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Maison de Georges Clemenceau

46° 24′ 23″ N, 1° 32′ 51″ O
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Pour les articles homonymes, voirGeorges Clemenceau.

Maison et jardins de Georges Clemenceau
Vue côté plage et jardin
Présentation
Type
Destination initiale
Maison de pêcheur
Destination actuelle
Style
Longère vendéenne
Occupant
Propriétaire
État
Patrimonialité
Visiteurs par an
20 400()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Localisation
Pays
Département
Commune
Coordonnées
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Lamaison et jardins de Georges Clemenceau est unemaison de campagne-maison de plage vendéenne, au bord de l'océan Atlantique, au lieu-dit « Bélesbat » (rebaptisé Belébat) àSaint-Vincent-sur-Jard enVendée (Pays de la Loire). Célèbre pour avoir appartenu à l'homme politiqueGeorges Clemenceau durant les dix dernières années de sa vie, de 1919 à 1929, cettemaison-musée et ses jardins sont classés auxmonuments historiques depuis le[2], et labellisésMaisons des Illustres depuis 2011[3].

Historique

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Cette maison de pêcheur de cinq pièces est unelongère traditionnelle vendéenne, située sur unedune face à l'océan, peinte en blanc, avec voletsturquoise, toiture entuiles romaines, et terrasse donnant sur un vaste jardin, sur la plage Clemenceau et sur l'océan, à 20 km au sud-est desSables-d'Olonne, à 100 km au sud deNantes.

  • Esplanade, devant la carterie du musée.
    Esplanade, devant la carterie du musée.
  • Salon d'été et kiosque recouverts de brandes.
    Salon d'été et kiosque recouverts debrandes.
  • Vue sur la plage du Goulet et sur l'océan depuis le kiosque.
    Vue sur la plage du Goulet et sur l'océan depuis le kiosque.

Après sa défaite à l'élection présidentielle de janvier 1920, Clemenceau se retire de la vie politique, à l'âge de 79 ans, dans sa région natale vendéenne. Luce de Trémont lui loue alors cette maison pour un loyer symbolique de 1 franc[4], avec un bail à vie[5]. Clemenceau prévoit de séjourner 6 mois par an, à la belle saison, dans ce qu'il appelle sa « bicoque de Bélebat », son « château horizontal » ou sa « cabane de paysan », loin de sa vie parisienne et de sonappartement du16e arrondissement de Paris.

  • Georges Clemenceau, par Gabriel Biessy
    Georges Clemenceau, parGabriel Biessy
  • Le kiosque (« Trianon de bruyère ») où le Tigre prenait son café et recevait ses visiteurs
    Le kiosque (« Trianon de bruyère ») où le Tigre prenait son café et recevait ses visiteurs
  • Plage Clemenceau
    Plage Clemenceau

Il y vit de façon simple, près de la nature (à l'exception de saRolls-Royce conduite par son chauffeur), entouré de sa cuisinière et de son valet de chambre. Il adjoint à son arrivée à cette modeste demeure de campagne un salon d'été vitré aux murs extérieurement recouverts debrandes[6], un kiosque ouvert (son « Trianon de bruyère ») « pour l'heure du café, du thé et autres ébats »[7], ainsi qu'un garage. Il fait installer également l’eau courante, des toilettes, une sonnette pour appeler les domestiques, et l’électricité en 1926[8]. Il y reçoit de nombreux amis et personnalités de l'époque (dontClaude Monet), en leur servant en particulier ses gibiers ou pouletssauce Soubise de prédilection[9],[10].

Il est évoqué dans ce lieu entre autres par la poétesse Rosemonde Gérard (veuve d'Edmond Rostand) dans son poèmeLe Tigre dans les fleurs, publié en 1933.

Clemenceau repose àMouchamps, à côté de son père, près de son lieu de naissance, à 80 km au Nord-Est (tombe de Georges Clemenceau).

Musée

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Buste de Clemanceau, coté plage.

Après sa disparation en 1929, son fils héritierMichel Clemenceau cède les lieux en1932 à l'État, pour les transformer en maison-musée Clemenceau, gérés par lecentre des monuments nationaux.

