| Marchémoret | |||||
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Seine-et-Marne | ||||
| Arrondissement | Meaux | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Plaines et Monts de France | ||||
| Maire Mandat | Jean-Louis Durand 2020-2026 | ||||
| Code postal | 77230 | ||||
| Code commune | 77273 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Marchois | ||||
| Population municipale | 659 hab.(2023 | ||||
| Densité | 94 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 03′ nord, 2° 46′ est | ||||
| Altitude | Min. 98 m Max. 152 m | ||||
| Superficie | 7,04 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Mitry-Mory | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Seine-et-Marne Géolocalisation sur la carte :Île-de-France | |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.marchemoret.fr | ||||
| modifier | |||||
Marchémoret est unecommune française située dans ledépartement deSeine-et-Marne enrégionÎle-de-France.
La commune est située à environ 8 kilomètres à l’est deDammartin-en-Goële[Carte 1].
Elle est proche de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (environ 18,8 kilomètres).
Les communes limitrophes sontLagny-le-Sec,Montgé-en-Goële,Oissery,Rouvres,Saint-Mard,Saint-Pathus etSaint-Soupplets.
| Rouvres | Lagny-le-Sec(Oise) | Saint-Pathus |
| Saint-Mard | Oissery | |
| Montgé-en-Goële | Saint-Soupplets |
La commune est classée en zone desismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1].

Le réseau hydrographique de la commune se compose de deuxcours d'eau référencés :
La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 1,32 km[4].
Afin d’atteindre lebon état des eaux imposé par laDirective-cadre sur l'eau du, plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : leSDAGE, à l’échelle dubassin hydrographique, et leSAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources eneau superficielle etsouterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein dubassin Seine-Normandie[5].
La commune fait partie du SAGE « Nonette », approuvé le. Le territoire de ce SAGE concerne le bassin versant de laNonette et de ses deux principaux affluents, laLaunette et l’Aunette. Il inclut totalement ou partiellement 53 communes, dont 47 sur le département de l’Oise et 6 sur celui de le département de Seine-et-Marne, pour une superficie de 413 km2[6]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat Interdépartemental du SAGE de la Nonette, qualifié de « structure porteuse », un syndicat créé en 1968[7].
Pour des articles plus généraux, voirClimat de l'Île-de-France etClimat de Seine-et-Marne.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans lazone H1a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,9 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 727 mm, avec11,3 jours de précipitations en janvier et8,2 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune duPlessis-Belleville à5 km àvol d'oiseau[14], est de11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 661,7 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de42,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de−14,1 °C, atteinte le[Note 1].

L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Marchémoret comprend une ZNIEFF detype 1[Note 2],[17],[Carte 2], la « Forêt de Montge-en-Goële » (804,67 ha), couvrant 5 communes du département[18].
Au, Marchémoret est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[20]. Cette aire regroupe 1 929 communes[21],[22].

