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Mars Sample Return

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Page d’aide sur l’homonymie

Cet article concerne la mission développée conjointement par la NASA et l'Agence spatiale européenne dontMars 2020 est la première étape. Pour les projets et finalités des missions de retour d'échantillons de sol martien, voirMission de retour d'échantillons martiens.

Pour un article plus général, voirMission de retour d'échantillons martiens.

Mars Sample Return
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue d'artiste des différents éléments de la mission selon le scénario étudié en 2022.
Données générales
OrganisationDrapeau des États-UnisNASA
Drapeau de l’Union européenneESA
DomaineExploration de Mars
Type demissionMission de retour d'échantillons martiens
StatutAnnulé

Caractéristiques techniques

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Mars Sample Return, désigné également par sonacronymeMSR, est unemission avortée de retour d'échantillons de sol martien sur Terre développée par l'agence spatiale américaine, laNASA, en collaboration avec l'Agence spatiale européenne. Ce projet remplit des objectifs scientifiques considérés comme fondamentaux pour laplanétologie. Les instruments utilisés jusque là par les engins automatiques qui se sont posés sur le sol martien n'ont pu apporter que des informations limitées du fait de leur masse ne dépassant pas quelques dizaines de kilogrammes. Seuls les équipements terrestres permettront, en analysant les échantillons ramenés sur Terre, de contribuer à répondre aux questions portant sur l'histoire deMars etcelle du système solaire et sur la présence éventuelle deformes de vie passées.

Vue d'artiste des engins spatiaux (scénario de 2022) impliqués dans la missionMars Sample Return. En base à gauche, l'astromobilePerseverance chargé de collecter les échantillons (sur Mars depuis 2021) ; en bas à droite, l'atterrisseur (Sample Retrieval Lander, SRL) qui s'est posé sur Mars collecte les éprouvettes déposées par lerover à portée de son bras. En cas de défaillance dePerseverance, un hélicoptère va chercher les échantillons stockés dans le dépôt constitué en 2023. Le SRL dispose d'une petite fusée (MAV) qui ramène les échantillons en orbite. En haut, l'orbiteur européen ERO récupère le conteneur renfermant les échantillons après unrendez-vous orbital complètement automatique et les ramène sur Terre.

Longtemps différé pour des raisons de coût et de difficultés techniques, le projet MSR est initié par le développement par la NASA de l'astromobilePerseverance, qui s'est posé début 2021. Un des objectifs de cette mission est de collecter et de documenter les échantillons dusol martien qui seront ramenés sur Terre. La missionMSR proprement dite nécessite la mise en œuvre de deux autres engins spatiaux.Sample Retrieval Lander (SRL), sous maîtrise d’œuvre de la NASA, doit se poser sur le sol martien et récupérer à l'aide d'un bras les échantillons qui seront amenés sur place par l'astromobilePerseverance. Les échantillons seront emportés par une petite fusée à propergol solide comportant deux étages,Mars Ascent Vehicle (MAV), qui s'insèrera en orbite martienne. Un deuxième engin spatial,Earth Return Orbiter (ERO) sous maîtrise d’œuvre de l'Agence spatiale européenne, doit se placer sur une orbite basse autour de Mars pour réaliser unrendez-vous orbital avec la fusée et récupérer le conteneur.ERO doit quitter l'orbite martienne et survoler la Terre pour larguer le conteneur protégé par unbouclier thermique. Celui-ci, après unerentrée atmosphérique, doit effectuer un atterrissage en douceur à la surface de la Terre. Son contenu sera par la suite analysé dans des installations conçues à cet effet. Pour pallier une défaillance dePerseverance avant l'arrivée de la mission de récupération,SRL emporte deux petits hélicoptères, dérivant directement d'Ingenuity, qui pourront si nécessaire récupérer les tubes contenant des échantillons placés dans les dépôts constitués dans ce but par l'astromobile.

Le retour d'échantillons martiens se caractérise par plusieurs premières techniques et impose l'enchaînement de trois missions spatiales distinctes dont aucune ne doit échouer. La récupération des échantillons nécessite un atterrissage d'une grande précision (60 mètres). L'atterrisseurSRL a une masse beaucoup plus élevée quePerseverance, ce qui rend particulièrement difficile l'atterrissage compte tenu de la faible densité de l'atmosphère martienne. Le décollage d'une fusée depuis le sol martien, loin de toute assistance humaine et dans des conditions hostiles (température, stockage prolongé des mécanismes délicats du lanceur), constituera une première. La récupération des échantillons et leur encapsulation repose sur un enchaînement entièrement automatisé de tâches complexes (rendez-vous orbital, etc.).

Le feu vert pour le développement des deux missions de récupération est donné par la NASA fin 2020 et une ligne budgétaire d'un montant important est inscrite dans son budget pour 2022 et les années suivantes. De son côté, l'Agence spatiale européenne confie le développement de l'orbiteurERO àAirbus. Selon le planning en vigueur courant 2023, les engins spatiauxERO etSRL seront lancés respectivement en 2027 et 2028 et la capsule contenant les échantillons martiens atterrira sur Terre en 2033. Le coût de la mission, qui croît régulièrement et atteint en 2023 environ 8 à9 milliards US$ hors coût de fonctionnement, est source de controverses aux États-Unis et menace les autres projets d'exploration du système solaire de la NASA.

En, leCongrès américain annule la mission[1].

Historique du projet

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Apport d'une mission de retour d'échantillons

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Articles connexes :Vie sur Mars etGéologie de Mars.

