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Marcel Briguiboul

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Marcel Briguiboul
Marcel Briguiboul,Autoportrait,Castres,musée Goya.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
Nîmes
Période d'activité
Nationalité
Activités
Maître
Distinction

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Marcel Briguiboul né le àSainte-Colombe-sur-l'Hers et mort le àNîmes est unpeintre,sculpteur etcollectionneur d'artfrançais.

Biographie

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Jean Pierre Marcel Numa Briguiboul est né le àSainte-Colombe-sur-l'Hers[1]. Il est appartient à une famille de commerçants deCastres. Élève deLéon Cogniet et deCharles Gleyre, il entre à l'École des beaux-arts deParis le[1], où il rencontreJean-Paul Laurens,Auguste Renoir etClaude Monet[2]. Son atelier est situé au 6,rue Furstemberg[1],[3].

En 1861, il expose au Salon. Sa peinture est influencée par l'Espagne, l'orientalisme autant que par l'impressionnisme d'Auguste Renoir et lesymbolisme. Il obtient une médaille de3e classe au Salon de 1863[1].

Marcel Briguiboul rejoint laGarde nationale de la Seine au 19e bataillon lors de laguerre franco-allemande de 1870. A Paris, le lieutenant Briguiboul est blessé au bras lors d'une mission de reconnaissance par un coup de sabre. Il est décoré de la croix de la Légion d'honneur. Il est soigné par Valentine Arban, une infirmière qui deviendra son épouse. Elle est passionnée de musique et de piano. En 1871, le couple voyage d'abord enAlgérie où leur fils Pierre naîtra puis enItalie. Il dessine pendant son séjour des femmes arabes ou encore des patios.

En 1881, il emprunte à la banque pour35 000 réaux afin d'acheterLa Junte des Philippines, le plus grand tableau de Goya qui appartenait à cinq propriétaires différents[4].

Il se retire àCastres et souvent àMonte-Carlo à partir de 1882, n'exposant plus au Salon.

Il meurt d'une bronchite le àNîmes[2] et est inhumé aucimetière Saint-Roch de Castres[5].

Villa de Maillot et parc légué àCastres par Valentine, épouse de Marcel Briguiboul, à sa mort en 1927.

Par décisions successives du peintre, puis de son fils unique Pierre (mort à 21 ans lors d'un de son service militaire à Nice en 1893) et de sa veuve Valentine en 1927, la ville deCastres hérite de toute son œuvre ainsi que de ses biens, de sa fortune, de la villa de Maillot et d'un parc situé au centre-ville de la commune abritant l'école municipale d'Art dramatique and et l'école municipale des Beaux-Arts depuis 1979[6].

De 1929 à 1951, un musée Marcel Briguiboul est ouvert dans la villa Maillot, appartenant à sa défunte épouse Valentine où sont exposés des tableaux, des dessins, des meubles et également des sculptures. Lors de l'Occupation de Castres de 1942 à 1944, les Allemands transforment la villa Maillot en foyer militaire.

Dès 1893, trois toiles deGoya — Autoportrait aux lunettes,Portrait de Francisco del Mazo etLa Junte des Philippines —, achetées par Marcel Briguiboul àMadrid le ainsi que des gravures deviennent le point initial de la collection d'art hispanique dumusée Goya deCastres. Ce musée conserve aujourd'hui la plus grande collection de peintures espagnoles en France avec celle dumusée du Louvre deParis.

Œuvre

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Ayant pratiqué la peinture, l'aquarelle et la sculpture, son œuvre compte 219 œuvres[réf. nécessaire].

  • Danaé[1].
  • Vénus et Adonis[1].
  • Robespierre dans la salle du Comité de salut public[1].
  • Jubal enseigne la musique à ses enfants[1].
  • Combat de Castor et Pollux contre Idas et Lyncée[1].
  • Fauconnier[1].
  • Mars et Minerve[1].
  • Tête d'homme, d'après les Buveurs de Vélasquez[7].

Hommages

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Une rue et un parc Marcel Briguiboul àCastres rendent hommage à cet artiste, peintre et bienfaiteur. Une salle dumusée Goya rend aussi hommage à son donateur et sa famille.

Fresque du bienfaiteur Marcel Briguiboul. École des Beaux-Arts. Castres.

Notes et références

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  1. abcdefghij etkBellier et Auvray.
  2. a etb« Marcel Briguiboul », surmusees-midi-pyrenees.fr(consulté le).
  3. Eugène Delacroix avait également le sien.
  4. Jean-Louis Augé, « La Junte des Philippines de Francisco Goya : le chef-d’œuvre révélé »,Technè,no 53,‎(DOI 10.4000/techne.11404,lire en ligne, consulté le).
  5. Cimetières de France et d'ailleurs.
  6. Jacqueline Brignon-Lavabre, « La Villa Briguiboul »,Société culturelle du Pays castrais, Castres,t. cahier n° 57,‎
  7. Exposé àRoanne aumusée des Beaux-Arts et d'Archéologie Joseph-Déchelette durant l'exposition temporaire « Les Muséalies » (cf.Aggloroanne, « Musée des beaux-arts et d'archéologie Joseph Déchelette - Site officiel », surSite Internet de Aggloroanne(consulté le)).

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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