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| Nom complet | Maurice Bienvenu Jean-Paul Trintignant |
|---|---|
| Surnom | Pétoulet |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Sainte-Cécile-les-Vignes (France) |
| Date de décès | (à 87 ans) |
| Lieu de décès | Nîmes (France) |
| Nationalité | Française |
| Années d'activité | 1950 -1964 |
|---|---|
| Qualité | Pilote automobile |
| Années | Écurie | |
|---|---|---|
| 1950-1954 | 18 (0) | |
| 1954 | 1 (0) | |
| 1954-1955 | 13 (1) | |
| 1956 | 4 (0) | |
| 1956 | 1 (0) | |
| 1957 | 3 (0) | |
| 1958 | 2 (1) | |
| 1958 | 1 (0) | |
| 1958 | 1 (0) | |
| 1958-1960 | 14 (0) | |
| 1960 | 4 (0) | |
| 1960 | 1 (0) | |
| 1961 | 5 (0) | |
| 1962 | 6 (0) | |
| 1963 | 2 (0) | |
| 1963 | 1 (0) | |
| 1964 | 4 (0) |
| Nombre de courses | 81 |
|---|---|
| Pole positions | 0 |
| Podiums | 10 |
| Victoires | 2 |
Maurice Trintignant surnommé « Pétoulet », né le àSainte-Cécile-les-Vignes (Vaucluse) et mort le àNîmes, est unpilote automobile français.
Il est le premier Français de l'histoire de laFormule 1 à gagner unGrand Prix comptant pour le championnat du monde, en l’occurrence leGrand Prix de Monaco le, au volant d'uneFerrari 625.
Il fut, avecJean Behra, l'un des deux seuls pilotes français à courir en Formule 1 pour Ferrari dans lesannées 1950. Il a pris part à 81 Grands Prix de Formule 1 (en excluant leGrand Prix d'Italie[1]) pour 89 engagements, décroché deux victoires et dix podiums. Ses meilleurs classements au championnat sont une quatrième place en1954 et1955 (accompagné de son petit ours en peluche fétiche) et cinquième en1959. En vingt-sept ans de carrière, Trintignant a pris part à 324 départs, toutes disciplines confondues. Son bilan est de 44 succès pour 124 abandons.
Il est le frère cadet deLouis Trintignant, l'oncle de l'acteurJean-Louis Trintignant et le grand-oncle deMarie etVincent Trintignant.
Maurice Trintignant est le benjamin des quatre fils d'un propriétaire de vignobles, tous passionnés de course automobile, et qui courent surBugatti.
En1933, son frèreLouis meurt en course au Grand Prix de Picardie àPéronne. Maurice, qui n'a alors que 16 ans, veut malgré tout devenir lui aussi pilote de course automobile professionnel.

En1938, âgé de 21 ans, Maurice Trintignant commence sa carrière de pilote le10 avril en terminant cinquième duGrand Prix de Pau sur une BugattiType 51 de2,3 litres de cylindrée (le modèle même avec lequel son frère Louis s'est tué)[2].
En1939, il remporte sa seconde course, toujours sur Bugatti, leGrand Prix des Frontières le28 mai àChimay en Belgique, ainsi qu'une course de côte àSaint-Eutrope.
De1947 à1948, après avoir arrêté les courses durant la Seconde Guerre mondiale, il court successivement avec Bugatti,Amilcar,Delage puisSimca-Gordini opposé aux pilotes de légende de l'époqueJean-Pierre Wimille,Giuseppe Farina,Luigi Villoresi,Louis Chiron,Alberto Ascari...
En1948, Maurice Trintignant est victime d'un accident sur sa Simca-Gordini pendant les essais duGrand Prix de Reims.Amédée Gordini fait alors appel à un Argentin débutant qui vient d'arriver en Europe pour le remplacer,Juan Manuel Fangio, qui fait ses débuts sur sa voiture auGrand Prix automobile de France àReims en 1948 et deviendra cinq foischampion du monde de Formule 1 entre1951 et1957.
Le4 juillet1948, Maurice Trintignant est victime d'un terrible accident au quatrième tour duGrand Prix de Suisse. Parti en tête et alors qu'il est quatrième, Trintignant est éjecté de son véhicule et retrouvé inerte avec des commotions cérébrales, des côtes cassées et quatre dents manquantes. Sa rate éclate lorsqu'il est dans le coma. Comme il est déclaré un temps cliniquement mort, le chirurgien le recoud de manière peu soignée ce qui lui vaut une cicatrice très particulière d'une vingtaine de centimètres sur l'abdomen. Trintignant sort du coma deux semaines après l'accident ; sa femme lui offre un ours en peluche qui l’accompagnera dans son cockpit à chacune de ses courses. Selon la tradition suisse, comme tous ceux qui ont perdu la vie ou ont été blessés gravement, Maurice Trintignant y gagne un virage à son nom (sa mort étant même annoncée par certains journaux)[3]. En1949, il reprend la compétition au volant d'une Simca-Gordini et remporte la course duCircuit des Remparts, àAngoulême, en Poitou-Charentes, ainsi que la catégorie 2 Litre de laCoupe du Salon sur T15S[4].