Une mission qui réaliserait leretour d'échantillons du sol martien sur Terre présente de nombreux avantages par rapport aux missions scientifiques utilisant des robots équipés de mini-laboratoires embarqués commeMars Science Laboratory/Curiosity. En effet :

Premiers projets de retour d'échantillons de sol martiens

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Depuis les années 1980, plusieurs projets spatiaux sont étudiés, principalement aux États-Unis, dont le but est de ramener des échantillons desol martien sur Terre. Toutes les études butent sur des problématiques de coût et de faisabilité technique. Elles permettent toutefois de définir et affiner un scénario réaliste et adoptent finalement un découpage en trois missions.

Le scénario de la mission unique, retenu lors des premières études, se heurte d'une part aux contraintes de masse des engins envoyés vers Mars par leslanceurs les plus puissants et d'autre part à la masse maximale qui peut être posée sur Mars avec les techniques maîtrisées (environ une tonne au maximum). Aussi les missions récentes étudiées par la NASA impliquent-elles le lancement de troissondes spatiales distinctes :

  • unastromobile, qui est déposé sur le sol martien et qui est chargé d'identifier les échantillons de sol intéressants, de les prélever et de les conditionner ;
  • un engin qui transporte à la fois un astromobile et une fusée. L'astromobile va rechercher les échantillons préparés par la mission précédente puis les transporte jusqu'à la fusée qui décolle et se place sur une orbite basse autour de la planète ;
  • un engin de type orbiteur, qui se place sur une orbite basse martienne puis réalise un rendez-vous avec la fusée remontant depuis la surface de Mars. Le conteneur renfermant les échantillons de sol est transféré dans l'orbiteur, puis celui-ci quitte l'orbite martienne et entame son retour sur Terre. Lors du survol de celle-ci, une capsule contenant les échantillons est larguée, qui pénètre dans l'atmosphère terrestre et atterrit en douceur dans une région désertique.

Premier projetMars Sample Return NASA/CNES (début des années 2000)

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À la fin des années 90, la NASA et le CNES ont étudié la possibilité de missions conjointes pour rapporter des échantillons de sol martien. Ce programme, déjà nomméMars Sample Return devait exploiter les créneaux de lancement de 2003 et 2005[2]. Lors du premier lancement en 2003, un ou deux rovers de la NASA devaient être envoyés avec un lanceur américain (Delta III ouAtlas IIIA). L'un des rovers devait posséder un mini-lanceur (Mars Ascent Vehicle) capable de mettre en orbite martienne des conteneurs contenant les échantillons. Le second lancement, en 2005, était à la charge du CNES qui devait envoyer grâce à uneAriane 5 un orbiteur récupérer les échantillons en orbite et les ramener à la Terre. Ce projet, très semblable au projet actuel, fut abandonné pour des raisons à la fois techniques et budgétaires[3].

Retour d'échantillons martiens : un projet prioritaire de la communauté scientifique (2011)

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LeRapport décennal sur les sciences planétaires rédigé en 2011 par des représentants de lacommunauté scientifique et publié par leConseil national de la recherche des États-Unis définit les objectifs scientifiques prioritaires de l'exploration spatiale du système solaire pour la décennie à venir. Le rapport place au premier rang le retour d'un échantillon de sol martien sur Terre. Il recommande que l'agence spatialeaméricaine, laNASA, lance avant 2022 la mission réalisant la première étape de ce programme, c'est-à-dire la mission de collecte des échantillons, dans la mesure où son coût peut être maintenu sous la barre des2,5 milliards de dollars. À l'époque, la NASA a entamé une collaboration avec l'Agence spatiale européenne pour ramener des échantillons sur Terre. La première mission de ce projet, à la charge de la NASA, est baptiséeMars Astrobiology Explorer-Cacher (MAX-C). L'architecture de cette mission repose sur celle deMars Science Laboratory, qui est sur le point d'être lancée par la NASA[4].

MissionMars 2020/Perseverance : première phase du projetMars Sample Return (2012)

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Articles détaillés :Mars 2020 etExploration de Mars par Perseverance.

En 2011 la NASA, pour des raisons budgétaires, décide d'annuler le projet MAX-C. La mission de retour d'échantillons martiens est repoussée à une date indéterminée[5].

À la suite de l'atterrissage réussi de l'astromobileCuriosity (missionMars Science Laboratory) en, le président des États-UnisBarack Obama décide d'inclure dans le budget de la NASA la réalisation d'un nouveau rover martien. Contrairement à la démarche habituelle, cette décision est prise sans qu'aucun objectif scientifique n'ait été fixé à la future mission. Ce projet est rendu public par la NASA le, au cours d'un congrès de l'Union américaine de géophysique àSan Francisco : l'astromobile, qui reprend l'architecture duMSL/Curiosity y compris le système derentrée atmosphérique et d'atterrissage, doit être lancé vers Mars en 2020. Lacharge utile de l'astromobile doit être différente de celle deCuriosity. Grâce à la réutilisation des composants du MSL, l'agence spatiale table sur un coût de 1,5 milliard dedollars, autant que pour MSL[6],[7],[8].

En, à la demande de la NASA, un comité issu de la communauté scientifique (laScience Definition Team ou SDT) est constitué pour définir les objectifs de la future mission. Le rapport de plus de150 pages rendu début fixe comme principal objectif la collecte d'échantillons martiens et leur stockage à la surface de la planète en attendant une mission chargée de les ramener sur Terre. Il lance donc la première phase du projet deretour d'échantillons de sol martien sur Terre régulièrement différé sans toutefois que ne soit planifié ni financées les phases permettant le retour de ceux-ci sur Terre[9],[10].

