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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?| Manuel Fraga | |
Manuel Fraga entre 1979 et 1982 | |
| Fonctions | |
|---|---|
| 5e président de la Junte de Galice | |
| – (15 ans, 5 mois et 27 jours) | |
| Gouvernement | FragaI,II,III etIV |
| Législature | IIIe,IVe,Ve etVIe |
| Coalition | Parti populaire |
| Prédécesseur | Fernando González Laxe |
| Successeur | Emilio Pérez Touriño |
| Président du Parti populaire | |
| – (1 an, 2 mois et 12 jours) | |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Successeur | José María Aznar |
| Président de l'Alliance populaire | |
| – (7 ans, 1 mois et 24 jours) | |
| Prédécesseur | Félix Pastor |
| Successeur | Antonio Hernández Mancha |
| Porte-parole du groupe AP auCongrès des députés | |
| – (9 ans, 7 mois et 2 jours) | |
| Législature | Constituante,Ire,IIe etIIIe |
| Prédécesseur | Aucun |
| Successeur | Juan Ramón Calero |
| Secrétaire général de l'Alliance populaire | |
| – (2 ans, 9 mois et 9 jours) | |
| Président | Federico Silva Muñoz Félix Pastor |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Successeur | Jorge Verstrynge |
| Deuxième vice-président du gouvernement Ministre de l'Intérieur | |
| – (6 mois et 23 jours) | |
| Monarque | Juan Carlos Ier |
| Président du gouvernement | Carlos Arias Navarro |
| Prédécesseur | Rafael Cabello de Alba(2e VP) José García Hernández(Intérieur) |
| Successeur | Alfonso Osorio(2e VP) Rodolfo Martín Villa(Intérieur) |
| Ministre de l'Information et du Tourisme | |
| – (7 ans, 3 mois et 19 jours) | |
| Chef de l'État | Francisco Franco |
| Président du gouvernement | Francisco Franco |
| Prédécesseur | Gabriel Arias-Salgado |
| Successeur | Alfredo Sánchez Bella |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Manuel Fraga Iribarne |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Vilalba (Espagne) |
| Date de décès | (à 89 ans) |
| Lieu de décès | Madrid (Espagne) |
| Parti politique | FET y de las JONS(1953-1976) RD (en)(1976-1977) AP(1977-1989) PP(1989-2012) |
| Ministres espagnols de l'Intérieur Présidents de la Junte de Galice | |
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Manuel Fraga Iribarne, né le àVillalba et mort le àMadrid, est unhomme politiqueespagnol.Ministre du Tourisme et de l'Information dugénéral Franco entre1962 et1969, il est brièvement ministre de l'Intérieur de1975 à1976, après l'accession au trône deJuan CarlosIer.Cette même année1976, il fonde le partiRéforme démocratique (en) (RD), avec des modérés dufranquisme, qui participe à la création de l'Alliance populaire (AP) peu de temps après. Il devient secrétaire général de l'AP en1977 et participe à la rédaction de lanouvelle Constitution, dont il fait partie des « pères ». Ayant été désigné président de l'AP en1979, il fait du parti la première force de l'opposition auxélections générales de 1982.Bien qu'il ait démissionné de la direction de l'AP en1986, il y revient en1989 en fondant leParti populaire (PP), qui rassemble toutes les forces ducentre droit. En1990, alors qu'il est devenuprésident de la Junte de Galice, il cède la présidence du PP àJosé María Aznar et en est élu « président fondateur ».Il passe quinze années à la tête du gouvernement régional galicien, abandonnant le pouvoir au socialisteEmilio Pérez Touriño après avoir échoué en2005 à obtenir un cinquième mandat. En2006, il est élu auSénat, auquel il ne se représente pas en2011.
Il apprend le français dans son enfance, grâce à sa mère basque française, María Iribarne Dubois. Son père, Manuel Fraga, est maire deVillalba sous ladictature de Primo de Rivera. Après des études dedroit,science politique etéconomie, il devientavocat aux Cortes (letrado de las Cortes) en et professeur des universités en.