En1950, Maurice Trintignant rejoint l'élite des pilotes en prenant part aux premières éditions duchampionnat du monde de Formule 1. Ses premières saisons sont décevantes en raison du manque de performances des Simca-Gordini qui ne peuvent pas rivaliser avec les puissantesAlfa Romeo etFerrari. Il remporte toutefois quelques épreuves hors-championnat du monde àGenève en1950 et àAlbi en1953 ou monte sur le podium comme àAix-les-Bains. Il court pourAmédée Gordini jusqu'en 1953. Il y a d'ailleurs une polémique sur le nombre de Grands Prix effectués en championnat pour cette équipe. Si on se réfère aux spécialistes de l'époqueGérard Crombac etChristian Huet, Jean Behra aurait effectivement remplacé (sans être inscrit ni crédité) Maurice Trintignant lors duGrand Prix d'Italie1951[5]. D'après Gérard Crombac :« Trintignant, victime d'une indigestion, était remplacé par Behra. Gordini s'était pourtant bien gardé d'en prévenir les organisateurs, on aurait diminué sa prime de départ[6]. »
En1954, Maurice Trintignant rejointFerrari avec qui il remporte les24 Heures du Mans (associé àJose-Froilan Gonzalez) ainsi que leGrand Prix de Buenos Aires1954 (hors championnat du monde). Très régulier, il termine quatrième du championnat, notamment grâce à une deuxième place enBelgique et une troisième place enAllemagne[7].
En1955, Maurice Trintignant entre dans la légende de la course automobile française en devenant le premier pilote français à remporter unGrand Prix du championnat du monde de Formule 1 en s'imposant auGrand Prix de Monaco le au volant de sa Ferrari. Il termine une nouvelle fois quatrième du championnat.

En1956 il signe chezVanwall. Il pilote également laBugatti T251 auGrand Prix de France, mais ce retour à la compétition de la prestigieuse marque se révèle très décevant.Il revient chez Ferrari dès1957.
En1958Rob Walker l'engage dans son écurie qui fait courir desCooper-Climax aux côtés deStirling Moss. Il réédite sa performance de 1955 en remportant leGrand Prix de Monaco quelques semaines après la victoire de son coéquipierStirling Moss auGrand Prix d'Argentine. Il reste dans cette écurie la saison suivante, terminant cinquième du championnat1959, manquant de peu la victoire lors de la dernière épreuve auxÉtats-Unis, terminant à six dixièmes de seconde deBruce McLaren[6].
En1960, il court principalement pour la Scuderia Centro Sud surCooper, disputant également leGrand Prix de Grande-Bretagne surAston Martin. En1961, il rejoint laScuderia Serenissima, engageant également uneCooper[6].
Il passe la saison1962 chez Rob Walker Racing, surLotus. Profondément marqué par l'accident de Moss àGoodwood à Pâques, il n'a plus le cœur à courir au sein de cette écurie les saisons suivantes, effectue en1963 deux Grands Prix pour Reg Parnell Racing (surLola puisLotus), un sur laBRM P57 de la Scuderia Centro Sud, et termine sa carrière en F1 avec une BRM V8 en1964, signant une cinquième place enAllemagne sur leNürburgring[6].
Après avoir remporté l'une des toutes dernières courses organisées en France avant-guerre, en 1939 àSaint-Eutrope par l'Automobile ClubOrangeois sur Bugatti[8] (laCourse de côte Nice - La Turbie étant encore organisée le de la même année), Maurice Trintignant devient le second triple vainqueur après-guerre de lacourse de côte du Mont Ventoux (aprèsRobert Manzon), en 1949 (Simca-Gordini T11), 1960 (Cooper T43-Climax)[9], et 1964 (BRM P57)[10] peu avant sa retraite sportive. En 1963 il remporte également lacourse de côte du Mont-Dore[11].

