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Marc Saint-Saëns

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Pour les articles homonymes, voirSaint-Saëns.

Marc Saint-Saëns
Portrait photographique (1935)
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marcel Léon Saint-SaënsVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Marc Saint-SaënsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
École des beaux-arts(en)
Lycée Pierre-de-FermatVoir et modifier les données sur Wikidata

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Marc Saint-Saëns, pseudonyme deMarcel Léon Saint-Saëns, né le àToulouse, France, et mort dans la même ville le[1], est unpeintre,cartonnier detapisserie etgraveurfrançais.

Il est l’un des principaux artistes qui, aux côtés deJean Lurçat,Jean Picart Le Doux etGromaire, ont participé au grand mouvement de renaissance de latapisserie française auXXe siècle.

Biographie

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Marcel Léon Saint-Saëns, dit Marc Saint-Saëns (prénom adopté vers 1925), naît en 1903 dans une famille de commerçants et d'artisans originaire du Languedoc. Il est le petit-neveu du compositeurCamille Saint-Saëns[2]. Durant sa jeunesse, il est le meilleur ami du poètePierre Frayssinet, qui était son camarade de classe aulycée Pierre-de-Fermat deToulouse où il rencontre égalementAndré Arbus.

Doué pour le dessin, il s'inscrit en 1920 à l'école des beaux-arts de Toulouse, avec André Arbus etJoseph Monin. Il expose auSalon des artistes français, en 1922, et entre, en 1923, auxBeaux-Arts de Paris.

En 1925, il obtient une médaille d'argent avec André Arbus à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes pour une coiffeuse dont il a réalisé le décor. La même année il devient membre de laSociété des artistes méridionaux qui organise un salon annuel où il exposera régulièrement.

En 1928, il épouse Yvonne Ducuing (1908-1999), fille du professeurJoseph Ducuing, avec laquelle il s'installe à Paris.

De 1930 à 1933, il séjourne à laCasa de Velázquez àMadrid après avoir obtenu une bourse d'études.

La réalisation de la fresque pour la salle de lecture de labibliothèque d’étude et du patrimoine de Toulouse, achevée en 1935, lance sa carrière de décorateur de bâtiments publics.

À partir des années 1940, sous l'influence deJean Lurçat, il s'oriente vers la peinture decartons de tapisserie qui fera sa renommée. C'est aux côtés de Lurçat qu'il participe à la fondation de l'Association des peintres cartonniers de tapisserie (APCT) en 1947. Il fait tisser presque tous ses cartons par l'atelier Tabard àAubusson, capitale de la tapisserie.

Au lendemain de laSeconde Guerre mondiale, il adhère, comme nombre de ses proches auParti communiste français, mais son militantisme reste modéré.

Le Bouquet de Lady Melanie, œuvre de consécration internationale de Saint-Saëns.
Tapisserie tissée par l'atelierRaymond Picaud, Aubusson.

Entre 1946 et 1971, il enseigne le dessin à l'École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris où il a pour élève le sculpteurPierre Manoli[3].

En 1948, il épouse Madeleine Billot (1914-2009) après avoir divorcé d'Yvonne Ducuing.

1951 est le grand moment de reconnaissance nationale et internationale avec les chefs-d’œuvre, les tapisseriesLe Serpent de mer rose, etLe Bouquet (1951), son œuvre préférée selon les dires de sa femme.

En, il signe leManifeste des 121, titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans laguerre d'Algérie ».

En 1975, il revient s'installer à Toulouse, où il meurt le.

Descendance

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Il est le père d'Isabelle Saint-Saëns, l'une des cofondatrices duMouvement du 22 mars à l'université de Nanterre, juste avant mai 68[4].

Œuvres

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Marc Saint-Saëns participe au mouvement duRetour à l'ordre de l'entre-deux-guerres tout en exprimant un style qui lui est propre, onirique et poétique et inspiré de l'art méditerranéen de l'Antiquité et du Moyen Âge[5].

« Marc Saint-Saëns demeure lié pour moi au pays où je l'ai connu durant les profondes années de l'Occupation et qui est le pays Occitan. De celui-ci, de cette terre de rigueur cathare et de soleil, il a assurément quelque chose en lui, un goût de la lumière, mais qui se cultive à part soi et dans une taciturne retraite. »

— Jean Cassou[6]

« Le travail bien fait est la condition première de la beauté d'une œuvre »

— Marc Saint-Saëns[7]

