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Marcel Brion

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Pour les articles homonymes, voirBrion.

Marcel Brion
Fonction
Fauteuil 33 de l'Académie française
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Marcel Marius Gabriel BrionVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Rédacteur à
Conjoint
Enfant
Autres informations
Membre de
Conflit
Distinctions
Plaque au n° 32 rue du Bac (Paris).
Vue de la sépulture.

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Marcel Brion, né le àMarseille et mort le àParis7e[1], est unromancier,essayiste,critique littéraire ethistorien de l'art français. Spécialiste de laRenaissance italienne et de l'Allemagneromantique, il est élu à l'Académie française en1964.

Biographie

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Fils de l'avocat marseillais Raoul Brion (1870-1957), Marcel Brion a pour condisciples, dans sa classe de sixième dulycée Thiers de Marseille,Marcel Pagnol etAlbert Cohen[2],[3],[4]. Après avoir achevé ses études secondaires aucollège Champittet, enSuisse, il suit des études de droit à la faculté d'Aix-en-Provence.Avocat au barreau de Marseille entre1920 et1924, il abandonne très tôt sa carrière de juriste pour se tourner vers la littérature[5].

Issu d'une famille d'origineprovençale etirlandaise, son nom « Brion » est une francisation de « O'Brion ».

Collaborateur régulier pour laRevue des deux Mondes etLes Nouvelles littéraires[5], Marcel Brion dirige pendant vingt ans la rubrique « Littérature étrangère » du quotidienLe Monde. Il contribue à faire connaître au public français des auteurs tels queRainer Maria Rilke,James Joyce ou encoreDino Buzzati. À cet égard,Marcel Schneider aura ce commentaire :

« Marcel Brion, c'était l'Europe avant la lettre. Il connaissait sept des langues principales parlées enOccident, et il les connaissait en découvreur de talents. Il a su choisir et il ne s'est pas trompé » (Le Figaro,).

En1964, il est élu à l'Académie française au fauteuil deJean-Louis Vaudoyer dont il était un ami proche[5].

Il meurt le, à son domicile 32,rue du Bac à Paris, où il vécut près de quarante ans et écrivit la plus grande partie de son œuvre. Marcel Brion laisse près de cent ouvrages. Il est enterré aucimetière des Longs Réages àMeudon.

Son épouseLiliane Brion-Guerry fut directrice du département esthétique auCNRS. Son fils,Patrick Brion, critique et historien du cinéma, est la « voix » duCinéma de minuit deFrance 3. Sa fille, Agnès Brion, s'efforce de poursuivre l'œuvre de son père en assurant les rééditions des ouvrages de Marcel Brion et en publiant des œuvres inédites

Distinctions et prix littéraires

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Parmi les nombreux prix littéraires décernés à Marcel Brion :

Œuvre

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Essais

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À travers son activité d'historien de l'art, Marcel Brion s'est intéressé avant tout aux différents aspects de la civilisation européenne : la musique, avec en particulier sonMozart, la peinture, la sculpture, les icônes. Cette multiplicité des thèmes et des cultures lui vaut d'être aujourd'hui traduit enAllemagne, enEspagne, auPortugal, enItalie et enRussie, pays dont l'héritage lui a inspiré des articles et des livres qu'il considérait lui-même comme autant de « voyages » dans un sens presque initiatique, de ces voyages dont il écrit, dans son essai surNovalis :« La durée du voyage ignore toutes les limites que le temps met à l'activité de l'homme ».

Il s'est illustré avec une série d'ouvrages sur l'art de laRenaissance italienne :Giotto (1928),Botticelli (1932),Michel-Ange (1939) ouLéonard de Vinci (1952).

En tant qu'historien, il aborde dans ses biographies des personnages aussi divers queFrédéric II du Saint-Empire (FrédéricII de Hohenstaufen, 1948),Laurent le Magnifique (1937),Machiavel (1948),Las Casas (1928) ouRudyard Kipling (1929).

Toutefois, l'autre grand versant de son travail de critique et d'historien concerne l'Allemagne et leromantisme, avec les quatre volumes de sonAllemagne romantique, où il analyse notamment l'œuvre deHeinrich von Kleist,Brentano,Hoffmann,Eichendorff,Hölderlin,Schiller etAchim von Arnim ; ses ouvrages surGoethe ou surRobert Schumann et l'âme romantique ; de même, sa synthèse sur lefantastique (Art fantastique, 1961). Enfin, à partir desannées 1950, Marcel Brion consacre plusieurs textes à la peinture contemporaine :Art abstrait (1956),Braque (1963).

Un recueil posthume, publié en 1994 aux éditions José Corti,Les Labyrinthes du temps : Rencontres et choix d'un Européen, rassemble des articles de Marcel Brion surHuysmans,James Joyce,Hofmannsthal,Thomas Mann,Robert Walser,Hermann Hesse et d'autres auteurs.

Œuvres de fiction

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« La substance du rêve est la conscience d'un manque », écrit Marcel Brion dans le romanAlgues (1976). Dans une ambiance incertaine de « passage », de « traversée », où se mêlent l'errance et le doute, la nostalgie et l'envoûtement, l'œuvre de fiction, inaugurée dès 1929 parLe Caprice espagnol, culmine avec des romans commeChâteau d'ombres (1943),L'Enchanteur (1965),La Fête de la tour des Âmes (1974) ou le recueil de nouvellesLes Escales de la haute nuit (1942). Au milieu d'un univers où les frontières tendent à se dissoudre entre le réel et l'imaginaire, l'auteur laisse surgir, comme malgré lui, des personnages mystérieux, tragiques, tel le « Maréchal de la Peur », qui donnent au lecteur la sensation de pénétrer dans un clair-obscur à la fois fantasmatique et étrangement familier. Ces thèmes du songe, de la magie, du hasard, de l'inconnu, se retrouvent dans chacun de ses romans ou nouvelles.

Nombre de ces textes sont aujourd'hui disponibles, réédités chez leur éditeur d'origine ou publiés en édition de poche.

Choix bibliographique

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Arts et littérature

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Biographies

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Histoire

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  • Les Mondes antiques, Arthème Fayard, 1954 ; Tallandier, 1977. 9 volumes :L'Égypte (1 et 2),L'Orient (3),Les Hébreux (4),La Grèce (5 et 6),Rome (7 à 9)

Romans et nouvelles

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  • Le Caprice espagnol (Gallimard nrf, 1929)
  • La Folie Céladon (Éditions Correa, 1935, Albin Michel 1963, et livre de Poche, 1989)
  • Les Escales de la haute nuit, nouvelles, (Laffont, 1942 et 1966, réédition bibliothèque Marabout, 1971, puis Albin Michel, 1986)[6]
  • Un enfant de la terre et du ciel (Albin Michel, 1943)
  • Château d'ombre (Luf, 1943, puis Albin Michel, 1960)[7]
  • L’Enchanteur (Luf, 1947)
  • La Chanson de l'Oiseau étranger (Albin Michel, 1958)
  • La Ville de sable, (Albin Michel, 1959)
  • La Rose de cire (Albin MIchel, 1964)
  • De l'autre côté de la forêt (Albin Michel, 1966)
  • Les Miroirs et les gouffres (Albin Michel, 1968)
  • L’Ombre d’un arbre mort (Albin Michel, 1970)
  • Nous avons traversé la montagne (Albin Michel, 1972)
  • La Fête de la tour des âmes (Albin Michel, 1974)
  • Algues - fragment d'un journal intime (Albin Michel, 1976)
  • Les Vaines Montagnes (Albin Michel, 1985)
  • Le Journal d’un visiteur (Albin Michel, 1980)
  • Villa des hasards (Albin Michel, 1984)
  • Ivre d’un rêve héroïque et brutal (de Fallois, 2014)

Notes et références

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  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. Gérard Valbert,Conversations avec Albert Cohen, L'AGE D'HOMME,, 241 p.(lire en ligne),p. 225-227.
  3. Jean-Pierre Griette, « Le lycée Thiers, berceau de célébrités »,Mémoire - Marseille info,no 27,‎(lire en ligne[PDF], consulté le1er juin 2019).
  4. « Lycée Thiers, Marseille - depuis 1802 aux grandes écoles : Un lycée au cœur de l'histoire », Académie d'Aix-Marseille,(consulté le).
  5. ab etc« Marcel Brion », surAcadémie française(consulté le).
  6. Critique par Philippe Brunetière dansLivres de France, revue littéraire mensuelleno 2 :Françoise Mallet-Joris, février 1966,p. 17
  7. Critique parLouis Parrot,Il était une fois..., inLes Lettres françaisesno 78 du samedi 20 octobre 1945,p. 5

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Nathalie Raoux, « Marcel Brion etWalter Benjamin, le Passeur et le Passant », inMarcel Brion humaniste et « passeur », dansActes du colloque international Marcel Brion organisé par laBibliothèque nationale de France, Albin Michel, 1996.
  • Cahiers Marcel Brion, Klincksieck.
  • ÉlisabethCautru, « Marcel Brion ou le fantastique réel »,Otrante. Art et littérature fantastiques, Fontenay-aux-Roses, Groupe d'Étude des Esthétiques de l'Étrange et du Fantastique de Fontenay (GEEEFF),no 2 « Le Diable »,‎,p. 119-129.

Articles connexes

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Liens externes

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Jean-Louis Vaudoyer
Marcel Brion
1964-1984
Michel Mohrt
v ·m
Composition de l'Académie française au jour de son élection(12 mars 1964)
Par numéro
de fauteuil
Par date
d'élection
v ·m
Composition de l'Académie française au jour de sa mort(23 octobre 1984)
Par numéro
de fauteuil
Par date
d'élection
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