Semua orang dilahirkan merdeka dan mempunyai martabat dan hak-hak yang sama. Mereka dikaruniai akal dan hati nurani dan hendaknya bergaul satu sama lain dalam semangat persaudaraan.
Perkara 1 (malaisien)
Semua manusia dilahirkan bebas dan samarata dari segi kemuliaan dan hak-hak. Mereka mempunyai pemikiran dan perasaan hati dan hendaklah bertindak di antara satu sama lain dengan semangat persaudaraan.
Pasal 1 (minangkabau)
Sadonyo manusia dilahiakan mardeka dan punyo martabat sarato hak-hak nan samo. Mareka dikaruniai aka jo hati nurani, supayo satu samo lain bagaul sarupo urang badunsanak.
On désigne sous le nom demalais (bahasa Melayu, en écriturejawiبهاس ملايو et enécriture redjangꤷꥁꤼ ꤸꥍꤾꤿꥈ) un groupe de langues très proches les unes des autres, mais que les linguistes considèrent comme étant des langues distinctes[1].
Livret en malais de laPostspaarbank (caisse d'épargne) en 1939 dans ce qui était encore lesIndes néerlandaises.
Cette dispersion du malais a nécessairement suscité un débat sur l'origine de la langue. Le consensus actuel est que le berceau du malais est la partie occidentale de l'île deBornéo[2].
On considère donc désormais que des langues qui ne sont pas désignées sous le vocable « malais », font partie du même groupe linguistique que les différents parlers appelés « malais ». En d'autres termes, le concept linguistique de «malais » est plus large que celui, identitaire et « ethnique », de « Malais ».
Auparavant, les langues du groupe malais étaient réparties en 3 groupes distincts[Par qui ?] :
malais aborigène ;
malais local ;
para-malais.
À côté de ces groupes, à leurs tours englobés dans un groupe plus vaste appelé « malaïen »[Par qui ?], les linguistes[Qui ?] incluaient en outre :
Un sous-groupe dit « malais aborigène », dont les langues sont parlées par un des 3 groupes officiellement classés en Malaisie comme « Orang Asli », c'est-à-dire « peuples autochtones ».
La classification de certains linguistes ajoutait à la confusion, qui par exemple désignait sous le nom de « Malay », un autre groupe de l'ensemble malaïque, qui n'est constitué que d'une seule langue, de surcroît presque éteinte, lelom.
La langue officielle de larépublique d'Indonésie, appeléeindonésien (bahasa Indonesia), présente des différences avec le malais péninsulaire. Néanmoins, les divergences n'empêchent pas l'intercompréhension entre Indonésiens et Malaisiens, même si l'indonésien standard comprend de nombreux apports de l'anglais, du néerlandais, duportugais, et deslangues régionales (bahasa daerah) d'Indonésie, notamment dujavanais.
L'indonésien et le malais péninsulaire présentent 80 % de vocabulaire commun. La différence se retrouve dans les accents[pas clair] : d'après l'accent, il est possible de situer la région du locuteur.Pour les 20 % qui restent, un mot prononcé peut avoir un autre sens, avec l'accent, dans une autre région propre au monde malais. Mais les plus grandes différences se retrouvent du fait du passé colonial : apports de mots de vocabulaire néerlandais en Indonésie, anglais, et quelquefois portugais en Malaisie (voir histoire de Malacca). On parle souvent demonde malais pour désigner cette vaste région du monde, qui comprend la Malaisie, l'Indonésie, le sultanat de Brunei et le sud des Philippines. Une langue unie, régie par une académie pourrait un jour voir le jour. Le cas de cette langue est similaire à celui duserbo-croate, qui jadis a été la langue unifiée de la Yougoslavie, union des langues croate, serbe, bosniaque, slovène, macédonien, monténégrin.
Une langue malaise unifiée concernerait de nos jours quelque 300 millions de personnes du Sud-Est asiatique, soit une population équivalente à celle des États-Unis. Seul un fort nationalisme entre les deux nations que sont la Malaisie et l'Indonésie est un frein à l'avancée de l'adoption, et de la mise en place d'une langue commune[réf. souhaitée].
