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Mer Morte

31° 30′ N, 35° 30′ E
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Mer Morte
Image illustrative de l’article Mer Morte
Image satellite de la mer Morte en 1992.
Carte
Administration
PaysDrapeau d’IsraëlIsraël
Drapeau de la JordanieJordanie
Drapeau de la PalestinePalestine
District d'Israël
Gouvernorats de la Jordanie
Gouvernorats de la Palestine
Sud
Karak,Madaba,Balqa
Bethléem,Jéricho,Jérusalem
Fait partie deVallée du rift du Jourdain,frontière entre Israël et la Jordanie,frontière entre la Cisjordanie et la Jordanie etfrontière entre la Cisjordanie et IsraëlVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Coordonnées31° 30′ N, 35° 30′ E
TypeLac endoréique
OrigineNaturel
Superficie810 km2
Longueur67 km
Largeur18 km
Périmètre135 kmVoir et modifier les données sur Wikidata
Altitude−440[1] m
Profondeur
 · Maximale
 · Moyenne

360 m
181 
m[2]
Volume147 km3
Hydrographie
Bassin versant41 650 km2
AlimentationJourdain et plusieursoueds
Émissaire(s)aucun
Îles
Nombre d’îlesaucune
Divers
Peuplement piscicoleaucun
CommentaireSalinité d’environ 275 g/L
Géolocalisation sur la carte :Israël
(Voir situation sur carte : Israël)
Mer Morte
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Géolocalisation sur la carte :Jordanie
(Voir situation sur carte : Jordanie)
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Géolocalisation sur la carte :Palestine
(Voir situation sur carte : Palestine)
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Mer Morte
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Lamer Morte (hébreu :יָם הַמֶּלַח,Yām HaMélaḥ, « mer de Sel » ;arabe :ٱلْبَحْرُ ٱلْمَيِّتal-Baḥr al-Mayyit ouarabe :بَحْر لُوطBahr-Lût « mer deLoth »[3]) est unlac salé duProche-Orient partagé entreIsraël, laJordanie et laPalestine.

D’une surface approximative de 810 km2, il est alimenté par leJourdain et l'Arnon issu du plateau jordanien. Alors que lasalinité moyenne de l’eau de mer est de 2 à 4 %, celle de la mer Morte est d’approximativement 27,5 % (soit 275 grammes par litre). Cette salinité, ainsi que la présence d'électrolytes toxiques fait qu'aucun poisson ni aucune alguemacroscopique ne peuvent subsister, ce qui lui vaut le nom de « mer morte ». Néanmoins des organismes microscopiques (plancton,bactérieshalophiles ethalobacteriaetc.) s'y développent normalement. De plus, en 2011, des sources d'eau douce ont été découvertes au fond de la mer Morte qui permettent le développement d'autres micro-organismes nonhalophiles[4].

Elle est identifiée aulac Asphaltite de l'Antiquité[5],[6],Flavius Josèphe dans laGuerre des Juifs utilise cette dénomination[7],[8].

La mer Morte a perdu le tiers de sa superficie depuis les années 1970 et se trouve désormais menacée de disparition[9].

Étymologie et toponymie

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Enhébreu, la mer Morte est appeléeYām ha-MelaḥÉcouter (ים המלח), qui signifie « mer de sel » (Genèse 14:3). LaBible utilise sept fois ce terme[10] aux côtés de deux autres : la « mer de la Arabah » (Yām ha-'Ărāvâ ים הערבה), et la « mer de l'Est » (ha-Yām ha-kadmoni הים הקדמוני). La désignation « mer Morte » n'apparaît jamais dans la Bible. Enprose, on utilise parfois le termeYām ha-Māvet (ים המוות, « mer de la Mort »), en raison de la rareté de la vie aquatique dans cette région[11].

