| Nom de naissance | Marcel Toussaint Louis Joseph Terfve |
|---|---|
| Naissance | Liège |
| Décès | (à 24 ans) Canal Gand-Terneuse devantKluizen |
| Nationalité | Belge |
| Pays de résidence | |
| Profession | Agent d'assurances |
| Ascendants | Gilles Terfve Marie Jeanne Drapier |
Compléments
Dernier soldat belge tué lors de laPremière Guerre mondiale (un quart d'heure avant l'armistice de 1918)
Marcel Toussaint Terfve, né àLiège, le et mort au combat, le à 10h45, le long ducanal Gand-Terneuse devant le village deKluizen fut le dernier soldat belge tué lors de laPremière Guerre mondiale[1],[2],[3],[4].
Marcel Toussaint Terfve nait àLiège (Sainte-Maude), le. Son père, Gilles, est aspirant notaire et sa mère, française, Marie-Jeanne Drapier, est sans profession[5]. Célibataire, Marcel Toussaint Terfve était inspecteur d'assurances. En1914, il se porte volontaire et est enrôlé dans le1er régiment de ligne (3e compagnie). Au sein du premier régiment, il connaîtra la défense de la ligne de laGette, labataille de l'Yser en, la chute deDixmude et passera les 4 années de guerre dans les tranchées[6].
EnFrance, il fait des études pour passer sous-officier et devientadjudant, il rejoint le front en vue de passersous-lieutenant mais il demande sa rétrogradation pour restercaporal au sein de son unité[2].
Le, le premier régiment a rejoint la rive gauche ducanal Gand-Terneuse devant le village deKluizen[2]. À 6h40, le premier régiment reçoit un message du haut-commandement informant qu'uncessez-le-feu interviendrait à 11h. Ce message est confirmé à 9h08. Un officier note cependant qu'il existe encore un nid de mitrailleuses sur la rive droite du canal. À 10h42, trois soldats sont fauchés par un tir de mitrailleuse en bord du canal. Deux sont grièvement blessés, le troisième, Marcel Toussaint Terfve a reçu une balle qui lui a perforé le poumon gauche, on tente de lui venir en aide mais il succombe à sa blessure à 10h45, un quart d'heureavant la paix[1].
Marcel Toussaint Terfve est d'abord inhumé àEeklo. Il sera réinhumé par la suite au cimetière deMons Crotteux, le[2],[Notes 1].
Il n'existe actuellement aucun monument à la mémoire de ce soldat comme il en existe pourAntoine Fonck, le premier soldat belge mort le. Sa sépulture semble également ne pas avoir été conservée[2].
« Il y a tout dans la courte vie de ce jeune homme. Le courage évident de son engagement volontaire, la solidarité exprimée par sa décision de ne pas monter en grade pour rester au contact de ses camarades d’unité et, bien sûr, l’horreur de la guerre qui tua encore jusqu’aux derniers instants. Sans nécessité. Arbitrairement. Au hasard d’un tir inutile et d’un moment d’imprudence. Tous, nous aurions pu être ce Marcel Terfve ou un des quelque 40 000 autres soldats belges morts entre 1914 et 1918[6]. »