LeMcDonnell Douglas F/A-18 Hornet est unavion de combat multirôleaméricain, initialement destiné à être embarqué à bord deporte-avions de l'US Navy. Mis en service au début desannées 1980, il a été construit entre 1974 et 2000 à 1 480 exemplaires et exporté dans une dizaine de pays. Il est le deuxième avion de combat le plus utilisé dans le monde en 2012 avec, selon une estimation, 1 005 appareils en activité, soit 6 % de la flotte mondiale d'avions de combat[4]. LeBoeing F/A-18E/F Super Hornet est son successeur.
Le F/A-18Hornet a pour ancêtre leP-530, un prototype destiné à être le successeur du renomméF-5 Freedom Fighter deNorthrop. Le P-530 reçut rapidement le surnom de « Cobra », et fut à l'origine conçu pour être un chasseur multirôle relativement léger et d'un prix raisonnable, capable d'effectuer des missions d'attaque au sol aussi bien que d'assurer lasupériorité aérienne.
En, un appel d'offres est lancé dans le cadre duprogrammeLight Weight Fighter (LWF), visant à doter l'US Air Force d'un chasseur léger de neuf tonnes, destiné à servir de démonstrateur technologique. Ce programme ne devait être qu'une évaluation d'unchasseur léger sans commande de la part duPentagone. Cinq concurrents se présentent :Boeing,General Dynamics,Ling-Temco-Vought,Lockheed etNorthrop, avec son P-530 devenu entre-temps le P-600. Le, deux projets sont retenus : l'YF-16 de General Dynamics, et l'YF-17 de Northrop. Un prototype de chaque avion est commandé pour évaluation. En 1974, dans le cadre d'un projet OTAN, laBelgique, leDanemark, laNorvège, et lesPays-Bas sont à la recherche d'un chasseur léger devant remplacer lesF-104. Le gagnant de la compétition LWF a de fortes chances de remporter lemarché OTAN (1973). Les concurrents sont les YF-16 et YF-17, auxquels sont venus s'ajouter leMirage F-1E et leSaab JA-37. Dès lors, avec une commande potentielle de plus de800 appareils de combat, l’US Air Force modifie la fiche programme LWF et lance le Programme ACF (Air Combat Fighter), devant compléter leMcDonnell Douglas F-15 Eagle. L'YF-16 est choisi par l'OTAN et, le, l’US Air Force annonce que l'YF-16 est retenu pour le programme ACF.
De son côté, l'US Navy recherchait à la fois un successeur à sesA-7 CorsairII etF-4, mais aussi un complément, voire un possible remplaçant, au tout nouveauF-14 Tomcat, qui posait des problèmes de fiabilité. Des demandes de propositions sont envoyées à six constructeurs (dont General Dynamics, Northrop et McDonnell Douglas), mais leCongrès impose en 1975 de choisir entre l'YF-16 et l'YF-17. En collaboration avecVought,General Dynamics propose une version aéronavale de l'YF-16.Northrop s'associe de son côté avecMcDonnell Douglas pour une version adaptée de l'YF-17. L'YF-16 est retenu par l'USAF à cause de son meilleur rayon d'action et de l'utilisation du moteurPratt & Whitney F100, le même que celui desF-15. Mais la formule biréacteur de l'YF-17 convient davantage à l'US Navy, et ce projet est retenu en 1976.
Ne retenant que la configuration générale de l'YF-17, le futur Hornet est en fait un avion complètement différent, qui pèse près de5 tonnes en plus. Au départ, il est prévu qu'il soit produit en deux versions : le F-18, optimisé pour le combat aérien (F pour « Fighter »), et le A-18, pour lesattaques au sol (A pour « Attack »). Il est très rapidement devenu évident qu'un seul et même avion pourrait accomplir les deux tâches, et est donc renommé F/A-18[Note 1].
