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| Titulature | Princesse de Grèce et de Danemark Grande-duchesse de Russie |
|---|---|
| Dynastie | Maison de Glücksbourg |
| Nom de naissance | María tis Elládas |
| Naissance | Athènes (Grèce) |
| Décès | (à 64 ans) Athènes (Grèce) |
| Sépulture | Nécropole royale de Tatoï |
| Père | GeorgesIer de Grèce |
| Mère | Olga Constantinovna de Russie |
| Conjoint | Georges Mikhaïlovitch de Russie Periklís Ioannídis |
| Enfants | Nina Gueorguievna de Russie Xenia Gueorguievna de Russie |
| Religion | Orthodoxie grecque |
Marie de Grèce (engrec moderne :Μαρία της Ελλάδας /María tis Elládas), également connue sous le nom deMarie Gueorguievna de Russie (russe :Мари́я Гео́ргиевна из России /María Gueórguievna iz Rossi),princesse de Grèce et de Danemark puis, par son premier mariage,grande-duchesse de Russie, est née le20 février 1876 (dans le calendrier grégorien) àAthènes, enGrèce, et morte dans cette même ville le. Membre de lafamille royale de Grèce, c'est également unedessinatrice et une mémorialiste.
Fille du roiGeorgesIer et de son épouse la reineOlga, la princesse Marie est élevée dans l'amour de laGrèce et devient, en grandissant, une fervente patriote. Adolescente, elle demande ainsi à ses parents l'autorisation de ne pas épouser un prince étranger pour pouvoir passer toute sa vie dans son pays. Cependant, ses parents refusant de la voir conclure uneunion inégale, elle est finalement contrainte de se marier, en 1900, à un cousin de sa mère, le grand-ducGeorges Mikhaïlovitch de Russie. Installée àSaint-Pétersbourg avec son époux, Marie y donne naissance à deux filles, les princessesNina (née en 1901) etXenia de Russie (née en 1903).
Malgré l'amour de son époux, qui lui fait construire unpalais enCrimée, Marie ne parvient pas à s'adapter à la vie enRussie. Au fil des années, elle s'éloigne de Georges et trouve refuge à l'étranger. En voyage auRoyaume-Uni au moment du déclenchement de laPremière Guerre mondiale, elle choisit de ne pas rentrer à Saint-Pétersbourg etéchappe ainsi aumassacre des Romanov. Durant le conflit, la princesse fonde plusieurshôpitaux militaires en Angleterre, mais larévolution russe de 1917 la contraint à confier leur gestion à sa tante, la reine-mèreAlexandra.
Devenue veuve en 1919, Marie est confrontée à de graves difficultés financières. Privée de ressource, elle revient vivre en Grèce avec ses filles en 1920, après quoi elle noue une liaison avec l'amiralPeriklis Ioannidis, qu'elle épouse en 1922. Chassée de son pays par laproclamation de laDeuxième République hellénique en 1924, la princesse retourne vivre en Grande-Bretagne, avant de s'installer àRome. Après quelques années, toutefois, Marie s'attire les foudres du dictateurBenito Mussolini, qu'elle n'hésite pas à critiquer ouvertement en public. Larestauration deGeorges II sur le trône en 1935 permet finalement à la princesse de revenir séjourner en Grèce mais c'est ledéclenchement de laguerre italo-grecque en 1940 qui l'oblige à y rentrer définitivement. Elle meurt quelques semaines plus tard, non sans avoir laissé des mémoires et une importante collection de dessins.

La princesse Marie est la cinquième des huit enfants du roiGeorgesIer de Grèce (1845-1913) et de son épouse la grande-duchesseOlga Constantinovna de Russie (1851-1926). Par son père, elledescend du roiChristian IX de Danemark (1818-1906), surnommé le « Beau-père de l'Europe », et de la reineLouise de Hesse-Cassel (1817-1898) tandis que, par sa mère, elle est la petite-fille du grand-ducConstantin Nikolaïevitch de Russie (1827-1892) et de la princesseAlexandra de Saxe-Altenbourg (1830-1911).
Le30 avril 1900 (dans le calendrier grégorien), la princesse Marie épouse àCorfou, enGrèce, le grand-ducGeorges Mikhaïlovitch de Russie (1863-1919), lui-même fils du grand-ducMichel Nikolaïevitch de Russie (1832-1909) et de son épouse la princesseCécile de Bade (1839-1891).
De l'union de Marie et de Georges naissent deux filles :
Devenue veuve après l'assassinat de son époux par lesBolcheviks en 1919, la princesse Marie s'unit, en secondes noces, àWiesbaden, enAllemagne, le, à l'amiral grecPeriklis Ioannidis (1881-1965). De cette seconde union ne naît aucun enfant.