Il est nommé en secrétaire général de l'Institut de la culture hispanique, fonction qu'il conserve jusqu'en. Il débute alors une carrière au ministère de l'Éducation nationale, d'abord comme secrétaire du Conseil de l'éducation, puis secrétaire général technique en. L'année d'après, il est choisi pour occuper le poste de directeur de l'Institut des études politiques. Il devient en délégué national aux Associations du secrétariat général duMovimiento.Il intègre en le gouvernement deFrancisco Franco en tant que ministre de l'Information et du Tourisme.À ce poste, Fraga est le précurseur dumarketing politique espagnol[réf. nécessaire]. Il est l'auteur du slogan « L'Espagne est différente », justifiant à demi-mot le maintien du régime politique franquiste dans l'Europe occidentale majoritairement démocratique.Alors que laclasse moyenne européenne se développe et passe ses vacances en Espagne sur laCosta Brava ou laCosta del Sol, il fait transformer d’anciens monuments historiques en hôtels (les « paradores » souvent luxueux) pour répondre à une demande en infrastructure touristique de plus en plus forte et diversifiée[1]. Les revenus du tourisme, associés à l'envoi d'argent par les émigrés et aux investissements étrangers dans le pays, permettent à l'économie espagnole de se développer fortement jusqu'au début des années 1970.Membre du conseil des ministres qui refuse la grâce àJulián Grimau, un dirigeant duParti communiste d'Espagne, arrêté, torturé, défenestré, condamné à mort et exécuté en1963, c'est en tant que ministre de l'Information que Manuel Fraga qualifie alors Grimau de criminel et justifie son exécution[2].En 1966, il se baigne àPalomares sur la côte d'Almería à l'endroit où un avion militaireaméricain a perdu accidentellement quatrebombes H, pour y démontrer que les eaux n'y sont pas polluées par laradioactivité. Prudemment, ils ont choisi une plage située à 15 kilomètres du lieu d’impact des bombes[3].Le ministre de l'Information veille pourtant, au nom de l'atlantisme, à une censure extrême sur cette bavure[réf. nécessaire] qui est le plus grave incident nucléaire jamais survenu en Espagne. En 2003, il est décoré par lesÉtats-Unis[4].Il introduit également une nouvelle législation sur la presse (loi Fraga) et supprime lacensure préalable, ce qui favorise la liberté de presse, toute relative et soumise à l'autocensure. En1966-1967, il entreprend une série d'initiatives aboutissant au rétablissement des relations diplomatiques entre l'Espagne etIsraël. En particulier, il abroge symboliquement le décret d'expulsion des Juifs d'Espagne, ledécret de l'Alhambra, datant de 1492.En1969, il quitte le gouvernement. Il est ambassadeur auRoyaume-Uni entre et.
Pendant latransition démocratique espagnole, Manuel Fraga est ministre de l'Intérieur dans le premier gouvernement post-franquiste sous la présidence deCarlos Arias Navarro ( -). Quelques semaines après quela police a ouvert le feu sur des grévistes retranchés dans une église à Vitoria, il aurait prononcé la phraseLa calle es mía (« La rue est à moi ») au cours d'une conversation téléphonique avecRamón Tamames pour justifier son refus d'autoriser une manifestation de gauche pour la premièreFête du Travail depuis la mort de Franco[5],[6],[7].Il fonde l'Alianza Popular, qui accueille un grand nombre d'hommes politiques actifs durant la dictature. AP est d'ailleurs mal perçue les premières années puis a gagné en popularité après que l'UCD, parti de centre-droite de l'ancien chef de gouvernement Adolfo Suárez, fut dissous.
De 1989 à2005, il est élu puis réélu à trois reprises en tant que président de la Communauté autonome de Galice(Xunta de Galicia), l'une des régions les plus pauvres d'Espagne.À la présidence de la Communauté autonome deGalice, il améliore les infrastructures, avec de nouvelles routes et d'autres travaux publics, essentiellement financés par des fonds européens[réf. nécessaire]. En2002, il sous-estime la gravité de lacatastrophe du pétrolierPrestige qui s’abîme sur les côtes de sa Région alors que l’Europe se mobilise pour nettoyer les plages souillées. Lors des élections municipales de mai 2003, le Parti populaire renforce ses positions dans les secteurs les plus touchés par la catastrophe, capitalisant sur les aides publiques débloquées par le gouvernement et en dépit des critiques de la gestion de la crise par les autorités[8].Âgé de 82 ans, il se représente pour un cinquième mandat aux élections du.Au soir des élections, Fraga manque d'un siège sa cinquième majorité absolue consécutive en récoltant 44,9 % des suffrages et 37 des 75 députés du Parlement de Galice(Parlamento de Galicia) (4 élus de moins qu'en 2001) contre une coalition alliant la branche régionale des socialistes duPSOE (32,5 % des voix et 8 sièges de plus) et leBloc galicien (19,6 % des votes et 4 sièges de moins), un parti régionaliste de gauche.Il récolte encore 50 % des votes des électeurs galiciens de l'étranger, qui sont insuffisants pour lui faire gagner le siège manquant à la majorité absolue. Dans l'impossibilité de réunir la majorité, il abandonne le pouvoir à la nouvelle coalition de gauche à la présidence de la région, après une domination de près de vingt années en Galice.En janvier2006, âgé de 83 ans, il renonce à diriger leParti populaire de Galice (PPdeG) et retourne à Madrid pour siéger auSénat.Il meurt le à Madrid, à l’âge de 89 ans. Son épouse est morte en 1996.
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