Le F/A-18A fit son premier vol le, piloté par le pilote d'essai en chef deMcDonnell Douglas, Jack Krings. Ce vol fut effectué à partir de l'usine de fabrication d'avions de McDonnell à Saint Louis. Les tests des premiers appareils construits (neuf monoplaces et deux biplaces) furent effectués au Naval Air Test Center, dans le Maryland. Ce fut le programme le plus problématique et le plus coûteux qu'ait alors entrepris laNavy, en partie à cause de l'inflation de la fin desannées 1970, qui causa d'inévitables surcoûts et de périodiques tollés duCongrès réclamant l'annulation du programme dans son intégralité. Toutefois la conception du F/A-18 Hornet surmonta toutes les difficultés, et le premier escadron opérationnel fut le VMFA-314 de l'US Marine Corps, basé à la base aérienne d'El Toro en Californie, en. De son côté, l'US Navy déclara le VFA-113 opérationnel en mars de la même année.
380 F/A-18A et B furent construits, en comptant les neuf avions RDT&E (études, recherches, essais et évaluation) qui furent utilisés lors du programme de tests. En 1986,53 F/A-18A Hornet et8 F/A-18B étant livrés àmarine des États-Unis et24 F/A-18A à l'aviation du Corps des Marines des États-Unis[5].
Ils furent suivis en 1987 par les F/A-18C et D, dotés d'uneavionique modernisée et capables de tirer le missileAIM-120 AMRAAM, puis de capacités nocturnes améliorées. À partir de 1991, les Hornet reçurent un réacteurF404 amélioré, offrant 20 % de puissance supplémentaire.
Au sein de l'aéronavale américaine, il est en cours de retrait depuis lesannées 2000, et en 2016 est en service seulement dans laUnited States Fleet Forces Command[6].
Le corps des marines dispose, en, de76 F/A-18C et, à la suite du retard accumulé par le programme du F-35, commence à recevoir30 F/A-18C+ à partir d'. Il s'agit d'avions qui, après avoir été retirés du service après 6 000 heures de vol, ont été rénovés avec une nouvelle avionique, et ont reçu une extension de durée de vie de 2 000 heures[7].
Au début desannées 1990, à la suite de l'abandon de l'A-12 AvengerII et à l'adaptation programmée (abandonnée entre temps, en 1993) duF-22 Raptor à l'emploi depuis un porte-avions,McDonnell Douglas proposa en remplacement un projet baptisé « Hornet 2000 ». Bien que reprenant la formule éprouvée du F/A-18 Hornet, il s'agît en fait d'un avion entièrement nouveau, avec :
Une structure agrandie, pour augmenter la capacité interne en carburant de 33 % ;
Une structure et untrain d'atterrissage renforcés, afin de d'augmenter la masse maximale au décollage et à l'atterrissage ;
Deux pylônes supplémentaires pour l'emport de charges ;
De nouveaux réacteursGeneral Electric F414, offrant 20 % de puissance supplémentaire.
En, la firmeMcDonnell Douglas prit contact avec Dassault Électronique pour proposer une version de l’Anemone pour l'évolution « Hornet 2000 » du F/A-18 Hornet[8]. La société américaine avait proposé de vendre leHornet 2000 à laMarine française comme remplacement desCrusader vieillissants. Au cours de cette année, Dassault Électronique et Westinghouse signèrent un accord d'échange de technologies de traitement du signal et de bus de données systèmes pour les applications électroniques de Défense[8]. Initialement, le marché permettait auprocesseur 32 bits de Dassault, de technologie macro-hybride, d'être adapté aux standardsaméricains[8].
Re-désignéBoeing F/A-18E/F Super Hornet (F/A-18F pour la version biplace), le prototype de cette version a volé pour la première fois le. Il est facilement reconnaissable à ses entrées d'air rectangulaires, et non arrondies comme sur les Hornet de première génération. Son avionique est commune à 90 % avec celle du F/A-18C Hornet, même si le poste de pilotage a été partiellement modifié. Dans la seconde tranche de production (leblock 2), l'US Navy a prévu une refonte complète du poste de pilotage et de l'avionique de ses Super Hornet, comme le radarAN/APG-73 qui, bien que modernisé, accusât tout de même près de vingt ans d'existence. Le Super Hornet commence à emporter le nouveau radarAN/APG-79 à antenne active depuis 2007, et les F/A-18E et F livrés après 2004 en sont dotés en rénovation ; les machines livrées avant cette date n'ayant pas unradôme suffisamment volumineux pour recevoir ce nouveau radar. Les dernières livraisons de Super Hornet étaient prévues pour l'année fiscale 2014, mais vu le retard du F-35C, il sera produit au moins jusqu'en 2018, alors que les premiers exemplaires seront retirés en 2017. Le parc d'avions en ligne est de 550 appareils en 2016[6].
