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| Manon Aubry | ||
Manon Aubry en 2019. | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Co-présidente du groupe de la Gauche au Parlement européen | ||
| En fonction depuis le (6 ans, 6 mois et 29 jours) | ||
| Avec | Martin Schirdewan | |
| Élection | 18 juillet 2019 | |
| Réélection | 3 juillet 2024 | |
| Législature | 9e et10e | |
| Prédécesseur | Gabriele Zimmer | |
| Députée européenne | ||
| En fonction depuis le (6 ans, 7 mois et 14 jours) | ||
| Élection | 26 mai 2019 | |
| Réélection | 9 juin 2024 | |
| Circonscription | France | |
| Législature | 9e et10e | |
| Groupe politique | GUE/NGL | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | (36 ans) | |
| Lieu de naissance | Fréjus (France) | |
| Nationalité | Française | |
| Parti politique | LFI(depuis 2018) | |
| Diplômée de | Institut d'études politiques de Paris | |
| Profession | Humanitaire,enseignante | |
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Manon Aubry, née le àFréjus (Var), est unemilitante associative etfemme politiquefrançaise.
Elle est porte-parole de l'organisation non gouvernementaleOxfam France sur les questions de lutte contre l'évasion fiscale et lesinégalités sociales, jusqu'en.
Elle devientdéputée européenne lors desélections européennes de 2019 en tant que tête de liste deLa France insoumise (LFI), parti auquel elle a adhéré l'année précédente. Elle est alors élue coprésidente dugroupe de la Gauche au Parlement européen. Durant son mandat, elle siège à lacommission des affaires économiques et monétaires, à lacommission des affaires juridiques et à lacommission du développement du Parlement européen.
Elle est à nouveau tête de liste de La France Insoumise pour lesélections européennes de 2024, au cours desquelles son parti obtient neuf sièges auParlement européen.
Manon Aubry est née le àFréjus (Var)[1]. Elle est la fille de Bruno Aubry, journaliste, auteur, enseignant et membre du cabinet du président de lacommunauté du pays d'Aix[2] et de Catherine Poggi-Aubry[3],[4],[5], journaliste et militante politique[6] d'originecorse. Son grand-père maternel, Modeste Poggi (1928-2018), est un militant degauche àBonifacio[7],[8]. Sa grand-mère maternelle est Denise Chicheportiche[9].
Engagée auParti de gauche depuis 2015, sa mère représenteLa France insoumise auxélections législatives de 2017 dans lacinquième circonscription du Var et figure en59e position sur la liste LFI menée par sa fille auxélections européennes de 2019[10].
Elle étudie au lycée Saint-Exupéry deSaint-Raphaël (Var) en même temps queDavid Rachline, futur maireFront national deFréjus, sa ville natale[3].
En 2005, elle milite pour le non auréférendum sur le traité constitutionnel européen et s’oppose à laloi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école[11]. Elle participe en 2006 aumouvement contre le contrat première embauche (CPE), organise la contestation et le blocage de son lycée à Saint-Raphaël[12] et est élue en tant que lycéenne auConseil supérieur de l'éducation[13].
Elle est diplômée en affaires internationales et droits de l'homme deSciences Po Paris. Au cours de ses études, elle estvisiting student à l'université de Sydney et à l'université Columbia[14]. À Sciences Po, elle préside en 2009 la section locale de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF)[15], où milite également le futurPremier ministreGabriel Attal[16], et assure la fonction de vice-présidente étudiante au conseil de direction de l'école[17].
Elle affirme avoir« votéHollande » au second tour de l'élection présidentielle de 2012« comme beaucoup de gens degauche dans notre pays, parce qu'on en avait marre de ladroite et qu'on ne voulait plus deNicolas Sarkozy notamment »[18].
Durant le lycée, elle pratique lanatation en compétition et lewater-polo qu'elle continue de pratiquer dans le 18ème arrondissement de Paris[19],[20],[21].
Une fois diplômée, elle travaille dans le secteur humanitaire àMédecins du monde auLiberia puis pendant près de deux ans enRépublique démocratique du Congo, où elle intervient pour l'ONGThe Carter Center travaillant notamment sur la violation desdroits humains par les entreprises minières[22].
En 2014[21], Manon Aubry devient membre de l'associationOxfam France où elle est responsable duplaidoyer « justice fiscale et inégalités »[23],[24] jusqu'en[25]. Elle écrit plusieurs rapports sur l'évasion fiscale, les inégalités et le partage des richesses au sein des grandes entreprises[21].