Enarabe, la mer Morte est appelée quelquefoisbaḥrᵘ lūṭᵃ (بحر لوط, la « mer deLoth »). Un autre nom historique en arabe était la « mer de Tzoʼar », d'après la ville voisine deTsoar à l'époque biblique[12]. LesGrecs l'appelaient leLac d'Asphaltites (Attique (dialecte))ἡ Θάλαττα ἀσφαλτῖτης,hē Thálatta asphaltĩtēs, la « mer d'Asphaltite »).

Géographie

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Conséquence de la forte salinité sur les baigneurs.
Côte de la mer Morte. Novembre 2019.

L’eau de la mer Morte est une solution desels dont la concentration diffère grandement de lasalinité normale d’unocéan. Lechlorure de magnésium et lechlorure de sodium sont les principaux composants de cette solution. Riches enminéraux, les eaux de la mer Morte sont réputées pour soigner lepsoriasis (guérissable grâce au sel et minéraux de l'eau et au soleil particulièrement chaud dans cette région[réf. nécessaire]) et lesrhumatismes.

Lamasse volumique de l’eau de la mer Morte, de1 240 kg/m3[13], est telle qu’un être humain peut y flotter plus facilement qu'ailleurs.

La mer Morte est le point émergé le plus bas de la surface du globe avec unealtitude de −440 mètres[1],[14] sous leniveau de la mer en avril 2025 (−399 mètres en octobre 1976), mais d’autres endroits de lavallée du Grand Rift pourraient un jour la supplanter. Le niveau de l'eau dans la mer Morte descend de 1,45 mètre par an en moyenne[15].

Ces cinquante dernières années, elle a ainsi perdu 28 % de saprofondeur et le tiers de sasuperficie.

Composition de l'eau

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L'eau de la mer Morte contient 27,5 % de sels, contre 2 à 4 % pour les eaux de mers[13]. En 1944, l'océanographe françaisJules Rouch mesurait la composition de l'eau en divers points et à plusieurs époques de l'année et notait une concentration plus forte de presque tous les éléments, corrélée avec la profondeur[16].

De plus, la chimie de l'eau varie selon les apports pluviaux.

éléments (en g/l)1944[16]2018[17]
en surfaceà 50 mà 100 m
Sodium---34,9
Potassium---7,56
Calcium---14,4
Magnésium---35,2
Sulfates---0,54
Bicarbonates---240
Chlorure---208
Chlorure de sodium82,484,287,487
Brome---5,59
Chlorure de potassium11,814,715,711,5
Chlorure de magnésium142,1163,7169-
Chlorure de calcium3347,546,7-
Total des sels par litre271,8316,9326,7-

Toxicité

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Se baigner dans la mer Morte ne présente pas de problème pour la santé grâce à la barrière protectrice offerte par lapeau mais cette eau avalée en quantité significative (équivalent d'une quasi-noyade) est hautementtoxique à cause de son taux extrêmement élevé d'électrolytes[18].

Si la peau est protectrice, il a été montré que lepsoriasis permet le passagepercutané de certains électrolytes de la mer Morte (brome,rubidium,calcium etzinc… mais pasmagnésium) dans l'organisme. À cet effet, une expérience a été menée avec des volontaires (sains et psoriasiques) ayant effectué unebalnéothérapie avec l'eau de la mer Morte ou dans des solutions simulées desels de bain[18].

Des animaux (cobayes) ont été placés dans des solutions de sel de bain simulant la mer Morte mais marqués par des quatreradionucléides marqueurs (calcium, magnésium,potassium etbromeradioactif). Après60 min de bain, ces4 marqueurs radioactifs ont été détectés (à l'état de traces) dans le sang et dans certains organes internes des cobayes. Ils s'étaient répartis dans le corps selon un schéma physiologique classique de distribution. Les solutions étaient toutes hypertoniques mais on a observé une nette pénétration de ces quatre sels dissous, tant via l'épiderme sain (humain et cobaye) que lésé (psoriasique)[19].