Un F/A-18E Super Hornet.
Comparaison rapide entre F/A-18C Hornet et F/A-18E Super Hornet
Le Super Hornet a commencé à entrer en service dans l’US Navy en 1999, pour remplacer leF-14 Tomcat. C'est l'un des rares programmes d'armement contemporains à avoir respecté les délais et le budget prévus. En, les commandes américaines pour le Super Hornet se montaient à près de 700 appareils, dont la version de guerre électroniqueEA-18G Growler, à livrer en plusieurs tranches. Début, 500 exemplaires avaient été assemblés et plus de440 livrés à l’US Navy[9].
Test d'un réacteur F-404-GE-402 de F/A-18 à bord d’un porte-avions.
Les moteurs proposés pour le F/A-18 Hornet étaient lesturboréacteurs à double flux avecpostcombustion GE YJ-101 expérimentaux, que laNavy redésigna en tant que F-404. Les moteurs F-404 installés sur le Hornet ont à peu près la même poussée que leGeneral Electric J79 des F-4 mais sont deux fois moins lourds, un tiers plus courts, ont 40 % de pièces en moins, sont quatre fois plus fiables, ne produisent pas de fumée et ont une meilleure plage de fonctionnement. Le F/A-18 Hornet peut atteindre un angle d'attaque de plus de90°, avec un angle de glissade de45°. Le J79 futl'un des meilleurs[réf. souhaitée] moteurs de son époque, mais le nouveau F-404 montra combien la technologie avait progressé.
Le F/A-18 Hornet possède aussi un système d'auto-démarrage grâce à uneunité d'alimentation auxiliaire (APU), qui entraîne le démarreur de la turbine du AMAD (Airframe Mounted Accessory Drive) et transfère le flux d'air dans les moteurs pour le démarrage. Le circuit de carburant possède deux réservoirs indépendants auto-étanches et deux conduites de carburant à l'intérieur de ceux-ci, auto-étanches elles aussi. Les fluides hydrauliques du F/A-18 Hornet sontininflammables et circulent dans deux systèmes totalement isolés, chacun d'eux possédant deux parties indépendantes. Le système permet un arrêt automatique de n'importe quelle partie défaillante.
Afin de faire face à la prise de masse des modèles E et F, laNavy a demandé le développement d'un nouveau moteur, le F414, afin de permettre au Super Hornet de retrouver la vitesse et la maniabilité qui caractérisaient les Hornet. Ce nouveau réacteur commence à être mis en place sur les chasseurs de la marine américaine et sera livré de série à l'armée australienne. Par ailleurs, depuis 2010, l'industriel General Electric propose une version améliorée du F414 délivrant 20 % de poussée supplémentaire.
Le cœur du F/A-18 Hornet est son cockpit : la possibilité d'emporter une grande diversité d'armes pourrait perdre son impact si le pilote n'était pas capable de les utiliser efficacement. Les technologies numériques permettent de fournir au pilote plus d'informations que dans les deux cockpits duF-4 et celui de l'A-7 réunis. Tout comme d'autres chasseurs de sa génération, la première source d'information est leHUD (Head Up Display, enfrançais :« collimateur tête haute »). Le HUD affiche la vitesse du vent, l'altitude, la vitesse ascensionnelle, l'angle d'attaque, la direction, la vitesse enMach, les G, différentes informations sur les armes embarquées. Les systèmes de l'avion sont contrôlés grâce aux informations affichées sur trois écrans à tubes cathodiques, gérés à l'aide de vingt boutons poussoirs entourant chacun de ceux-ci. Les avantages d'avoir toutes les informations nécessaires dans le champ de vision immédiat du pilote sont une réduction de la fatigue et une susceptibilité réduite aux vertiges.
Toutes les fonctions de combat air-air et air-sol peuvent être gérées grâce au manche à balai et à la manette des gaz (Hands On Throttle And Stick ouHOTAS, devenu depuis un standard dans la conception des avions modernes). La capacité qu'a le pilote d'utiliser ces diverses fonctions sans lâcher les commandes et sans regarder à l'intérieur du cockpit est une avancée considérable, qui permet d'augmenter considérablement la dextérité au combat.
