Cet article concerne lesrasūls, ou messagers envoyés par Allah. Pour l'argile provenant du Maroc, voirRhassoul. Pour le village Ghassoul en Algérie, voirEl Ghassoul.
Dans l'islam, unmessager (arabe :رَسُولٌrasūl, pl.رُسُلٌrusul) est unprophète envoyé parDieu avec uneRévélation, un Message. Le dernier estMahomet, ainsi nommérasûl Allah, « envoyé de Dieu » dans lachahada[1].
L'islam est une religion qui s'inscrit dans un modèle d'histoire "d’annonces successives transmises par des prophètes à des peuples qui restent globalement sourds à l’invitation qui leur est faite de reconnaître leur Seigneur et de se laisser guider par Lui"[2]. Le premier terme utilisé pour les désignerNabî est un emprunt à l’araméen et désigne un prophète. Le second terme est celui de Rasul, "messager"[2]. Ce terme est tardivement appliqué à Mahomet[2].A la Mecque, Mahomet est unnadhir ("avertisseur de jugement"). Cette récupération de termes bibliques, commerasul, pourrait être liée à son arrivée à Médine, ville possédant une présence juive[3].
Cette polarisation dans les rôles des prophètes existe déjà dans le monde chrétien. Pour Chéno, "une piste pourrait s’ouvrir si on voulait rapprocher l’arabenabî etrasûl du grec chrétien correspondant,prophètès etapostolos"[4],[5]
Selon leCoran, Dieu envoya de nombreux prophètes à l'humanité. Parmi eux, certains reçurent par Révélation un ou plusieurs Livres, tels queAbraham,Moïse,David,Jésus, etMahomet[6] ; Sont aussi considérés comme des Rusul, sans que soit conservé un livre : Noé, Ismaël, Lot, Hûd, Ṣâliḥ et Shu‘aïb[2]. L’ismaélisme a développé l'idée d'une supériorité des rusul sur les nabi[4]. Pour certains auteurs musulmans, Alexandre le Grand, eu égard à sa puissance sur terre, était soit unnabi soit unrasul[7].
Lesrusul législateurs[8] sont :
Lesprophètes auxquels leCoran attribue la dignité derasūl sont au nombre de neuf[8] :
Par extension, dans une composition non-musulmane, le termerasul est aussi employé pour désignerMani,Bouddha etZoroastre[9].