Les objectifs principaux de la mission sont :

  • explorer un environnement susceptible d'avoir accueilli la vie en analysant son histoire et les processus géologiques qui s'y sont déroulés[11] ;
  • rechercher des indices de signatures d'origine biologique dans une sélection de sites[12] :
    • déterminer l'habitabilité de l'environnement par le passé de la zone explorée,
    • si la zone a pu abriter des formes de vie, rechercher des matériaux qui ont pu préserver des signatures biologiques,
    • recherche des indices potentiels de la vie en utilisant des techniques d'observation permettant de respecter les règles de protection planétaire ;
  • collecter des échantillons de sol martien en connaissant leur contexte géologique précis pour permettre une future mission de retour d'échantillons du sol martien sur Terre[13] :
    • collecter des échantillons sélectionnés scientifiquement avec une description précise du terrain. Ces échantillons devront à la fois être les plus susceptibles de permettre l'identification d'indices de vie et bien représenter la diversité de la région explorée par l'astromobile.

Mars 2020 décolle le en profitant de lafenêtre de lancement vers Mars qui s'ouvre tous les 24 à28 mois. L'astromobile atterrit le dans le cratèreJezero. Ce site, emplacement d'un ancienlac permanent qui conserve les traces de plusieursdeltas de rivière, a été retenu parce qu'il a pu constituer un lieu favorable à l'apparition de la vie et parce qu'il présente une grandediversité géologique. Durant son exploration, il est prévu qu'il traverse une partie de celui-ci avant de se diriger vers ce qui pourrait être les rives de l'ancien lac qui remplissait le cratère. Enfin, il doit escalader les rebords du cratère hauts de600 mètres avant de parcourir les plaines environnantes. Durant sa mission primaire (un peu plus de deux années terrestres), l'astromobile pourrait réaliser à peu près la moitié de l'exploration planifiée.

Collaboration avec l'Agence spatiale européenne (2017)

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En 2017 la NASA commence à planifier la suite de la missionMars 2020 et à raffiner le déroulement du retour d'échantillons. L'Agence spatiale européenne choisit de collaborer au projet. En 2018, la phase de spécification des deux missions démarre dans les deux agences[14]. Elles sont en partie confiées àAirbus Defence and Space en prenant en charge le développement de l'orbiteur et de l'astromobileSample Fetch Rover chargé de ramener les échantillons jusqu'à la fusée.

Selon le scénario en vigueur en, les deux sondes spatiales développées respectivement par la NASA et l'Agence spatiale européenne doivent être lancées en 2026 dans le but de récupérer les échantillons de sol déposés sur Mars par l'astromobilePerseverance et les ramener sur Terre en 2031[15].

Mise en œuvre des deux dernières phases

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En, l'agence spatiale américaine a pratiquement décidé d'implémenter le projet en lançant laphase A du développement des missions SLR et ERO. Toutefois, avant de donner son feu vert, la NASA demande que le projet soit évalué par une commission composée d'experts indépendants, scientifiques et ingénieurs de la NASA ou rattachés à des organisations externes. La commission rend ses conclusions en. Celles-ci sont favorables au projet, mais elles émettent des réserves sur les modalités de sa mise en œuvre[16] :

  • le délai prévu pour le développement des deux engins spatiaux qui doivent être lancés en 2026 ne semble pas réaliste compte tenu des expériences passées. La commission recommande de différer le lancement de SLR à 2028 et de ERO à 2027 (la propulsion électrique permet de disposer d'une plus grande souplesse concernant la fenêtre de lancement). Mais l'arrivée en 2028 coïncide avec la période d'agitation maximale de l'atmosphère martienne. La commission recommande de concevoir le projet dès le début en prévoyant un report éventuel de l'arrivée sur Mars au début des années 2030 ;
  • la commission suggère de scinder SLR en deux missions distinctes, l'une emportant l'astromobile chargé de récupérer les échantillons, l'autre la fusée de retour MAV ;
  • la commission recommande d'étudier également l'emport d'ungénérateur thermoélectrique à radioisotope (RTG) pour s'assurer qu'on dispose de suffisamment d'énergie pour maintenir la fusée MAV à la température minimale exigée par le propergol solide ;
  • la NASA évalue le coût du projet à 2,9–3,3 milliards de dollars, auxquels il faut ajouter1,5 milliard d'euros pris en charge par l'Agence spatiale européenne et 2,4 milliards de dollars dépensés pourMars 2020. Le responsable de la commission estime qu'il faudrait augmenter ce budget de 1 milliard de dollars pour prendre en compte en particulier un report du lancement à 2028.

À la suite de ces travaux, la NASA décide de lancer laphase A du projet en. L'application des recommandations de la commission nécessitant un accord du Congrès américain et de son partenaire, l'Agence spatiale européenne, la NASA repousse leur prise en compte à l'issue de cette phase (fin 2021)[16]. Le projet de budget de la NASA pour l'année fiscale 2022 établi début 2021 prévoit d'allouer des sommes en accord avec l'enveloppe et le calendrier officiel. En 2021,246 millions de dollars ont été alloués au projet. Cette somme passe à 653 millions de dollars en 2022 puis 772 (2023), 800 (2024), 700 (2025) et 600 (2026)[17],[18],[19].

De son côté, l'Agence spatiale européenne passe contrat avecAirbus en pour le développement de l'orbiteur ERO (Earth Return Orbiter) pour un montant de491 millions d'euros[20].

