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Décès | |
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Activité | |
Conjoint | Virginie de Saint-Pierre(d) ![]() |
Grade militaire | |
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Distinction | |
Archives conservées par | Service historique de la Défense (GR 7 YD 1184)[1] ![]() |
Marie Joseph Gazan, né àAntibes le mort le àParis, est un militaire français.
Il avait débuté dans la carrière diplomatique comme attaché à la légation de Malle ; mais son goût prononcé pour les armes et l'exemple des générauxVial etGazan, ses parents le détournèrent bientôt de son premier choix et il entra, en1804, à l'École spéciale de Fontainebleau, comme sous-lieutenant. Il servit enAutriche, enPrusse, enPologne sous les générauxBernadotte,Augereau etVictor, et reçut deux blessures graves àIéna et àEylau.
Passé enEspagne avec le corps deVictor il fut fait capitaine et légionnaire après labataille de Talavera et de Reyna où unbiscaïen lui avait fracassé le bras. Blessé une quatrième fois aucombat de Chiclona en mars1811, il accompagna le général Vial à l'armée d'Allemagne, en qualité de chef de bataillon aide-de-camp, reçut un éclat d'obus à la tête à labataille de Dresde et eut son cheval tué sous lui par un boulet à l'attaque du village deProbo-Rheyda ; à lapremière journée de Leipzig sa conduite dans cette bataille lui mérita la croix deSaint-Louis ().
Sous laRestauration ses graves blessures ne lui permettant pas un service actif, car il avait subi deux fois la douloureuse opération dutrépan, le commandant obtint la lieutenance de l'île Sainte-Marguerite, et passa en1821 à l'état-major de la place deParis où il devint colonel. Nommémaréchal de camp le, il remplaça l'année suivante le généralCubières dans le commandement des troupes françaises àAncône, où régnait encore ce terrible fléau qui ne devait l'épargner alors que pour le frapper dix ans plus tard.
À son retour enFrance en1839, il fut employé dans le département de l'Eure, puis il commanda une brigade de la division hors Paris, où ses nouveaux services lui valurent le grade de lieutenant-général le. Appelé, à la fin de cette année, à la direction du personnel et des opérations militaires au ministère de la Guerre, le général Gazan se fit remarquer, autant par ses connaissances administratives, que par un caractère plein d'aménité dans ses relations avec les militaires et les fonctionnaires de tous grades et de toutes classes. Il est promu grand officier de laLégion d'honneur le. Après laRévolution française de 1848 il quitta le ministère et demanda sa retraite en formant le vœu patriotique de pouvoir, en cas de guerre, reprendre un commandement actif, afin de consacrer à la République ce qui lui restait encore de force et de santé.
Il avait épousé en 1822 Virginie de Saint-Pierre, la fille de l'écrivainJacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, auteur du romanPaul et Virginie[2].
Il est mort ducholéra, à Paris, le, sans postérité et est inhumé aucimetière du Père-Lachaise (11e division)[3].
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