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LesLigues majeures de baseball (LMB, enanglais :Major League Baseball, MLB) est une organisation sportivenord-américaine regroupant deux ligues : laLigue nationale et laLigue américaine. Lacompétition qu'elle organise, portant le même nom, constitue le plus haut niveau dans la hiérarchie actuelle dubaseball.
Six équipes issues de laNAPBBP qui cesse ses activités en1875, cofondent laLigue nationale2 février1876 àNew York. Lors de la première saison, huit équipes font partie de la ligue. Les propriétaires des franchises prennent l'ascendant sur les joueurs à la suite des écarts constatés en NAPBBP, affaires de corruption notamment[5]. Le concept de droits sur un territoire est mis en place dès 1876 également[5]. Il est toujours en usage.
En1882, l'American Association vient concurrencer la Ligue nationale. L'AA propose des prix de billets plus abordables, prévoit des parties les dimanches, et vend de la bière aux spectateurs. Durant l'existence de cette ligue, plusieurs équipes quittent pour la Ligue nationale jusqu'en 1891, quand l'Association fusionne avec la Ligue nationale, ce qui contribue à augmenter la popularité du baseball majeur.
En1884, l'Union Association est fondée, mais elle est dissoute après une saison d'existence. En1890, une autre ligue est fondée, laPlayers League (la « Ligue des joueurs »), mais elle aussi, ne dure qu'une saison et, en1892, la Ligue nationale reste la seule ligue majeure.
LaWestern League, la plus importante des ligues mineures depuis le milieu desannées 1890, est renomméeLigue américaine en1900 puis s'autoproclame ligue majeure le28 janvier1901. La Ligue nationale accepte d'affronter les champions de la Ligue américaine en1903, et la premièreSérie mondiale est disputée après les championnats réguliers cette même année.
De1914 à1915, laFederal League est la dernière ligue qui tenta d'atteindre les standards de « ligues majeures » mais sans grands résultats.
Contrairement aux autres ligues majeures sportives nord-américaines, la MLB regroupe véritablement deux ligues différentes. Les règlements d'organisation et même de jeu diffèrent en effet entre laLigue américaine et laLigue nationale. Ces différences persistent même après la disparition des postes de présidents de ligues au profit du seul commissaire en1999. La règle dufrappeur désigné, introduite en1973 en Ligue américaine, est jusqu'en 2022 la principale différence entre les deux ligues. Ce n'est pas la seule. À titre d'exemple, un match qui se prolonge ne peut pas se poursuivre après une heure du matin heure locale en Ligue nationale ; en revanche, on peut jouer toute la nuit en Ligue américaine.
Les propriétaires des franchises restent longtemps tout puissants face aux joueurs qui tentent bien de réagir en mettant sur pied des syndicats afin de protéger leurs intérêts, sans grands effets. Il faut attendre1966, et l'arrivée du syndicalisteMarvin Miller à la tête de laMLPMA, pour voir les choses lentement évoluer. Depuis le milieu desannées 1990, la situation bascule clairement en faveur des joueurs, qui, après s'être libéré de la fameuse clause de réserve, les liant à vie à leur club, obtiennent désormais des arbitrages financiers plus avantageux. Dans lesannées 2000, un équilibre est trouvé entre joueurs et propriétaires. En2011, le salaire minimum annuel est de 414 000 dollars pour un joueur contre 400 000 un an plus tôt[6].
Les mauvaises conditions financières offertes aux joueurs expliquent les tentatives de corruption. En1919, lescandale des Black Sox ébranle le monde du sport. Certains joueurs desWhite Sox de Chicago ont volontairement perdu lesSéries mondiales contre de l'argent de riches parieurs. Cette affaire amène la Ligue à se doter d'un commissaire omnipotent. Le premier d'entre eux est le jugeKenesaw Mountain Landis dont la première décision est de bannir à vie les huit joueurs impliqués dans le scandale des Black Sox.
Laségrégation se met en place auxÉtats-Unis dès la fin duXIXe siècle, dans le baseball comme dans le reste de la société américaine. Les propriétaires des franchises se mettent d'accord pour interdire l'accès aux joueurs noirs après des tentatives isolées en1878 et1884. Embauché par le gérant généralBranch Rickey,Jackie Robinson brise cette barrière le15 avril1947 en faisant ses débuts avec lesDodgers de Brooklyn ; cette date du est désormais célébrée par la MLB comme leJackie Robinson Day.Jackie Robinson dénonça jusqu'à sa mort, en1972, l'absence de manager noir en ligues majeures. En1975Frank Robinson devientjoueur-gérant desIndians de Cleveland. Il entame sa carrière de manager le8 avril 1975 à l'occasion d'une victoire 5-3 face auxYankees de New York auCleveland Stadium devant 59 spectateurs[7]. Rachel Robinson, la veuve de Jackie Robinson effectue à cette occasion le lancer symbolique d'ouverture de la saison. Frank Robinson était également sur le terrain commefrappeur désigné. Il frappa uncoup de circuit lors de sa première présence au bâton[8].