La norme linguistique commune officiellement acceptée par leBrunei, l'Indonésie et laMalaisie, appeléebahasa baku (« langue de base »), est le malais desîles Riau en Indonésie, considéré comme le berceau du malais moderne. LePusat Pembinaan dan Pengembangan Bahasa (« Centre de formation et de développement de la langue ») indonésien et leDewan Bahasa dan Pustaka (« Conseil de la langue et de l'écriture ») malaisien coopèrent sur cette question.
Le nombre de locuteurs du malais est de plus de 250 millions si on compte les Indonésiens. Indonésiens et Malaisiens sont parfaitement conscients de parler la même langue, avec des différences dues aux contextes politique et culturel.
Quand un Indonésien s'adresse à un Malaisien, il s'efforcera donc d'éviter les « indonésianismes » ou de les expliquer, et d'utiliser desidiotismes (formes propres) du malais de Malaisie. L'inverse est possible pour un Malaisien dans la mesure où il a connaissance des idiotismes indonésiens par les films indonésiens projetés en Malaisie.
L'indonésien et le malais de Malaisie moderne s'écrivent en alphabet latin. L'Indonésie et la Malaisie ont unifié leurgraphie officielle en 1972.
Le malais classique, en Indonésie comme en Malaisie, s'écrivait avec l'alphabet arabe. Cette écriture est appeléejawi.
Les plus vieilles inscriptions en vieux-malais, trouvées dans l'île indonésienne de Bangka et dans l'actuelle ville dePalembang dans le sud de Sumatra, datent de683, 684 et686. Elles sont rédigées dans un alphabet d'origine indienne.
La transition d'une écriture indienne à l'écriture arabe s'opère peut-être auXIVe siècle. On trouve àMinye Tujuh, dans la province indonésienne d'Aceh, deux pierres tombales musulmanes rédigées en malais dans deux alphabets, l'un d'origine indienne qualifié de « proto-sumatranais », l'autre, arabe, et datées à la fois en ère indienneSaka et de l'Hégire. La date de l'une des pierres équivaut à 1380apr. J.-C. et celle de l'autre à 1389. À Pengkalan Kempas dans l'État duNegeri Sembilan enMalaisie, il existe également une inscription en malais rédigée de la même façon dans les deux alphabets et datée 1385 de l'ère Saka (1463apr. J.-C.).
En Malaisie, le jawi a été remplacé par l'alphabet latin dans les années 1950 sur la base d'une graphie anglaise (par exemple, avec « ch » pour le son français « tch » et « j » pour le son « dj »).
Le mouvement nationaliste indonésien avait adopté l'alphabet latin en 1928 avec la graphie néerlandaise dite « Van Ophuijsen » (par exemple « tj » pour le son « tch » et « dj » pour le son « dj »). Cette graphie fut légèrement modifiée par la réforme orthographique de 1947 dite « Soewandi », du nom du ministre de l'Éducation du gouvernement du premier ministre socialisteSjahrir (le « oe » devenant « u » : Soerabaja > Surabaja).
Laréforme de 1972 a amené à une graphie commune aux deux langues, le « dj » indonésien devenant « j » (Djakarta > Jakarta) et le « j », « y » (djaja >jaya = « victoire »), comme en malais de Malaisie, et le « tj » indonésien et le « ch » malaisien devenant « c » (tjahaja etchahaya >cahaya = « lumière »). Cependant, la plupart des patronymes n'ont pas pris en compte ce changement de graphie.
Différences entre le malais malaisien et l'indonésien
Certains considèrent que les différences entre les deuxlangues sont d'ordredialectal, comme celles entre lefrançais parlé enEurope (France,Suisse romande,Wallonie), celui duQuébec et celui de l'Afrique francophone. Il est vrai que jusqu'à un certain niveau, l'intercompréhension peut se faire sans trop de difficulté. Il y a toutefois de nombreusesdivergences lexicales, source de plaisanteries, notamment du côté indonésien[réf. nécessaire]. L'accent est un autre facteur de différenciation, qui indique aisément la région d'origine des locuteurs.
