Max von Bahrfeldt Max Ferdinand von Bahrfeldt | ||
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Naissance | Willmine | |
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Décès | (à 80 ans) Halle-sur-Saale | |
Allégeance | ![]() | |
Arme | ![]() | |
Grade | General der Infanterie | |
Années de service | 1873 – 1916 | |
Commandement | 37e division d'infanterie 19e division de réserve 10e division de réserve | |
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Max Ferdinand von Bahrfeldt, né le àWillmine et mort le àHalle-sur-Saale, anobli en1913, est un général d'infanterie de l'armée impériale allemande et un numismate de renommée mondiale pour sa connaissance des pièces antiques de la République de Rome. Il est aussi connu pour lesmassacres commis àCharleroi le lors de labataille de Charleroi ce qui lui a valu une condamnation à mort par contumace par la justice belge en 1925.
Bahrfeldt intègre en 1869 l'école des cadets deWahlstatt, puis celle deBerlin. En 1873, il obtient le grade deSekondeleutnant (sous-lieutenant), avec affectation au75e régiment d'infanterie (de). En 1876, il est promuRegimentsadjutant (adjoint du commandant du régiment) et occupe ce poste jusqu'en 1882 àStade (où le3e bataillon de l'IR 75 tient garnison). De 1882 à 1886, il suit les cours de l'Académie de guerre de Prusse à Berlin.
Il passe au grade d'Oberst (colonel) en 1904, puis deGeneralmajor en 1908. Du au, Bahrfeldt dirige la37e division d'infanterie stationnée àAllenstein. Le, date du jubilé des 25 ans de règne de l'empereurGuillaume II, Bahrfeldt est promu au grade deGeneralleutnant et anobli.
En parallèle de sa carrière militaire, Bahrfeldt se passionne pour les pièces de monnaie et se spécialise dans les pièces de la République romaine en Basse-Saxe. En 1874, il publie ses premiers articles numismatiques. Un an plus tard, il devient coéditeur duNumismatisch-Spragistischen Anzeiger. Zeitung für Münz-, Siegel- und Wappenkunde, un journal spécialisé dans les pièces de monnaie et l'héraldique.
En 1897, aidé par Wilhelm Heinrich Jobelmann et Wilhelm Wittpenning, Bahrfeldt publie une histoire révisée de la ville deStade. En 1911, il obtient le titre de docteur honorifique ès arts de l'université de Giessen ; puis devient, en 1921, professeur honoraire de numismatique à l'Université de Halle.
Au déclenchement de laPremière Guerre mondiale, Bahrfeldt est nommé à la tête de la19e division de réserve (composée deréservisteshanovriens) rattachée au10e corps de réserve du général Günther von Kirchbach. Bahrfeldt et la19e division de réserve pénètrent en Belgique et participent à labataille de Charleroi ; durant cet épisode, sous prétexte defrancs-tireurs, Bahrfeldt impose le paiement d'indemnités de guerre à la population (letraité de Couillet)[1]. Il poursuit ensuite les troupes françaises, les combat lors de labataille de Guise le et progresse vers le sud jusqu'à la Marne. Il participe à labataille de la Marne au nord deMontmirail (lors de labataille des Deux Morins). Au printemps 1915, Bahrfeldt et son unité participent à la stabilisation de la ligne de front lors de labataille de Champagne. De à, il est muté à la tête de la10e division de réserve, son unité est stationnée enWoëvre lors de labataille de Verdun. En, il atteint la limite d'âge et doit prendre sa retraite.
Après la fin de la guerre, Bahrfeldt est reconnu coupable de crimes de guerre lors d'un procès en Belgique pour ses actions lors de la bataille de Charleroi et condamné à la peine de mort par contumace par unecour martiale belge à Mons en 1925[2]. Quant à lui, il nie toute responsabilité et ne se sent nullement coupable des faits qui se sont produits à Charleroi, rejetant la faute sur des francs-tireurs[3].