Écologie de la mer Morte et de ses sédiments

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Durant les derniers 200 000 ans, lasalinité de cette mer a varié (atteignant parfois celle d'aujourd'hui qui a des causesanthropiques)[20]. Avec l’hyper-salinisation, la vie s'y est raréfiée mais pas éteinte. Malgré une salinité de 275 grammes par litre d'eau (contre autour de 35 grammes par litre dans l'océan mondial) quelques microbesextrêmophiles et trèshalophiles y survivent (bactéries etarchées)[20] ainsi que desmicrochampignons halophiles[21]. Depuis près d'un demi-siècle, l'écologie microbienne de la mer Morte et sabiogéochimie[22] font l'objet d'études[23]. Dans la partieanoxique dusédiment, des archéesméthanotrophes consomment leméthane du sédiment[24].

Présence potentielle de phytoplancton

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Lors des treize premières années d'études microbiologiques quantitatives conduites en mer Morte (de1980 à1993) les chercheurs ont d'abord observé en 1980 une pullulation d'algue unicellulaire verteDunaliella parva (atteignant 8 800 cellules/ml) ainsi que d'archéobactéries rouges (2 × 107 cellules/ml)[25]. Cette explosion de vie a fait suite à un épisode de pluies diluviennes qui ont rendu l'eau moins salée en surface[25]. Cebloom planctonique a disparu fin 1982 quand l'eau douce était évaporée et/ou mélangée à la colonne d'eau. De1983 à1991, le lac a étéholomictique ; aucuneDunaliella n’a alors été observée, et les bactéries viables étaient rares[25]. Puis l'hiver1991-1992 de fortes pluies ont créé une nouvelle couche moins salée en surface (5 premiers mètres dilués à 70 % de leur salinité antérieure) ; làDunaliella s'est à nouveau développée (avec un maximum de 3 × 104 cellules/ml observé début de mai, chutant ensuite rapidement, à moins de 40 cellules/ml en fin juillet). Un bloom d'archéobactéries rouges a aussi été observé (3 × 107 cellules/ml) a encore une fois donné une coloration rouge au lac[25].

Grâce à la plateforme de forage de l'équipe internationale de chercheurs en mer Morte, et à son programme de forage profond[26], le sédiment de la mer morte commence à être mieux connu[27], et on a montré que des micro-organismes du lac vivent aussi dans toute la colonne sédimentaire[28], bien que le milieu soit hyper-salé, dense, sans lumière etanaérobie.

Des archées du genreHalobacteria avaient déjà été repérées dans les sédiments et en 2019 — sous une épaisseur de 400 m de profondeur de sédiments marins — une équipe de l'Université de Genève a découvert des bactéries[20]. Un indice de présence de bactéries avait été la découverte dans les carottes de sédiments de cires d’esters isopréniques (molécules que les archées ne savent pas produire, mais que des bactéries peuvent synthétiser à partir de fragments d’archées selon Daniel Ariztegui). On pouvait donc supposer que des bactéries se nourrissent d'archées ou de leur cadavre, lanécrophagie étant plus probable que la prédation, car moins exigeant en matière de consommation énergétique[20]. Comme d'autres extrêmophiles, ces bactéries semblent pouvoir fortement réduire leurmétabolisme pour ne se diviser que tous les 100 000 ans environ[20]. Si la salinité continue à augmenter, au-delà d'un certain seuil l'adaptation devient a priori impossible, même en présence de carbone nutritif.« Ce seuil « d’inadaptation » est aujourd’hui inconnu »[20].

À partir de la fin desannées 1980[29], on découvre trois espèces de microchampignons filamenteux vivant dans la mer Morte, dont une espèce nouvelle d'Ascomycota (la description de champignons vivant dans un milieu aussi salé était une première mondiale).