De ce point de vue, on peut être tenté de dire que l'indonésien et le malais de Malaisie sont des « langues ausbau » l'une par rapport à l'autre, c'est-à-dire qu'elles existent en tant que telles par une volonté politique et culturelle.
Cela dit, les linguistes considèrent que les différentes formes de malais sont des langues distinctes. Ceci vaut pour l'indonésien et le malais péninsulaire.
L'indonésien diffère du malais de Malaisie d'abord pour des raisons historiques. Les colonisations britannique sur la péninsule malaise et néerlandaise sur l'archipel indonésien ont eu un impact majeur sur la langue malaise. Aussi les deux formes de malais ont-elles été influencées par les contextes coloniaux respectifs.
Un facteur beaucoup plus déterminant aujourd'hui est le contexte indonésien. Lejavanais, avec plus de 80 millions de locuteurs, mais aussi d'autres langues régionales d'Indonésie comme lesoundanais deJava occidental, qui a près de 35 millions de locuteurs, enrichissent énormément l'indonésien, notamment son vocabulaire.
Le choix par les nationalistes indonésiens du malais comme langue de la future Indonésie indépendante était logique. Jusque vers 1900, quand ils commencent à ouvrir des écoles pour indigènes avec un enseignement moderne ennéerlandais, les Néerlandais refusaient de parler leur langue avec les indigènes. Ils utilisaient le malais, langue d'échange dans l'archipel indonésien au moins depuis leXVe siècle, période de grandeur dusultanat de Malacca sur lapéninsule Malaise. Le plus ancien document écrit en malais qu'on ait retrouvé est une lettre écrite en 1521 dans lesultanat de Ternate auxMoluques, dans l'est de l'Indonésie.
La dentale /s/ se prononce comme dans le mottasse et n'est jamais voisée en /z/ :nasi =riz se prononce « nassi ».
La dentale /r/ se prononce roulé (bout de la langue sur le palais).
La palatale /c/ se prononce quelque part entre « tch » et « ti ». De même, le /j/ se prononce quelque part entre « dj » et « di ».
La vélaire /ng/ est un phonème difficile pour lesfrancophones. Il se prononce comme le « ng » dans l'allemandsingen (« chanter »).
La glottale aspirée /h/ est toujours prononcée, au début comme à la fin d'un mot.Darah, « sang », se prononce avec un /h/ final marqué, qui le distingue dedara, « jeune fille ».
Les consonnes finales, au lieu d'être relâchées comme en français, sont prononcées en gardant les articulations en place. Par exemple,minum (« boire ») se prononce en gardant les lèvres fermées sur le /m/ finale. Le /k/ final se prononce donc en gardant la glotte bloquée en position fermée, ce qui le rend inaudible pour une oreille française.
Les consonnes fricatives suivantes sont des emprunts étrangers :
/ai/, prononcé en principe « aille », mais en Indonésie, plus souvent « eille » sous l'influence javanaise et jakartanaise.
/au/, prononcé en principe « aou », mais en Indonésie plus souvent « ow » pour la même raison.
/oi/, prononcé « auille », mais rare.
Les diphtongues doivent être distinguées de la juxtaposition de voyelles appartenant à des syllabes différentes, par exemple :
Menyukai, prononcé « me-nyuka-i » car formé sursuka, « aimer », avec le circonfixeme- -i,
Daun, « feuille », prononcé « da-un », en se rappelant que les bases lexicales ont en principe deux syllabes (voir la section « Lexique » ci-dessous).
Il faut donc distinguer la diphtongue /ai/ dansgulai (plat de viande en sauce) de la succession de voyelles « ai » dansgulai (« sucrer »), qui se prononce « gula-i » et est formé surgula (« sucre »).
Conséquence de la prise deMalacca en 1511 parAfonso de Albuquerque,vice-roi des Indes portugaises, le malais a emprunté plusieurs dizaines de mots auportugais. En voici quelques exemples :