Le cœur dusystème d'armement du F/A-18 Hornet est leradar Doppler multimode HughesAN/APG-65, remplacé en 1992 par leAN/APG-73. Il fonctionne dans plusieurs modes, incluant l'acquisition au viseur, l'acquisition verticale, et l'acquisition au collimateur durant les manœuvres de combat aérien (Air Combat Maneuvering, ACM). Ces modes permettent l'acquisition automatique de cibles mouvantes sur une distance de500 pieds (150 mètres) jusqu'à cinq milles nautiques (9 km). Un autre mode est la visée aucanon, qui est un mode de poursuite à courte portée. Les hautes fréquences de répétition des impulsions (PRF) du radar Doppler le rendent très efficace lors de la détection à longue portée de cibles mouvantes, indiquant leur vitesse et leur azimut. Les Super Hornet sont, eux, dotés duradar à balayage électronique actif (AESA)Radar AN/APG-79 de Raytheon, qui comprend, en plus des modes air-air et air-sol, un mode de cartographie (Synthetic Aperture Radar, SAR) très précis.
La recherche avec télémétrie (Range While Search, RWS) utilise les hautes et moyennes fréquences de répétition des impulsions pour détecter toutes sortes de cibles, et le poursuite-balayage simultané (Track while scan, TWS) permet de suivre jusqu'à dix cibles et d'en afficher huit. Avec lemissile air-air avancé à portée moyenneAIM-120 AMRAAM, le F/A-18 Hornet est capable d'attaquer simultanément autant de cibles qu'il a de missiles à tirer. La fonction d'évaluation des raids (enanglais :Raid Assessment) du radar permet au pilote d'élargir la région centrée sur une seule cible donnant des informations plus détaillées sur le voisinage direct de la cible, ce qui permet au radar de distinguer des cibles très rapprochées.
Lors d'attaques au sol, le radar AN/APG-65, qui possède de nombreux modes dont la cartographie du sol à longue portée, permet d'améliorer la localisation et l'identification des cibles et la gestion des systèmes d'armes et de navigation. Une carte graphique haute résolution combinée avec des modes additionnels du radar, permet au pilote de détecter et suivre des cibles fixes, mouvantes ou navales, et d'utiliser le système d'imagerie thermique à secteur frontal (FLIR). Un système d'évitement d'obstacles est disponible pour les missions de pénétration à basse altitude, de nuit ou par mauvais temps. Un mode de recherche maritime permet de supprimer les échos des vagues, en échantillonnant l'état de la mer et en définissant un seuil au-dessus des vagues. La désignation des cibles fournit une acquisition automatique dans ce mode ; la désignation peut aussi être fournie par le système de poursuite automatique et de marquage laser ou par le détecteur thermique frontal.
Ces capacités sont fournies grâce à un processeur totalement programmable, qui effectue7,2 millions d'opérations à la seconde. L'APG-65 est très fiable, s'étant qualifié en passant avec succès le seuil de106 heures de fonctionnement entre chaque défaillance en moyenne (MTBF), standard défini par les procédures de test de l'armée. Il est composé de plusieurs ensembles remplaçables en atelier (architecture modulaire), aucune maintenance systématique n'est requise, et le fait est qu'aucun outil spécial de maintenance n'est nécessaire, rendant les réparations plus rapides et plus simples pour les techniciens.
Le, un Super-Hornet F/A-18E de l'US Navy abat unSu-22 de l'armée de l'air syrienne, enregistrant la première victoire américaine encombat aérien contre un engin piloté depuis 1999[16].
À partir de, ces avions sont engagés en Mer Rouge dans la coalition internationaleProsperity Guardian, créée à l'initiative des États-Unis d'Amérique, luttant contre lesHouthis[17].
