Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Manuel Fraga

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirFraga etIribarne.

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet articlene cite pas suffisamment ses sources().

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant lesréférences utiles à savérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?

Manuel Fraga
Illustration.
Manuel Fraga entre 1979 et 1982
Fonctions
5e président de la Junte de Galice

(15 ans, 5 mois et 27 jours)
GouvernementFragaI,II,III etIV
LégislatureIIIe,IVe,Ve etVIe
CoalitionParti populaire
PrédécesseurFernando González Laxe
SuccesseurEmilio Pérez Touriño
Président du Parti populaire

(1 an, 2 mois et 12 jours)
PrédécesseurFonction créée
SuccesseurJosé María Aznar
Président de l'Alliance populaire

(7 ans, 1 mois et 24 jours)
PrédécesseurFélix Pastor
SuccesseurAntonio Hernández Mancha
Porte-parole du groupe AP
auCongrès des députés

(9 ans, 7 mois et 2 jours)
LégislatureConstituante,Ire,IIe etIIIe
PrédécesseurAucun
SuccesseurJuan Ramón Calero
Secrétaire général de l'Alliance populaire

(2 ans, 9 mois et 9 jours)
PrésidentFederico Silva Muñoz
Félix Pastor
PrédécesseurFonction créée
SuccesseurJorge Verstrynge
Deuxième vice-président du gouvernement
Ministre de l'Intérieur

(6 mois et 23 jours)
MonarqueJuan Carlos Ier
Président du gouvernementCarlos Arias Navarro
PrédécesseurRafael Cabello de Alba(2e VP)
José García Hernández(Intérieur)
SuccesseurAlfonso Osorio(2e VP)
Rodolfo Martín Villa(Intérieur)
Ministre de l'Information et du Tourisme

(7 ans, 3 mois et 19 jours)
Chef de l'ÉtatFrancisco Franco
Président du gouvernementFrancisco Franco
PrédécesseurGabriel Arias-Salgado
SuccesseurAlfredo Sánchez Bella
Biographie
Nom de naissanceManuel Fraga Iribarne
Date de naissance
Lieu de naissanceVilalba (Espagne)
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décèsMadrid (Espagne)
Parti politiqueFET y de las JONS(1953-1976)
RD (en)(1976-1977)
AP(1977-1989)
PP(1989-2012)

Image illustrative de l’article Manuel FragaImage illustrative de l’article Manuel Fraga
Ministres espagnols de l'Intérieur
Présidents de la Junte de Galice
modifier 

Manuel Fraga Iribarne, né le àVillalba et mort le àMadrid, est unhomme politiqueespagnol.Ministre du Tourisme et de l'Information dugénéral Franco entre1962 et1969, il est brièvement ministre de l'Intérieur de1975 à1976, après l'accession au trône deJuan CarlosIer.Cette même année1976, il fonde le partiRéforme démocratique (en) (RD), avec des modérés dufranquisme, qui participe à la création de l'Alliance populaire (AP) peu de temps après. Il devient secrétaire général de l'AP en1977 et participe à la rédaction de lanouvelle Constitution, dont il fait partie des « pères ». Ayant été désigné président de l'AP en1979, il fait du parti la première force de l'opposition auxélections générales de 1982.Bien qu'il ait démissionné de la direction de l'AP en1986, il y revient en1989 en fondant leParti populaire (PP), qui rassemble toutes les forces ducentre droit. En1990, alors qu'il est devenuprésident de la Junte de Galice, il cède la présidence du PP àJosé María Aznar et en est élu « président fondateur ».Il passe quinze années à la tête du gouvernement régional galicien, abandonnant le pouvoir au socialisteEmilio Pérez Touriño après avoir échoué en2005 à obtenir un cinquième mandat. En2006, il est élu auSénat, auquel il ne se représente pas en2011.

Biographie

[modifier |modifier le code]

Enfance et formation

[modifier |modifier le code]

Il apprend le français dans son enfance, grâce à sa mère basque française, María Iribarne Dubois. Son père, Manuel Fraga, est maire deVillalba sous ladictature de Primo de Rivera. Après des études dedroit,science politique etéconomie, il devientavocat aux Cortes (letrado de las Cortes) en et professeur des universités en.