Dans son jardin avec le professeurCharles Laubry

La maison-musée et ses jardins sont conservés en l'état depuis la disparition « duTigre » avec son mobilier d'origine, ses nombreux souvenirs et objets personnels, avec notamment ses nombreux cadeaux diplomatiques témoignant en particulier de sonjaponisme : dans son jardin des petits arbustes, un mât arborant deskoi noboris[11], deskakémonos, deux petitsrenards en bronzeporte-bonheurs à l'entrée de sa chambre (tels ceux dutemple d'Inari) qu'il a surnommé ironiquement « Pasteur » et « Rothschild » (allégories de lascience et de lafortune[12]), desestampes japonaises, des porte-bouquets muraux dans les deux chambres d’ami[13]. Y figurent également une horloge dont les aiguilles sont arrêtées à 1 h 45 du matin, l'heure de sa disparition le, à l'âge de 88 ans ; dans le couloir la bibliothèque de près de 1 500 livres ; dans son salon servant defumoir, le rocking-chair, l’armoire-cadeau des habitants de Saint-Vincent-sur-Jard, le tapis marocain offert par lemaréchal Lyautey ; dans sa chambre la petite bibliothèque tournante de son père vénéré, la plume d'oie avec laquelle il écrit des poèmes à son dernier amour,Marguerite Baldensperger, les pistolets évoquant l’amateur de duel, son lit surélevé afin de toujours voir l’océan, trois figures deBouddha ou encore ses trophées de chasse, notamment une gueule de crocodile, des cornes d'antilopes et la peau de tigre[14] blanc qui recouvre son lit (clin d'œil pour l'homme que le peuple appelait « Le Tigre »), un trophée rapporté d'unsafari au Bengale par Clemenceau[15].

Jardin impressionniste

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Georges Clemenceau crée derrière sa maison unjardin sauvage dans l'esprit « impressionniste » de son grand ami peintreClaude Monet (inspiré de samaison et jardins de Claude Monet deGiverny). Il est restauré par l'État entre novembre2005 et mai2006 et inauguré le par Georges Clemenceau, l'arrière-petit-fils du président. Ce « jardin impressionniste » aux 7000 fleures est constitué de plantes en libre port (non taillées), vivaces, annuelles et arbustives agencées en tâches de couleurs juxtaposées et protégées de haies coupe-vent. Il cite « Je vis parmi les fleurs, mais avec la mer comme fond de tableau ». Il écrit à Claude Monet, le 30 août 1923 « Vous aurez tout le temps de venir contempler mon jardin sans plates-bandes, sans corbeilles, sans massifs, sans bosquets, sans allées... ».

Le puits dans le jardin des petits arbustes évoque les efforts de Clemenceau pour lutter contre l’assèchement dû aux vents marins, le « Tigre » parvenant aussi à enrichir le soldunaire aride en le fertilisant avec des algues[16].

Abords

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Le site borde le cordon dunaire de la forêt domaniale deLongeville-sur-Mer, au niveau du débouché de la rivière du Goulet, à l'écart du village deSaint-Vincent-sur-Jard. Il surplombe une plage de sable, de roches et de vase, laplage du Goulet. L'esplanade à l'entrée du musée a été refaite et unthéâtre de verdure a été aménagé en 2006. Une vaste aire de pique-nique et des bancs publics permettent de se détendre face à la mer, à l'ombre decyprès et depins maritimes.

Au cinéma et télévision

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Bibliographie

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  • Denis Lavalle, Aurélie Samuel,Clemenceau au soir de sa vie : la maison de Saint-Vincent-sur-Jard, Éditions du Patrimoine,, 63 p.

Notes et références

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  1. data.gouv.fr (site web).Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. Noticeno PA00110267, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  3. Label Maisons des illustres : Maison Georges Clemenceau
  4. Finalement un bail à vie lui est consenti, le loyer annuel de 150 francs an étant reversé à une famille nécessiteuse de la commune.
  5. Le propriétaire, Amédée Luce de Trémont, était châtelain du château de la Guignardière àAvrillé et fut commandant pendant laPremière Guerre mondiale.
  6. Jean Robuchon,Les grandes heures de Georges Clemenceau, Éditions Lussaud frères,,p. 225
  7. Georges Clemenceau, Claude Monet,Georges Clemenceau à son ami Claude Monet: correspondance, Éditions de la Réunion des musées nationaux,,p. 90
  8. « Histoire de la maison et des jardins de Georges Clemenceau », surwww.maison-de-clemenceau.fr(consulté en).
  9. « Les Carnets de Julie : À la table de Georges Clemenceau », surfrancetelevisions.fr.
  10. « Poulet Soubise de Georges Clemenceau », surunecuillereepourpapa.net.
  11. Un long de 5 mètres hissé pour signifier sa présence aux gens du village, un second de 9 mètres en cas de fort vent.
  12. Allégories de la science et de la fortune.
  13. Matthieu Séguela, « Le Japonisme de Georges Clemenceau »,Ebisu,no 27,‎,p. 32-33(lire en ligne)
  14. La couverture de sa Rolls était aussi constituée de peau de tigre.
  15. Sylvain Cottin, « La Bicoque du « Tigre » », surSud Ouest,
  16. [PDF]Maison et jardins de Georges Clemenceau

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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