ATF-18A : version biplace pour l'Australie, similaire au F-18B, construite sous licence parCommonwealth Aircraft Corporation (mise en service dans laForce aérienne royale australienne en 1984);
CF-18A ouCF-188A : version pour leCanada basée sur le F-18A légèrement modifié, aussi appelée « CF-188 » (mise en service dans l'Aviation royale canadienne en 1982);
EF-18A ouC-15: version destinée à l'Espagne, basée sur le F-18A (mise en service dans l'Ejército del Aire en 1985);
EF-18B ouCE-15: version biplace pour l'Espagne (mise en service dans l'Ejército del Aire en 1985);
F/A-18C : modification de l'électronique embarquée et de l'armement (mise en service dans laNavy en 1995);
F/A-18C+ : rénovation d'avions retirés du service, dotés de nouveaux radar et avionique ;
F/A-18D : version biplace du F/A-18C (mise en service dans laNavy en 1995);
KAF-18C : version basée sur le F-18C et destinée auKoweït ;
KAF-18D : version biplace d'entraînement pour le Koweït ;
F/A-18E Super Hornet : version agrandie et améliorée pour l'US Navy (mise en service dans laNavy en 1999);
F/A-18F : version biplace du F/A-18E (mise en service dans laNavy en 1999);
EA-18G Growler : version du F/A-18F (biplace) destiné à laguerre électronique, 79 livrés en sur114 commandes[18] (mise en service dans laNavy en 2012);
RF-18 : projet d'une version de reconnaissance, jamais produite ;
F/A-18 HARV : Version expérimentale possédant des moteurs à tuyères àpoussée vectorielle ;
Son coût par heure de vol est estimé à 11 000 euros par legroupe d'information Jane’s, groupe réputélondonien de renseignement et d'information sur la guerre et les transports. Ce chiffre tient compte du coût demaintenance, d'entretien, le support technique, les pièces et carburants, la préparation et la réparation pré-vol, et l'entretien régulier au niveau de l'aérodrome ainsi que les coûts de personnel mais pas le coût en armement[19], propre à chaque pays et dépendant des opérations. Il est toutefois estimé à 24 400 euros par l'armée de l'air australienne[20]
Selon le site internetFlightglobal.com, 1 501 appareils, toutes versions confondues, étaient en service dans le monde en 2017, dont près de 77 % au sein des forces armées américaines[21] :
Marine des États-Unis - L'USN est le plus grand utilisateur de F/A-18 depuis leur mise en service, en 1983, où ils remplacèrent les F-4 Phantom et A-7 Corsair. Ces appareils participèrent aux opérations sur l'ensemble des théâtres où ils seront engagées par les Forces armées américaines depuis 1983. En 1999, en remplacement des F-14 Tomcat, une nouvelle version, le F/A-18 Super Hornet, entre en service au sein de l'aviation navale américaine. Une version de guerre électronique du Super Hornet, l'EA-18G Growler, remplace le EA-6B Prowler dès 2009. En 2017, l'US Navy comptait302 Hornet,507 Super-Hornet et113 Growler. Depuis1987, le F/A-18 Hornet est utilisé par la patrouille acrobatique de l'US Navy, lesBlue Angels.Tammie Jo Shults est la première femme à piloter cet avion. Au, environ270 sont en service, mais ils ne sont plus embarqués à bord de porte-avions et sont récupérés comme fournisseurs de pièces détachées par l’USMC[22], ils sont finalement retirés des unités de combat de l’US Navy le[2].
Air USA : En, une ministre australienne annonce que cettesociété militaire privée doit recevoir à partir de 2023 la totalité du parc de F/A-18 de laForce aérienne royale australienne avec le stock de pièces détachées soit46 avions. Les10 de réserve doivent être remis en état de vol. Ils garderont leur équipement dont les radars et le canon Vulcan[23], mais en, il est annoncé que le nombre total d'avions vendus n’est pas finalisé[24].
F-A-18 Hornet 77th Squadron de la Royal Australian Air Force
Force aérienne royale australienne - En 1981, l'Australie commande57 F/A-18A et18 F/A-18B afin de remplacer sesMirageIII. Les premiers Hornet entrent en service à partir de 1984. En 2007,24 F/A-18F Super Hornet et12EA-18G Growler de guerre électronique sont commandés. Les Hornet et Super Hornet australiens ont participé à la guerre du Golfe en 1991, à l'invasion de l'Irak en 2003 et à la guerre contre l'État islamique depuis 2014. Les Hornet devraient être remplacés par le F-35LightingII à partir de 2018. En 2017, l'aviation australienne comptait54 F/A-18A Hornet,15 F/A-18B Hornet,24 F/A-18F Super Hornet et12 EA-18G Growler. En, 71 des75 F/A-18A/B sont en état de vol, et25 vont être transférés au Canada à partir de 2018 dont7 devant servir de stock en pièces de rechange[25]. Le, il est annoncé que les46 restants dont36 en état de vol sont vendus l'entrepriseAir USA qui doit les réceptionner entre 2023 et 2024[26] mais en mai, on annonce que six monoplaces A et deux biplaces B seraient conservés dans des musées. Un premier l'étant en[27],[28]. La flotte est retirée du service le[29].Selon l’Australian Financial Review, Canberra et Washington discutent actuellement de l’envoi potentiel d'avions en Ukraine.
