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Naissance | Vienne, ![]() |
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Décès | (à 90 ans) Paris8e, ![]() |
Activité principale | Compositeur, chef d'orchestre, professeur |
Max Deutsch, né le àVienne et mort le dans le8e arrondissement de Paris[1], est uncompositeur,chef d'orchestre etprofesseur de composition franco-autrichien. Élève d'Arnold Schönberg, il a formé à son tour plus de trois cents musiciens venus du monde entier (boursiers de l'UNESCO) à laNouvelle Musique longtemps en privé puis, à laSorbonne (Paris-IV) dès 1970-71, et enfin, à partir de 1972, à l'École normale de musique de Paris.
Max Deutsch est né àVienne (Autriche) dans une famillejuive. Il est impressionné enfant par la personnalité deJohannes Brahms (mort en 1897) et deGustav Mahler (mort en 1911).
Il est élève d'Arnold Schönberg, à Vienne, avant laPremière Guerre mondiale. Il suit Schönberg àAmsterdam en 1921 et devient son assistant. Il est alors actif dans leVerein für musikalische Privataufführungen (Association pour les exécutions musicales privées) fondé en 1918 par Schönberg. Il déménage en 1922 à Berlin, où il dirige l'Orchestre Blüthner.Stanislavski lui commande une œuvre : ce sera le mélodrameSchach (Jeu d'échecs) pour chœur parlé et ensemble instrumental. Il compose également la musique des filmsLe Trésor (Der Schatz, 1923) etLa Rue sans Joie (Die freudlose Gasse, 1925) deGeorg Wilhelm Pabst. Il appartient en politique au mouvementspartakiste.
Il s'installe àParis en1924. En 1925, il fonde lethéâtreDer Jüdische Spiegel (Le miroir juif) àParis, d'où furent lancés de nombreux compositeurs, tels que Arnold Schönberg,Anton Webern etAlban Berg. Il se lie d'amitié avecGeorges Bernanos etJean Cassou. Il est également proche deTristan Tzara,Jean Cocteau etVladimir Jankelevitch. Dès 1927, il s'engage pour la diffusion de la musique de Schönberg à Paris, tentant en vain - alors qu'il en avait réuni les financements - d'y faire la création française desGurre Lieder[2].
Engagé volontaire dans laLégion étrangère en 1939, il est démobilisé en novembre 1940 après avoir été retenu plusieurs mois dans sa caserne commejuif et étranger. Pendant la guerre, Max Deutsch est caché, avec son épouse Charlotte (dite Lili) (1899-1994), àJuillac enCorrèze, chez Henriette de Joyet et sa nièce Janine Romagny[3] , et y est actif dans la Résistance[4]. Il témoigne à la fin de la guerre en faveur du Préfet de Corrèze qui le protégea durant l’Occupation des dénonciations dont il fut l’objet à plusieurs reprises[5]. Il garde des liens avec la famille de Joyet après la guerre.
Après laSeconde Guerre mondiale, il poursuit inlassablement ses efforts en faveur de la musique de son maître et de la Deuxième école de Vienne, tout en se consacrant à l'enseignement de la musique suivant les principes deSchönberg, à savoir lamusique sérielle principalement, mais sans aucune exclusive. Il enregistre en 1948 la première exécution suisse desCinq Pièces pour orchestre op. 16 de Schönberg avec l'Orchestre de la Suisse romande, puis en 1949, laSuite op. 29 avec un ensemble de musiciens parisiens[6]. En novembre de la même année, il dirige la création française d'Erwartung (L'Attente) de Schönberg. Il fonde en 1961Les grands Concerts de la Sorbonne, association confrontant la musique de ses élèves à celle des grands maîtres duXXe siècle. ÀParis, parmi ses étudiants, on compteraGyörgy Kurtág,Jacqueline Fontyn,Girolamo Arrigo,Luis de Pablo,Sylvano Bussotti,Gérard Condé,Nicolas Errèra,Ahmed Essyad,Félix Ibarrondo,Eugene Kurtz,Jorge Arriagada,Kyriakos Sfetsas,Raymond Vaillant,Donald Harris,Sylvia Hallett,Philippe Manoury,Patrick Marcland,Nicholas Maw,Yves-Marie Pasquet,Colette Bailly,Amaury du Closel, ainsi que le chef d'orchestreAlexandre Myrat et le critique musicalHeinz-Klaus Metzger.