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Marcel Thiry

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Pour les articles homonymes, voirThiry.

Marcel Thiry
Description de cette image, également commentée ci-après
Marcel Thiry
Données clés
Naissance
Charleroi,Drapeau de la BelgiqueBelgique
Décès(à 80 ans)
Vaux-sous-Chèvremont
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écritureFrançais

Œuvres principales

  • Toi qui pâlis au nom de Vancouver
  • Statue de la fatigue
  • La Mer de la tranquillité

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Marcel Thiry, né le àCharleroi et mort le àVaux-sous-Chèvremont, est unhomme politique etécrivainbelge d'expression française et unmilitant wallon.

Biographie

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Marcel Oscar Camille Lucien Gaston Thiry, né le à Charleroi, est le fils de Camille Thiry, employé, et de Zoé Anème. Il s'est marié deux fois : avec Marguerite Kemna puis après son décès avec May Gerard. Sa fille,Lise Thiry, est une virologue de réputation mondiale.

LaPremière Guerre mondiale qui débute en, interrompt ses études secondaires. Il s'engage alors dans l'armée belge comme volontaire de guerre et rejoint le corps des autocanons belges qui est envoyé sur le front russe[1].

Après l'armistice, il étudie le droit à l’Université de Liège. La mort de son père le conduit à reprendre le commerce familial de bois et de charbon en 1928. Antifasciste, Marcel Thiry dénonce le régime fasciste hitlérien qui s'est installé en Allemagne en 1933. De même, il dénonce son alter ego belge, lerexisme et la politique belge de neutralité deLéopold III et de l'état-major belge. À rebours de cette stratégie, il prône une alliance avec la France. En 1940, il publie le pamphletHitler n’est pasjeune. Il fait connaître ses positions dansL’Action wallonne, journal dirigé par son ami Georges Thone[1].

Pendant laSeconde Guerre mondiale, étant connu pour ses opinions antifascistes, il reste dans la clandestinité en Belgique occupée par l'armée allemande. Anticipant laLibération, il participe toutefois à la préparation d'unCongrès national wallon[1].

Dans les années 1950, laQuestion royale le conduit à envisager pour la Belgique une solutionfédéraliste : il publieLettre aux jeunes Wallons (1960) où il exhorte « sauver l’existence de la Wallonie comme peuple français ».

En 1968, il est cofondateur duRassemblement wallon, parti politique fédéraliste, qui revendique l'autonomie de laWallonie. De 1968 à 1974, il siège auSénat où il défend la langue française et les minorités linguistiques notamment dans lesFourons. De même, Marcel Thiry a toujours prôné une solidarité étroite entre la Wallonie etBruxelles. En 1972, il est nommé vice-Président du Conseil culturel de la Communauté française. Il est délégué par le gouvernement à l’ONU et député européen de 1972 à son décès en 1977[1].

En 1939, il est élu à l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises. De 1960 à 1972, il en est secrétaire perpétuel.

Contribution dans la littérature

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Le vers célèbreToi qui pâlis au nom de Vancouver donne le titre de son plus célèbre recueil de poèmes. On lui doit égalementLa Mer de la tranquillité (1938),Nouvelles du grand possible (1960) etNondum jam non (1966).

Principales œuvres

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Poésie

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  • Le cœur et les sens (1919)
  • Toi qui pâlis au nom de Vancouver (1924)
  • Plongeantes Proues (1925)
  • L'Enfant prodigue (1927)
  • Statue de la fatiguePrix triennal de poésie 1934
  • Marchands (1936)
  • La Mer de la Tranquillité (1938)
  • Âges (1950)
  • Usine à penser des choses tristes (1957)
  • Vie-Poésie (1961)
  • Le Festin d'attente (1963)
  • Le Jardin fixe (1969)
  • Saison cinq et quatre proses (1969)
  • L'Ego des neiges (1972)
  • Songes et spélonques (1973)
  • L'Encore (1975)

Romans et nouvelles

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  • Échec au temps (1945)
  • Juste ou la Quête d'Hélène (1953)
  • Comme si (1959)
  • Nouvelles du Grand Possible (1960)
  • Simul et autres cas (1963)
  • Nondum jam non (1966)

Essais

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  • Voir grand (1921), essai politique
  • Hitler n'est pas jeune (1940), pamphlet
  • Lettre aux jeunes Wallons (1960), essai politique
  • Le Poème et la langue (1967), essai littéraire

Prix Marcel Thiry

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Article détaillé :Prix Marcel Thiry.

La Ville deLiège a institué en l'an 2000 un Prix littéraire Marcel Thiry pour honorer la mémoire du poète et écrivain.

Ce prix annuel récompense alternativement une œuvre poétique et une œuvre romanesque.

Bibliographie

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  • Les nouvelles du grand possible - collectionBabel N°17
  • August Thiry,Histoire Belge. Een Belgisch expeditiecorps in Rusland (1915-1918), dans Eddy Stols -Emmanuel Waegemans (red.)Montagne Russe. Belevenissen van Belgen in Rusland, EPO, 1989
  • Passage à Kiew. [Bruxelles], Académie royale de langue et littérature françaises, 1990, 184 p. (Histoire littéraire).
  • Le tour du monde en guerre des autos-canons belges 1915-1918, suivi de Lettres inédites d’Oscar et Marcel Thiry à leur famille pendant la première guerre mondiale, [Bruxelles], Le grand miroir, Académie royale de langue et littérature françaises, 2003, 222 p.
  • Reizigers door de Grote Oorlog, Davidsfonds, 2008, 324 p. Illustrated non-fiction work by August Thiry about the worldwide odyssey of Marcel Thiry with the Belgian ACM-corps (1915-1918).
  • Encyclopédie du Mouvement wallon, sous la direction scientifique de Paul Delforge, Philippe Destatte et Micheline Libon, Charleroi, 2001, tome 3.
  • Roger Bodart,Marcel Thiry, Paris, éd. Pierre Seghers, collection "Poètes d'aujourd'hui", 1964

Fonds Marcel Thiry

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Cinéma

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Jean Delire a adapté deux fois Marcel Thiry :

  • Une simple alerte (1967), court métrage (28 minutes) d'après la nouvelle éponyme parue en 1967 auxÉditions Marabout dans le recueilNouvelles du Grand Possible. Apparition deMaurice Béjart.
  • L'enlèvement d'Europe (1969), téléfilm, 35 minutes

Hommages et distinction

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En1964, il reçoit leprix quinquennal de littérature pour l'ensemble de sa carrière.

En hommage à son œuvre, des avenues et rues lui ont été dédiées à Chaudfontaine, Liège,Woluwe-Saint-Lambert etLouvain-la-Neuve.

Marcel Thiry a été choisi comme un des Cent Wallons du siècle, par l'Institut Jules Destrée, en 1995.

En 1946, la distinction suivante lui a été attribuée parCharles de Belgique, prince régent :

Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. abc etd« Thiry Marcel », surConnaître la Wallonie(consulté le)
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