CF-188A Hornet canadien au cours d'un ravitaillement en vol sur unKC-135 Stratotanker de l'US Air Force, au-dessus de l'océan Pacifique, en 2008.
Aviation royale canadienne - En 1980, le Hornet remporta la compétition organisée par le programmeNew Fighter Aircraft afin de remplacer lesCF-101 Voodoo,CF-104 Starfighter etCF-116 Freedom Fighter. DésignéCF-188 par le Commandement des Forces Aériennes canadiennes,98 monoplaces et40 biplaces furent livrés entre 1982 et 1988. Les appareils canadiens participèrent à la guerre du Golfe, à la guerre de Bosnie, à la guerre du Kosovo et à la guerre en Libye. En 2017, afin de remplacer les Hornet vieillissants, et en raison du retard du programme F-35LightingII, le gouvernement canadien envisage l'acquisition de18 Super-Hornet[30], l'aviation militaire canadienne possède60 CF-188A et25 CF-188B en service opérationnel. Finalement,25 F/A-18 australiens devraient être transférés au Canada à partir du[31] dont7 devant servir de stock de pièces de rechange[25].
Armée de l'air espagnole - Entre et,60 monoplaces EF-18A Hornet (C.15) et12 biplaces EF-18B Hornet (CE.15) sont réceptionnés au sein des escadrons de chasse espagnols afin de remplacer lesMirageIII. De 1995 à 1998,24 F/A-18A de l'US Navy sont acquis par l'aviation espagnole. L'ensemble des Hornet sont mis au niveau EF/A-18A+ et B+, standards équivalents aux F/A-18C et D. Les F/A-18 espagnols ont participé à laguerre en Bosnie et à laguerre du Kosovo sous le commandement de l'OTAN, basé à Aviano, en Italie[32] et plus récemment à l'intervention militaire de 2011 en Libye. En 2017, seuls74 monoplaces et12 biplaces étaient en service.
Force aérienne finlandaise -57 F-18C et7 F-18D sont livrés à la Finlande entre 1998 et 2000 pour remplacer sesMiG-21 et sesSaab 35 Draken. Les64 appareils sont répartis en trois escadrons. Dans le cadre de la politique denon-agression finlandaise développée au début desannées 1990, les chasseurs conservent leur aptitude au combat aérien mais ont été dépourvus de leur capacité d'attaque au sol, pour réduire le risque d'apparaître comme des menaces pour le voisin russe[33] d'où leur désignation en F-18 et non F/A-18. À la suite de l'éclatement du bloc soviétique, la stratégie finlandaise évolue et le pays décide de mettre à niveau ses appareils en les dotant à nouveau de capacités d'attaque. Le livre blanc national de 2001 a proposé une première étape (MLU1)[34],[35]. Elle est suivie par une seconde étape (MLU2)[35] développée par le livre blanc national de 2004. Au MLU2, il faut y rajouter l'ajout d'armement air-sol pour les convertir en F/A-18. Le choix se porte sur des missiles AGM-158 JASSM[36], des bombesAGM-154C JSOW, voire des bombes guidées type BoeingJDAM[33]. Cette dernière étape doit permettre de porter leur fonctionnement au-delà de 2020. Le montant total est difficile à évaluer pour le moment. La première phase (MLU1) a coûté 325 millions d'euros et bien que tous les équipements nécessaires pour la MLU2 n'aient pas été acquis, les experts militaires estiment à environ 1,3 milliard d'euros[37] répartis jusqu'en 2017 soit un coût général de 1,625 milliard d'euros ce qui en ferait le plus gros contrat militaire de l'histoire de la Finlande « en temps de paix » après l'achat des F-18 estimé à environ 3 milliards d'euros. En 2017,54 monoplaces et7 biplaces étaient toujours en service au sein de l'armée de l'air finlandaise.