Des spores et du mycélium d'Aspergillus versicolor et deChaetomium globosum survivent jusqu'à huit semaines à la salinité de la Mer Morte[21]. Quatre isolats trouvés en mer Morte (isolats deAspergillus versicolor,Eurotium herbariorum,Gymnascella marismortui etChaetomium globosum) ont survécu 12 semaines dans de l'eau de la mer morte et tous leurs mycéliums survivaient dans de l'eau de la mer Morte diluée à 50 % et 10 %[21]. Les souches prélevées en Mer Morte résistent mieux au sel que celles isolées dans des eaux moins salées. Les spores venant d'isolats provenant des rives émergées de la Mer Morte étaient généralement moins tolérants au sel que ceux des mêmes espèces trouvées dans la colonne d'eau. Il existe donc en Mer Morte des champignons halo-tolérants et/ou halophiles adaptés au sel[21].

Présence potentielle de virus

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Puisque desmicrobes y vivent (et unealgue après les fortes pluies), il était permis de penser que desvirus y sont présents. En, le microscope électronique a effectivement révélé dans la mer Morte« un grand nombre de particules ressemblant à des virus » (on a décompté de 0,9 jusqu'à 7,3 × 107 par millilitre d'eau de la mer Morte lors du déclin d'une prolifération d'archées halophiles). Ces particules pseudo-virales étaient beaucoup plus nombreuses que lesbactéries (en moyenne 4,4 fois plus, et parfois jusque près de 10 fois). Plusieurs formes fréquentes chez les virus ont été observées (forme de fuseau le plus souvent, devant des formes dephages polyédraux et à queue. Des particules minuscules en forme d'étoile, de la taille d'un virus ont aussi été observées, d'origine inconnue, de même que des restes d'algues. Le taux de particules de type viral varie beaucoup selon les époques, laissant penser que comme dans l'océan mondial, les virus jouent ici un rôle majeur dans le contrôle des pullulations d'algues ou de bactéries, dans un environnement où lezooplancton prédateur duphytoplancton est totalement absent[30].

Histoire

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La mer Morte s'est déjà complètement asséchée il y a environ 120 000 ans (unepériode interglaciaire chaude et sèche qui a suivi laglaciation de Riss, troisièmeglaciation de l'èrequaternaire). De petits caillouxarrondis tels que ceux présents le long de ses rives, ont été trouvés lors d'un forage à 235 m de profondeur au centre de cette mer. Immédiatement sous ces petitsgalets, se trouve une couche de sel de 45 mètres d'épaisseur. L'association galets ronds et couche de sel permet de conclure à cet assèchement total, et de rendre plus probable un prochain assèchement de la mer Morte dont le niveau baisse de 70 cm par an depuis que leJourdain est largement détourné pour l'irrigation[31].

La baisse de lapluviométrie, amorcée il y a 40 000 ans environ, a entraîné, en raison d’une très forteévaporation, une régression du lac et une augmentation constante de sa salinité.

Lacarte de Madaba qui date duVIe siècle montre une mer Morte sans langue de terre, sur laquelle voguent deux bateaux, tous détails qui pourraient montrer des conditions moins difficiles[32].

Comme lamer d'Aral et lelac Tchad, la mer Morte a perdu, ces cinquante dernières années, le tiers de sa superficie. Le dessèchement est tel qu’une large bande de terre craquelée la scinde désormais en deux bassins distincts. La cause essentielle en est l’assèchement duJourdain, l'une de ses sources d’eau douce avec les bassins versants dudésert de Judée et de son vis-à-vis jordanien. Une autre cause majeure est l’évaporation de volumes importants d’eau par les usines de production de sel de la mer Morte. Elles seraient responsables de l’évaporation de 300 millions de mètres cubes d’eau par an[réf. nécessaire].

La réduction de la superficie de la mer Morte se poursuit jour après jour, et crée à terme unrisque écologique, économique et géostratégique dans la région.

En 1837,Gotthilf Heinrich von Schubert est le premier, avec son compagnon de voyageJohannes Roth, à relever que le niveau de la mer Morte est de plusieurs centaines de mètres au-dessous de celui de laMéditerranée[33].