Maurice Trintignant dispute les 12 Heures de Paris en 1938 (en famille) et 1939 (seul) sur Bugatti. Après guerre, il finit troisième àReims sur voituretteGordini TMM en 1947, puis second deux ans plus tard du Grand Prix deMadrid toujours sur Gordini, avant de gagner successivement avec la T15S de ce dernier constructeur le Rheinland Nürburgring en 1950 et le Grand Prix deRoubaix ainsi qu'àAgen en 1952, avant une dernière course àNîmes en 1953. Pour Ferrari la saison suivante, il assure d'emblée avec les modèles 250 Monza, 375 Plus et 750 Monza trois succès significatifs, aux12 Heures de Hyères (avecLuigi Piotti), aux24 Heures du Mans comme indiqué plus haut, et auRAC Tourist Trophy en fin de saison (avecMike Hawthorn), ainsi que des deuxièmes places aux 2 Heures deDakar et àSupercortemaggiore. En 1955 il gagne les10 Heures de Messine avecEugenio Castellotti sur la 750 Monza. Arrivent ensuite deux succès africains en début de saison 1956, aux Grand Prix d'Agadir et 2 Heures de Dakar sur la 857 S. Associé àPhil Hill il gagne encore les1 000 kilomètres de Suède sur 290 MM après des troisièmes places aux1 000 kilomètres de Paris et aux 24 Heures du Mans. 1957 le voit finir aussi troisième des1 000 kilomètres du Nürburgring sur 315 Sport, ainsi que deuxième du Grand Prix de Suède sur 335 Sport. En 1958 il est encore deuxième lors du premierTrophée d'Auvergne (il récidive à cette place en 1961). En 1959 il échoue pour la victoire avecPaul Frère aux 24 Heures mancelles, pour son troisième podium (2e). En 1961 il termine la saison une nouvelle fois troisième des 1 000 kilomètres de Paris ; il a obtenu entretemps trois autres podiums auTour de France automobile, deux successivement comme deuxième avecFrançois Picard surFerrari 250 GT en 1957 et 1958, puis une troisième place avecPierre Noblet sur le même modèle en 1961, également enGrand Tourisme. Un tout dernier podium clôture sa carrière Sport en 1965, avec une troisième place surFord GT40 lors du test duMans associé à« Dikie » Attwood et Whitmore, à bord d'uneFord officielle. Il a assuré quinze départs aux 24 Heures du Mans entre 1950 et 1965, ayant ainsi pu conduire encore surAston Martin,Porsche ouMaserati (et Ferrari officielles de 1954 à 1957).
Maurice Trintignant se retire alors àVergèze à 20 km de Nîmes dans leGard, où il est vigneron. (Enzo Ferrari le surnomme affectueusement le « Marchand de pinard » en référence à ses premiers pas en tant que viticulteur). Trintignant fut d'ailleurs maire de cette commune de1958 à1964.
Il refait quelques apparitions dans lesannées 1970 etannées 1980 au volant deSimca 1000 rallye avec le Star Racing Team et dans des courses historiques pour le spectacle jusque dans lesannées 1990 pour faire revivre le lustre des courses desannées 1950. Il parraine le jeune pilote de sa région d'AvignonJean Alesi et son neveu l'acteurJean-Louis Trintignant qui s'essaie un temps aux courses de voiture en tant que pilote professionnel.
Maurice Trintignant meurt dans la nuit du[12] à l'hôpital de Nîmes à l'âge de 87 ans. Le, la ville deVergèze inaugure une sculpture en bronze du pilote et de saBugatti Type 51[13]. Il est inhumé au cimetière deSainte-Cécile-les-Vignes (Vaucluse).
| no | Année | Manche | Date | Grand Prix | Circuit | Écurie | Voiture | Position départ | Résumé |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 1955 | 2/7 | 22 mai1955 | Monaco | Monaco | Ferrari | Ferrari 625 | 9e | Résumé |
| 2 | 1958 | 2/11 | 18 mai1958 | Monaco | Monaco | Cooper | T45 | 5e | Résumé |
| Année | Châssis | Écurie | Coéquipier | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| 1950 | Simca Gordini T15S | A. Gordini | Robert Manzon | Abandon |
| 1951 | Simca Goridni T15S | A. Gordini | Jean Behra | Abandon |
| 1952 | Ferrari 340 America | L. Rosier | Louis Rosier | Abandon |
| 1953 | Gordini T24S | Automobiles Gordini | Harry Schell | 6e |
| 1954 | Ferrari 375 Plus | Scuderia Ferrari | José Froilan Gonzalez | Vainqueur |
| 1955 | Ferrari 121 LM | Scuderia Ferrari | Harry Schell | Abandon |
| 1956 | Ferrari 625 LM Touring | Scuderia Ferrari | Olivier Gendebien | 3e |
| 1957 | Ferrari 250 Testa Rossa | Scuderia Ferrari | Olivier Gendebien | Abandon |
| 1958 | Aston Martin DBR1 | David Brown Racing Dept. | Tony Brooks | Abandon |
| 1959 | Aston Martin DBR1 | David Brown Racing Dept. | Paul Frère | 2e |
| 1960 | Porsche 718 RS 60 | Porsche KG | Hans Hermann | Abandon |
| 1961 | Ferrari 250 GT | Scuderia Serenissima | Carlo Abate | Abandon |
| 1962 | Maserati Tipo 151 | Maserati France | Lucien Bianchi | Abandon |
| 1963 | Maserati Tipo 151/3 | Maserati France | André Simon | Abandon |
| 1965 | Ford GT40 Roadster | Ford France SA | Guy Ligier | Abandon |
Maurice Trintignant | ||||||
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| Précédé par | Suivi par | |||||
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| Les pilotes n'ayant pas participé à au moins une épreuve ne sont pas mentionnés ; les années indiquent une participation à au moins une épreuve de la saison. | |
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