Force aérienne koweïtienne - 40 exemplaires, dont32 F/A-18C (monoplace) et8 F/A-18D (biplace), sont commandés en[38] à la suite d'une compétition entre le F/A-18 et leMirage 2000-5 pour remplacer lesA-4KU Skyhawk. Le premier appareil a volé le et le dernier a été livré le. Les Hornet koweïtiens participeront à l'OpérationSouthern Watch en Irak dans lesannées 1990 et àguerre civile yéménite. En, le Koweït signe une lettre d'intention pour l'achat de28 F/A-18 Super Hornet à Boeing[39]. En 2017, l'émirat comptait27 F/A-18C et7 F/A-18D.
Forces aériennes suisses - À la suite d'un appel d'offres lancé au milieu desannées 1980 pour remplacer sesMirageIII et sesHawker Hunter, le F/A-18 fut choisi en pour sa polyvalence, la possibilité d'utiliser des pistes courtes et ses deux réacteurs. La commande finale est de26 F/A-18C et8 F/A-18D. Hormis le premier exemplaire, les avions furent assemblés par la Fabrique Fédérale d'Avions (F+W Emmen, aujourd'hui Ruag) à Emmen. Le premier F/A-18 ayant été reçu par l'armée le[40] et le dernier en 1999. En 2007, un programme de modernisation des F/A-18 est lancé, incluant l'installation d'uneLiaison 16, d'un afficheur/viseur de casqueJHMCS, d'un pod de désignationinfrarouge et laser, ainsi que l'amélioration de divers composants électroniques[41]. En complément, quatre nouveaux simulateurs de vols SHOTS (Swiss Hornet Tactical Simulator) ont été livrés en[42], pour remplacer l'ancien simulateur WTT. Quatre appareils ont été perdus au cours d'accidents, trente Hornet (25 F/A-18C et5 F/A-18D) sont en service en 2017.
Le un F-18 s'écrase àVirginia Beach,Virginie, dans l'est desÉtats-Unis. Les deux membres d'équipage ont pu s'éjecter, mais l'avion s'est écrasé à proximité d'une zone résidentielle[44] ;
En, un F-18 de l’US Air Force basé au Royaume-Uni s'écrase dans une zone agricole, l'accident entraîne la mort du pilote[46].
Le deux F/A-18 s'écrasent au large de laCaroline du Nord après être entrés en collision au cours d'un entraînement. Les quatre membres d'équipage sont blessés mais récupérés vivants par les garde-côtes[47] ;
Le un F/A-18C (165194) de l'US Marine Corps s'écrase au cours d'un entraînement d'attaque au sol à base altitude (enanglais :straffing) de nuit à proximité deTwentynine Palms enCalifornie. Le pilote est tué[50].
Le un F/A-18 de l'US Marine Corps s'écrase dans le désertcalifornien. Le pilote s'en éjecte à temps et ne présente aucune blessure[51].
Le deux F/A-18 de l'US Marine Corps entrent en collision au-dessus de l'océan Pacifique, au large de la ville deSan Diego. Les deux pilotes sont récupérés vivants[51].
Le un F/A-18E Super Hornet de l'US Navy s'écrase enmer de Célèbes alors qu'il est en phase d'appontage sur l'USS Carl Vinson. Le pilote, qui a pu s'éjecter, est récupéré sain et sauf par les équipes de secours du porte-avions américain[52].
Le, alors qu’il venait de décoller du porte-avionsUSS Harry S. Truman, un F/A-18E Super Hornet duCVW-1 de l'US Navy est abattu au-dessus de lamer Rouge par untir ami de missile surface-air tiré depuis le croiseur américainUSS Gettysburg. Les deux pilotes, qui ont pu s'éjecter, sont récupérés sains et saufs, seul l'un d'entre eux est légèrement blessé[53].
, un EF-18A Hornet de l'Ejercito del Aire s'est écrasé dans un polygone de tir situé dans le désert des Bardenas Reales en Navarre (Espagne). Le pilote a pu s'éjecter sans encombre[58] ;
, collision en vol entre deux F/A-18A-16-MC, à 60 miles au sud-est deGrande Canarie, deux pilotes éjectés.