Projet en crise : remise en cause de l'architecture initiale (2023-2024)

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À la suite d'un deuxième rapport d'experts indépendants portant sur le projet et publié en, le développement de la mission est remis en question début 2024 à la suite de dépassements de cout (celui-ci est passé de 5 à 8-11 milliards de dollars) et de délai (le premier lancement prévu en 2026 ne pourrait plus avoir lieu avant 2030. S'appuyant sur ce rapport, le Sénat américain a largement réduit l'enveloppe budgétaire consacrée au projet pour 2024 (300 millions au lieu des950 millions demandés) conduisant à une paralysie partielle des travaux[21]. Un deuxième étude organisée par la NASA et destinée à sortir de l'impasse est publiée en. Elle aboutit à la même conclusion en annonçant un retour des échantillons martiens vers 2040. La NASA décide d'abandonner le déroulement de la mission prévu et lance un appel d'offres au printemps 2024 pour identifier des scénarios alternatifs[22]. En, la NASA sélectionne sept entreprises privées pour mener une étude de quatre-vingt-dix jours pour un coût maximum de1,5 million de dollars. La NASA annonce en qu'elle a sélectionné deux propositions d'architecture de mission. Le premier scénario utilise le système rodé du Sky Crane (Mars Science Laboratory,Mars 2020) pour déposer au sol un engin plus petit que celui envisagé dans le scénario initial chargé de récupérer les échantillons puis de décoller et de les ramener en orbite. Dans le deuxième scénario, la dépose de l'engin est effectuée par un engin spatial commercial à développer. Dans les deux scénarios l'engin spatial déposé au sol utilise desRTG au lieu depanneaux solaire (moindre risque par rapport aux tempêtes de poussière), Perseverance est chargé d'amener les tubes d'échantillon sur le site d'atterrissage et l'engin spatial européen (ERO) chargé de ramener ces échantillons sur Terre est maintenu. Le choix du scénario doit être effectué en 2026[23].

Proposition d'annulation par le président Trump ()

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Début le président américainDonald Trump nouvellement élu, qui a décidé de tailler dans le budget de la NASA en réduisant drastiquement les sommes consacrées à la science et au climat, propose d'annuler la mission dans la proposition budgétaire 2026 de l'agence spatiale. Cette annulation doit être toutefois votée par les élus desSénat américain et de laChambre des représentants[24].

Objectifs d'une mission de retour d'échantillons

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Le rapport du groupe de travail international réuni en à l'initiative du IMEWG (Mars Exploration Working Group) définit de la manière suivante les objectifs d'une mission de retour d'échantillons[25] :

  • interpréter les processus géologiques et l'histoire qui ont abouti aux formations géologiques de Mars avec une emphase sur le rôle de l'eau :
    • caractériser les variations d'uneséquence stratigraphique deroches sédimentaires martiennes ;
    • comprendre un ancien système hydrothermal par l'étude des produits de la minéralisation et les apparences morphologiques ;
    • comprendre les roches et minéraux issus de réservoirs d'eau souterrains profonds ;
    • comprendre les interactions entre l'eau, les roches et l'atmosphère qui se produisent en surface et comment ces processus ont évolué dans le temps ;
    • déterminer lapétrogenèse desroches ignées martiennes d'un point de vue à la fois temporel et spatial ;
  • identifier et interpréter l'éventuelle histoire biologique de Mars notamment en identifiant la présence de la vie dans les échantillons de sol ramenés sur Terre :
    • analyser et caractériser les molécules comprenant du carbone dont éventuellement le produit d'une chimie pré-biotique et organique,
    • rechercher la présence de signatures biologiques produits par d'anciens organismes vivants dans des environnements à la fois propices à l'apparition de la vie et ayant préservé ces indices,
    • estimer la possibilité qu'une forme de vie détectée soit encore présente ou l'ait été il y a peu ;
  • déterminer la chronologie de l'évolution de Mars :
    • reconstituer l'histoire de Mars en tant que planète, déterminer les processus ayant affecté ses origines et les modifications de la croute, du manteau et du noyau,
    • déterminer et mesurer les dangers potentiels de l'environnement martien pour les futures missions d'exploration humaine et pour la biosphère terrestre,
    • évaluer la nature et la distribution des ressources qui pourraient être exploitées par les futures missions spatiales.

Déroulement des missionsMars Sample Return

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Le retour d'échantillons de sol martien sur Terre nécessite le recours successif à trois engins spatiaux : un engin chargé de collecter les échantillons de sol martien sur Mars (l'astromobile Perseverance de la missionMars 2020 qui est sur Mars depuis début 2021), l'atterrisseur SRL qui se pose sur Mars pour récupérer les échantillons collectés et les envoie sur une orbite martienne à l'aide d'une petite fusée qu'il a déposée sur le sol et enfin l'orbiteur ERO qui récupère le conteneur en orbite martienne et le ramène sur Terre.

Schéma du déroulement des missions de retour d'échantillons martien (scénario décembre 2022).

Collection des échantillons de sol martien par l'astromobile Perseverance

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Article détaillé :Mars 2020.

La sonde spatialeMars 2020 emporte unastromobile (rover), baptiséPerseverance et développé par le centreJet Propulsion Laboratory (JPL), associé à l'agence spatialeaméricaine. Ses caractéristiques sont proches du prédécesseurCuriosity de la sondeMars Science Laboratory mais son principal objectif est l'identification, la collecte d'échantillons du sol martien et la constitution d'un ou de plusieurs dépôts de ces échantillons stockés dans des tubes hermétiques.Mars 2020 doit atterrir début 2021 dans le cratèreJezero. Ce site, emplacement d'un ancienlac permanent qui conserve les traces de plusieursdeltas de rivière, a été retenu parce qu'il a pu constituer un lieu favorable à l'apparition de la vie et parce qu'il présente une grande diversité géologique[15].

  • Prélèvement des échantillons de sol par l'astromobile deMars 2020
  • Prélèvement d'un échantillon de sol martien par l'astromobile de Mars 2020.
    Prélèvement d'un échantillon de sol martien par l'astromobile deMars 2020.
  • Dépôt des tubes contenant les échantillons de sol martien.
    Dépôt des tubes contenant les échantillons de sol martien.

Récupération des échantillons de sol martien collectés : le scénario 27-28-33

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Proposition de planning de la mission 27-28-33.

Selon le scénario en vigueur en, deux sondes spatiales développées respectivement par la NASA et l'Agence spatiale européenne doivent être lancées en 2026 dans le but de récupérer les échantillons de sol déposés sur Mars par l'astromobilePerseverance et les ramener sur Terre en 2031[15]. En 2018 la phase de spécifications des deux missions démarrent à l'Agence spatiale européenne et à la NASA[14]. Elles sont en partie confiées àAirbus Defence and Space[26]. Des fonds sont mobilisés pour réaliser ces travaux, mais les deux agences n'ont pas le budget pour les réaliser.

Les deux missions chargées de la suite du programme sont d'une part SRL, qui doit aller chercher les échantillons sur le sol martien (rover SFR) et les ramener sur une orbite martienne (fusée MAV), et d'autre part l'orbiteur martien ERO, qui doit assurer le support des opérations au sol (télécommunications) depuis l'orbite martienne, récupérer le conteneur renfermant les échantillons à la suite d'un rendez-vous en orbite martienne puis revenir sur Terre et larguer dans l'atmosphère terrestre la capsule contenant le conteneur. Cette dernière doit se poser en douceur sur un site terrestre sélectionné. La planification du projet constitue un des aspects les plus complexes de ces deux missions[15] :

  • SRL doit éviter l'hiver martien et la saison des tempêtes de poussière car la sonde spatiale une fois sur le sol tire son énergie depanneaux solaires ;
  • l'atterrissage de SRL doit s'effectuer au moment le plus favorable, c'est-à-dire lorsque la densité de l'atmosphère de Mars est la plus élevée. Cela permet de maximiser la masse déposée sur le sol martien ;
  • ERO est conçu pour servir de relais à l'ensemble des engins déposés sur le sol martien participant à la récupération des échantillons de sol :Mars 2020, SRL, SFR et MAV ;
  • SRL et ERO doivent pouvoir être lancés par les fusées existantes et les transits des sondes spatiales doivent pouvoir être effectués selon le planning proposé.

L'ensemble de ces contraintes aboutit à une campagne 26-26-31, ces trois chiffres correspondant respectivement aux dates de lancement des deux engins (2026) et à l'année de l'arrivée de la capsule d'échantillons sur Terre (2031)[15].

MissionSample Retrieval Lander (SRL)

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La missionSample Retrieval Lander (SRL) repose sur un engin spatial qui doit se poser sur Mars et dont l'objectif final est de ramener sur l'orbite martienne un container des échantillons de sol. Pour remplir cet objectif la sonde spatiale transporte d'une part un petit rover baptisé SFR (Sample Fetch Rover) qui va chercher les tubes contenant les échantillons de sol là où ils ont été déposés par l'astromobile deMars 2020 et d'autre part une fusée MAV (Mars Ascent Vehicle) àpropergol solide qui doit ramener les échantillons sur une orbite basse martienne. Le déroulement de cette mission est le suivant[15] :

  • la sonde spatiale est lancée durant l'été 2026 et s'insère en orbite martienne deux ans plus tard (été 2028) ;
  • l'astromobilePerseverance de la missionMars 2020 dépose les tubes contenant les échantillons sur le site d'atterrissage à portée du bras du SRL pour qu'ils soient transférés dans le conteneur ;
  • si l'astromobile Perseverance est tombé en panne, le SRL se pose près du dépôt de dix tubes constitué par Perseverance en 2022. Les hélicoptères sont mis à contribution pour ramener les tubes à portée du bras télécommandé du SRL ;
  • les tubes sont transférés par le bras télécommandé du SRL dans le container situé au sommet du petit lanceur MAV ;
  • Récupération des échantillons
  • L'atterrisseur SRL se pose sur le sol de Mars.
    L'atterrisseur SRL se pose sur le sol de Mars.
  • SRL avec son bras télécommandé déployé mais sans la fusée MAV.
    SRL avec son bras télécommandé déployé mais sans la fusée MAV.
  • le conteneur est scellé, le lanceur est mis en température, ses instruments de navigation sont étalonnés et les communications sont vérifiées.
  • La fusée MAV emportant le containeur à échantillons OS est éjectée par le SRL puis mise à feu.
  • Le deuxième étage de la fusée MAV largue le containeur à échantillons OS.
  • Ce dernier active une balise radio qui permet à la sonde spatiale ERO de réaliser un rendez-vous orbital.
  • Le module OS est récupéré par l'ERO.
Déroulement du vol de la fusée MAV et du rendez vous orbital avec l'engin spatial ERO.
  • Le conteneur d'échantillons est placé en orbite martienne.
  • La fusée MAV emportant le containeur à échantillons OS est éjectée par le SRL puis mise à feu.
    La fusée MAV emportant le containeur à échantillons OS est éjectée par le SRL puis mise à feu.
  • Le deuxième étage de la fusée MAV largue la capsule contenant les échantillons.
    Le deuxième étage de la fusée MAV largue la capsule contenant les échantillons.

MissionEarth Return Orbiter (ERO)

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Earth Return Orbiter (ERO) est la troisième mission de MRS. L'engin spatial doit se placer sur une orbite basse martienne. Il sert de relais de télécommunications durant les opérations au sol de SRL puis récupère le container amené en orbite par la fusée MAV. Après avoir quitté l'orbite martienne il regagne la Terre. Le contrat industriel de l'ERO d'un montant de491 millions d'euros a été officialisé par Airbus DS et l'agence spatiale européenne lors de la cyber édition duCongrès international d'astronautique de l'IAF le. Arrivé à proximité de celle-ci en 2031, il largue la capsule contenant les échantillons de sol martien qui vient se poser en douceur à la surface de la Terre. Le déroulement détaillé de cette mission est le suivant[15] :

  • la sonde spatiale ERO est lancée vers peu après la mission SRL ;
  • elle s'insère sur une orbite martienne elliptique haute en puis utilise sa propulsion ionique pour réduire progressivement l'altitude de sonapogée. Ce type de propulsion, plus efficace, permet de réduire fortement la masse au lancement de la sonde spatiale et donc son coût mais les manœuvres durent plusieurs mois car la poussée de ces moteurs est très faible. L'insertion sur l'orbite basse visée est effective en ;
  • de à ERO relaie les communications entre les engins posés sur le sol martien (MAV, SRL, M2020, SFR) et la Terre ;
  • courant août, la fusée MAV décolle du sol martien en emportant le container d'échantillons. Unrendez-vous orbital est opéré entre la capsule (OS) contenant le container et l'orbiteur ERO. Les deux engins disposent de quatre mois pour réussir cette opération (d'août à)
  • le conteneur est transféré à bord d'ERO ;
  • en ERO s'éloigne progressivement de l'orbite basse de Mars à l'aide de sa propulsion ionique en suivant une trajectoire en spirale ;
  • en ERO échappe à l'attraction de Mars et entame son retour vers la Terre ;
  • en, la sonde spatiale survole la Terre : au passage elle large la capsule (EES) contenant les échantillons qui vient se poser en douceur sur Terre.
  • Retour des échantillons sur Terre
  • Capture du conteneur par ERO en orbite martienne.
    Capture du conteneur par ERO en orbite martienne.
  • ERO largue la capsule avec le conteneur d'échantillons à l'approche de la Terre.
    ERO largue la capsule avec le conteneur d'échantillons à l'approche de la Terre.

Récupération et utilisation des échantillons

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Caractéristiques techniques

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AstromobilePerseverance (missionMars 2020)

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Article détaillé :Mars 2020.

L'astromobilePerseverance reprend l'architecture deCuriosity qui explore depuis la surface de Mars depuis 2011.Perseverance est un engin de plus d'une tonne qui dispose d'une palette d'instruments scientifiques (caméras,spectromètres de différents types) qui sont utilisés pour identifier les sites les plus intéressants, fournir le contexte du prélèvement effectué (caractéristiques géologiques, conditions climatiques à la formation) et effectuer une première analyse chimique : ce sont lespectromètre de fluorescence desrayons X PIXL, lespectromètre Raman SHERLOC, lespectromètre imageurSuperCam et la caméra Mastcam-Z. L'astromobile emporte également unestation météorologique (MEDA) et unradar destiné à sonder les couches superficielles du sol (RIMFAX). Deux expériences doivent tester sur le terrain des technologies avant leur mise en œuvre de manière opérationnelle dans de prochaines missions :MOXIE produit de l'oxygène à partir de l'atmosphère martienne (ISRU) etMHS (Ingenuity), un petithélicoptère de moins de deux kilogrammes, va tester les capacités d'un engin aérien dans l'atmosphère très ténue de Mars. Perseverance dispose d'un système de prélèvement et de conditionnement d'échantillons du sol qui constitue la moitié de la masse de sa charge utile. Il doit prélever une quarantaine decarottes de sol et de roches sur des sites sélectionnés à l'aide des instruments embarqués.

AtterrisseurSample Retrieval Lander

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L'atterrisseur martienSample Retrieval Lander avec ses panneaux solaires déployés. Il transporte la fuséeMars Ascent Vehicle, le bras articuléSample Transfer Arm ainsi que les deux hélicoptèresSample Recovery Helicopter (vue d'artiste).
Bras articulé équipant leSample Retrieval Lander utilisé pour récupérer les tubes contenant les échantillons de sol (vue d'artiste).

L'atterrisseur martienSample Retrieval Lander (SRL) amène sur le sol martien la fusée (Mars Ascent Vehicle) qui doit ramener le conteneur d'échantillons martiens (Orbiting Sample ou OS) en orbite. Une fois en orbite un rendez-vous orbital avec l'engin européenEarth Return Orbiter permettra à ce dernier de récupérer le conteneur et de le ramener sur Terre. L'atterrisseur martien transporte non seulement la fusée SRL mais également le bras articuléSample Transfer Arm chargé de récupérer les tubes déposés sur le sol à proximité de l'atterrisseur par l'astromobilePerseverance. Si ce dernier n'est pas au rendez-vous, SRL dispose de deux hélicoptèresSample Recovery Helicopter équipés d'une pince pour récupérer les tubes là où ils ont été déposés[27].

Sample Retrieval Lander (SRL) est l'engin spatial le plus lourd ayant jamais été posé sur Mars. Sa masse au lancement est de 3 375 kilogrammes et il dépose une charge utile de563 kilogrammes sur la planète soit le double des équipements emportés par Perseverance. Il est haut de2,1 mètres et une fois ses panneaux solaires déployés son diamètre atteint7,7 mètres. Les cinq panneaux solaires de forme circulaire ont chacun un diamètre de2,19 mètres. Ils alimentent des accumulateurs qui permettent à l'atterrisseur de remplir sa mission. Pour faciliter le transfert des tubes contenant les échantillons de sol martien, l'atterrisseur doit se poser à faible distance de l'astromobile Perseverance (moins de60 mètres). Pour y parvenir, l'engin spatial utilisera une version améliorée du logiciel de navigationTerrain Relative Navigation (TRN) mis en œuvre lors de l'atterrissage deMars 2020 / Perseverance et disposera d'une caméra supplémentaire[27].

La charge utile principale de SRL comprend d'une part un bras long de2 mètres utilisé pour récupérer les échantillons déposés par l'astromobile et d'autre part la fuséeMars Ascent Vehicle (MAV) qui doit ramener le conteneur des échantillons en orbite. Deux petits hélicoptèresSample Recovery Helicopter (SRH) sont utilisés en secours si l'astromobile Perseverance tombe en panne avant l’arrivée de la mission SLR.

FuséeMars Ascent Vehicle (MAV)

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Maquette de la fusée à deux étages chargée de placer le conteneur sur une orbite martienne.

LafuséeMars Ascent Vehicle (MAV) est chargée de transporter le conteneur d'échantillons martiens (Orbiting Sample ou OS) en orbite. Elle est haute de3 mètres pour un diamètre de0,5 mètre et a une masse de450 kilogrammes (poids de169 kilogrammes sur Mars). Elle injecte sacharge utile sur une orbite martienne après10 minutes de fonctionnement qui lui permettent d'atteindre la vitesse de4 kilomètres par seconde nécessaire. C'est une fusée àpropergol solide comportant deuxétages. Le premier étage fonctionne durant75 secondes. Le contrôle d'orientation de la fusée est réalisé en modifiant l'axe de poussée du moteur. Après l'extinction du premier étage, la fusée éjecte celui-ci qui va s'écraser sur le sol martien puis poursuit sa trajectoire sur son inertie durant un certain temps avant d'allumer le deuxième étage qui fonctionne durant20 secondes. Cet étage est stabilisé par rotation. Après extinction le second étage et l'OS se trouvent sur une orbite martienne. La méthode de lancement de la fusée est particulière : elle est éjectée par l'atterrisseur à4,5 mètres de hauteur puis le premier étage est allumé. Cette éjection est effectuée de manière que la tête de la fusée pointe vers le ciel au moment de la mise à feu du moteur-fusée. MAV devrait être la première fusée à décoller depuis un autre astre que la Terre[28].

  • Structure du lanceur MAV

Container à échantillonsOrbiting Sample (OS)

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Prototype du conteneur à échantillons OS et exemple de tube utilisé pour contenir l'échantillon de sol.

Le containerOrbiting Sample (OS) contient jusqu'à30 tubes préparés par Perseverance contenant des échantillons de roches, de régolithe et de l'atmosphère martienne. Il est conçu pour maintenir son contenu à une température inférieure à30 °C afin de le préserver dans son état naturel. Ce container placé au sommet de la fusée MAV est rempli à l'aide du bras télécommandé du SRL. Une fois en orbite martienne, il est transféré dans la capsule installée à bord de l'engin spatial ERO qui le ramène à proximité de la Terre. L'OS est un cylindre de24 centimètres de haut pour22,5 centimètres de diamètre. Sa masse est de11 kilogrammes[28].

HélicoptèreSample Recovery Helicopter

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L'un des deux hélicoptères qui seront chargés de récupérer à l'aide d'un manipulateur à deux doigts les tubes contenant les échantillons de sol si l'astromobilePerseverance ne parvient pas à les déposer sur le site prévu (vue d'artiste).

Les deux hélicoptèresSample Recovery Helicopter sont directement dérivés de l'hélicoptèreIngenuity utilisé de manière expérimentale à partir de 2021 sur le sol martien dans le cadre de la missionMars 2020 / Perseverance dont ils reprennent l'architecture et la taille. Disposant d'unrotor de1,2 mètre de diamètre et hauts de52 centimètres, ils ont une masse de2,26 kilogrammes (poids de0,86 kilogramme sur Mars). Ils se distinguent deIngenuity par leurtrain d'atterrissage — les quatre pieds sont remplacés par des roues de10 centimètres de diamètre et de2 centimètres de large) qui leur permettent de se déplacer sur le sol pour effectuer des déplacements courts — et par la présence d'une pince articulée qui sera utilisée pour saisir les tubes d'échantillons. Leur vitesse horizontale maximale est de5 mètres par seconde (environ18 km/h), leurrayon d'action est de700 mètres et l'altitude maximale est de20 mètres. L'énergie est fournie par despanneaux solaires qui chargent desaccumulateurs lithium-ion[29].

OrbiteurEarth Return Orbiter

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Schéma de l'ERO avec les panneaux solaires déployés.

EROEarth Return Orbiter est unesonde spatiale qui doit répondre à deux objectifs[30] :

  • Se placer sur une orbite basse autour de Mars avec une charge utile importante (environ700 kilogrammes)
  • Revenir survoler la Terre pour ramener la capsule contenant des échantillons

Ces deux exigences nécessitent de disposer d'une capacité d'accélération (delta-V) importante. Pour y parvenir ERO utilise une propulsion hybride chimique et électrique. La propulsion chimique est utilisée pour l'insertion sur l'orbite martienne (qui nécessite une poussée importante et brève) tandis que la propulsion électrique réalise l'injection sur l'orbite de transit vers Mars puis vers la Terre ainsi que l'abaissement de l'orbite autour de Mars. Pour alimenter ses moteurs électriques, la sonde spatiale dispose d'immensespanneaux solaires déployés en orbite. d'une superficie de 144 m2. La sonde spatiale sera lancée par une fuséeAriane 64. Une fois en orbite autour de Mars, la sonde spatiale fait également office de relais de télécommunications entre le SRL et l'astromobilePerseverance d'une part et la Terre d'autre part. La fabrication de la sonde spatiale est distribuée entre les différents établissements d'Airbus : électronique principale, assemblage et test (France), énergie, propulsion, navigation, système de capture (Allemagne), Module d'insertion en orbite, télécommunications (Italie), propulsion et contrôle d'énergie (Espagne), panneaux solaires (Norvège)[20],[30].

La charge utile principale de la sonde spatiale est constituée par le module, baptisé CCRS (enanglais :Capture, Containment, and Return System), chargé de capturer le deuxième étage de la fusée décollant de Mars, conditionner les échantillons de sol martien et ramener la capsule contenant ceux-ci sur Terre. CCRS a une masse de600 kilogrammes (mais seulement100 kilogrammes à sa rentrée dans l'atmosphère terrestre car l'essentiel des équipements sont éjectés après usage au niveau de l'orbite martienne pour alléger la charge à ramener sur Terre). Les dimensions de ce module au lancement sont 2 × 2,5 × 1,5 mètres. La charge utile comprend également la capsule EES (enanglais :Earth Entry System) contenant les échantillons et qui revient sur le sol terrestre. EES a la forme d'un cône de1,5 mètre de diamètre et haut de45 centimètres avec un angle très ouvert. Sa masse est de90 kilogrammes. Il comporte un bouclier thermique conçu pour protéger le contenu lorsque de la rentrée atmosphérique[30].

  • Caractéristiques de l'ERO
  • Les composants de l'ERO.
    Les composants de l'ERO.
  • La structure du Capture and Containment and Return System.
    La structure du Capture and Containment and Return System.

Notes et références

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  1. « L’ambitieuse mission de retour d’échantillons martiens annulée par le Congrès américain »,Le Monde,‎(lire en ligne, consulté le)
  2. (en) William J.O'Neil et ChristianCazaux, « The mars sample return project »,Acta Astronautica,vol. 47,nos 2-9,‎,p. 453–465(DOI 10.1016/S0094-5765(00)00085-0).
  3. (en) ChristianCazaux, FirouzNaderi, CharlesWhetsel et DaveBeaty, « The NASA/CNES Mars sample return— a status report »,Acta Astronautica,vol. 54,no 8,‎1er avril 2004,p. 601–617(ISSN 0094-5765,DOI 10.1016/j.actaastro.2003.07.001,lire en ligne, consulté le).
  4. (en) Committee on the Planetary Science Decadal Survey - Space Studies Board - Division on Engineering and Physical Sciences,Vision and Voyages for Planetary Science in the Decade 2013-2022,National Academy of Sciences,, 398 p.(ISBN 978-0-309-22464-2,lire en ligne[PDF]).
  5. (en) « International cooperation called key to planet exploration », surNBC News,.
  6. (en) Jonathan Amos, « Nasa to send new rover to Mars in 2020 », surBBC News,.
  7. (en) William Harwood, « NASA announces plans for new $1.5 billion Mars rover », surCNET,.
  8. (es) Daniel Marín, « Perseverance y Curiosity: dos rovers marcianos gemelos con objetivos diferentes », surEureka,.
  9. (en) « NASA Discusses Mars 2020 Plans In July 9 Teleconference », surNASA,
  10. J.F. Mustardet al.,op. cit.p. 6.
  11. J.F. Mustardet al.,op. cit.p. 17-29.
  12. J.F. Mustardet al.,op. cit.p. 30-50.
  13. (en) « Mission > Science > Objectives », surNASA - mars 2020,(consulté le)
  14. a etb(en) S. Vijendran, J. Huesing, F. Beyer, A. McSweeney,Mars Sample Return – Earth Return Orbiter,European Space Research and Technology Centre (ESTEC),(lire en ligne[PDF]).
  15. abcdef etgAustin Nicholas, « MSR Timeline and Concept of Operations »[PDF], surMEPAG, NASA,.
  16. a etb(en) Jeff Foust, « The multi-decade challenge of Mars Sample Return »,SpaceNews,.
  17. (en) NASA,FY 2022 budget estimates (NASA), NASA,, 924 p.(lire en ligne[PDF]),p. 502(PS-91).
  18. (en) « NASA's FY 2022 Budget », surThe Planetary Society(consulté le).
  19. (en) Casey Dreier, « Biden's 2022 NASA Budget Says Yes to Pretty Much Everything », surThe Planetary Society,.
  20. a etb(en) « Earth Return Orbiter’s first step to Mars », Airbus,.
  21. (es) Daniel Marin, « En peligro la misión MSR de la NASA para traer muestras de Marte », surEureka,.
  22. (es) Daniel Marin, « Programa MSR de la NASA: traer muestras de Marte en 2040 no es una opción », surEureka,.
  23. (es) Daniel Marin, « Las dos opciones para salvar la misión MSR de retorno de muestras de Marte », surEureka,.
  24. (en) Leonard David et Lee Billings, « NASA Spent Billions to Bring Rocks Back from Mars. Trump Wants to Leave Them There », surScientific American,
  25. (en) International MSR Objectives and Samples Team (iMOST), « The Potential Science and Engineering Value of Samples Delivered to Earth by Mars Sample Return »,MEPAG,‎,p. 1-186(lire en ligne[PDF]).
  26. « Airbus: l'ESA confie 2 études pour des échantillons martiens »,VotreArgent.fr,‎(lire en ligne, consulté le).
  27. a etb(en) « Spacecraft › Sample Retrieval Lander », surMars Sample Return Mission (NASA), NASA(consulté le)
  28. a etb(en) « Spacecraft › Mars Ascent Vehicle », surMars Sample Return Mission (NASA), NASA(consulté le)
  29. (en) « Spacecraft › Sample Recovery Helicopters », surMars Sample Return Mission (NASA), NASA(consulté le)
  30. ab etc(en) « Spacecraft › Earth Return Orbiter », surMars Sample Return Mission (NASA), NASA(consulté le)

Bibliographie

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Scénario de la mission 2020-2031

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Mars 2020 /Perseverance

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Voir aussi

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