Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Angiosperme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuisMagnoliophyta)

Magnoliidae,Magnoliopsida,Magnoliophyta,Angiospermae · Plantes à fleurs

Angiospermes
Description de cette image, également commentée ci-après
Diversesfleurs etinflorescences d'angiospermes.
Classification de Cronquist (1981)

Division

Magnoliophyta
Cronquist,Takht. &W.Zimm. exReveal,1996

Classes de rang inférieur

Classification ITIS

Classification ITIS
RègnePlantae
Sous-règneViridiplantae
Infra-règneStreptophyta
Super-divisionEmbryophyta
DivisionTracheophyta
Sous-divisionSpermatophytina

Classe

Magnoliopsida
Brongn.,1843

Classification Tropicos

Classification Tropicos
ClasseEquisetopsida

Sous-classe

Magnoliidae
Novák exTakht.,1967

Ordres de rang inférieur

Voirclassification APG III

LesAngiospermes (Angiospermae) sont desplantes vasculaires du groupe desSpermatophytes (les plantes à graines). Ces végétaux, qui portent desfleurs puis desfruits, sont couramment appelés « plantes à fleurs ». « Angiosperme » vient des mots grecsἀγγεῖον /angeīon, « vase, réceptacle », etσπέρμα /spérma, « graine », et signifie « graine dans un récipient » — par opposition auxGymnospermes (« graine nue ») qui sont leur groupe frère. Elles représentent la plus grande partie desespècesvégétales terrestres (90 % à 96 % de labiodiversité végétale en dehors des océans), avec près de 319 000 espèces répertoriées en 2015[1], sachant que près de 2 000 nouvelles espèces sont découvertes chaque année[2]. Les Angiospermes comprennent lesDicotylédones et lesMonocotylédones.

D'un point de vue de lasystématique, les plantes à fleurs forment untaxon considéré commemonophylétique qui reçoit plusieursnoms scientifiques etrangs taxinomiques. Outre le taxonAngiospermae qui a pu prendre de nombreux rangs différents, elles sont aussi classées comme ladivision des Magnoliophytes (Magnoliophyta), laclasse des Magnoliopsides (Magnoliopsida, qui peut aussi correspondre auxDicotylédones) ou lasous-classe des Magnoliidées (Magnoliidae, qui peut aussi correspondre àun taxon inférieur).

Les principalesfamilles sont, en nombre décroissant d'espèces, lesAsteracées (ou Composées) qui représentent un peu plus de 10 % des plantes à fleurs, lesOrchidacées (ou Orchidées) près de 9 %, lesFabacées (ou Légumineuses) un peu plus de 6 %, lesRubiacées un peu plus de 4 %, lesPoacées (ou Graminées) 3,5 %, lesLamiacées (ou Labiées) près de 2,5 % et lesEuphorbiacées 2 %[3].

Les Angiospermes diffèrent des autres plantes à graines par la présence de la condensation des organes reproducteurs en une fleur, d'unovaire enveloppant lesovules et qui se développera pour donner un fruit, et de ladouble fécondation de l'ovule qui donnera l'embryon et son tissu nourricier (l'albumen).

La fleur et le fruit, qui sont propres à ce groupe, entraînent, pour de nombreuses espèces, une interaction avec les animaux dans lareproduction (pollinisation par les insectes,zoochorie…).

Les Angiospermes dominent les paysages naturels terrestres tropicaux et tempérés, comme lasavane ou laforêt. Elles laissent la place aux résineux (Pinophytes) et auxlichens dans lesbiotopes les plus froids. Elles sont aussi présentes dans les milieux aquatiques (Zostère…).

Étymologie

[modifier |modifier le code]

Le termeangiosperme est composé du grec ancienἀγγεῖον /angeīon, « récipient », etσπέρμα /spérma, « graine », soit littéralement « graine dans un récipient ».

Apparition et histoire évolutive

[modifier |modifier le code]
Articles connexes :Histoire évolutive des végétaux etCouleur et morphologie chez les fleurs.
Archaefructus : plus ancienne fleur découverte en Chine.

L'avènement des Angiospermes est un saut évolutif en ce sens qu'elles enferment leursovules (puis leurs graines) dans unovaire, ce qui les protège, à l'inverse de leurgroupe frère, les Gymnospermes (du grecsperma, « graines », etgymno, « nu »), qui ont descônes femelles sur lesquels se développent les ovules nus à l'aisselle d'écailles ovulifères. C'est sans douteThéophraste qui, le premier, distingue les Angiospermes desGymnospermes dans son atlas de botaniqueHistoria plantarum. À la fin duXVIIe siècle,John Ray utilise cette différence dans sa classification, qui est la première tentative de classification naturelle de l'époque moderne, appuyée pour les Angiospermes sur le nombre de cotylédons de la graine. C'est de lui que date la distinction entreMonocotylédones etDicotylédones[4].

L'origine des Angiospermes était pourDarwin un « abominable mystère »[5]. Certains servent cette formule « un peu à toutes les sauces, dénaturant quelque peu la pensée de Darwin ; d'autres prétendent même l'avoir résolu, alors qu'il reste encore tant à comprendre »[6]. Bien que les plantes aientcolonisé la terre ferme il y a plus de 400 Ma (millions d'années), l'âge d'apparition des plantes à fleurs n'était pas connu.

Jusqu'au début des années 2000, les plus anciens fossiles connus dataient d'un peu plus de 100 Ma. En 2012, un fossile deMontsechia vidalii, trouvé dans le sud de l'Italie58 ans après la découverte en Espagne de cette espèce — qui n'est sans doute pas la toute première plante à fleurs —, a été daté à 130 Ma environ[7] ; il montre qu'une plante à fleurs aquatique lacustre[8] vivait en eau douce, d'une forme proche de l'actuelCeratophyllum, mais avec des tiges principales nettement plus épaisses[9],[10],[11]. Cette espèce serait caractéristique de milieux lacustres peu profonds, alcalins, oligotrophes et temporaires[9].

Le fossile de plante à fleurs éclose le plus ancien estArchaefructus liaoningensis, découvert en Chine et daté de 125 MaAP (Crétacé). Une étude de 2013 a par ailleurs daté six différents grains de pollen de 240 Ma[12],[13]. En outre, une étude moléculaire publiée en 2007 montre que cinq grands groupes des Angiospermes seraient déjà apparus il y a 140 Ma[14]. Un fossile découvert en Chine,Nanjinganthus dendrostyla, pourrait reculer l'âge des angiospermes à 174 Ma AP (Jurassique inférieur), s'il appartient bien à ce groupe[15],[16].

La plante à fleurs actuelle située le plus à la base de l'arbre phylogénétique des plantes à fleurs estAmborella trichopoda. Elle forme leclade frère de toutes les autres angiospermes dont l'apparition daterait d'environ 135 Ma[17].

En 2019, un petitinsectecoléoptère,Angimordella burmitina, a été décrit dans de l'ambrebirman. Il est daté du tout début duCrétacé supérieur (Cénomanien), il y a environ 99 millions d'années[18],[19]. Il porte sur ses poils une soixantaine de grains de pollens tricolpés caractéristiques desdicotylédones vraies. Il s'agit de la première preuve directe d'une pollinisation de plante à fleurs par un insecte[19].

