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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?Lamanifestation populaire parisienne du eut pour résultats de décapiter le mouvement républicain progressiste de laDeuxième République à la veille de l'offensive politique des conservateurs de l'Assemblée constituante.
Les résultats des élections du à l'Assemblée constituante sont très défavorables aux républicains progressistes. Lesuffrage universel masculin, appliqué pour la première fois depuis 1792, a envoyé à l'Assemblée une écrasante majorité de « républicains du lendemain » (en fait desmonarchistes et desbonapartistes camouflés). Le nouveau gouvernement élu par l'Assemblée, lacommission exécutive, est composé de républicains modérés peu favorables aux mesures sociales qui avaient été imposées par legouvernement provisoire au lendemain de larévolution de février 1848.
Une fois réunie, l'Assemblée tente de s'affranchir de la pression populaire parisienne. Le, elle refuse la proposition deLouis Blanc, la constitution d'un ministère du Travail et du Progrès qui aurait pris en charge l'amélioration de la situation des classes populaires. Le l'Assemblée interdit aux clubs politiques d'envoyer des délégations lire des pétitions à l'Assemblée (ancienne pratique dessans-culottes parisiens de 1792-1794, reprise depuis).
Les républicains parisiens sont mécontents de l'immobilisme du ministère des Affaires étrangères,Jules Bastide, qui refuse d'aider les révolutionnaires polonais alors écrasés par les troupes prussiennes àPosnen. Il ne fait que continuer la politique extérieure du gouvernement provisoire qui, sous l'impulsion deLamartine, le, avait exclu toute intervention en faveur des révoltés (Italiens, Polonais,Allemands…) durant lePrintemps des peuples. Une telle attitude est incompréhensible pour les républicains progressistes qui vivent dans le souvenir de larévolution de 1792, où la France, la « Grande Nation », se portait au secours des « peuples opprimés par leurs princes ».

Il y a alors àParis de nombreuxgardes nationauxvenus pour la cérémonie de remise annulée devant le refus des délégués ouvriers de la Garde siégeant aupalais du Luxembourg, de participer à la cérémonie[Quoi ?]. Les provinciaux désœuvrés restent cependant dans la capitale. Des délégués polonais venus dePosen et deLemberg, obtiennent par l'intermédiaire d'un ancien compatriote éludéputé de la Seine,Wolowski, que l'Assemblée discute le de la question polonaise. C'est ce jour-là que les clubs parisiens choisissent pour organiser une manifestation de soutien à la cause polonaise (malgré le peu d'enthousiasme des chefs républicains commeRaspail,Barbès ouBlanqui).
La manifestation commenceplace de la Bastille et doit gagner laplace de la Concorde en passant par lesBoulevards. On y voit de nombreuses délégations étrangères (Irlandais, Italiens, Polonais). L'action de certains meneurs (principalement celle du vieux révolutionnaireAloysius Huber, personnage douteux peut-être indicateur de police, voire provocateur à ses ordres) et les défaillances dugénéral de Courtais, commandant de la Garde nationale, font dégénérer la manifestation.Les manifestants se dirigent vers lepalais Bourbon où siège l'Assemblée. La foule force l'entrée de la salle des réunions[N 1]. Cet épisode fut notamment représente par l'aritsteIgnace-François Bonhommé. Dans le brouhaha, on lit la pétition en faveur de la Pologne. PuisAloysius Huber s'écrie« L'Assemblée nationale est dissoute ». La foule se rend alors à l'hôtel de ville de Paris où on établit la liste d'un gouvernement insurrectionnel (Blanqui,Ledru-Rollin,Albert,Louis Blanc,Huber,Thoré,Cabet,Pierre Leroux,Raspail). Cependant des éléments de la Garde nationale, réunis parLamartine etLedru-Rollin, membres de laCommission exécutive élue le pour succéder augouvernement provisoire de février, assiègent l'hôtel de ville et en délogent les manifestants.
L'Assemblée et la Commission exécutive reprennent en main la situation. Les chefs républicains sont arrêtés (ils seront traduits devant laHaute Cour de justice de Bourges du7 mars au). Démis de ses fonctions, le préfet de policeCaussidière (il démissionne de son mandat de député), est remplacé par un banquier manceau,Trouvé-Chauvel. Le général de Courtais, commandant la Garde nationale de Paris, qui avait montré quelques sympathies pour les manifestants, est arrêté et remplacé par legénéral Clément-Thomas.Jules Favre essaie en vain d'obtenir de l'Assemblée la mise en accusation deLouis Blanc.Buchez, qui s'était montré sans réaction face aux manifestants, perd la présidence de l'Assemblée où lui succède l'ex-procureur rouennaisAntoine Sénard.