À sa fondation en1876, laLigue nationale compte huit formations basées àNew York,Philadelphie,Boston,Chicago,Saint-Louis,Cincinnati,Louisville etHartford. Sur les huit franchises fondatrices, seulement deux sont encore actives : lesRed Stockings de Boston (aujourd'hui les Braves d'Atlanta) et lesWhite Stockings de Chicago (aujourd'hui les Cubs de Chicago). Les six autres ont abandonné pour des raisons financières. De nouvelles franchises sont régulièrement créées depuis1878 pour compenser les abandons et augmenter leur nombre. Les franchises sont de plus autorisées à changer de ville. Localisées exclusivement dans le quart nord-est du pays jusqu'à la fin desannées 1950, la Ligue franchit leMississippi vers l'Ouest en1958 en installant deux franchises àSan Francisco etLos Angeles.Houston (1962),Atlanta (1966) puisMiami (1993) marquent la progression de l'avancée vers le Sud.Montréal (1969-2004) etToronto (depuis1977) sont les deux seules franchises de la MLB localisées en dehors des États-Unis. Cette expansion territoriale a été rendue possible par le développement du transport aérien. Le premier déplacement en avion est effectué par lesReds de Cincinnati le7 juin1934[10].
Depuis la dernière expansion de1998, laLigue nationale compte 16 franchises et laLigue américaine 14. Elles sont réparties dans des groupes géographiques de quatre à six équipes. La division centrale de la Ligue nationale compte ainsi six formations tandis que la division ouest de la Ligue américaine n'en compte que quatre. Les autres divisions comptent cinq équipes. Cependant, depuis2013, il y a 15 équipes dans les deux ligues et cinq équipes dans chacune des six divisions du baseball majeur. C'est la première fois dans l'histoire du baseball majeur que le nombre d'équipes dans les deux ligues est impair.
Villes hébergeant ou ayant hébergé des franchises de ligues majeures depuis 1876
Bannière en place lors du dernier match à domicile des Expos de Montréal
Unefranchise n'est pas unclub, au senseuropéen du terme. Les propriétaires peuvent en effet déménager leur « franchise » vers un marché plus porteur. Le cas le plus célèbre reste celui de1957, avec le double déménagement desGiants de New York et desDodgers de Brooklyn vers laCalifornie. Ce fut incontestablement un drame deNew York dans la seconde moitié duXXe siècle. Certains auteurs[Qui ?] n'ont pas hésité à écrire que New York avait perdu son âme en cet hiver 1957-1958, et la venue desMets de New York en1962 n'a jamais vraiment cicatrisé cette plaie. Pour les Californiens, l'histoire ne s'écrit évidemment pas de la même manière. Le29 septembre2004, lesExpos de Montréal quittentMontréal pour aller s'installer plus au Sud àWashington D.C., pour devenir lesNationals de Washington. Les adieux aux Expos ont lieu à domicile contre lesMarlins de la Floride. C'est une défaite 9 à 1 devant 31 395 spectateurs auStade olympique de Montréal. Les Expos terminent leur histoire le3 octobre 2004 contre lesMets de New York perdant 8 à 1 auShea Stadium. Le déménagement des Expos est le dernier cas, à ce jour, de transfert de franchise dans la MLB.
Une franchise a donc un propriétaire à sa tête, secondé par undirecteur général qui s'occupe notamment du recrutement et des négociations avec les joueurs. Lemanager (ougérant) est celui qui dirige l'équipe sur le terrain. Il est secondé par desinstructeurs, généralement entre 5 et 7. L'effectif d'une franchise est variable. Il compte 25 joueurs pendant la plus grande partie de la saison, puis s'ouvre à 40 en fin de campagne. Une franchise possède beaucoup plus de joueurs sous contrat. Ceux qui ne sont pas alignés avec le « grand club » évoluent dans lesligues mineures de baseball sous les couleurs de clubs écoles des franchises de différents niveaux :AAA, pour les meilleurs,AA, A et R pour les nouveaux joueurs. Comme dans les autres sports majeurs nord-américains, on pratique lerepêchage amateur pour le recrutement des jeunes joueurs. Les ligues majeures ont mis en place ce système de recrutement des jeunes joueurs en1965. En raison du jeune âge des joueurs généralement concernés nécessitant encore plusieurs années de formation dans les clubs-écoles, le draft des ligues majeures ne revêt pas la même signification que celui des autres sports majeurs où les joueurs concernés font souvent le saut dans les rangs majeurs. Avant 1965, les clubs les plus riches s'assurent la signature des meilleurs espoirs scolaires ou universitaires en leur versant de solides primes nommées « Bonus Babies »[11].