Un modèle numérique de climat suggère que leschangements climatiques induits par la dislocation dusupercontinentPangée il y a 175 Ma auraient joué un rôle important dans l'émergence et la diversification des plantes à fleurs. La fragmentation de la Pangée en continents et sous-continents a en effet ouvert des océans et des mers favorisant des courants océaniques qui auraient induit une augmentation graduelle des précipitations et l'expansion progressive des zones climatiques tempérées humides, tandis que les grandes ceintures désertiques des moyennes latitudes duJurassique se seraient fractionnées au Crétacé. Ces changements climatiques auraient ainsi favorisé laradiation des Angiospermes des basses vers les hautes latitudes[20].

Une étude de 2017 a permis de modéliser le génome dudernier ancêtre commun des plantes à fleurs et de le dater de 214 Ma[21]. Cet ancêtre aurait 15 chromosomes porteurs de plus de 22 000 gènes.

Une étude en 2018 suggère que le succès évolutif des Angiospermes s'explique en grande partie, non par leurs fleurs, mais par leursfeuilles. Il existe un large consensus scientifique[réf. souhaitée] sur le fait que la grande diversification des fleurs s'explique en grande partie par les innovations qui portent sur différents points de leur reproduction sexuée (fleur, modalités de pollinisation, graine et fruit) et par lescoévolutions plantes-insectes et plantes-herbivores. L'origine de leur grand succès par rapport aux Ptéridophytes et aux Gymnospermes, qui dominaient la biosphère végétale au Crétacé, reste l'objet de nombreuses hypothèses. Au début duCrétacé moyen, alors que le climat se réchauffe et que le niveau marin s'élève, les Angiospermes occupent pour la première fois les sous-bois des plaines d'inondation, en compétition avec les fougères et les conifères. Elles conquièrent de nouveaux habitats en bénéficiant d'innovations : des feuilles plus petites, une grande densité destomates et denervures favorisant un taux detranspiration et dephotosynthèse plus importants, et donc une croissance initiale accrue des plantules. Elles auraient acquis ces avantages grâce à leurgénome plus petit que celui des Gymnospermes, associé à un noyau et à unecellule végétale également plus petits, assurant un « pavage » plus dense de leurs feuilles[22].

Les Angiospermes forment donc un groupe « jeune » et qui s'est rapidement diversifié dans un environnement déjà riche, en subissant une pression de sélection de la part de nombreux autres groupes (en particulier des animaux, comme les insectes). Ceci permet de comprendre l'adéquation ou symbiose qui existe aujourd'hui entre de nombreux Angiospermes et certains animaux.

Tendances évolutives

[modifier |modifier le code]

Les grandes tendances évolutives chez les Angiospermes concernent sonappareil végétatif etreproducteur. L'appareil végétatif est caractérisé par lalignification à lasortie des eaux, donnant les premières Angiospermes (petits arbres peu ramifiés, à feuilles persistantes) qui deviennent des plantes herbacées par la suite. La contraction des axes floraux donne desinflorescences plus compactes. L'appareil reproducteur se caractérise par lacyclisation despièces florales et la diminution de leur nombre, la diminution du nombre de pièces parverticille, la protection accrue dessporophylles[23] et l'adaptation à unepollinisation par divers animaux[24].

Reproduction

[modifier |modifier le code]

Les Angiospermes présentent le systèmereproductif le plus évolué des végétaux. Ce sont d'ailleurs les organes reproducteurs (fleurs et fruits) qui sont les caractéristiques les plus visibles du groupe.

Organisation des pièces florales

[modifier |modifier le code]

Les termes « fleur » et « plante » sont souvent confondus par les non-botanistes. Or, les fleurs ne constituent que la partie reproductive de certaines plantes — les plantes à fleur. La fleur est constituée de plusieurs pièces, dont lesétamines (constituant la partie mâle) et lepistil (constituant la partie femelle). Une fleur hermaphrodite est une fleur possédant à la fois étamines et pistil.[réf. souhaitée]

Répartition des sexes chez les plantes à fleurs

[modifier |modifier le code]

Les Angiospermes sont àreproduction majoritairement sexuée, avec quelques cas departhénogenèse (pissenlits). La majorité (70 %) sonthermaphrodites (les individus ont les deux sexes), avec en général des fleurs mixtes (voirHerkogamie). Cependant, chez d'autres espèces, les fleurs mâles et femelles sont séparées sur le même individu (espècesmonoïques, telles que le noisetier et le maïs). D'autres combinaisons sont possibles (fleurs hermaphrodites et fleurs mâles sur le même pied par exemple).

Quelques espèces (environ 7 %) sont à sexes séparés sur plantes séparées (les individus sont mâles ou femelles, par exemple le houx, le kiwi, on parle d'espècedioïque), voire fleur hermaphrodite et fleur femelle sur pieds différents (espèce gynodioïque). Enfin, on note des cycles reproductifs plus curieux, comme le cas dufiguier.

Les individus ne sont pas nécessairementautofécondables, c'est-à-dire que la fécondation n'est pas toujours possible sur la même plante (nombreuxcultivars de pommiers).

Cycle de vie

[modifier |modifier le code]
Cycle de vie des Angiospermes.

Comme toutes les plantes, les Angiospermes présentent une alternance entre deux états : l'étatsporophytique et l'étatgamétophytique. Cependant, cette alternance fait partie d'un cycle très déséquilibré : la phase gamétophytique est très réduite dans l'espace et dans le temps, ce qui correspond à une meilleure adaptation au milieu de vie non aquatique des Angiospermes. En effet, l'exposition au soleil augmentant les risques de mutations, une dominance de la phase sporophytique (au plus grand niveau de ploïdie) évite d'exprimer directement les mutations récessives. De plus, le sporophyte (par exemple un arbre) est invariablement plus résistant chez les plantes.

Les gamétophytes mâle et femelle correspondent respectivement au grain de pollen et au sac embryonnaire chez les Angiospermes. Le grain de pollen et le sac embryonnaire (lui-même contenu dansl'ovule, d'où une possible confusion) ne sont donc pas des gamètes, puisqu'ilscontiennent les gamètes ou les futurs gamètes.

Grain de pollen

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Pollen.
Pollens de six espèces différentes d'Angiospermes au microscope électronique, en fausses couleurs.

Généré par lesanthères, le grain de pollen correspond au gamétophyte mâle. Il renferme deux à trois cellules et est entouré d'une double paroi formée du matériau le plus résistant du monde vivant : lasporopollénine, qui le rend fossilisable. Cette paroi est constituée de deux couches non cellulaires : l'intine, interne, qui est continue et sécrétée par le gamétophyte, et l'exine, externe, qui présente des apertures et qui est sécrétée par le sporophyte. Dans le cas d'un pollen bicellulaire, le grain de pollen contient une cellule végétative (qui germera pour former le tube pollinique) et une cellule génératrice (qui correspond aux futures gamètes mâles, il s'agit d'une cellule n'ayant pas accompli sa deuxième division de méiose). Dans le cas du pollen tricellulaire, la cellule génératrice a déjà accompli sa deuxième division de méiose.

