Manjaro Linux est basée surArch Linux mais elle dispose d'un ensemble dedépôts (logiciels) qui lui est propre. Elle cherche à être conviviale pour un utilisateur débutant[5], tout en utilisant principalement legestionnaire de paquetspacman et la compatibilité avec les dépôts utilisateurs Arch (AUR).
Manjaro elle-même utilise trois ensembles dedépôts logiciels sur ses sites miroirs[6] :
les dépôts instables, contenant les paquets Arch les plus récemment développés, avec un jour ou deux de retard
les dépôts de tests, contenant des paquets provenant des dépôts instables, synchronisés avec ceux-ci chaque semaine et servant aux tests et aux corrections ;
les dépôts stables, qui ne contiennent que les paquets jugés stables par l'équipe de développement[7].
En, Manjaro est encore à un stade de développement (séries 0.8.x). Certains éléments-clés du système final manquent, notamment un outil graphique de gestion de paquets totalement intégré. Plusieursinstallateurs graphiques sont disponibles, bien que leur entière intégration au système reste à améliorer. Le dernier en date,octopi[3], est censé pallier les problèmes depamac[8] ou encore du défuntpacman-gui.
Toutefois, d'autres éléments-clés, tels quemhwd (ManjaroHardware detection), sont déjà présents[9].
En, Manjaro se dote de son propreordinateur portable préinstallé, le Manjaro Spitfire, en collaboration avec l'entreprise Station X[10].
En, Manjaro se hisse à la deuxième place des distributions Linux les plus consultées sur le site de référencementDistroWatch[11], puis en se hisse à la première place.
En 2019, les fondateurs de Manjaro annoncent la création de Manjaro GmbH & Co. KG, la société créée pour porter le développement de Manjaro. La gestion des dons est transférée aux sociétés spécialisées CommunityBridge et OpenCollective[12]. En 2020, Manjaro etTuxedo s'associent pour sortir le InfinityBook Manjaro, un laptop InfinityBook Pro 15 optimisé pour fonctionner avec Manjaro Linux[13].
Les versions officielles publiées jusqu'en 2015 étaient identifiées 0.8.x. Entre la 0.8.0 et la 0.8.8, la liste des environnements de bureau proposés ainsi que celle des logiciels pré-installés ont notablement changé. Durant le développement de Manjaro 0.9.0, à la fin, l'équipe de Manjaro a décidé de passer à un schéma de numérotation des versions basé sur l'année et le mois à la place d'uneincrémentation simple. Et cela s'applique à la fois à la série 0.8.x qu'à la nouvelle série 0.9.x, renommant par la même la 0.8.13 sortie en comme la 15.06 et ainsi de suite. Manjaro 15.09 dont le nom de code est Bellatrix, et anciennement connue comme la 0.9.0, a été publiée le avec le nouvel installateurCalamares (logiciel)(en)[14] ainsi que des paquets mis à jour. Ceprogramme d'installation graphique facilite grandement l'utilisation de Manjaro Linux, puisqu'il accompagne l'utilisateur étape par étape[15].
Manjaro Linux est livrée avec un supportmultimédia clés en main, un système robuste de reconnaissance du matériel, et le soutien denoyaux multiples (du 3.10 au 5.3). Elle est dotée depuis la version 0.8.6 d'un installateur graphique[16],Calamares . Le système derolling release signifie qu'il n'y a qu'une seule version de Manjaro qui se met à jour au fil du temps et que l'utilisateur n'a pas à réinstaller le système régulièrement[17].
La gestion des paquets logiciels est assurée parpacman[18] en ligne de commande et par Pamac[19] en graphique. Les versions sont disponibles en64 bits et sont compatibles sur le plan des binaires avec Arch Linux.
Trizen[20] ou encore Yay[21] (non préinstallés) permettent d'accéder à certains paquets, non disponibles sur cette distribution, via l'utilisation de AUR (Arch User Repository).
Ces gestionnaires de paquets AUR permettent :
L'importation de clés GPG si elles manquent lors de l'installation de trier les paquets par fréquence de téléchargement.
De voter pour la prochaine entrée dans le dépôt "community" ou "extra" d'ArchLinux.
Modifier certains PKGBuilds[22] à la volée si des erreurs de compilation subsistent.
Ils permettent de simplifier grandement le processus d’installation d'un paquet de l'AUR[23]
Yaourt, le premier gestionnaire graphique de paquets AUR n'est plus disponible dans les dépôts depuis son abandon (seulement sur AUR), puisqu'il a été remplacé parYay.