Principales réalisations[8]
  • 1935 : fresque sous forme de triptyque,Le Parnasse Occitan, dans la salle de lecture de labibliothèque d’étude et du patrimoine, au centre de laquelle il représente son amiPierre Frayssinet.
  • 1936 : fresqueA la gloire de la recherche contre le cancer pour l'hôpital de La Grave à Toulouse[9].
  • 1937 : fresque,Le Mélodrame, pour le sanatorium des étudiants deSaint-Hilaire du Touvet.
  • 1938-1939 : fresques de la salle du conseil municipal de l'hôtel de ville deCommentry :Les Âges de la vie (maternité, jeunesse, enseignement, vieillesse),Marianne,L'Arbre de la Liberté etChristophe Thivrier.
  • 1942-1943 : premières tapisseries tissées àAubusson :Thésée vainqueur du Minotaure (1943) ,Les Vierges folles, Orion…
  • 1945 :Les Saltimbanques, tapisserie de basse lisse, tissée à Aubusson (atelier Tabard), acquise en 1985 par lemusée du pays d'Ussel[10].
  • 1950 : commande de quatre tapisseries pour lethéâtre du Capitole de Toulouse :La Musique, La Comédie et la tragédie, Le Chant, La Danse.
  • 1950 : tapisserieOrphée tissée à lamanufacture des Gobelins.
  • 1951 : tapisserieLe Serpent de mer rose décorant le grand salon du paquebotVietnam desMessageries maritimes[11]
  • 1951 : tapisserieLe Bouquet.Considérée comme l'un des chefs-d’œuvre de Saint-Saëns, elle témoigne du sentiment affirmé pour la nature et la vie agreste, que l’on retrouve dans d’autres cartons de cette époque, commeLes Soleils et la Pluie ouLes Buveurs. La sérénité bucolique de cette tapisserie (qui pourrait être l’illustration d’un roman courtois médiéval) contraste avec le registre plus grave des thèmes allégoriques (Les Vierges folles) et le traitement parfois expressionniste (Thésée et le Minotaure) des œuvres de la guerre ; actuellement dans une collection privée[12].
  • 1957 : peinture sur toile,Nature morte, pour le réfectoire dulycée Bellevue à Toulouse.
  • 1967 : mosaïqueLa Naissance du jour qui orne le porche extérieur menant aux salons de l'hôtel de ville[13] duBlanc-Mesnil, inauguré en 1967.Dans une note manuscrite conservée aux archives municipales, Saint-Saëns décrit la composition et les cartons originaux de son œuvre exclusive destinée à la mairie du Blanc-Mesnil :« Il s'agira d'une composition de divers symboles autour d'un texte dePaul Éluard sur la naissance, elle sera réalisée en mosaïque de pâte de verre deMurano, selon la technique traditionnelle de la mosaïque byzantine. »
  • 1972 : décors pour l'opéraLes Huguenots au théâtre du Capitole.
  • 1976 : série de huit lithographies pour illustrer le livre dePhilippe Soupault sur Toulouse.

Également à Toulouse, dans la salle Jean-Pierre Vernant dulycée Pierre-de-Fermat, est exposé un rideau de théâtre peint et signé de sa main.

Saint-Saëns a également réalisé des dessins au trait très sûr et très enlevé et de nombreux tableaux qui pour la plupart sont des travaux préparatoires de ses fresques et tapisseries.

Expositions

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Illustrations d'ouvrages

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  • Pierre Gamarra, Les Mains des hommes, Genève, Éditions Connaître, 1953.

Hommages

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Une allée porte son nom àToulouse, son parti, lePCF y a son siège départemental depuis 1981.

Notes et références

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  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. Taos Aït Si Slimane, « Marc Saint Saëns, signataire du "Manifeste des 121" »Accès libre, surwikiwix.com,(consulté le).
  3. « Le sculpteur - Musée Manoli », surmanoli.org(consulté le).
  4. Interview par Emmanuel Laurenti, le 12 mai 2008, d'Isabelle Saint-Saëns pour le premier volet d’unesérie d’émissions de France Culture portant sur « Post mai 68 ».
  5. Pierre Cadars,Marc Saint-Saëns : exposition auchâteau de Laréole, du 22 mai au 27 septembre 2015, Toulouse, Conseil départemental de la Haute-Garonne,, 49 p.(ISBN 979-10-92065-10-7),p. 8-12.
  6. Préface du catalogue de l'exposition « Marc Saint-Saëns », musée Ingres, Montauban, 1958.
  7. Arts de France, n° 4, 15 mars 1946.
  8. Pierre Cadars,op. cit.,p. 13.
  9. « Démolition de l'institut Claudius Régaud : la fresque de Marc Saint-Saens n'a pas disparu », surladepeche.fr(consulté le)
  10. 2,32 × 1,44 m. Source : Affiche de l'exposition de 1986 « Tapisseries de Gleb, Gromaire, Lagrange, Dom Robert, Saint-Saëns » au musée du pays d'Ussel ; texte de Jean-Loup Lemaître au verso de l'affiche.
  11. Voir surmessageries-maritimes.org.
  12. Michèle Heng, « Marc Saint-Saëns décorateur mural et peintre cartonnier de tapisserie », 1989.
  13. Dans cette même mairie sont également conservées deux tapisseries réalisées par la manufacture d'Aubusson :Le Vin du monde, qui orne la salle des réceptions, œuvre du peintre cartonnierJean Lurçat, frère de l'architecte concepteur de l'hôtel de ville,André Lurçat ;La Nuit, qui décore la salle des mariages, signée du peintre-cartonnierJean Picart Le Doux.
    Avec Saint-Saëns, ces deux artistes ont fondé, en 1947, l'Association des peintres cartonniers de tapisseries.
  14. Du au.
  15. « Marc Saint-Saëns en son château », surladepeche.fr(consulté le).

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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