Sac embryonnaire

[modifier |modifier le code]

Lesac embryonnaire peut être monosporé ou tétrasporé, c'est-à-dire provenir d'une seule mégaspore du sporophyte ou d'une tétrade de spores issues de la même méiose. C'est un tissu (non pas un gamète) gamétophytique (contenant le gamète femelle). Il peut présenter 7 ou 4 cellules. Dans le cas d'un sac embryonnaire à sept cellules, y sont présents :

  • l'oosphère, c'est-à-dire la cellule fécondable ou le gamète femelle ;
  • deux synergides, cellules adjuvantes de la fécondation qui forment untore autour de l'oosphère et qui assumeront le rôle de sas pour faire transiter le gamète mâle. Ces cellules peuvent éventuellement générer un embryon non zygotique dans certains cas de reproduction asexuée ;
  • trois antipodes situés à l'autre bout du sac embryonnaire ;
  • une cellule centrale à deux noyaux (dits polaires) qui fusionneront avec le deuxième gamète mâle lors de la double fécondation pouréventuellement donner l'albumen.

Le sac embryonnaire renferme donc et protège le gamète femelle dont il favorisera la fécondation. Il est lui-même enfermé dans le nucelle à l'intérieur de l'ovule bitégumenté.

Pollinisation

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Pollinisation.
Abeille pollinisant un rosier.

Du fait de leur immobilité, la pollinisation d'un végétal terrestre par un autre géographiquement éloigné pose une difficulté. Si une possibilité est de s'en remettre au vent (pollinisation anémophile), les Angiospermes présentent la particularité que leurpollen est très souvent transporté par des espèces animales (pollinisation zoophile), principalement desinsectes (pollinisation entomogame) mais aussi deschauve-souris, desmarsupiaux (pollinisation cheiroptérogame, rencontrée chez lebaobab) et des oiseaux (pollinisation ornithogame), qui se trouvent être attirés par la couleur, la forme, l'odeur ou le nectar des fleurs (ce qui permet aux auteurs de dire quedans une fleur, les pétales participent également à la rencontre des gamètes[25]). Et en effet, l'organisation des pièces florales et les mécanismes créés par lafleur jouent un rôle très particulier dans lafécondation. Par exemple, uninsecte pollinisateur ne va tirer le nectar d'une fleur à symétrie bilatérale que s'il peut l'atteindre d'un certain angle. Ce mécanisme augmente la probabilité pour l'insecte que le pollen soit déposé sur une partie de son corps et qu'il soit distribué au sein d'une mêmeespèce de fleur quand l'animal va butiner de fleur en fleur. Ces particularités de transfert entraînent la diminution duflux de gènes entre populations divergentes et favorise laspéciation desvégétaux.

Ceci est le cas deRafflesia arnoldii, la fleur la plus grosse du monde qui existe seulement enIndonésie. Cette fleur, de la taille d'un pneu de voiture, attire les mouches pollinisatrices par une odeur de putréfaction[26].C'est pourquoi desphénomènes comme la disparition des abeilles (syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles) pourraient avoir des conséquences sur l'évolution de labiodiversité des plantes à fleurs dans les années à venir.

Fécondation

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Double fécondation.
Articles connexes :tube pollinique etstigmate (botanique).

Lafécondation se fait par germination du pollen sur lepistil, sans nécessité d'humidité comme dans le cas desfougères (caractère qu'ils partagent avec les autres Spermaphytes).

Chez les Angiospermes la fécondation présente trois caractéristiques essentielles :

  • Elle estsiphonogame : le grain de pollen aperturé possédant deux ou trois cellules voit sa cellule végétative germer et former un tube pollinique qui acheminera, à l'aide de son cytosquelette, le gamète mâle (cas du pollen tricellulaire) ou la cellule génératrice (cas du pollen bicellulaire) qui y effectuera sa seconde division de méiose. En ceci la siphonogamie correspond à un total affranchissement de l'eau pour la fécondation.
  • Elle estanisogame : le gamète femelle est de loin le plus massif des deux (le grain de pollen étant souvent très déshydraté, les cellules qu'il contient ont un espace cytoplasmique très réduit). Ceci implique que l'embryon possède systématiquement les caractères cytoplasmiques de sa mère. La transmission des gènes chloroplastiques et mitochondriaux (qui jouent un rôle important dans certains cas de résistance aux pesticides comme l'atrazine ou aussi dans des cas de stérilité mâle) n'est pas mendelienne. La mère transmet son cytoplasme en bloc et donc songénome mitochondrial et chloroplastique.
  • Elle est double : les gamètes mâles acheminés par le grain de pollen vont fusionner leurs noyaux (caryomixie) avec ceux de deux cellules différentes. Une première caryomixie entre gamète mâle et oosphère donnera l'embryon, une autre entre le second gamète mâle et les noyaux centraux de l'ovule conduira à une cellule triploïde qui formera l'albumen de la graine.

Graine

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Graine.

Une fois fécondée, l'oosphère se développera en embryon. L'ovule contenant le sac embryonnaire qui la renfermait va donc former la graine (quant à l'ovaire, il formera lefruit vrai, l'ensemble graine et fruit étant appelédiaspore).On détermine[style à revoir] trois catégories principales de graines en fonction de leur lieu de stockage des réserves :

  • Les graines albuminées ou graines àalbumen. Les deux produits de la double fécondation s'y développent ensemble : le zygote polarisé donne l'embryon et le noyau triploïde (3x) de la cellule centrale se divise très vite au sein de la même cellule (coenocyte), puis a lieu une étape de cloisonnement cellulaire pour former un tissu nourricier : l'albumen. La noix de coco par exemple présente un « lait » qui correspond en fait à laphase coenocytique de son développement. Observé au microscope, le « lait » de coco révèle qu'il est en fait un continuum de cytoplasme : c'est une cellule géante ayant un très grand nombre de noyaux. Une fois cellularisé, ce coenocyte formera lecoprah ; Exemples : Magnoliacées, Euphorbiacées (Hévéa, ricin, manioc), Ombellifères, Poacées (ouGraminées).
  • Les graines exalbuminées, sans albumen. Les divisions du noyau triploïde central s'interrompent très vite mais l'embryon se développe normalement à partir du zygote. Il stockera ses réserves dans sescotylédons ; Exemples : Rosacées (pommier), Fabacées (ouLégumineuses), Composées, Juglandées (noyer).
  • les graines àpérisperme, sans albumen. Les divisions du noyau triploïde central s'interrompent aussi très rapidement. L'embryon ne stocke pas ses réserves lui-même, c'est lenucelle qui assumera cette fonction en devenant le périsperme. Exemples : Musacées (bananier), Nymphéacées,Chénopodiacées (betterave, épinard).

La graine peut être plus ou moins déshydratée. La longévité étant proportionnelle au degré de déshydratation, certaines graines (notamment pour les plantes des régions intertropicales sans saison défavorable) le sont peu (exemple: fève du cacaoyer), d'autres le sont à des niveaux extrêmes (masse d'eau inférieure à 1 % de la masse totale chezNelumbo, le lotus d'Asie dont la longévité est de l'ordre du millier d'années.)

Fruit

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Fruit.
Articles connexes :Péricarpe,akène,baie,drupe etfruit sec.

La formation du fruit résulte de la transformation dupistil après lafécondation, ou parfois sans fécondation (on parle dans ce cas departhénocarpie). C'est plus précisément la paroi de l'ovaire (partie dupistil qui renferme l'ovule) qui devient la paroi du fruit, appeléepéricarpe, entourant les graines. L'épiderme externe de cette paroi devient l'épicarpe, leparenchyme devient lemésocarpe, et l'épiderme interne, l'endocarpe. Selon les transformations de cette paroi, on obtient les différents types de fruits : charnus (baie, drupe), secs déhiscents ou indéhiscents.