Née le20 février 1876 (dans le calendrier grégorien) aupalais royal d'Athènes, la princesse Marie est la cinquième des huit enfants du roiGeorgesIer de Grèce et de son épouse, la reineOlga Constantinovna de Russie[1],[2],[3]. Deuxième des filles du souverain, elle a la réputation d'être la moins jolie[4] mais aussi la plus intensément grecque. Les biographes de lafamille royale racontent en effet que, petite fille, elle éclate en sanglots en apprenant que sadynastie est étrangère et qu'aucune goutte de sang hellène ne coule dans ses veines. En outre, elle-même écrit, dans ses mémoires, qu'elle s'est toujours sentie« une authentique fille de la Grèce »[5],[6],[7].
La princesse grandit entre les palais d'Athènes et deTatoï. Enfant, elle effectue aussi de nombreux séjours à l'étranger et visite notamment leDanemark et laRussie[8]. Pour la princesse et sa fratrie, GeorgesIer et Olga Constantinovna se montrent des parents attentionnés et le roi participe souvent aux jeux de ses enfants[9]. Avec ses parents et sesnurses, Marie s'exprime enanglais mais c'est legrec qu'elle utilise avec ses frères et sœurs ou dans sa scolarité. Le roi Georges Ier insiste en effet pour que sa progéniture maîtrise parfaitement la langue de son peuple[10]. Il a ainsi coutume de répéter à sa progéniture :« N'oubliez jamais que vous êtes des étrangers parmi les Grecs, et faites en sorte qu'ils ne s'en souviennent jamais »[11].
Avec sa sœurAlexandra, Marie est confiée aux soins de la comtesse Gröben et d'une myriade de gouvernantes et de préceptrices de nationalités différentes[12],[3]. À la demande de son père, la princesse reçoit une éducation soignée, fondée sur l'étude des langues (grec, anglais,français etallemand) mais aussi de lalittérature, de l'arithmétique, de lamusique, dudessin et de lareligion orthodoxe. Elle pratique en outre l'équitation et lagymnastique[13]. Comme toutes les jeunes filles de son milieu, elle s'investit très jeune dans les œuvres de charité et sert notamment commeinfirmière durant laguerre gréco-turque de 1897[14]. Cela ne l'empêche pas d'être visée par un attentat, en même temps que son père, alors qu'elle se promène en carriole à Athènes le14 février 1898 (dans le calendrier grégorien)[15],[16],[17].

Adolescente, Marie fait connaître à son père, le roiGeorgesIer, son désir de rester vivre toute sa vie enGrèce et des rumeurs affirmant qu'elle est amoureuse d'un membre de la Cour commencent à circuler. Cependant, ses parents la contraignent à suivre le destin de la majorité des jeunes filles de son milieu : celui d'épouser un prince étranger et de le suivre dans son pays. L'année de ses 20 ans, deux soupirants demandent la princesse en mariage : le roiAlexandreIer de Serbie (dernier représentant de la dynastie desObrenović) et le grand-ducGeorges Mikhaïlovitch de Russie (cousin germain de la reineOlga)[18],[19],[20]. Contrairement aux attentes de sa famille, Marie rejette leurs demandes, trouvant le souverain serbe trop laid et le grand-duc russe trop vieux et ennuyeux[18],[19].
Déçu, AlexandreIer finit par jeter son dévolu sur l'une de ses concitoyennes,Draga Mašin, mais son rival s'obstine dans sa cour. Pendant cinq ans, le grand-duc Georges Mikhaïlovitch demande, deux fois par an, la main de Marie et, deux fois par an, celle-ci lui répond par la négative, au grand dam de sa mère, restée très nostalgique de laRussie. Sous les pressions de sa famille, la princesse grecque finit cependant par accepter le mariage, sans aucun enthousiasme[N 1]. Ayant obtenu de pouvoir célébrer son union en Grèce, elle épouse son cousin au cours d'une cérémonie relativement simple, organisée à l'église duvieux fort deCorfou, le30 avril 1900 (dans le calendrier grégorien)[21],[22],[23]. Elle est alors âgée de 24 ans et son époux en a treize de plus[19].
