée, ses expositions et collections permanentes. La Robert Goldwater Library du département des arts africains, d'Océanie et des Amériques présente des documents sur ces sujets. Elle est ouverte aux chercheurs adultes et aux étudiants. La plupart des autres bibliothèques sont réservées au personnel du musée ou ne sont ouvertes au public que sur rendez-vous.
Luigi Palma di Cesnola[82] (1832-1904) est le premier directeur du Met, de 1879 à 1904.Militaire d'origineitalienne, il a servi l'Autriche lors de laguerre de Crimée avant d'émigrer aux États-Unis en 1860. Il fonde une école d'officiers à New York puis sert commecolonel decavalerie de l'Union lors de laguerre de Sécession où ses faits d'armes lui ont valu laMedal of Honor (la plus haute distinction militaire du pays). Sa carrière dans l'armée s'achève en 1865, il était alorsgénéral. Nommé consul desÉtats-Unis àChypre, il se passionne pour l'archéologie et mène des fouilles, au cours desquelles il découvre de très nombreuses pièces (plus de 30 000). La collection fut achetée par le Met, dont Palma di Cesnola devient le premier directeur en 1879. Sa nomination est d'ailleurs l'objet d'une polémique, nombre d'historiens jugeant ses fouilles à Chypre comme du pillage[83],[84].
LeBritannique SirCaspar Purdon Clarke (1846-1911) est le deuxième directeur du Met entre 1904 et 1910[85].Il est d'abord entré au South Kensington Museum deLondres (rebaptiséVictoria and Albert Museum) en 1867, dont il prend la direction en 1896. Clarke démissionne en 1910 pour des raisons de santé et retourne àLondres.
De 1910 à 1931, le Met passe sous la direction d'Edward Robinson (1858-1931). Cetarchéologue, spécialiste de laGrèce antique, est conservateur (en 1885) puis directeur (en 1902) dumusée des Beaux-Arts de Boston. Il rejoint le Met comme conservateur et directeur adjoint, puis comme directeur en 1910 pendant plus de vingt années[86],[87].
De 1932 à 1939,Herbert Eustis Winlock (1884-1950), unégyptologue renommé, fait toute sa carrière au Met avant de le diriger. Nombre d'œuvres d'art égyptiennes du musée proviennent de sesfouilles archéologiques, en particulier celles qu'il mène dans la région deThèbes[88].
De 1940 à 1955, le Met est dirigé parFrancis Henry Taylor (1903–1957). Celui-ci commence sa carrière comme conservateur duPhiladelphia Museum of Art, puis directeur duWorcester Art Museum duMassachusetts, avant de rejoindre le Met comme directeur. Il développe son idée qu'un musée n'est pas un simple dépôt d'œuvres d'art, mais bien une institution ou unservice public. Grâce à son action, il réussit à doubler la fréquentation du musée au cours de sa carrière : le nombre de visiteurs atteint le chiffre de 2,3 millions par an[89].
James J. Rorimer (1905–1966) dirige le musée de 1955 jusqu'à sa mort le. Il y consacre toute son existence. Dès la fin de ses études en 1927, il rejoint le Met comme assistant du département desarts décoratifs, puis comme conservateur desarts médiévaux dès 1934. Une courte interruption pour servir son pays, en 1943, lors de laSeconde Guerre mondiale, où l'armée utilise ses compétences pour la préservation des biens culturels et la recherche des œuvres d'art volées par lesnazis. Il revient au Met en 1949 comme directeur duCloisters, jusqu'à sa nomination en 1955 comme directeur du musée.
Le, c'estThomas Hoving (1931-2009) qui succède à Rorimer. Après sondoctorat obtenu à l'université de Princeton en 1959, Hoving travaille au département desarts médiévaux du Met, dont il devient le conservateur en 1965. Il quitte ensuite le Met, en 1966, pour entrer dans l'équipe du maire de New YorkJohn V. Lindsay. Cependant, après la disparition brutale de Rorimer, il retourne au Met, mais comme directeur cette fois. Il contribue bien entendu à agrandir les collections du musée, mais aussi le musée lui-même par des extensions et des rénovations. Il fait entrer le musée dans la culture de masse, avec la création de grandes expositions « blockbusters », destinées à attirer le maximum de visiteurs[18]. C'est aussi dans les années 1970 que le Met se dote de librairies, de restaurants et de cafés. Il démissionne le pour fonder une société de conseil pour les musées.
Entre janvier 2009 et février 2017, la direction du musée est assurée par Thomas Campbell. Né en 1962 àCambridge et d'origine anglaise, il esthistorien spécialisé dans lestapisseries européennes. Il annonce sa démission le, après de nombreuses critiques sur la gestion humaine, financière et artistique du musée[91],[92].
1999 :Thomas Crown (le film est censé s'y dérouler mais les scènes d'intérieur n'ont pas été tournées dans le Met ; de plus, le tableau deMonetSaint-Georges-Majeur au crépuscule ne fait pas partie des collections du Met).
↑Élie De Comminges, « Y a-t-il des chapiteaux du cloître de Bonnefont au Métropolitan Museum of Art de New York ? », Saint Girons,Revue de Comminges, 1980(OCLC79317314).
↑Millard Meiss et Elizabeth Home Beatson,Les Belles heures du Duc Jean de Berry. The Cloisters, Metropolitan museum of art, Paris, Draeger, 1975(OCLC26270259).
↑Edouard Baldus, photographe : Metropolitan Museum of Art, New York, 3 octobre-31 décembre 1994…, Paris, Réunion des musées nationaux, 1994(OCLC34455692).
(en)Calvin Tomkins,Merchants and Masterpieces: The Story of the Metropolitan Museum of Art, deuxième édition, New York, Henry Holt, 1989(OCLC19398070).
Jacob Bean, Linda Gillies, et Cynthia Lambros,Dessins français du Metropolitan Museum of Art, New York, de David à Picasso, Paris, Éditions des musées nationaux, 1973(OCLC835923).
Lucky Dana, Christine Comte-Chaumier, Frederico et Sylviane Benedetti, et France Huser,Metropolitan Museum de New York, édition duNouvel Observateur, collection « Les plus grands musées du monde »,no 9, 35 pages.
La version du 7 septembre 2007 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.