Dans certains cas, le fruit peut avoir une origine plus complexe et résulter soit :

Dispersion des descendants

[modifier |modifier le code]

L'ensemble fruit et graine est appelédiaspore, le fruit est une structure « uniquement ovarienne » (c'est pourquoi on parle dans de nombreux cas de « faux fruits », la pomme, la fraise en faisant partie) tandis que la graine provient de l'ovule.

La graine et le fruit correspondent à une certaine forme deviviparité. L'embryon des Angiospermes se développe dans un premier temps protégé et alimenté par son parent femelle, puis est libéré, dans un état de vie ralentie (diapause), muni de protections et de réserves alimentaires (le fruit). Certains fruits présentent en plus des caractéristiques permettant la dispersion sur des distances importantes.On peut citer[style à revoir] les aigrettes des pissenlits, qui font que le vent transporte les graines sur des dizaines de mètres.Citons[style à revoir] aussi la mise à contribution de mammifères pour le transport (par accrochage dans les poils ou, moins important il faut l'admettre dans les chaussettes de campeurs).

Un autre mode de dispersion s'observe quand des animaux consomment certains fruits : ils peuvent alors lâcher la graine et ses enveloppes non comestibles loin de son parent (avant ou après transit intestinal, selon). Il est par ailleurs clair qu'un mimétisme et une coévolution peuvent être en cause dans l'adaptation des plantes à fleurs à la faune capable de disperser leur progéniture.On connaît[style à revoir] par exemple certaines graines dont la dormance est spécifiquement levée par des enzymes digestives d'animaux spécifiques (par exemple certainsacacias africains).

Spécificité des conditions naturelles

[modifier |modifier le code]

Étant fixées et en milieu non aqueux, les Angiospermes ont à faire face à un très grand nombre de pressions sélectives. c'est en particulier pour cette raison qu'elles sont beaucoup plus diversifiées que les Thallophytes (algues) qui, elles, se développent au sein d'un milieu très peu changeant. De fait les Angiospermes représentent le sous-embranchement le plus diversifié des Chlorobiontes (lignée verte). Cette diversification passe nécessairement par une diversité génotypique. Ainsi la descendance d'une angiosperme en conditions sauvages a toujours tendance à ne pas être homogène, et donc à présenter une très large gamme de génotypes différents.

Pour entretenir cette diversité génétique, les plantes ont recours à l'allogamie (régime de reproduction sexuée chez les espèces dont les individus s'interfécondent systématiquement, par opposition à l'autogamie qui a été sélectionnée par l'Homme, nous verrons pour quelles raisons) qui rend incontournable la large diffusion du pollen. Une seule descendance compte ainsi un très grand nombre de génotypes différents qui conduiront à des phénotypes dont certains seront certainement très bien adaptés au milieu (les autres mourront). Les plus adaptés disposant ensuite de la reproduction asexuée pour se multiplier avant d'avoir atteint la maturité sexuelle.

On connaît[style à revoir] divers modes favorisant l'allogamie (s'opposant à l'autogamie) :

  • Les systèmes d'(auto)Incompatibilité sporophytiques et gamétophytiques (SIS et SIG). Il s'agit de réactions de rejet de l'autopollen (pollen provenant dusoi). On l'a vu, le grain de pollen est composé de deux à trois cellules et est entouré dusporoderme essentiellement composé du matériau le plus résistant chez le Vivant : lasporopollenine. ce sporoderme se compose de deux couches : l'intine et l'exine dont les origines sont très différentes. L'exine (qui présente les apertures) a été synthétisée par le sporophyte, et présente donc certaines molécules (RNAses et glycoprotéines) qui résultent de l'expression d'allèles sporophytiques. Ces protéines sont reconnues lorsque l'autopollen arrive au niveau dustigmate, et elles déclenchent l'autoincompatibilitéSporophytique (par reconnaissance de molécules synthétisées par le sporophyte). Ce rejet se rencontre dans le cas de pollen tricellulaire.
    L'autoincompatibilité Gamétophytique repose sur le même principe, mais est basée sur la reconnaissance de substances synthétisées par le gamétophyte mâle (c'est-à-dire le grain de pollen chez les Angiospermes). Ces substances sont contenues dans l'intine et sont reconnues au moment de la germination du pollen qui est alors rejeté. Le SIS se rencontre chez des espèces à pollen bicellulaire.
  • Les décalages de maturité. Chez certaines espèces les pièces mâles de la fleur sont matures avant les pièces femelles (protandrie) ou après (protogynie, plus rare), ce qui réduit considérablement le nombre d'autofécondations.
  • Le dimorphisme floral : les espèces ayant développé ce système présentent deux types d'individus en proportions égales dans leur population. Des individus à fleurs longistylées (style long, stigmate au-dessus des étamines, petits grains de pollen et grosses papilles stigmatiques) et des individus à fleurs brévistylées (style court, étamines au-dessus du stigmate mais gros grains de pollen et petites papilles stigmatiques). Ce dimorphisme empêche l'autofécondation car dans les deux cas l'autopollen ne peut pas pénétrer le stigmate du style, soit parce qu'il est trop gros, soit parce que le style est trop haut.

Les plantes à fleurs de haute altitude[27] (notamment lasaussurée cotonneuse (vi) et lelepidostemon de l'Everest (vi), découverts en 1937 par l'explorateurEric Shipton, qui atteignent 6 400 m d'altitude ; lasabline à feuilles de mousses, lasaxifrage de l'Everest (vi) et l'androsace du Khumbu collectées en 1952 par le botaniste Albert Zimmerman à une altitude de 6 350 m) sont de plus en plus étudiées pour analyser leur mécanisme de résistance au gel[28].

Multiplication asexuée

[modifier |modifier le code]

Les Angiospermes disposent d'un très grand nombre de possibilités demultiplication asexuée (mode de reproduction uniparental mais « pas nécessairement » clonal).On a déjà cité[style à revoir] les diversesparthénogenèses, mais existent aussi des procédés plus connus liés à la fragmentation du thalle (certaines graminées non sélectionnées par l'Homme ayant besoin d'être modérément piétinées pour mieux se répandre par multiplication asexuée clonale dans le milieu). Ces procédés sont liés à latotipotence des cellules végétales nonapoptotiques (c'est-à-dire les cellules dont la mort n'est pas « programmée », soit la quasi-totalité des cellules végétales, celles constituant les divers systèmes circulatoires étant apoptotiques ou semi-apoptotiques).On pourra[style à revoir] citer l'exploitation de cette potentialité par l'Homme, notamment les techniques debouturage, demarcottage forcé ou simplement la fragmentation des rhizomes ou des tubercules. Les Angiospermes utilisent des extensions racinaires ou caulinaires comme les stolons et les drageons, notamment chezPopulus, un peuplier pouvant ne résulter que d'un drageon, un bois entier peut n'être en réalité qu'un seul individu. C'est aussi le cas chez le bambou qui, pour compenser sa grande lenteur à générer des fleurs (parfois plusieurs dizaines d'années avant d'atteindre la maturité sexuelle) se multiplie d'une façon surabondante par émission de rhizomes.

