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Max Petitpierre | |
![]() Max Petitpierre en 1989. | |
Fonctions | |
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Conseiller fédéral | |
– (cinq mandats) | |
Président | lui-même en 1950, 1955 et 1960 |
Département | Département politique fédéral |
Prédécesseur | Marcel Pilet-Golaz |
Successeur | Hans Schaffner |
Conseiller aux États | |
– | |
Législature | 31e et32e |
Biographie | |
Date de naissance | |
Lieu de naissance | Neuchâtel |
Origine | Canton de Neuchâtel |
Date de décès | (à 95 ans) |
Lieu de décès | Neuchâtel |
Nationalité | Suisse |
Parti politique | Parti radical-démocratique |
Enfants | Gilles Petitpierre |
Diplômé de | Université de Neuchâtel |
Profession | Avocat Notaire |
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Max Petitpierre, né le àNeuchâtel (originaire de Neuchâtel et deCouvet) et mort le dans sa ville natale, est unhomme politique etavocatsuisse, membre duParti radical-démocratique. Il estconseiller fédéral de1945 à1961 etprésident de la Confédération en 1950, 1955 et 1960.
Max Petitpierre fait ses études de droit à l'Université de Neuchâtel, ainsi qu'àZurich etMunich[1]. Il obtient sa licence en1921 et son doctorat en1924. Il devient avocat en1922 puis notaire en1925. En1932, il est nommé professeur extraordinaire de droit privé et procédure civile à l'Université de Neuchâtel[2], puis doyen de la faculté de droit en1939[1]. Lors de ses études, il devient membre de lasociété suisse des étudiants de Zofingue[2].
En 1928, il épouse Antoinette de Rougemont (1903-2002), la sœur de l'écrivain neuchâteloisDenis de Rougemont, avec qui il a trois garçons et une fille. Son filsGilles, professeur dedroit privé à l'Université de Genève, a étéconseiller national et conseiller aux États et finalement échoué dans sa tentative de devenir conseiller fédéral comme son père. Sa fille Eliane a été l'épouse de l'écrivainNicolas Bouvier.
Membre duParti radical-démocratique, il est élu en1937 auGrand Conseil ducanton de Neuchâtel et en1940 auConseil général, le législatif de la ville de Neuchâtel. En1942, il est élu auConseil des États, il représente ainsi pendant trois ans son canton dans la chambre haute duparlement suisse. Il y est membre de la commission des pleins pouvoirs, organe de « surveillance » du Conseil fédéral pendant laSeconde Guerre mondiale.
Il fut aussi président de laChambre suisse de l'horlogerie dès1942 et de l'assemblée qui réalise en1943 la fusion entre l'Église Nationale et l'Église indépendante de son canton, dont il a été auparavant un acteur majeur en tant que député au Grand Conseil[1].
Il décède le 25 mars 1994 à l'âge de 95 ans[3].
Le, il est éluconseiller fédéral au premier tour avec 122 voix sur 227 valables[4], devenant le63e conseiller fédéral de l'histoire[5],[6]. De 1945 à 1961, il dirige leDépartement politique (Affaires étrangères). Il est président de la Confédération à trois reprises, en1950,1955 et1960[7].
Il a fortement marqué la politique étrangère de la Suisse après la Seconde Guerre mondiale[8]. Il place la politique étrangère sous le thèmeneutralité et solidarité ouneutralité active[8], une politique qui se traduit par de nombreux contacts avec l'ONU, la participation suisse aux organisations spécialisées de l'ONU et à la commission neutre d'armistice enCorée et le début de la coopération au développement. En1945, il établit des relations diplomatiques avec l’URSS, puis reconnaît laRépublique populaire de Chine dès1950. Sous son impulsion,Genève devient la capitale de la paix et accueille de grandes conférences. Il a convoqué en avril 1949 la Conférence diplomatique qui a abouti à l'adoption des quatreConventions de Genève du 12 août 1949[9].
En1954 se tient la conférence sur l’Indochine puis en1955 celle des quatre grands (Edgar Faure,Anthony Eden,Nikolaï Boulganine,Dwight D. Eisenhower).
La Suisse adhère à l'OECE (OCDE actuelle), et il préside la conférence diplomatique qui élabore les quatreconventions de Genève sur la protection des victimes de guerre.
Devant l'impossibilité pour la Suisse d'adhérer à laCEE, il appuie la création de l'Association européenne de libre-échange (AELE). Il favorise la tenue de laconférence d'Évian sur l'Algérie et facilite le séjour de la délégation duFLN qui négocie avec les ministresLouis Joxe,Robert Buron etJean de Broglie.
Il préside laCommission des Sages chargée de proposer une solution à laQuestion jurassienne.
En 1961, il a accepté d'être coopté comme membre du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et devint par la suite un membre honoraire de l'institution. Jusqu'en 1974, il a effectué différentes missions pour le CICR pour résoudre des problèmes humanitaires, notamment en Egypte, au Nigéria et lors du conflit israélo-palestinien. Il contribue à former la doctrine du CICR. En 1970, il présente les activités du CICR dans un article de laSchweizer Monatshefte et remarque que « les activités du CICR sont assez mal connues, parce qu'elles se prêtent peu à la sensation et s'exercent en général d'une manière discrète. »[10]
Constituée en 1984 et dissoute en 2008[11], la Fondation pour le Prix Max Petitpierre avait pour but de décerner annuellement le Prix Max Petitpierre à une personne qui, par son activité politique, diplomatique, économique, ses études ou une œuvre scientifique, littéraire ou artistique aura apporté une contribution importante au rayonnement de la Suisse dans ses relations avec le monde. Les lauréats du prix sont :