Tourisme

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La mer Morte attire de nombreux touristes venus du monde entier afin de profiter des curiosités du lieu et des fameusesboues qui entourent la mer Morte. La concentration de sel exerce unepoussé d'Archimède du corps qui flotte inévitablement à la surface rendant ainsi la baignade attractive. Un tourisme cosmétique s'est également développé dans la région comme en peuvent témoigner les nombreux hôtels construits sur le littoral et les centres dethalasso-thérapie[34].

  • tourisme
  • La plage de Kalya en 1920.
    La plage de Kalya en 1920.
  • Magasin touristique à Kalya.
    Magasin touristique à Kalya.

Projets de réhabilitation

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Une des solutions envisagées à l'assèchement de la mer Morte consisterait à construire unpipeline[35] ou creuser lecanal de la mer Morte (surnommé « Canal de la paix » ou ditRSDSC pourRed Sea–Dead Sea Canal), uncanal depuis lamer Rouge, sur une longueur de 180 kilomètres.

XXe siècle

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La différence de niveau permettrait un usage hydroélectrique (projet proposé au début duXXe siècle, présenté parÉdouard Imbeaux en1925 à l'académie des sciences[36],[37]), potentiellement associé à une centrale dedessalement.

En 1902Theodor Herzl imagine de relier la mer morte à lamer Méditerranée, plus proche quoique séparée par un dénivelé important. Plusieurs projets ont été proposés, dont un canal souterrain[35]. Les premiers mètres furent inaugurés parMenahem Begin, mais le creusement fut suspendu puis l’idée abandonnée en 1985.

À la suite desaccords d'Oslo en 1993, le projet est remis au goût du jour en impliquant l’Autorité palestinienne et laJordanie. Le principe proposé est de pomper l’eau de lamer Rouge jusque dans les montagnes proches dugolfe d'Aqaba (soit 150 m au-dessus du niveau de la mer Rouge), puis, un canal de 184 km serait creusé en territoire jordanien, dont 134 kilomètres couverts, pour amener l’eau à la mer Morte, 600 m plus bas. Plusieurs organisations environnementales émettent de sérieux doutes quant à cette solution, craignant même des nuisances pour l’écosystème[réf. nécessaire].

XXIe siècle

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Fin2006, laBanque mondiale et l'Agence Française de développement se sont associées pour assisterIsraël, laJordanie et lesTerritoires Autonomes Palestiniens dans la réalisation d'une étude de faisabilité d’un transfert de lamer Rouge vers la mer Morte[38].

Le, un accord est signé entre la Palestine, la Jordanie et Israël pour « sauver » la mer Morte. Il s'agit de construire une canalisation depuis la mer Rouge ainsi qu'uneusine de dessalement afin de perfuser l'étendue d'eau en partie asséchée. D'un coût compris entre 250 et 400 millions de dollars, le canal pourra commencer à être creusé lorsque les pays signataires auront sollicité des donateurs et laBanque mondiale[39].

Notes et références

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  1. a etb(he) « מפלס ים המלח משנת 1976 (Dead Sea Level since 1976) », surGovernment Data (Israël)(consulté le).
  2. v/s
  3. (en) Anthony Ham,Jordan,Lonely Planet,,p. 131.
  4. (en) « BGU and German Researchers discover Freshwater Springs and New Life-forms in the Dead Sea », surUniversité Ben Gourion du Néguev,(consulté le).
  5. Informationslexicographiques etétymologiques d'« asphaltite » dans leTrésor de la langue française informatisé, sur le site duCentre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 17 août 2016].
  6. Mer Morte(BNF 15367124) [consulté le 17 août 2016].
  7. Flavius Josèphe, Livre I de la Guerre des Juifs, XXXIII:5.
  8. Flavius Josèphe, Livre IV de laGuerre des Juifs, VIII:4.
  9. « La mer Morte menacée aujourd'hui de disparaître à tout jamais », surfranceinter.fr,(consulté le).
  10. Gn 14:3, Nb 34:3,12, Dt 3:17 et Jos 3:16, 12:3, 15:2, 18:19,Bible Segond, 1910.
  11. (en) David Bridger et Samuel Wolk,The New Jewish Encyclopedia, Behrman House, Inc,, 541 p.(ISBN 978-0-87441-120-1,lire en ligne),p. 109