Enfin,on pourra[style à revoir] aussi citer la multiplication asexuée clonale par apoflorie : formation de bourgeons mitotiques appelé bulbilles, qui deviennent de petits individus développant leurscormus (feuilles, tige et racine) sur la plante elle-même avant d'en être détachés.On observe[style à revoir] ce mode de reproduction chezKalanchoe pinnata en particulier (plante sacrée des Aztèques). L'atout essentiel du succès évolutif des Angiospermes vis-à-vis des Gymnospermes aura été le recours massif à la multiplication asexuée qui permet de multiplier les phénotypes adaptés à leur environnement sans que les individus n'aient nécessairement atteint la maturité sexuelle.

Anatomie et croissance

[modifier |modifier le code]
Articles connexes :Feuille,méristème,liber,phloème,xylème etracine.

Les Angiospermes ont des tailles de quelques millimètres à une centaine de mètres (eucalyptus par exemple). Les Angiospermes sont en majoritéphototrophes, tirant leurénergie chimique de la lumière solaire et leurcarbone du dioxyde de carbone atmosphérique. Quelques espèces sont partiellement parasites (gui), d'autres le sont totalement, ou sontsaprophytes et, dans ces deux derniers cas, sont dépourvues dechlorophylle. Citons le cas demycotrophes, des Angiospermes sans chlorophylle vivant en relationsymbiotique avec des champignons (certaines orchidées, et lesmonotropes).

Les Angiospermes, comme les autres Spermatophytes, développent unsystème racinaire important leur permettant de puiser dans lesol l'eau et lessels minéraux dont ils ont besoin. Les racines sont souvent le siège desymbioses avec lesbactéries du sol, en particulier pour le métabolisme de l'azote. Certaines espèces, vivants fréquemment sur des sols très pauvres, complètent leur apport en azote par la capture d'animaux (plantes carnivores).

Systématique

[modifier |modifier le code]

Les 369 000 espèces sont réparties en 12 000 genres appartenant à environ 445 familles, elles-mêmes réunies en56 ordres (contre seulement 700 espèces deGymnospermes selon les estimations les plus larges). Elles dominent la flore terrestre. La clé de leursuccès évolutif réside dans l'amélioration des modes de fécondation et de dissémination des graines en relation étroite avec les animaux, en particulier lacoévolution entre les insectes pollinisateurs et les plantes duCrétacé, ce qui entraîne chez ces dernières une augmentation de leurdiversité génétique et leur permet decoloniser tous lesmilieux[29],[30].

En France, les angiospermes comprennent environ 150 familles contenant 6 000 espèces[31].

On distingue différents ordres de divergences anciennes, et deux grands ensembles, lesmonocotylédones, qui incluent entre autres lesgraminées (blé,maïs,bambou), lesdattiers ou les plantes à bulbes (jonquille,oignon,poireau), et lesdicotylédones vraies, qui incluent aussi bien lechêne que lapomme de terre, lesorties ou lesartichauts. Les monocotylédones rassemblent près de 20 % des espèces et les dicotylédones près de 80 %[32].

L'histoire des classifications botaniques montre que les systématiciens essayent de se rapprocher d'une description de plus en plus précise des groupes végétaux en fonction des liens de parenté entre espèces. Les derniers systèmes declassification publiés sont celui d'Arthur Cronquist en 1981, utilisé dans de nombreux ouvrages, et plus récemment, laclassification APG IV (proposée par l'Angiosperm Phylogeny Group) en 2016 fondée sur laphylogénie moléculaire[33].

Classification

[modifier |modifier le code]
Articles détaillés :Classifications de Bentham et Hooker,Dahlgren,Candolle,Cronquist,d'Engler,Raunkier,Takhtajan,Thorne,Wettstein,APG III etAPG IV.

Selon lesclassifications, les plantes à fleurs sont :

Quant au nomAngiospermae, il a pu prendre les rangs de sous-règne, division (ou phylum), sous-division, infra-division, super-classe et classe[49].

SelonChase etReveal[46], d'après laclassification phylogénétique APG III (2009)[50], applicable à laclassification phylogénétique APG IV (2016)[33] :

(angiospermes) sous-classe desMagnoliidae Novák ex Takht., 1967

(mésangiospermes)

(commelinidées)

(dicotylédones vraies)

  • super-ordre desBuxanae Takht. ex Reveal & Doweld, Novon 9: 549 30 Dec 1999
    • ordre desBuxales Takht. ex Reveal, 1996
  • super-ordre desProteanae Takht., 1967
    • ordre desProteales Juss. ex Bercht. & J.Presl, 1820
  • super-ordre desRanunculanae Takht. ex Reveal, 1992

(noyau des dicotylédones vraies)

(fabidées :eurosidées I)

(malvidées :eurosidées II)

(lamiidées :euastéridées I)

(campanulidées :euastéridées II)


Phylogénie

[modifier |modifier le code]
Article connexe :Angiospermes basales.
Article détaillé :Magnoliophyta (classification phylogénétique).
Poster de laclassification phylogénétique des Angiospermes (2019).
Arbre phylogénétique des Angiospermes.

Conformément à l'APG IV (2016), les principaux groupes d’angiospermes vivants actuellement sont[51] :

angiospermes

 Amborellales 1 sp.Nouvelle-Calédonie shrub 




 Nymphaeales c. 80 spp.[52]nénuphars & allies 




 Austrobaileyales c. 100 sp.[52] plantes ligneuses 






 Magnoliidae c. 10,000 sp.[52] Fleurs enparties, pollen à 1 pore, habituellement feuilles ramifiées 



 Chloranthales 77 sp.[53] Bois, apétal 





 Monocotylédones c. 70,000 sp.[54] Fleurs en 3 parties, 1cotylédon, pollen à 1 pore, usu. feuilles à nervures parallèles 




 Ceratophyllales c. 6 sp.[52]plantes aquatiques 



 eudicots c. 175,000 sp.[52] Fleurs en 4 ou 5 parties, pollen à 3 pores, habituellement feuilles ramifiées 









angiospermes basaux
angiospermes centraux
Cladogramme détaillé de la phylogénie des angiospermes, classification (APG) IV[33].
Angiospermes

AmborellalesMelikyan, Bobrov & Zaytzeva 1999




NymphaealesSalisbury ex von Berchtold & Presl 1820




AustrobaileyalesTakhtajan ex Reveal 1992


Mesangiosperms

ChloranthalesMart. 1835



Magnoliids


CanellalesCronquist 1957



Piperalesvon Berchtold & Presl 1820





Magnolialesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820



Lauralesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820







Monocotylédones

AcoralesLink 1835




AlismatalesBrown ex von Berchtold & Presl 1820




PetrosavialesTakhtajan 1997





DioscorealesBrown 1835



PandanalesBrown ex von Berchtold & Presl 1820





LilialesPerleb 1826




AsparagalesLink 1829


Commelinids

ArecalesBromhead 1840




PoalesSmall 1903




ZingiberalesGrisebach 1854



Commelinalesde Mirbel ex von Berchtold & Presl 1820














CeratophyllalesLink 1829


Eudicots

Ranunculalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820




Protealesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820




TrochodendralesTakhtajan ex Cronquist 1981




BuxalesTakhtajan ex Reveal 1996


Core eudicots

GunneralesTakhtajan ex Reveal 1992




Dillenialesde Candolle ex von Berchtold & Presl 1820


Superrosids

Saxifragalesvon Berchtold & Presl 1820


Rosids

Vitalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820



Fabids

ZygophyllalesLink 1829





CelastralesLink 1829




Oxalidalesvon Berchtold & Presl 1820



Malpighialesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820






FabalesBromhead 1838




Rosalesvon Berchtold & Presl 1820




Cucurbitalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820



FagalesEngler 1892







Malvids


Geranialesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820



Myrtalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820





CrossosomatalesTakhtajan ex Reveal 1993




PicramnialesDoweld 2001




Sapindalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820




HuertealesDoweld 2001




Malvalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820



BrassicalesBromhead 1838











Superasterids

BerberidopsidalesDoweld 2001




SantalalesBrown ex von Berchtold & Presl 1820




Caryophyllales


Asterids

CornalesLink 1829




Ericalesvon Berchtold & Presl 1820



Lamiids

IcacinalesVan Tieghem 1900




MetteniusalesTakhtajan 1997




GarryalesMart. 1835




Gentianalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820



Solanalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820



Boraginalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820



VahlialesDoweld 2001



LamialesBromhead 1838






Campanulids

AquifolialesSenft 1856




EscallonialesMart. 1835



AsteralesLink 1829




BrunialesDumortier 1829




ApialesNakai 1930




ParacryphialesTakhtajan ex Reveal 1992



Dipsacalesde Jussieu ex von Berchtold & Presl 1820


























En 2024,Alexandre R. Zuntini et ses collègues ont construit un arbre de quelque 6 000 genres de plantes à fleurs, représentant environ 60 % des genres existants, sur la base de l'analyse de 353 gènes nucléaires dans chaque spécimen. Une grande partie de la phylogénie existante est confirmée ; la phylogénie desrosidés est révisée[55].

Arbre phylogénique des angiospermes 2024

Dernier ancêtre commun

[modifier |modifier le code]

La reconstruction dudernier ancêtre commun des angiospermes est rendue difficile par le grand nombre depolyploïdisations intervenues au cours de leur histoire évolutive. De proche en proche, on a pu reconstituer lecaryotype ancestral despoacées (7chromosomes), desmonocotylédones (5), deseudicotylédones (7) puis du dernier ancêtre commun (15), comportant plus de 20 000 gènes conservés. Selon l'horloge moléculaire, cet ancêtre aurait vécu auTrias, vers 214 Ma (comme les premiersinsectespollinisateurs,diptères ethyménoptères). La fleur ancestrale étaitbisexuée et de symétrie radiale. Elle comportait au moins quatreverticilles d'organes de trois types, tous libres : plus de dixtépales (non différenciés ensépales etpétales), plus de cinqcarpelles distribués enspirale et plus de dixétamines àanthèresintrorses[56],[57].

Importance pour l'Homme

[modifier |modifier le code]

Les Angiospermes ont une importance économique de premier ordre pour lessociétés humaines.

Non seulement ils fournissent la plupart de nosaliments, directement (céréales, légumes, fruits) ou indirectement (alimentation du bétail, de la volaille), mais encore ils fournissent, avec certains Poacées (Bambou…) et Euphorbiacées (Hévéa) une large diversité dematières premières pour la construction, depuis au moins leNéolithique. Ainsi, ils fournissent des matériaux de construction (bois, bambou) que ce soit pour l'habitation, le transport (bateaux,brouettes), le mobilier ou l'outillage ; des fibres textiles (coton,lin), du combustible (bois), des fibres de cellulose (papier), dessubstances médicinales, des colorants naturels, des éléments de décors (plantes vertes,jardinage), etc.

La sélection et la culture intensive des Angiospermes est le domaine de l'agronomie, de l'agriculture ou de lasylviculture. Et justement, l'Homme a réalisé un très rigoureux travail de sélection pour conserver les caractères l'intéressant le plus. L'immense majorité des espèces domestiquées présente des caractères que la sélection naturelle défavorise. En effet l'Homme cherche essentiellement à fixer des caractères intéressants (gros fruits, belles fleurs, nombreuses graines, gros tubercules…) et en cela il doit s'opposer au très fort brassage génétique que réalisent naturellement les Angiospermes. Aussi l'Homme a donc tendance à contourner les systèmes favorisant l'allogamie et à sélectionner les rares systèmes favorisant l'autogamie (comme les systèmes basés sur l'anatomie de la fleur organisée de telle sorte que l'autofécondation est obligatoire : carène enroulée,cleistogamie sélectionnée chez les blésTriticum etchasmogamie). Eu égard à l'intérêt économique que suscitent les plantes cultivées, l'Homme a réalisé de nombreux travaux de recherche pour répondre à des problématiques de rendement : « quels sont les moyens d'obtenir une descendance homogène du même sexe chez des espèces dioïques » quand, chez les asperges par exemple, les pieds mâles sont systématiquement plus productifs, ce qui a donné lieu à la création des « super mâles » d'asperges (une sorte d'équivalent d'un génotype YY chez l'Homme) capables de donner une descendance 100 % mâle. D'importants travaux ont été menés en ce qui concerne la famille des Cannabacées (Houblon et Chanvre) qui elle aussi génère un intérêt économique (légal ou non) évident.

Il résulte de ces procédés de sélection que les plantes ainsi choisies par l'Homme sont souvent homozygotes pour tous leurs couples d'allèles (car nées d'un régime d'autogamie entretenu sur un très grand nombre de générations), voire qu'elles constituent tout simplement un clone (ensemble d'individus partageant le même génotype) comme ce fut le cas chez lapomme de terre cultivéeSolanum tuberosum dont toutes les cultures européennes étaient en fait un clone auXIXe siècle. Ceci entraîna une réponse homogène face aumildiou(Phytophtora infestans) et les récoltes furent invariablement détruites. Le polymorphisme étant la seule réponse des systèmes vivants aux épidémies et aux pressions sélectives, le monomorphisme imposé par l'Homme pour la pomme de terre provoqua la destruction des récoltes et la dernière grande famine de l'histoire en Europe, notamment en Irlande où presque 50 % de la population trouva la mort, ce qui favorisa une large vague d'immigration vers les États-Unis.

Annexes

[modifier |modifier le code]

Publication originale

[modifier |modifier le code]
  • Lindley, J (1830): Introduction to the Natural System of Botany. London: Longman, Rees, Orme, Brown, and Green. Page xxxvi. (Lire en ligne).

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Angiospermae

[modifier |modifier le code]

Magnoliophyta

[modifier |modifier le code]

Magnoliopsida

[modifier |modifier le code]

Magnoliidae

[modifier |modifier le code]

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader,Classification phylogénétique du vivant,t. 1, Belin,,4e éd., 584 p.(ISBN 978-2-7011-8294-0),p. 304.
  2. (en) Royal Botanic Gardens,State of the World's Plants Report. 2016, Kew The Board of Trustees of the Royal Botanic Garden United Kingdom, 84 p., 2016(ISBN 978-1-84246-628-5),p. 7.
  3. « Les plus grandes familles des Angiospermes (les plantes à fleurs) », surLa Gazette des Plantes,(consulté le).
  4. (en) Gurcharan Singh,Plant Systematics. An Integrated Approach, Science Publishers,,p. 302.
  5. Extrait d'une lettre de Charles Darwin adressée le au botanisteJoseph Dalton Hooker (« Pour autant que nous pouvons en juger, le développement rapide des végétaux supérieurs dans les temps géologiques récents est un abominable mystère »). En parlant d'« abominable mystère », Darwin ne fait pas référence au manque de fossiles présentant des caractères primitifs de fleurs (pollen colporé, bois hétéroxylé, feuilles à nervation réticulée) et à l'ordre inconnu dans lequel les innovations sont apparues, mais évoque sa perplexité concernant l'origine des plantes à fleurs et leurdiversification si rapide à l'échelle des temps géologiques. Ces brusques modifications confortent en effet lathéorie saltationniste de l’évolution que rejette Darwin. Cf.(en) William E. Friedman, « The meaning of Darwin's 'abominable mystery' »,American Journal of Botany,vol. 96,no 1,‎,p. 5-21(DOI 10.3732/ajb.0800150).
  6. François Parcy,L'histoire secrète des fleurs, Humensis,,p. 47.
  7. Antonello Bartiromo, Georges Barale, Maria R. B. Lumaga, Sergio Bravi et Filippo Barattolo, « An Early Cretaceous flora from Cusano Mutri, Benevento, southern Italy »,Cretaceous Research,vol. 33,no 1,‎,p. 116-34(lire en ligne).
  8. Clément Coiffard, B. Gomez et F. Thévenard, « Early Cretaceous angiosperm invasion of western Europe and major environmental changes »,Annals of Botany,vol. 100,no 3,‎,p. 545-53(lire en ligne).
  9. a etbBernard Gomez, Véronique Daviero-Gomez, Clément Coiffard, Carles Martín-Closas et David L. Dilcher, « Montsechia, an ancient aquatic angiosperm »,PNAS,vol. 112,no 35,‎,p. 10985-8(lire en ligne).
  10. (en) BernardGomez, VéroniqueDaviero-Gomez, CarlesMartin-Closas et Montserratde La Fuente, « Montsechia vidalii, an early aquatic angiosperm from the Barremian of Spain »,7th European Palaeobotany and Palynology Conference,‎,p. 49(lire en ligne, consulté le).
  11. V. A. Krassilov, « On Montsechia, an angiospermoid plant from the Lower Cretaceous of Las Hoyas, Spain: new data and interprétations »,Acta Palaeobot,vol. 51,no 2,‎,p. 181-205(lire en ligne).
  12. « Les plantes à fleurs seraient apparues plus tôt que prévu »,Science et vie,‎(lire en ligne).
  13. Peter A. Hochuli et Susanne Feist-Burkhardt, « Angiosperm-like pollen and Afropollis from the Middle Triassic (Anisian) of the Germanic Basin (Northern Switzerland) »,Front. Plant Sci.,vol. 4,‎1er octobre 2013,p. 344(DOI 10.3389/fpls.2013.00344,lire en ligne).
  14. Michael J. Moore, Charles D. Bell, Pamela S. Soltis et Douglas E. Soltis, « Using plastid genome-scale data to resolve enigmatic relationships among basal angiosperms »,PNAS,vol. 104,no 49,‎,p. 19363–19368(lire en ligne).
  15. QiangFu, Jose BienvenidoDiez, MikePole et ManuelGarcía Ávila, « An unexpected noncarpellate epigynous flower from the Jurassic of China »,eLife,vol. 7,‎, e38827(ISSN 2050-084X,PMID 30558712,PMCID PMC6298773,DOI 10.7554/eLife.38827,lire en ligne, consulté le).
  16. (en) « Fossils suggest flowers originated 50 million years earlier than thought »,ScienceDaily(consulté le).
  17. (en) Georges B. Johnson, Peter H. Raven, Jonathan B. Losos, Jules Bouharmont, Susan R. Singer,Biologie, De Boeck Supérieur,,p. 15.
  18. (en-US) NewsStaff, « 99-Million-Year-Old Flower Beetle with Pollen Grains on Its Legs Found Encased in Amber | Paleontology », surSci.News: Breaking Science News,(consulté le).
  19. a etb(en) Tong Bao, Bo Wang, Jianguo Li et David Dilcher, « Pollination of Cretaceous flowers »,Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America,vol. Online edition,‎(DOI 10.1073/pnas.1916186116).
  20. (en) Anne-Claire Chaboureau, Pierre Sepulchre, Yannick Donnadieu et coll., « Tectonic-driven climate change and the diversification of angiosperms »,Proceedings of the National Academy of Sciences USA,vol. 111,no 39,‎,p. 14066–14070(DOI 10.1073/pnas.1324002111).
  21. FlorentMurat, AlixArmero, CarolinePont et ChristopheKlopp, « Reconstructing the genome of the most recent common ancestor of flowering plants »,Nature Genetics,vol. 49,no 4,‎,p. 490–496(ISSN 1546-1718,PMID 28288112,DOI 10.1038/ng.3813,lire en ligne, consulté le).
  22. (en) Kevin A. Simonin et Adam B. Roddy, « Genome downsizing, physiological novelty, and the global dominance of flowering plants »,Proceedings of the National Academy of Sciences USA,vol. 16,no 1,‎(DOI 10.1371/journal.pbio.2003706).
  23. La soudure des pièces florales participe à cette protection (rôle ducalice lors de la formation dubourgeon floral, rôle des étamines et carpelles soudés protégeant lesovules), la corolle participant en plus à lapollinisation (rôle vexillaire, devexillum, « étendard »).
  24. Yves Tourte, Michel Bordonneau, Max Henry et Catherine Tourte,Le monde des végétaux. Organisation, physiologie et génomique,Dunod,(lire en ligne),p. 97-100.
  25. William K. Purves, Gordon H. Orians, Craig H. Heller et David Savada,Le monde du vivant, Flammarion,(ISBN 978-2-257-16025-6).
  26. Neil A.Campbell (trad. Antoine Campeau-Péloquin et Chantal Racine),Biologie, Pearson,(ISBN 978-2-7661-0403-1),chap. 30 (« La diversité des végétaux II : l’évolution des plantes à graines »),p. 697–716.
  27. Il existe des plantes non vasculaires parvenant à vivre encore à plus haute altitude : lichens trouvés à 7 400 m d'altitude sur leMakalu et des bactéries trouvées en 1963 à 8 600 m d'altitude sur l'Everest. Cf« Écologie verticale et les plantes les plus hautes du monde », surecrins-parcnational.fr,.
  28. (en) Cédric Dentant, « The highest vascular plants on Earth »,Alpine Botany,vol. 128,no 2,‎,p. 97–106(DOI 10.1007/s00035-018-0208-3).
  29. (en) David Grimaldi, « The Co-Radiations of Pollinating Insects and Angiosperms in the Cretaceous »,Annals of the Missouri Botanical Garden,vol. 86,no 2,‎,p. 373-406(DOI 10.2307/2666181)
  30. Paul-André Calatayud,Interactions insectes-plantes,IRD Éditions,,p. 565-567
  31. Philippe Jauzein,Flore des champs cultivés,éditions Quæ,,p. 91
  32. (en) John W. Kimball,Biology, Wm. C. Brown Publishers,,p. 707
  33. ab etc(en)Angiosperm Phylogeny Group, « An update of the Angiosperm Phylogeny Group classification for the orders and families of flowering plants: APG IV »,Botanical Journal of the Linnean Society,Wiley-Blackwell,Linnean Society of London etOUP,vol. 181,no 1,‎,p. 1-20(ISSN 0024-4074 et1095-8339,DOI 10.1111/BOJ.12385).Voir et modifier les données sur Wikidata
  34. (en)Arthur Cronquist,An Integrated System of Classification of Flowering Plants,New York,CUP,(ISBN 0-231-03880-1,OCLC 1136076363,LCCN 80039556,lire en ligne).Voir et modifier les données sur Wikidata
  35. (ru) ArmenTakhtajan,Systema Magnoliophytorum,(lire en ligne)
  36. (en) A.Takhtajan,Diversity and Classification of FloweringPlants,New York,Columbia University Press,
  37. (en)Armen Takhtajan,Flowering Plants,Saint-Pétersbourg,Institut de botanique Komarov,,2e éd.(ISBN 978-1-4020-9608-2,OCLC 310228299,LCCN 2009929400,DOI 10.1007/978-1-4020-9609-9,lire en ligne).Voir et modifier les données sur Wikidata
  38. (en) Philip D. Cantino, James A. Doyle, Sean W. Graham, Walter S. Judd, Richard G. Olmstead, Douglas E. Soltis, Pamela S. Soltis et Michael J. Donoghue, « Towards a phylogenetic nomenclature ofTracheophyta »,Taxon,Utrecht,IAPT(d) etWiley,vol. 56,no 3,‎1er août 2007 et,p. 822–846(ISSN 0040-0262 et1996-8175,DOI 10.1002/TAX.563001,JSTOR 25065865,lire en ligne).Voir et modifier les données sur Wikidata
  39. (en) R. M. T. DAHLGREN, « A revised system of classification of the angiosperms »,Botanical Journal of the Linnean Society,Wiley-Blackwell,Linnean Society of London etOUP,vol. 80,no 2,‎,p. 91-124(ISSN 0024-4074 et1095-8339,DOI 10.1111/J.1095-8339.1980.TB01661.X).Voir et modifier les données sur Wikidata
  40. (en)Robert F. Thorne, « Classification and geography of the flowering plants »,The Botanical Review et inconnu,Springer Science+Business Media,vol. 58,no 3,‎,p. 225-327(ISSN 0006-8101 et1874-9372,DOI 10.1007/BF02858611,JSTOR 4354190).Voir et modifier les données sur Wikidata
  41. (en)Robert Folger Thorne etJames Lauritz Reveal, « An updated classification of the class Magnoliopsida (“Angiospermae”) »,The Botanical Review,Springer Science+Business Media,vol. 73,no 2,‎,p. 67-181(ISSN 0006-8101 et1874-9372,DOI 10.1663/0006-8101(2007)73[67:AUCOTC]2.0.CO;2,JSTOR 4354528).Voir et modifier les données sur Wikidata
  42. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 9 juillet 2022.
  43. World Register of Marine Species, consulté le 9 juillet 2022.
  44. (en) Michael A. Ruggiero, Dennis P. Gordon, Thomas M. Orrell, Nicolas Bailly, Thierry Bourgoin, Richard C. Brusca,Thomas Cavalier-Smith,Michael D. Guiry et Paul M. Kirk, « Correction: A Higher Level Classification of All Living Organisms »,PLOS One,PLoS,vol. 10,no 6,‎, e0130114(ISSN 1932-6203,OCLC 228234657,PMID 26068874,PMCID 5159126,DOI 10.1371/JOURNAL.PONE.0130114).Voir et modifier les données sur Wikidata
  45. Rees, T. (compiler).The Interim Register of Marine and Nonmarine Genera. Available from https://www.irmng.org at VLIZ, consulté le 9 juillet 2022.
  46. a etb(en)Mark Wayne Chase etJames Lauritz Reveal, « A phylogenetic classification of the land plants to accompany APG III »,Botanical Journal of the Linnean Society,Wiley-Blackwell,Linnean Society of London etOUP,vol. 161,no 2,‎,p. 122–127(ISSN 0024-4074 et1095-8339,DOI 10.1111/J.1095-8339.2009.01002.X,lire en ligne).Voir et modifier les données sur Wikidata
  47. Tropicos.org. Missouri Botanical Garden., consulté le 9 juillet 2022.
  48. MNHN & OFB [Ed]. 2003-présent.Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Site web : https://inpn.mnhn.fr, consulté le 9 juillet 2022.
  49. (en)The Taxonomicon, « Scientific name: Angiospermae - Entity Index », surtaxonomicon.taxonomy.nl(consulté le)
  50. (en)Angiosperm Phylogeny Group, « An update of the Angiosperm Phylogeny Group classification for the orders and families of flowering plants: APG III »,Botanical Journal of the Linnean Society,Wiley-Blackwell,Linnean Society of London etOUP,vol. 161,no 2,‎,p. 105–121(ISSN 0024-4074 et1095-8339,DOI 10.1111/J.1095-8339.2009.00996.X).Voir et modifier les données sur Wikidata
  51. XingGuo, « Chloranthus genome provides insights into the early diversification of angiosperms »,Nature Communications,vol. 12,no 1,‎,p. 6930(PMID 34836973,PMCID 8626473,DOI 10.1038/s41467-021-26922-4Accès libre,Bibcode 2021NatCo..12.6930G)
  52. abcd eteJeffrey D.Palmer, Douglas E.Soltis et Mark W.Chase, « The plant tree of life: an overview and some points of view »,American Journal of Botany,vol. 91,no 10,‎,p. 1437–45(PMID 21652302,DOI 10.3732/ajb.91.10.1437Accès libre),Figure 2« https://web.archive.org/web/20110202073937/http://www.amjbot.org/cgi/content/full/91/10/1437/F2 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  53. Maarten J. M.Christenhusz, Michael F.Fay et Mark W.Chase,Plants of the World: An Illustrated Encyclopedia of Vascular Plants, University of Chicago Press,(ISBN 978-0-226-52292-0,lire en ligne),p. 114
  54. JulienMassoni, Thomas L.P.Couvreur et HervéSauquet, « Five major shifts of diversification through the long evolutionary history of Magnoliidae (angiosperms) »,BMC Evolutionary Biology,vol. 15,no 1,‎,p. 49(PMID 25887386,PMCID 4377182,DOI 10.1186/s12862-015-0320-6Accès libre,Bibcode 2015BMCEE..15...49M)
  55. Alexandre R.Zuntini, TomCarruthers, OlivierMaurin, Paul C.Bailey, KevinLeempoel, Grace E.Breweret al., « Phylogenomics and the rise of the angiosperms »,Nature,‎(ISSN 0028-0836,PMID 38658746,DOI 10.1038/s41586-024-07324-0)
  56. Hervé Le Guyader, « À la recherche de la fleur ancestrale »,Pour la science,no 531,‎,p. 92-94.
  57. (en) Florent Murat, Alix Armero, Caroline Pont, Christophe Klopp et Jérôme Salse, « Reconstructing the genome of the most recent common ancestor of flowering plants »,Nature Genetics,vol. 49,‎,p. 490-496(DOI 10.1038/ng.3813).
v ·m
Disciplines botaniques
Végétaux
Anatomie végétale
Cellule végétale
Cycle de vie
Fonctions cellulaires
Nomenclature botanique
Jardin botanique
Installations
Listes
Glossaire de botanique
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Angiosperme&oldid=232838359 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp