Marey-sur-Tille fait partie du canton d'Is-sur-Tille et se situe à environ 10 km au nord de ce village, 11 km à l’ouest de Selongey, 9 km au sud de la Haute-Marne et à 11 km au sud de Grancey-le-Château.
Au, Marey-sur-Tille est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11].Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67 %),terres arables (27,9 %), prairies (3,4 %), zones urbanisées (1,7 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Village très ancien dont on trouve la trace dès le premier millénaire.En 1012, Marey passa de l'abbaye de Flavigny à celle de Saint-Bénigne.D'abord de la baronnie de Saulx-le-Duc, Marey tomba sous la houlette de la baronnie de Grancey.
Un des seigneurs Guillaume de Médavy forma la branche des comtes de Marey vers 1650.
Son fils mort à la guerre ne laissa pas de descendance, Marey resta ainsi aux comtes de Grancey.
On a exploité lefer depuis très longtemps à Marey.Courtépée indiquait d'ailleurs que c'était le fer le plus pur de France.
Dessin d'une statue de saint Loup du XVIe siècle, en pierre sculptée et peinte, provenant de l'église de Marey-sur-Tille (Musée de Cluny)[16].
Lacarte de Cassini ci-dessus montre qu'au XVIIIe siècle,Marey, qui n'est alors pas encore suivi de l’appellation sur-Tille est uneparoisse implantée sur la rive droite de la rivière LaTille qui traverse le terroir du village du nord-ouest au sud-est. Deux moulins à eau symbolisés par une roue dentée sont représentés sur le cours de la rivière dans sa traversée du village, dontle Moulin à Foulon. Dans lesmoulins à foulons, les tissus étaient battus par des maillets entraînés par la force motrice de l’eau. Un pont en bois permettait de traverser la rivière. Au nord-ouest, un autre moulin à eauLa Forge de Marey est représenté. Les maillets du moulin servaient à battre le fer extrait du minerai présent dans le secteur. Des vestiges ont encore présents de nos jours au lieu-ditLes Forges. Deux fermes sont représentées au sud-ouestBonvent' etla Brulée. À cette époque, le village était beaucoup plus peuplé qu'aujourd'hui, 650 habitants contre 325 actuellement, soit exactement le double.
Carte postale de la gare de Marey-sur-Tille vers 1910.
Horaire de la ligne de Châtillon-sur-Seine à Is-sur-Tille en 1914.
Décret d'ouverture de la ligne le 9 décembre 1882.
De 1882 au 2 mars 1969, la commune a été traversée par laligne de chemin de fer de Troyes à Gray, qui, venant de la gare de Pavillon-lès-Grancey (aujourd'huiGrancey-le-Château-Neuvelle) suivait la rive droite de LaTille, passait en plein milieu du village où se situait la gare et ensuite se dirigeait vers la halte de Villey-Crécey, commune aux villages deVilley-sur-Tille etCrécey-sur-Tille puis vers la gare d'Is-sur-Tille. L'horaire ci-dessus montre qu'en 1914, 4 trains s'arrêtaient à la gare chaque jour dans le sens Troyes-Gray et 4 autres dans l'autre sens. À une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises. À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le 2 mars 1969 au trafic voyageurs. La ligne, encore en place, est utilisée épisodiquement pour un service de maintenance.
L'autre activité qui occupa beaucoup de ses habitants fut le tissage des draps à partir de la culture du chanvre.
Village du canton de Selongey, le conseil municipal demanda son rattachement à Is-sur- Tille en 1932.
Ce village abrite le LAMS 21 (Laboratoire d'Analyse Micro Biologique des Sols) créé par Claude et Lydia Bourguignon.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].
En 2023, la commune comptait 330 habitants[Note 3], en évolution de +2,17 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %,France horsMayotte : +2,36 %).
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
6 Bernard Sonnet,Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, T. XXXV, 1987-1989, p. 345-3527 Marguerite Guillaume,Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, T. XXXIII, 1982-1983, p. 239-254