Période franquiste

[modifier |modifier le code]

Il est nommé en secrétaire général de l'Institut de la culture hispanique, fonction qu'il conserve jusqu'en. Il débute alors une carrière au ministère de l'Éducation nationale, d'abord comme secrétaire du Conseil de l'éducation, puis secrétaire général technique en. L'année d'après, il est choisi pour occuper le poste de directeur de l'Institut des études politiques. Il devient en délégué national aux Associations du secrétariat général duMovimiento.Il intègre en le gouvernement deFrancisco Franco en tant que ministre de l'Information et du Tourisme.À ce poste, Fraga est le précurseur dumarketing politique espagnol[réf. nécessaire]. Il est l'auteur du slogan « L'Espagne est différente », justifiant à demi-mot le maintien du régime politique franquiste dans l'Europe occidentale majoritairement démocratique.Alors que laclasse moyenne européenne se développe et passe ses vacances en Espagne sur laCosta Brava ou laCosta del Sol, il fait transformer d’anciens monuments historiques en hôtels (les « paradores » souvent luxueux) pour répondre à une demande en infrastructure touristique de plus en plus forte et diversifiée[1]. Les revenus du tourisme, associés à l'envoi d'argent par les émigrés et aux investissements étrangers dans le pays, permettent à l'économie espagnole de se développer fortement jusqu'au début des années 1970.Membre du conseil des ministres qui refuse la grâce àJulián Grimau, un dirigeant duParti communiste d'Espagne, arrêté, torturé, défenestré, condamné à mort et exécuté en1963, c'est en tant que ministre de l'Information que Manuel Fraga qualifie alors Grimau de criminel et justifie son exécution[2].En 1966, il se baigne àPalomares sur la côte d'Almería à l'endroit où un avion militaireaméricain a perdu accidentellement quatrebombes H, pour y démontrer que les eaux n'y sont pas polluées par laradioactivité. Prudemment, ils ont choisi une plage située à 15 kilomètres du lieu d’impact des bombes[3].Le ministre de l'Information veille pourtant, au nom de l'atlantisme, à une censure extrême sur cette bavure[réf. nécessaire] qui est le plus grave incident nucléaire jamais survenu en Espagne. En 2003, il est décoré par lesÉtats-Unis[4].Il introduit également une nouvelle législation sur la presse (loi Fraga) et supprime lacensure préalable, ce qui favorise la liberté de presse, toute relative et soumise à l'autocensure. En1966-1967, il entreprend une série d'initiatives aboutissant au rétablissement des relations diplomatiques entre l'Espagne etIsraël. En particulier, il abroge symboliquement le décret d'expulsion des Juifs d'Espagne, ledécret de l'Alhambra, datant de 1492.En1969, il quitte le gouvernement. Il est ambassadeur auRoyaume-Uni entre et.

Transition démocratique

[modifier |modifier le code]

Pendant latransition démocratique espagnole, Manuel Fraga est ministre de l'Intérieur dans le premier gouvernement post-franquiste sous la présidence deCarlos Arias Navarro ( -). Quelques semaines après quela police a ouvert le feu sur des grévistes retranchés dans une église à Vitoria, il aurait prononcé la phraseLa calle es mía (« La rue est à moi ») au cours d'une conversation téléphonique avecRamón Tamames pour justifier son refus d'autoriser une manifestation de gauche pour la premièreFête du Travail depuis la mort de Franco[5],[6],[7].Il fonde l'Alianza Popular, qui accueille un grand nombre d'hommes politiques actifs durant la dictature. AP est d'ailleurs mal perçue les premières années puis a gagné en popularité après que l'UCD, parti de centre-droite de l'ancien chef de gouvernement Adolfo Suárez, fut dissous.

Présidence de laXunta de Galice

[modifier |modifier le code]

De 1989 à2005, il est élu puis réélu à trois reprises en tant que président de la Communauté autonome de Galice(Xunta de Galicia), l'une des régions les plus pauvres d'Espagne.À la présidence de la Communauté autonome deGalice, il améliore les infrastructures, avec de nouvelles routes et d'autres travaux publics, essentiellement financés par des fonds européens[réf. nécessaire]. En2002, il sous-estime la gravité de lacatastrophe du pétrolierPrestige qui s’abîme sur les côtes de sa Région alors que l’Europe se mobilise pour nettoyer les plages souillées. Lors des élections municipales de mai 2003, le Parti populaire renforce ses positions dans les secteurs les plus touchés par la catastrophe, capitalisant sur les aides publiques débloquées par le gouvernement et en dépit des critiques de la gestion de la crise par les autorités[8].Âgé de 82 ans, il se représente pour un cinquième mandat aux élections du.Au soir des élections, Fraga manque d'un siège sa cinquième majorité absolue consécutive en récoltant 44,9 % des suffrages et 37 des 75 députés du Parlement de Galice(Parlamento de Galicia) (4 élus de moins qu'en 2001) contre une coalition alliant la branche régionale des socialistes duPSOE (32,5 % des voix et 8 sièges de plus) et leBloc galicien (19,6 % des votes et 4 sièges de moins), un parti régionaliste de gauche.Il récolte encore 50 % des votes des électeurs galiciens de l'étranger, qui sont insuffisants pour lui faire gagner le siège manquant à la majorité absolue. Dans l'impossibilité de réunir la majorité, il abandonne le pouvoir à la nouvelle coalition de gauche à la présidence de la région, après une domination de près de vingt années en Galice.En janvier2006, âgé de 83 ans, il renonce à diriger leParti populaire de Galice (PPdeG) et retourne à Madrid pour siéger auSénat.Il meurt le à Madrid, à l’âge de 89 ans. Son épouse est morte en 1996.