La commune compte36lieux-dits administratifs[Note 4] répertoriés consultables ici[23] dontLessart.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (96,2 %), forêts (3,8 %)[24].
Parallèlement,L'Institut Paris Région,agence d'urbanisme de la régionÎle-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[25],[26],[Carte 3]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 4].
Laloi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’unSCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Roissy Pays de France, approuvé le et porté par la communauté d’agglomération Roissy Pays de France[27].
La commune disposait en 2019 d'unplan local d'urbanisme en révision[28]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 5].
En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de200 dont 85 % de maisons et 14,5 % d'appartements.
Parmi ces logements, 94 % étaient des résidences principales, 2,5 % des résidences secondaires et 3,5 % des logements vacants[Note 5].
La part desménagesfiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 75 % contre 25 % de locataires[29].
La commune est desservie par
Le nom de la localité est mentionné sous les formesMarchemoret en 1189[30] ;Marchiemoretum en 1203[31] ;Marchié Moret en 1252[32] ; « Villa Marchesi Moreti subtus Noam fortem » en 1266[33] ;Marchiemoret, Marchemouret en 1274[34] ;La seigneurie de Marché Marais en 1668[35] ;Marchemorel en 1757 (Cassini)[36].
Toponyme composé deMarche (« région frontière »)[Note 6] et du radicalMoret, du celtiquemora, de l'ancien françaismorée (« marécage, marais »)[37].
Mentionné au12e. Seigneurie de Lessart relevant du comté de Dammartin.
AuMoyen Âge, Marchémoret est une paroisse faisant partie du doyenné d'Acy situé dans l'ancien pays deMultien.
En 1521, le chancelierAntoine Duprat, 1463-1535, est seigneur deNantouillet, de Marchémoret[38] et deRosoy-en-Multien.
Le, le Tiers État de Lessart rédige son cahier de doléances pour les états généraux.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Les données manquantes sont à compléter. | ||||
| 1804 | Jean Baptiste Lhoste | agriculteur | ||
| 1816 | 1827 | André Patriat | agriculteur, beau-frère du précédent | |
| 1828 | 1884 | Martin Théophile Lhoste | agriculteur, fils de Jean Baptiste Lhoste | |
| mars 2008 | en cours | Jean-Louis Durand | LR | Président de la Communauté de communes |
L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. Laloi NOTRe de 2015 a accru le rôle desEPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au, mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au[39],[40].
En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Marchémoret est assurée par lacommunauté de communes Plaines et monts de France (CCPMF) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le[41],[42],[43].
L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[44]. Lacommunauté de communes Plaines et monts de France (CCPMF) assure pour le compte de la commune leservice public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[41],[45].
En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par lacommunauté de communes Plaines et monts de France (CCPMF) qui en a délégué la gestion à une entreprise privée, dont le contrat expire le[41],[46].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[48].
En 2023, la commune comptait 659 habitants[Note 7], en évolution de +16,84 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 236 | 228 | 235 | 221 | 225 | 210 | 199 | 264 | 235 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 201 | 170 | 174 | 141 | 126 | 131 | 165 | 130 | 125 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 110 | 108 | 87 | 105 | 186 | 175 | 139 | 112 | 132 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 137 | 110 | 214 | 258 | 307 | 332 | 455 | 548 | 565 |
| 2021 | 2023 | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 604 | 659 | - | - | - | - | - | - | - |

Marchémoret est dans lapetite région agricole dénommée la « Goële et Multien », regroupant deux petites régions naturelles, respectivement laGoële et le pays de Meaux (Multien)[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 8] de l'agriculture sur la commune est diverses cultures (hors céréales et oléoprotéagineux, fleurs et fruits)[51].
Si la productivité agricole de laSeine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de2 000 ha par an dans lesannées 1980, moins dans lesannées 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans lesannées 2010[52]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 2 en 1988 à 1 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de172 ha en 1988 à334 ha en 2010[51].Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Marchémoret, observées sur une période de 22 ans :
| 1988 | 2000 | 2010 | |
|---|---|---|---|
| Dimension économique[51],[Note 9] | |||
| Nombre d’exploitations (u) | 2 | 1 | 1 |
| Travail (UTA) | 3 | 3 | 2 |
| Surface agricole utilisée (ha) | 344 | 338 | 334 |
| Cultures[53] | |||
| Terres labourables (ha) | s | s | s |
| Céréales (ha) | s | s | s |
| dontblé tendre (ha) | s | s | s |
| dontmaïs-grain et maïs-semence (ha) | s | s | s |
| Tournesol (ha) | 0 | ||
| Colza etnavette (ha) | s | s | s |
| Élevage[51] | |||
| Cheptel (UGBTA[Note 10]) | 0 | 0 | 0 |

Église Notre-Dame-de-l'Assomption (XVIIIe siècle), intégrée dans une habitation : clochetonXVIIIe, mobilierXVIIIe et XIXe siècles, autel de bois sculptéXVIIIe, cimetière alentour.
Croix de Lessart.
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