    « It was named the "Dead Sea" because of the fact that no living thing can exist there, since the water is extremely salty and bitter. »

    .
  12. « La mer Morte », surlamed.fr(consulté le).
  13. a etbNathalieMayer, « Pourquoi la mer Morte est-elle si salée ? », surfutura-sciences.com(consulté le).
  14. « Des gouffres s’ouvrent chaque jour autour de la mer Morte », surSciences et Avenir,(consulté le).
  15. « Mer Morte », surMinistry of Tourism, Government of Israel,(consulté le).
  16. a etbJules Alfred PierreRouch, « Les eaux de la Mer Morte »,Bulletin de l'Association de Géographes Français,vol. 21,no 163,‎,p. 68–72(DOI 10.3406/bagf.1944.7180,lire en ligne, consulté le).
  17. « La Mer Morte : composition des eaux », surmer-morte.info(consulté le).
  18. a etb(en) UweGröber, TanjaWerner, JürgenVormann et KlausKisters, « Myth or Reality—Transdermal Magnesium? »,Nutrients,vol. 9,no 8,‎,p. 813(ISSN 2072-6643,PMID 28788060,PMCID PMC5579607,DOI 10.3390/nu9080813,lire en ligne, consulté le).
  19. (en) YoramYagil, « Near Drowning in the Dead Sea »,Archives of Internal Medicine,vol. 145,no 1,‎1er janvier 1985,p. 50(ISSN 0003-9926,DOI 10.1001/archinte.1985.00360010070009,lire en ligne, consulté le).
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  22. Nissenbaum, A. (1975). The microbiology and biogeochemistry of the Dead Sea. Microbial Ecology, 2(2), 139-161.
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  29. Buchalo, A. S., Nevo, E., Wasser, S. P., Oren, A., & Molitoris, H. P. (1998).Fungal life in the extremely hypersaline water of the Dead Sea: first records. Proceedings of the Royal Society of London. Series B: Biological Sciences, 265(1404), 1461-1465.
  30. Oren A, Bratbak G & Heldal M (1997)Occurrence of virus-like particles in the Dead Sea. Extremophiles, 1(3), 143-149 (résumé).
  31. « La mer Morte s'est déjà éclipsée il y a 120 000 ans » par Pa.G.,Science et Vieno 1133, février 2012,p. 28.
  32. « Carte de Madaba », surBiblélieux.com.
  33. Jules Rouch,Époque contemporaine, tome IV deHistoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957,p. 119.
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  36. « Imbeaux Ed. (1925) - « Projet de mise en valeur des chutes à créer entre la Méditerranée et la mer Morte : électrification de la Palestine, irrigation et canal de navigation intérieure »,Comptes rendus de l'Académie des sciences tome 181, Académie de sciences, Paris,p. 11-15 », surGallica(consulté le).
  37. « Imbeaux Ed. (1925) - « À propos d'un projet de mise en valeur des chutes à créer entre la Méditerranée et la mer Morte »,Comptes rendus de l'Académie des sciences tome 181, Académie de sciences, Paris,p. 760 », surGallica(consulté le).
  38. « Nom du projet: Transfert Mer Morte », surAgence française de développement - Base projets,(consulté le).
  39. Marc Henry,« La mer Morte sauvée par les eaux de la mer Rouge » dansLe Figaro du 10 décembre 2013, p. 4.

Voir aussi

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Bibliographie

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Documentaire

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  • Que vive la mer Morte, deGerman Gutierrez. Ce documentaire réalisé en 2012 relate les conflits autour de la mer Morte, qui oppose la Jordanie, Israël et la Palestine, ainsi que des intérêts économiques d'entreprises privées, et les conséquences de cette situation sur la réduction de la surface de la mer Morte.

Articles connexes

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Liens externes

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