Pour les articles homonymes, voirVuillaume.
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| Sépulture | Cimetière du Montparnasse, Tombe de Maxime Vuillaume(d) |
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Maxime Vuillaume, né àSaclas le et mort àNeuilly-sur-Seine le, est un ingénieur et pamphlétaire français, personnalité de laCommune de Paris.
Fils de Claude Joseph Vuillaume et Augustine Grégoire son épouse, Maxime Marie Abel Joseph Guillaume, né en Seine-et-Oise (Essonne), est ancien élève de l'École des mines'. Dans sa jeunesse parisienne, il a fréquenté les milieux révolutionnaires. Il est l'auteur, en dehors desCahiers rouges, de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et a été principalement journaliste après son retour d'exil.
Il fonde en 1871 avecEugène Vermersch etAlphonse Humbert lePère Duchêne, reprise du nom du journal d'Hébert.
Après laSemaine sanglante, il se réfugie avecEugène Protot et d'autres communards enSuisse, en passant en par le Jura (voirExil des communards). Il est alors engagé en 1872 comme secrétaire par l'entrepreneurLouis Favre. Il séjourne àAltdorf dans le canton d'Uri pour les besoins de l'entreprise. Eugène Vermersch qui a quitté Londres en 1874 revoit son ami Vuillaume à Altdorf avant de retourner à Genève puis à Londres. Témoin de la progression de ce vaste chantier et auteur du récit de percement, Maxime Vuillaume est pour sa part secrétaire général de l'entreprise du tunnel du Saint-Gothard, lors de la phase active de creusement.
Grâce à ses nombreux articles publiés dansLa Nature (revue des Sciences) sous le nom de plumeMaxime Hélène, il fait connaître l'avancement des travaux au grandtunnel du Gothard et la personne deLouis Favre. Il publie aussi des articles sur les explosifs, son domaine.
En 1878, Louis Favre lui confie, pour les besoins du percement du tunnel, la direction de la fabrique dedynamite installée à Varallo-Pombia au Piémont. En 1882, il est directeur d'une nouvelle fabrique de dynamite en Ligurie. Il devient ensuite directeur de la Société continentale des Glycérines et Dynamites, fondée à Lyon en 1882. La création de la société confirme la participation franco-italienne dans l’industrialisation du Nord de l’Italie.
Maxime Vuillaume est en effet directeur de cette société de concert avec Léopold Silvestrini « ancien professeur de chimie industrielle à l'Institut technique de Novare ».
Il fait partie des survivants à témoigner de l'épisode de la Commune de Paris, avecVictorine Brocher etGustave Lefrançais. Il publie en effetMes Cahiers Rouges qui sont préfacés par Lucien Descaves en 1908[1].
Il retourne ensuite à Paris. Il intervient comme journaliste dans diverse revues et dansL'Aurore. C'est un chroniqueur et mémorialiste de premier ordre, étonnant glaneur de petits faits. Il a été syndic de l'Association des journalistes républicains. Veuf et âgé, il séjourne à lafondation Galignani deNeuilly-sur-Seine et y meurt le.
Jules Verne utilise ses articles publiés dansLa Nature sur leprojet Roudaire pour écrire son romanL'Invasion de la mer où il est cité au chapitre IV sous son pseudonyme de Maxime Hélène[2].
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