Elle est enseignante àSciences Po Paris en droits de l’homme[26] depuis 2014. Elle fait partie de l'équipe pédagogique de laclinique du droitHuman Rights, Economic Development and Globalization de Sciences Po de 2017 à 2023[27][source secondaire souhaitée].
Le, Manon Aubry est désignée par le comité électoral deLa France insoumise (LFI) comme tête de liste du mouvement auxélections européennes de 2019[28].

Le, elle est élue auParlement européen. Sa liste recueille 6,3 % des suffrages exprimés et obtient ainsi six des74 sièges français[29]. Elle arrive en cinquième position, derrière leRassemblement national (23,3 %), la coalitionLa République en marche-MoDem-Agir (22,4 %),Europe Écologie Les Verts (13,5 %) etLes Républicains (8,5 %)[30].
Elle préside à partir du, avec l'AllemandMartin Schirdewan, legroupe confédéral GUE/NGL au Parlement européen, devenu « Groupe de la gauche » en 2020. Elle devient la plus jeune présidente de groupe de l'histoire du Parlement européen[14],[31]. Elle est la seule Française à siéger au sein de laconférence des présidents du Parlement européen[32]. Elle coordonne également le groupe de la Gauche dans lacommission des affaires juridiques, et siège dans lacommission du développement, lacommission des affaires économiques et monétaires[31], et dans la sous-commission à l'évasion fiscale créée pendant la mandature[33].
Elle est vice-présidente de l’intergroupeGreen New Deal et de celui sur l’économie sociale et solidaire au Parlement européen[34].
En, elle dénonce l'opacité de la procédure de contrôle desconflits d'intérêts des candidats aux postes de commissaires européens[35]. Elle défend par la suite la création d’une autorité éthique indépendante chargée du contrôle des conflits d’intérêt[36] et la proposition est inscrite dans la lettre de mission de la commissaire aux valeurs et à latransparence en[37].
En, elle initie un périple à vélo, intitulé « 1 000 bornes dans une Europe en berne », dans l’objectif d’aller à la rencontre des citoyens engagés, pour combler la déconnexion entre les institutions européennes et la réalité[38]. La première série d’étapes se déroule dans le sud de la France entreMarseille etNice à la rencontre de militants politiques, syndicalistes, associatifs et activistes, d’associations paysannes ou de secteurs mobilisés sur les questions environnementales[38]. Elle se voit refuser l’accès pour inspection des locaux de laPolice aux frontières deMenton où se trouvaient détenus des dizaines demigrants[39].
Le, elle reçoit un blâme de la part deDavid Sassoli, président du Parlement européen, pour avoir, dans une vidéo diffusée sur son compte Twitter, incité les membres d'Extinction Rebellion à occuper le Parlement européen[40]. Elle défend à cette occasion les actions dedésobéissance civile comme indispensables pour pousser les élus à agir face à l’urgence climatique[41].
Le, elle est verbalisée àCalais aux côtés d’autres députés nationaux (Mathilde Panot,Ugo Bernalicis) lors d’une distribution alimentaire qui dénonçait un arrêté préfectoral interdisant les actions de solidarité auprès des migrants. Elle reçoit une amende de 132 € pour cette infraction et dépose un recours en justice aux côtés des autres élus présents pour dénoncer l’introduction de ce « délit de solidarité »[42].
En, durant un débat télévisé avecFlorence Portelli à l'occasion duquel elle s'emporte contre leracisme pratiqué aujourd'hui contre les personnes d'origine arabe et subsaharienne et le degré de gravité particulier que sa vision des choses associe aux expériences systématiques de la haine vécues par ces populations, elle crée la polémique en affirmant que traiter une personne d'origine italienne de « sale macaroni » ne relèverait pas du racisme. Elle l'affirme en ces termes après avoir nié l'existence de toutracisme antiblanc, notamment le degré de gravité ou même la nature raciste des violences verbales liées à la couleur de peau blanche que son interlocutrice déclare avoir subies, puis après avoir entendu cette interlocutrice évoquer en retour l'hostilitéxénophobe entre Blancs sur la base de sa propre expérience familiale en France, et demander si ce n'est donc pas du racisme. Elle revient ensuite sans excuses sur ses propos dans la nuit[43].
Elle prend position au Parlement européen contre l’évasion fiscale des multinationales et le rôle joué par lesparadis fiscaux européens en particulier[44]. Le, pour le départ deJean-Claude Juncker à la tête de lacommission européenne, elle lui offre un cadeau symbolique rempli de faux billets de 500 € pour symboliser son rôle joué dans le scandale d’évasion fiscale desLuxembourg Leaks et fustiger un mandat axé sur les grandes entreprises et émaillé de scandales d’évasion fiscale[45]. À l’occasion des négociations sur ladirective européenne sur la transparence fiscale, elle est l'une des nombreuses personnalités politiques à réagir au communiqué duCCFD-Terre Solidaire, d'Oxfam France et deTransparency International France affirmant que le document précisant la position française a été« rédigé en partie par leMouvement des entreprises de France (MEDEF) »[46].

