Carte bathymétrique de la mer d'Okhotsk.La baie de Nagaïevo, vue de Magadan.Lebrise-glaceKrassine en mer d'Okhotsk, en partance pour labase antarctique McMurdo.
En hiver la navigation devient difficile, voire impossible, car l'eau douce en provenance de l'Amour amoindrit la salinité de la mer, et facilite la formation de glace. On constate alors l'apparition de nombreuses plaques de glace flottantes, dont la densité et la répartition sont relativement imprévisibles, notamment en raison des courants et des facteurs climatiques. Les îles principales de la mer d'Okhotsk sontSakhaline, lesîles Kouriles,Grande Chantar (en russeBolchoî Chantar) etFeklistova.
À l'exception de Hokkaidō, une des îles de l'archipel japonais, la mer est entourée de tous côtés par des territoires russes. Lesîles Kouriles du Sud sont cependant revendiquées par le Japon depuis leurinvasion en1945.
Le terme russeОхотск,Okhotsk dérive du fleuveOkhota, nom probablementtoungouse (okat signifiant « rivière »), mais peut-êtrerusse (okhota signifiant « chasse »). La mer n'a pas de nom d'originejaponaise : enjaponais, elle s'appelleオホーツク海 (Ohōtsuku-kai), nom dont la première partie (オホーツク,Ohōtsuku) est la transcription durusseОхотск (海 signifie pour sa part « mer » en japonais).
Dans lesannées 1920, lesressources halieutiques, notamment des produits de luxe comme lecrabe royal ou lesaumon sauvage, sont exploitées par leJapon afin d'être exportées. La pêche se fait dans des conditions très difficiles pour les ouvriers et marins[2].
Vingt-neuf zones d'accumulations potentielles degaz ou depétrole ont été identifiées sur le plateau de la mer d'Okhotsk qui longe la côte. Les réserves totales sont estimées à 3,5 milliards de tonnes de carburant, incluant 1,2 milliard de tonnes de pétrole et 1,5 milliard de tonnes de gaz[5].