Après son mariage, Marie quitte, pour plusieurs années, son pays et part vivre en Russie[24]. Son mari étant directeur dumuséeAlexandre-III[25], elle s'installe avec lui àSaint-Pétersbourg, dans des appartements dupalais Michel. Peu de temps après, le couple fonde une famille et la princesse donne le jour à deux filles, les princessesNina (née en 1901) etXenia de Russie (née en 1903)[24],[26]. Maîtrisant mal lerusse, Marie s'exprime enfrançais avec son époux et enanglais avec ses enfants[19]. La famille mène grand train et effectue de nombreux séjours enFrance, auDanemark, auRoyaume-Uni et, bien sûr, en Grèce[27],[28]. Malgré tout, Marie ne parvient pas à s'adapter à sa nouvelle vie de grande-duchesse. Afin de combler sonmal du pays et lui rappeler son enfance enMéditerranée, Georges Mikhaïlovitch fait construire, en 1906, une somptueuse villa, nomméeHarax, sur lacôte criméenne. Cependant, en dépit de ses efforts, le grand-duc ne parvient pas à se gagner l'affection de son épouse, qui passe de plus en plus de temps sans lui à l'étranger[27],[29].
Le5 mars 1913 (dans le calendrier grégorien), le roiGeorgesIer est assassiné àThessalonique, ville dont laGrèce s'est emparée à l'occasion de laPremière Guerre balkanique[30]. Pour Marie, qui s'est considérablement rapprochée de son père après le mariage de sa sœurAlexandra (1889) et qui a joué, pour lui, le rôle de secrétaire privée jusqu'à son propre départ enRussie (1900)[31], l'événement est un coup terrible. Pendant de longues semaines, la princesse se montre inconsolable[28],[32]. C'est donc avec le plus grand détachement qu'elle assiste, peu de temps après les funérailles du roi, aux cérémonies qui marquent letricentenaire de ladynastie à laquelle appartient son époux[33].
Au printemps 1914, la grande-duchesse prend prétexte d'un rendez-vous médical pour la princesseXenia enGrande-Bretagne pour quitter laRussie avec ses filles et sa dame de compagnie, labaronne de Stoeckl. Après un séjour à l'hôtelClaridge's, la princesse s'installe dans la station thermale d'Harrogate, où le grand-ducGeorges Mikhaïlovitch est censé la rejoindre après quelques semaines. Cependant, le déclenchement de laPremière Guerre mondiale, le, contraint le grand-duc à annuler son voyage et à reprendre ses fonctions dans l'armée impériale. De son côté, la grande-duchesse fait le choix de prolonger son séjour au Royaume-Uni et se retrouve bientôt dans l'incapacité de regagner le pays de son époux[19],[34],[35].
Décidée à soutenir, malgré tout, les efforts de laTriple-Entente contre lesEmpires centraux, la grande-duchesse fonde un petithôpital militaire[N 2] à Harrogate. Destinée aux soldats britanniques etcanadiens, l'institution connaît un tel succès que la princesse finit par créer deux autres hôpitaux[N 3] et une maison de repos dans la cité thermale[19],[36],[37],[38]. Impressionné par son travail, son cousin, le roiGeorge V, lui confère laRoyal Red Cross en[38],[39]. Lorsqu'elle n'est pas à Harrogate, Marie habite avec ses filles et sa suite dans une grande demeure située dans le quartierlondonien deGrosvenor Square. Très proche de lafamille royale d'Angleterre, elle se rend presque chaque soir àMarlborough House pour y dîner et y jouer aux cartes avec la reine-mèreAlexandra[40],[39]. Marie fréquente aussi régulièrement sa cousine, la princesseVictoria du Royaume-Uni, avec laquelle elle entretient une étroite amitié depuis son enfance[41].
L'éclatement de larévolution russe en 1917 bouleverse le quotidien de Marie et de ses filles, qui cessent de recevoir des revenus de Saint-Pétersbourg[40]. Incapable de subventionner plus longtemps les hôpitaux qu'elle patronnait, la princesse grecque les confie à la protection de la reine Alexandra[19]. À la demande de ses patients, elle en reste toutefois directrice jusqu'à la fin du conflit[42]. Libérée de cette charge financière, Marie n'en est pas moins contrainte à déménager dans une résidence plus petite située à côté deRegent's Park[40]. En dépit de ces mesures, ce n'est que grâce au soutien de sa future belle-sœur, la richissime américaineNancy Leeds, que Marie ne sombre pas dans la pauvreté[43].
En 1918, le grand-duc Georges Mikhaïlovitch est arrêté par lesBolcheviks alors qu'il cherchait à émigrer en Grande-Bretagne[N 4],[42]. Informée des événements, Marie déploie de nombreux efforts pour le faire libérer, en même temps que d'autres de ses parents. Par l'intermédiaire de l'ambassade duDanemark, elle tente ainsi d'obtenir leur liberté en échange de 50 000 livres sterling, sans succès. Après plusieurs mois d'incertitude, le grand-duc est finalement fusillé à laforteresse Pierre-et-Paul dans la nuit du 16 au (29 au du calendrier grégorien), en même temps que son frèreNicolas Mikhaïlovitch, son beau-frèrePaul Alexandrovitch et leur cousinDimitri Constantinovitch[36],[44].
Tandis que lerégime tsariste s'effondre enRussie[45], la Grèce est secouée par unecrise politique qui oppose le roiConstantinIer, frère aîné de Marie, à son Premier ministre,Elefthérios Venizélos. Ayant fait le choix de maintenir son pays dans uneneutralité bienveillante envers l'Allemagne, le souverain s'attire les foudres de l'Entente[46], qui le destitue au profit de son deuxième fils,AlexandreIer, le28 mai 1917 (dans le calendrier grégorien)[47]. La majorité des membres de lafamille royale est alors conduite en exil enSuisse tandis que laGrèce entre officiellement dans la Première Guerre mondiale[48]. Dans ces conditions, Marie ne peut guère compter sur le soutien de sa parentèle.
Larappel de ConstantinIer sur le trône en permet finalement à Marie de rentrer en Grèce avec ses filles. Les trois princesses rejoignent alors le souverain et ses proches enItalie, où le petit groupe embarque à bord d'un navire de lamarine hellénique qui les emmène jusqu'àCorfou. Puis les membres de la famille royale poursuivent leur chemin à bord dudestroyerIerax, qui les conduit jusqu'àAthènes. Pendant ce voyage, Marie fait la connaissance du capitaine du navire, l'amiralPeriklis Ioannidis. Veuve et déterminée à finir ses jours avec un« Grec de sang », la princesse tombe sous le charme de l'homme de mer, qui vient de passer trois ans dans les geôlesvenizélistes à cause de son soutien à la monarchie[49].
De retour en Grèce, Marie s'installe dans la capitale[36]. Très appréciée de la famille royale, elle parvient même à se gagner l'affection de l'épouse dudiadoque Georges, la princesseÉlisabeth de Roumanie, dont les relations avec le reste de sa belle-famille sont pourtant difficiles[50]. Les liens de Marie avec ses filles sont en revanche beaucoup plus tendus. Les princesses accusent en effet leur mère d'avoir une responsabilité dans la disparition du grand-ducGeorges Mikhaïlovitch et lui reprochent aussi sa liaison avec Ioannidis. Le mariage de la princesseXenia avecWilliam B. Leeds Jr, fils deNancy Leeds, en 1921 s'explique ainsi en partie par la volonté de la jeune fille de 17 ans de prendre ses distances avec sa mère[51],[52]. En dépit de cette opposition, Marie finit par épouser Periklis Ioannidis en mais le mariage est célébré àWiesbaden, enAllemagne, et non en Grèce, où ConstantinIer vient d'abdiquer[36],[52],[53]. L'union n'est guère heureuse car l'amiral grec est un coureur de jupons, qui n'hésite pas à offrir à ses maîtresses des bijoux dérobés à sa femme. De son côté, Marie est une joueuse debackgammon invétérée dont l'époux est contraint de surveiller avec soin les dépenses[54],[55].

Installés àAthènes, Marie etPeriklis quittent laGrèce au moment de laproclamation de laDeuxième République hellénique, en 1924[54]. Le couple trouve alors refuge auRoyaume-Uni[54], où Marie est bientôt rejointe par sa mère, la reineOlga Constantinovna[53],[56]. Logée près deRegent's Park[57], la princesse grecque s'adonne au dessin et réalise une série de petits personnages qu'elle baptise « katoufs ». Émerveillée par ses réalisations, laprincesse Troubetzkoï, belle-mère de la princesseNina de Russie, la convainc alors de publier ses œuvres. Marie désirant ajouter du texte à ses dessins, la princesse Troubetzkoï compose pour elle une série de vers en rimes et les deux femmes publient, en 1925, un livre pour enfants dédicacé à leur petit-fils, le princeDavid Chavchavadze[58].
En Grande-Bretagne, Marie et Periklis peuvent compter sur la protection de la reine-mèreAlexandra de Danemark mais les choses se compliquent après la mort de celle-ci, en 1925. Ne pouvant soutenir le train de vie en vigueur en Angleterre, le couple choisit de partir vivre àRome, enItalie, où il acquiert une résidence, la villa Attica, située rue Antonio-Bertoloni[54],[55]. Le couple y mène une existence relativement simple, et Marie partage son temps entre le jardinage et l'écriture de sesmémoires, publiés des années plus tard par ses petits-enfants[54].