, crash au décollage d'un F18 sur la base militaire de Torrejon de Ardoz, près de Madrid, un pilote tué[59].
, un avion EF-18 de l’armée de l’air espagnole s’est écrasé sur la base aérienne deSaragosse, capitale de la province d’Aragon, lors d'un meeting, pilote éjecté[60].
, dérapage sur la piste à la suite de la crevaison d'un pneu d'un F/A-18D-50,Aéroport international de Kuching (Sarawak), deux pilotes éjectés, appareil réparé.
, vers14 h 20, un F/A-18D (J-5231) s'écrase dans la région deCrans Montana enValais par mauvais temps, les deux membres d'équipage sont tués. L'accident est très vraisemblablement dû à unedésorientation spatiale (accumulation fatale de facteurs négatifs) du pilote[61] ;
vers14 h, un F/A-18D (J-5237) s'écrase à Alpnachstad dans lecanton d'Obwald par mauvais temps. Le pilote et son passager (un médecin de l'aviation militaire) sont décédés[62] ;
, vers11 h 30, un F/A-18D (J-5235) ayant décollé dePayerne, en vol dans le secteur d'entraînementEUC 25 commun à la Suisse et à la France, s'est écrasé dans une zone non habitée dans le département duDoubs, àGlamondans. Le pilote, seul occupant de l'appareil biplace, est parvenu à s'éjecter. Il a été récupéré et pris en charge par les secours[63] ;
, lors d'un vol aux instruments dû à des conditions météorologiques exécrables, un F/A-18C (J-5022) percute un flanc de montagne à proximité ducol du Susten dans lecanton de Berne. L'appareil avait décollé deMeiringen 15 secondes après son leader pour un exercice de combat aérien avec un F-5E, étant donné les conditions métrologiques les pilotes n'avaient aucune vue sur l'autre avion. Le dernier contact radio a lieu à 16h05, les recherches, très difficiles en raison de la météo, débutent peu après. Les débris ainsi que le corps du pilote de 27 ans ont été retrouvés 24 heures plus tard. Les premiers éléments de l'enquête avancent une altitude de vol erronée donnée par le contrôle aérien.
DansL'Agence tous risques, les protagonistes s'échappent à bord d'un ravitailleurKC-130T. Alors qu'ils décollent, ils brisent l'ensemble des verrières de F/A-18 alignés avec les ailes du ravitailleur, empêchant ainsi les chasseurs de décoller. Le film ayant été tourné auCanada, il s'agit en réalité deCF-188B dont les marquages ont été modifiés en post-production.
DansRock, une escadrille de six F/A-18 est désignée par le Président pour larguer du plasma alumino-thermique sur laprison d'Alcatraz. Les avions sont représentés avec des marquages fictifs de l'«U.S Air Force».
DansBattleship, les F/A-18 sont utilisés comme élément aérien dans la lutte contre les extraterrestres.
DansIndependence Day, le F/A-18 est vu tout au long du film. Il est notamment utilisé par le capitaine Steven Hiller (Will Smith) et le président Thomas Whitmore (Bill Pullman) lors des batailles contre les extraterrestres. Lors de la bataille finale, le pilote Russell Casse (Randy Quaid) sacrifie son F/A-18 afin de détruire le vaisseau extraterrestre au-dessus du Nevada.
↑Ces capacités ont été démontrées lors de lapremière guerre du Golfe en 1991, lorsqu'un groupe de deux F/A-18C du VFA-81 Sunliners partis pour bombarder des cibles irakiennes, emportant quatrebombes Mk84 de 2 000 lbs soit environ 900 kg, deuxAIM-9 Sidewinder et deuxAIM-7 Sparrow ont engagé deuxMiG-21 et en sont sortis victorieux. Durant laguerre du Viêt Nam, l'apparition de MiG obligeait les chasseurs à larguer leurs bombes avant un engagement.
StewartWilson,Phantom, Hornet, and Skyhawk in Australian service, Weston Creek, ACT Osceola, Wis., USA, Aerospace Publications Pty Distribution in North America by Motorbooks International,, 187 p.(ISBN978-1-875671-03-8,OCLC31331178).