
Lamagyarisation (enhongrois :magyarosítás) est un terme donné à la politique d'assimilation culturelle et linguistique auxXIXe siècle et début duXXe siècle des peuples non-Hongrois duroyaume de Hongrie au sein de l'Autriche-Hongrie : essentiellement desSlaves (Slovaques,Ruthènes,Serbes,Croates,Carashovènes, etc.) mais aussi desValaques, des Allemands, desRoms, desJuifs, etc. L'objectif était d'assimiler ces habitants auxMagyars, mais les méthodes coercitives utilisées ont eu l'effet contraire, dressant ces populations contre la Hongrie et la monarchie desHabsbourg[1]. En1910, dans leroyaume de Hongrie, un tiers des terres appartient à moins de 9 000 familles de lanoblesse hongroise, sur-représentée auParlement de Budapest où la vie politique est essentiellement réservée aux Magyars : sur 453députés, 372 sont magyars[2],[3].
En Royaume de Hongrie, le sujet suscite des polémiques entre lesnationalistes qui imputent l'échec de la magyarisation à des facteurs essentiellement extérieurs (panslavisme,austroslavisme,trialisme, conséquences de laPremière Guerre mondiale et populations socialement et culturellement arriérées, que lesAlliés auraient instrumentalisé) et d'autres points de vue qui prennent en compte les facteurs intérieurs, rappelant que les niveaux de vie et d'instruction de ces populations non-hongroises de Hongrie étaient (sauf pour les Roms) supérieurs à ceux de leurs homologues desBalkans, qu'elles ne revendiquaient initialement qu'une autonomie culturelle et des droits égaux, et que l'intégration aurait pu réussir avec des méthodes moins autoritaires et moins discriminatrices, par l'attractivité de l'ascension sociale[4],[5],[6].
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