Décorations

[modifier |modifier le code]

Nationales

[modifier |modifier le code]

Étrangères

[modifier |modifier le code]

Œuvres

[modifier |modifier le code]
  • La acción declarativa (1944)
  • Así se gobierna España (1949)
  • El Congreso y la política exterior de los Estados Unidos (1952)
  • Las Constituciones de Puerto Rico, Santiago de Compostela (1953)
  • Las Constituciones de Puerto Rico (1953)
  • La educación en una sociedad de masas (1954)
  • El Gabinete inglés (1954)
  • Balmes, fundador de la sociología positiva en España (1955)
  • Don Diego de Saavedra y Fajardo y la diplomacia de su época (1955)
  • La familia española ante la segunda mitad del siglo XX (problemas y soluciones)(1959)
  • La familia y la educación en una sociedad de masas y máquinas (1960)
  • Estructura política de España: la vida social y política en el siglo XX (1961)
  • Horizonte español (1965)
  • El desarrollo político (1972)
  • El Estado y la Iglesia en España (1972)
  • Cánovas, Maeztu y otros discursos de la segunda restauración (1976)
  • Alianza Popular (1977)
  • Los fundamentos de la diplomacia (1977)
  • La Constitución y otras cuestiones fundamentales (1978)
  • La crisis del Estado Español (1978)
  • Después de la Constitución y hacia los años 80(1979)
  • Memoria breve de una vida pública. Memorias (1962-1975) (1980)
  • El debate nacional (1981)
  • España, entre dos modelos de sociedad (1982)
  • El cañón giratorio: conversaciones con Eduardo Chamorro (1982)
  • El cambio que fracasó (1986)
  • España bloqueada (1986)
  • De Santiago a Filipinas, pasando por Europa (1988)
  • Galicia ayer, hoy, mañana (1989)
  • Galicia en España y en Europa (1990)
  • La cultura gallega, pasado, presente y futuro (1990)
  • Álvaro Cunqueiro: dos discursos (1991)
  • Galicia en el concierto regional europeo (1991)
  • A Galiza e Portugal no marcó europeu (1991)
  • De Galicia a Europa (1991)
  • La Galicia del año 2000 (1993)
  • Administración única: una propuesta desde Galicia (1993)
  • Da acción ó pensamento (1993)
  • Ética pública y derecho (1993)
  • El futuro del estado autonómico (1996)
  • Galicia fin de milenio (1997)
  • Cánovas del Castillo, cien años después (1897-1997) (1997)
  • Ciencia y tecnología: desafío político y administrativo (2000)
  • Las claves demográficas del futuro de España (2001)
  • Final en Fisterra (2006)
  • Sociedad y valores (2006)

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. Le dernier franquiste tire sa révérence, article deRFI (juin 2005)
  2. Fraga vota en el Senado contra la rehabilitación de Julián Grimau
  3. (en) Tad Szulc,The Bombs of Palomares, Viking Press,,p. 2019.
  4. PACO AUDIJE, « Palomares, sa plage, ses bombes »,La Libre Belgique,‎
  5. (es) Juan Jesús Gutiérrez, « Fraga, un personaje deslumbrante y contradictorio »,Diario de Avisos (es),(consulté le)
  6. Thierry Maurice (préf. Bernard Bessière),La transition démocratique : L'Espagne et ses ruses mémorielles (1976-1982),Rennes,Presses universitaires de Rennes,coll. « Mondes hispanophones » (no 41),, 413 p.(ISBN 978-2-7535-2232-9,OCLC 852229459,BNF 43591451),p. 139
  7. (es) Rubén Ventureira, « ¿Dijo Fraga «la calle es mía»? », surEl Debate,(consulté le)
  8. (es) Xosé Hermida, « El PP avanza en la Costa da Morte y resiste en las Rías Bajas »,El País,‎(lire en ligne, consulté le).

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

[modifier |modifier le code]

v ·m
Vice-présidents
Premier
Second /Intérieur
Troisième /Finances

Carlos Arias Navarro
Affaires étrangères
Justice
Armée
AirCarlos Franco Iribarnegaray
Marine
Industrie
Éducation
Travail
Information et Tourisme
Agriculture
Commerce
Présidence
Relations syndicales
Travaux publics
Secrétariat général du Mouvement national
v ·m
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Manuel_Fraga&oldid=231403844 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp