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| Mario Botta | |
Mario Botta à l'ambassade deSuisse àNew Delhi, en2010. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Naissance | (82 ans) Mendrisio,Tessin,Suisse |
| Nationalité | suisse |
| Œuvre | |
| Réalisations | San Francisco Museum of Modern Art Musée d'art contemporain Watari Cathédrale de la Résurrection d'Évry |
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Mario Botta, né le àMendrisio, dans lecanton du Tessin, est unarchitecte etdesigner[1] suisse. Architecte de premier plan, il est installé àMendrisio[2] au Tessin. De renommée internationale, il a réalisé de nombreux ouvrages (résidences d’habitation[3] mais aussi églises[4], bâtiments administratifs[5], musées et espaces culturels[6] et aménagements urbains[7]) principalement en Suisse et en Italie, mais aussi en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Grèce, en Ukraine, en Israël, en Inde, en Chine, au Japon, en Corée du Sud, en Bolivie et aux États-Unis.
Mario Botta quitte l’école obligatoire à 15 ans pour devenir, en1958, apprenti dessinateur en bâtiment dans le cabinet des architectesLuigi Camenisch etTita Carloni à Lugano et conçoit sa première maison l'année suivante (presbytère de Genestrerio, 1961-1963).
De1961 à1964, il étudie auLiceo Artistico àMilan puis, jusqu'en1969 à l'Université IUAV de Venise. En parallèle, il travaille en1965 dans l'atelier parisien deLe Corbusier. Son premier projet est une chapelle au sein du monastère Bigorio Capuchin (Tessin suisse) en 1966[8].
En1970, Mario Botta ouvre sa propre agence àLugano, et s’engage alors dans la réalisation de nombreuses maisons individuelles en Suisse mais aussi de projets majeurs qui lui valent une renommée internationale.
Il devient, dès1978, membre de la fédération suisse des architectes puis, de1982 à1987, membre de la commission fédérale des beaux-arts. Il a été membre suppléant du jury international réuni en 1983 pour choisir l'architecte chargé de construirel'Opéra Bastille à Paris. Il a enseigné àl’EPFL etl’EPFZ.
Il est considéré comme un représentant de l’École Tessinoise d’Architecture (it) et il a fondé, en 1996,l’Académie d’Architecture de Mendrisio[9] où il a enseigné.
En 2011 son cabinet Mario Botta Architetti déménage àMendrisio où il continue d’entreprendre de grands projets à l’étranger.
Mario Botta navigue dans ce queManfredo Tafuri appelle « l’utopie »[10]. Les architectes qui l'ont influencé sontLe Corbusier,Carlo Scarpa etLouis Kahn (Mario Botta :Architecture 1960 1985, Electa, 1986 p. 288).
Après avoir construit une vingtaine de maisons individuelles, Botta élargit son champ d'activité au début desannées 1980 à l’architecture bancaire, puis au design, et enfin aux constructions culturelles[11].
En 1985, il est retenu pour la conception duMusée d'Art contemporain Watari au Japon qu'il livre en 1990[12]. Il a ensuite notamment réalisé en 1991, pour le700e anniversaire de laConfédération, le Dôme d’Europa Park, en Allemagne, en 1995 leMusée d’Art Moderne deSan Francisco enCalifornie et lacathédrale d’Évry, en 1996 leMusée Tinguely àBâle, en Suisse, et l’église Saint Jean Baptiste (it) de Morgno en Italie, en 1997 leCentre Dürrenmatt sur les hauteurs deNeuchâtel, en Suisse, en 1998 laSynagogue Cymbalista àTel-Aviv enIsraël, en 2007 le controversécasino deCampione d’Italia en Italie et en 2010 le muséeBechtler àCharlotte, enCaroline du Nord. En,Labiomista[13] ouvre à Genk, en Belgique, un complexe visant à poursuivre le projet duCosmopolitan Chicken Project (en) en créant un espace de mixité naturelle pour favoriser la création de nouveaux génotypes chez le poulet, un bâtiment conçu par Mario Botta[14].
Les idées fortes que défend Botta sont que « l’architecture n’est pas un problème esthétique, mais éthique », conviction héritée deJohn Ruskin ; l’assurance que la maîtrise de la lumière n’est possible que par la simplicité des formes ; que la construction est « un acte de dialectique de la nature » ; que la peau d’une façade doit être riche et sobre à la fois[15].
Mario Botta réinvente des formes les plus simples, les plus évidentes - cercle, carré, rectangle - et les décline en de multiples combinaisons. Ses volumes servent ainsi le principe constant d’une distribution hiérarchique. Ces formes retrouvées par Botta ont en commun quelque chose d’archaïque, de préhistorique, qui rassure. Son œuvre rejette la grande série, il ne travaille pas pour une élite fortunée mais vise le simple individu. L’utilisation de la brique et de matériaux usuels rend le coût de ses maisons abordable : il n’excède guère celui d’une maison traditionnelle[15].
De plus, son engouement pour les arbres est tel qu’il les impose dans ses architectures comme un décor – qui n’existait pas dans l’architecture moderne – et non comme un lieu de promenade.
Une des œuvres les plus célèbres de Botta est la maison ronde de Stabio, 1982. Simple et très dépouillé, le cylindre qui la constitue n’emprisonne pas les éléments de la vie familiale, au contraire, il définit les espaces communs et réserve des lieux clos nécessaires à chacun.
En 50 ans de carrière, Mario Botta a conçu et bâti 22 bâtiments religieux dont laCathédrale de la Résurrection d'Évry considérée comme la seule cathédrale bâtie en France métropolitaine auXXe siècle[8], qui fait l'objet d'une exposition auRingturm Exhibition Center de Vienne[16].
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