Le, à l’occasion de lajournée internationale des droits des femmes, elle arbore la tenue deRosie la riveteuse, image de la pop culture américaine utilisée par les militantes féministes[46]. Le, à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, elle déroule dans l'hémicycle une banderole recensant les victimes deféminicides en France au cours de l’année 2020 et prononce les noms de ces132 femmes[47].
Elle est à l’initiative d’une proposition de directive européenne sur ledevoir de vigilance européen dans l’objectif de rendre juridiquement responsables les multinationales qui commettent des violations desdroits humains ou détruisent l’environnement dans leurschaînes d'approvisionnement[48].
En, elle réclame davantage de transparence lorsque des contrats relatifs aux vaccins lors de lapandémie de Covid-19 sont rendus publics aux députés européens[49]. Le, Manon Aubry et le groupe de la Gauche obtiennent le vote au Parlement européen d’un amendement en faveur de la levée des brevets sur les vaccins contre le Covid[50].
En, elle interpelle le Premier ministre duLuxembourg au Parlement européen, qu’elle accuse d’être à la tête d’« un paradis fiscal qui organise au cœur de l’Europe un vol en bande organisée »[51].
Le, elle s'entretient avec la journaliste Rachel Garrat-Valcarcel au Hang'art (café-restaurant du19e arrondissement de Paris) et lui annonce qu'elle sera de nouveau la tête de liste deLa France insoumise auxélections européennes. L'entretien est publié le lendemain dans20 Minutes[52].
En,Valérie Hayer, tête de liste de lamajorité présidentielle, annonce porter plainte pourdiffamation contre Manon Aubry à la suite de la publication d'un tweet où cette dernière accuse Valérie Hayer, ainsi que d'autres eurodéputés, d’être« payés par des entreprises, des lobbys ou des États étrangers » en plus de leur« indemnité d’élu ». Selon Manon Aubry, les sommes concernant Valérie Hayer pourraient aller« entre 12 000 à 60 000 euros ». L'élue mayennaise se défend en précisant que les seuls revenus supplémentaires qu'elle a touchés durant son mandat sont ceux liés à son mandat de conseillère départementale jusqu'en[53],[54],[55].
Le, la liste qu'elle conduit auxélections européennes arrive en quatrième position duscrutin en France, avec 2,4 millions de voix et 9,89 % des suffrages exprimés[56], ce qui lui permet d'obtenir 9 sièges auparlement européen[57]. Elle améliore ainsi son score de plus d'un million de voix par rapport à2019 et arrive en tête des urnes dans troisdépartements : laSeine-Saint-Denis (37,13 %), leVal-de-Marne (21,19 %) et laMartinique (18,6 %)[58],[59].
En, elle est notamment élue comme première vice-présidente de laCommission du commerce international du Parlement européen, soutenue par son groupeThe Left[60].
En 2024, elle défend une issue diplomatique à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, appelant à négocier la paix ainsi que desréférendums d'autodétermination enCrimée et dans leDonbass[61]. Elle crée une polémique en minimisant l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Elle dit notamment :« La Russie n'a pas envahi la Pologne et tous les Etats voisins de l'Ukraine, et ils n'ont pas marché sur Kiev », alors qu'en réalité, la Russie a marché surKiev, incluant un assaut sur l'aéroport de Kiev pour tenter de former une tête de pont[62].
Le, elle réaffirme la position deLa France insoumise en faveur de l'abrogation de la circulaire du, qui interdit le port de l'abaya ou duqamis dans l'enceinte des écoles, collèges et lycées publics[63]. Elle précise néanmoins que ce n'est pas« la première des priorités » selon elle[63].
En janvier 2025, le vote "contre" deRima Hassan et l'abstention de Manon Aubry lors du vote au Parlement européen d'une résolution appelant à la libération deBoualem Sansal, écrivain franco-algérien emprisonné à Alger, sont critiqués à gauche comme à droite[64] et font polémique, notamment au sein de la gauche[65],[66].
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.
| Année | Parti | Circonscription | Voix | % | Rang | Sièges | Groupe | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2019[67] | LFI | France | 1 428 548 | 6,31 | 5e | 6 / 79 | GUE/NGL | |
| 2024[68] | 2 448 703 | 9,89 | 4e | 9 / 81 | ||||
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