Au cours de l'année 1933, Marie séjourne quelques mois aux États-Unis, où elle rend visite à ses filles et à ses deux petits-enfants, qui résident àLong Island, près deNew York[59].
Proche de lareine d'Italie, née princesse deMonténégro, Marie entretient des relations cordiales avec lamaison de Savoie, qu'elle fréquente régulièrement. Il n'en va pas de même avec le dictateurBenito Mussolini, dont la princesse finit par s'attirer les foudres à force de critiques publiques[60],[61].Fumeuse invétérée, Marie part, en 1940, effectuer unecure enAllemagne en compagnie de Periklis et de sa nièce,Hélène de Grèce. À leur retour, la princesse et son époux se voient interdire l'entrée en territoire italien et c'est seulement après l'intervention de la reine d'Italie que Marie est finalement autorisée à revenir, seule et pour trois mois, à la villa Attica[N 5],[19],[62],[63].
Larestauration du roiGeorges II enGrèce en 1935 permet à Marie et Periklis de revenir séjourner dans leur terre natale[60]. Durant leurs voyages, la princesse se consacre à l'aquarelle et auxtravaux d'aiguille. Fascinée par labroderie traditionnelle grecque, elle décide de collecter et de reproduire le travail de la paysannerie, dans le but de le préserver. Parcourant le pays, elle copie aussi les ornements des églises orthodoxes[N 6],[64].

Au fil des années, la santé de la princesse se dégrade. Finalement chassée d'Italie, avec d'autres membres de lafamille royale (Aspasia Manos et sa filleAlexandra), par ledéclenchement laguerre italo-grecque en[65], son état de santé se détériore terriblement durant la traversée desBalkans[63],[64]. À son arrivée àAthènes, lediadoquePaul et son épouseFrederika l'accueillent dans leurrésidence dePsychiko pour la soigner. Elle y meurt d'uncrise cardiaque le, à l'âge de 64 ans. Enterrée àTatoï, ses funérailles se déroulent quelques mois avant l'invasion de la Grèce par les puissances de l'Axe, en[64],[66].
ÀNéa Smyrni, dans la banlieue d'Athènes, l'église du Saint-Sauveur commémore l'attentat du14 février 1898 (dans le calendrier grégorien), auxquels ont réchappé le roiGeorgesIer et sa fille Marie. Édifiée grâce à une souscription mise en place par la reineOlga, l'église a notamment bénéficié d'un don de 8 000 drachmes offerts par le grand-ducGeorges Mikhaïlovitch de Russie[16],[17].
À sa mort, la princesse Marie de Grèce lègue sa collection de 600 « katoufs » à sa deuxième fille, la princesseXenia Georgievna. Après quelques années, cette dernière s'en défait et les offre à l'une de ses amies new-yorkaises, Carmela Abbondandolo. En 2004, un descendant de celle-ci, Tom Abbondandolo, publie une sélection de dessins sous le titreA Tale of Katoufs, From Royal Times To Nursery Rhymes[67].
Parallèlement, entre et, lemusée national hellénique deChicago présente une exposition consacrée aux dessins de la princesse Marie et intitulée « The Art of Princess Marie of Greece, an art collection »[58],[68].
Après laPremière Guerre mondiale, un petit monument à la mémoire des 9 soldats morts dans les hôpitaux de Marie est élevé àHarrogate[69].
En 2014, une pièce, intituléeThat Most Gracious and Noble Lady, est jouée à l'occasion dufestival international d'Harrogate. Écrite par l'historien local Malcolm Neesam et interprétée par les acteursEdward Fox etJoanna David, elle raconte la relation qu'entretenait Marie avec les soldats dont elle prenait soin[70].
| Michel, Gd-duc de Russie Cécile, Pcesse de Bade | GeorgesIer, Roi des Hellènes Olga, Gde-Dsse de Russie | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Alexandre, Pce Chavchavadze Marie Rodzianko | Georges, Gd-duc de Russie | Marie, Pcesse de Grèce | Periklís Ioannídis, Gouverneur du Dodécanèse | William B. LeedsSr., « Le roi de l'étain » | Nancy Stewart | Christophe, Pce de Grèce | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Paul, Pce Chavchavadze | Nina, Pcesse de Russie | Xenia, Pcesse de Russie | William B. LeedsJr., « Poor Little Rich Boy » | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| David, Pce Chavchavadze 1°- Helen Husted 2°- Judith Clippinger | Nancy Leeds Edward J. WynkoopJr. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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