Pour les autres membres de la famille, voirFamille d'Andigné.
| maire duPin-en-Mauges secrétaire ducomte de Chambord |
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| Naissance | Angers |
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| Décès | (à 81 ans) Paris |
| Nom de naissance | Maurice Louis Marie Joseph d'Andigné |
| Nationalité | Français |
| Activités | |
| Famille | |
| Père | Édouard d'Andigné |
| Mère | Marie d'Andigné de Mayneuf |
| Fratrie | Pauline d'Andigné Louis d'Andigné |
| Conjoint | Lydie Foulc Blanche Debiesse |
| Propriétaire de | |
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| Parti politique | Comité central de propagande légitimiste |
| Grade militaire | |
| Conflit |
Maurice d'Andigné, né àAngers le[1] et mort àParis17e (8avenue de la Grande-Armée) le[2], qui portait letitre de courtoisie de comte d'Andigné de Mayneuf, est un homme politique et un journalistelégitimiste français.
Membre d'une famille de lanoblesse française (lafamille d'Andigné fait partie de lanoblesse d'extraction chevaleresque),Maurice Louis Marie Joseph d'Andigné est le fils d'Édouard Joseph d'Andigné[3],[4],[5] ( –) et de son épouse et lointaine cousine[N 1]Marie Charlotte Geneviève Louise d'Andigné de Mayneuf[6],[7] ( –), fille deLouis-Gabriel-Auguste d'Andigné de Mayneuf. Il a un frère cadet, Louis[N 2] (1847-1929) et une sœur aînée[N 3] morte jeune (à 25 ans).
Maurice d'Andigné épouse[8] le àParis VIIIe Magdelaine AmélieLydie Foulc[9],[N 4] (1827-1918). Devenu veuf[10], il se remarie le à Paris XVIIe avecBlanche Marie Joséphine Debiesse (1867-1946). Marié tardivement (avec une veuve de 88 ans — quand il en avait 72 —, puis avec unevieille fille de 53 ans), il n'eut pas d'enfants. Son frère Louis meurt lui aussi sans postérité, en 1929. Avec eux s'éteint dans les mâles le rameau familial qu'avait fondé leur grand-père, Ange d'Andigné (1780-1874). La branche deBeauregard de la famille d'Andigné se perpétue toutefois dans son rameau aîné, descendant d'Aimé d'Andigné (1778-1867), le frère aîné d'Ange d'Andigné. La branche aînée de la famille (dite branche deLa Blanchaie) descend quant à elle du sénateurLéon d'Andigné, pair de France, dont les ancêtres communs avec la branche de Beauregard étaient Jean d'Andigné, seigneur duBois de la Cour, et sa femme Béatrix de Vangeau, mariés en 1460.

Après avoir racheté leJournal de Paris aux orléanistes et en avoir fait un hebdomadaire légitimiste, Maurice d'Andigné fonde le un nouveau parti[11] (le Comité légitimiste de propagande) pour soutenir la nouvelle branche aînée des Bourbons contre les partisans dePhilippe d'Orléans, comte de Paris ; ce dernier prétendait recueillir l'héritage dynastique d'Henri d'Artois, comte de Chambord (mort le de la même année, et qui était le dernier descendant direct deLouis XV), dont d'Andigné avait été un des secrétaires et un conseiller intime[12]. Ayant démenti[13] catégoriquement un article[14] mensonger du journal orléanisteLe Gaulois, qui avait écrit que Maurice d'Andigné s'était rallié aux Orléans, l'ancien secrétaire du comte de Chambord avait reçu alors beaucoup de félicitations et d'encouragements« à prendre la tête d'un mouvement contre les princes d'Orléans »[12]. Deux mois plus tard, d'Andigné crée avec d'autres anciens conseillers ou secrétaires intimes[12] du comte de Chambord (Henri de Cathelineau,Joseph du Bourg, Augustede Bruneteau de Sainte-Suzanne[N 5], Alexis de La Viefville[N 6], Raoulde Scorraille[N 7]) le Comité légitimiste de propagande (dont il assume la présidence), qui tient son premier congrès le à Paris (à laSalle de géographie, auno 184 duboulevard Saint-Germain, dans le6e arrondissement). À cette occasion, d'Andigné est interviewé chez lui (rue Chomel) le par le journalisteFernand Xau, qui le décrit comme un homme« grand, mince, à la barbe blonde taillée en pointe, toujours aimable, toujours correct, inaccessible à la fatigue et à la mauvaise humeur »[15]. D'Andigné déclare que l'héritier du comte de Chambord est actuellementJean de Bourbon (« don Juan », comte de Montizón, le nouveau chef de lamaison de Bourbon) et souligne qu'être légitimiste, c'est« accepter laloi salique sans discussion. [...] Or. que dit la loi salique ? Que l'héritier du trône de France est lepremier né.M. le comte de Paris est-il lepremier né ? Certes non ! »
Le lendemain du congrès,Pierre Giffard écrit dansLe Figaro :« qui m'eût dit l'an dernier, vers cette même date du 27 juillet, que le conseiller intime du comte de Chambord, toujours en rêveries sous les grands arbres deFrohsdorf, m'apparaîtrait un an plus tard sur le fauteuil d'un président de réunion politique, un discours d'une main et un verre d'eau sucrée de l'autre, partant en guerre contre la branche cadette ! Eh bien, celui-là qui me l'eût dit ne m'eût pas étonné, certes non. Il y avait là-bas tant de symptômes, déjà, de cette intransigeance à son aurore ! »[16]
Le 24, d'Andigné part pourGoritz, ayant reçu la nouvelle que lacomtesse de Chambord était gravement malade. Elle meurt le lendemain,, d'une fluxion de poitrine. Resté à Paris, Édouard d'Andigné (le père de Maurice), qui était un fidèle serviteur[3] de la veuve d'Henri d'Artois, meurt le même jour et de la même maladie, à laclinique Saint-Jean-de-Dieu de larue Oudinot (où il s'était fait transporter).
En 1924, à l'âge de 79 ans, Maurice d'Andigné se présente[17] encore auxélections législatives du 11 mai à Paris (dans la3ecirconscription de laSeine), sur une liste de l'Énergie nationale — aux côtés de Félix de Rosnay[N 8] (qui fondera en 1938 l'éphémère Institut légitimiste) et de l'amiral Bienaimé —, face[18] à la liste orléaniste (Action française) deLéon Daudet (député sortant, battu) etMaurice Pujo.
Entretemps, c'est un autre d'Andigné, de la branche aînée (dite de La Blanchaie) celui-là, Jean d'Andigné[N 9] (cousin au22e degré de Maurice et cousin germain du futur députéFortuné d'Andigné), qui était devenu après la Première Guerre mondiale le chef du service d'honneur[19] du prétendant légitimiste,Jacques de Bourbon, duc d'Anjou et de Madrid.