En cas d'expansion, c'est-à-dire création de nouvelles franchises, unedraft (ou repêchage) d'expansion a lieu afin de constituer l'effectif des nouvelles formations. Les franchises existantes protègent quinze de leurs joueurs et les nouvelles franchises choisissent parmi les autres.
Suivant l'exemple de l'Astrodome de Houston, quelques équipes ne peuvent résister à la tentation de construire des stades recouverts d'un toit, dans lesannées 1970 et1980. Ainsi naissent leKingdome àSeattle, leMetrodome àMinneapolis et leSkyDome (aujourd'hui appeléCentre Rogers) àToronto.Montréal emboîte le pas, malgré des problèmes techniques, à recouvrir sonStade olympique. Mais au début desannées 1990, cette tendance se renverse, alors que plusieurs franchises préfèrent construire de nouveaux stades, plus petits et à ciel ouvert, alliant les récentes possibilités modernes à un look d'autrefois. LeOriole Park at Camden Yards deBaltimore et leJacobs Field (aujourd'hui appeléProgressive Field) deCleveland en sont deux exemples probants.
Le12 septembre1931, lesReds de Cincinnati reçoivent lesDodgers de Brooklyn en soirée auCrosley Field à l'occasion d'un match amical. Cette rencontre sous les réflecteurs remporte un énorme succès populaire, mais les autres propriétaires sont hostiles à cette évolution, et l'interdisent en ligues majeures. En1935, les Reds obtiennent une dérogation pour jouer sept matchs en soirée, soit un face à chaque adversaire de sa ligue. La première rencontre de ligue majeure jouée à la lumière des projecteurs se tient le24 mai 1935, toujours au Crosley Field. Symboliquement, leprésident des États-UnisFranklin Delano Roosevelt actionne avant le match un bouton fictif à laMaison-Blanche pour allumer l'enceinte[13]. Entre 1935 et1948, 15 des 16 équipes se convertissent aux matchs en soirée. LesCubs de Chicago se dotentWrigley Field d'un système d'éclairage permanent[14] qu'en1988, et disputent toujours la grande majorité de leurs rencontres à domicile en journée. Au niveau desSéries mondiales, elles se tiennent exclusivement le jour jusqu'en1971. Le premier match des Séries mondiales joué en soirée a lieu le13 octobre 1971 àPittsburgh. Inauguré en1953, leCounty Stadium deMilwaukee est le premier stade construit avec un système d'éclairage[15].
BaptiséeSpring training en anglais, cette phase de préparation à la compétition se tient en fait de mi-février à fin mars. Deux régions regroupent tous les camps d'entraînements des franchises de la MLB : laFloride (Grapefruit League) et l'Arizona (Cactus League). Des matchs quasi quotidiens opposent les différentes franchises entre elles.
Le présidentWoodrow Wilson effectue le premier lancer de la saison 1916.
La saison régulière compte 162 matchs par équipe depuis1961. La première saison de Ligue majeure se disputa en 1876 avec 70 matchs au programme de chaque équipe. On passe à 60 en1877 et1878, à 84 de1879 à1883, à 112 en1884 et1885, 126 en1886 et1887, 140 de1888 à1903, 154 de1904 à1960, et donc, 162 depuis 1961[16]. En cas d'égalité en fin de saison, un match de barrage est disputé.
Certaines saisons furent écourtées. En1918 en raison de laPremière Guerre mondiale, en1919 afin d'éviter la propagation de la grippe espagnole et en1972,1981,1994 et1995 à la suite de mouvements de grève des joueurs.
Avec 2 430 matchs à disputer en six mois, les pauses sont rares. Les jours sans match sont peu nombreux. Cependant, un accord syndical prévoit qu'une équipe ne peut jouer pendant plus de 20 jours consécutifs. Par ailleurs, à moins d'intempéries, aucune équipe ne peut avoir deux jours de repos sur une période de sept jours.
Jusqu'en1997, les rencontres de saison régulière se disputent exclusivement entre formations de la même ligue. Le12 juin 1997, s'est tenu toutefois le premiermatch interligue.
Une équipe joue 19 parties en six séries contre chacun de ses adversaires de la même division (soit 76 parties), six ou sept parties en deux séries contre chacune des 10 autres équipes de la même ligue (66 parties), trois parties interligues en une série contre 4 des 5 équipes de la division de l'autre ligue, quatre parties interligues en deux séries contre l'équipe restante de la même division de l'autre ligue et quatre parties interligues en deux séries contre l'équipe de sa même zone géographique de la division sous le même nom de l'autre ligue (donc 20 parties interligues). Ce nouveau calendrier a été inauguré lors de la saison 2013.
Depuis la saison 2023, chaque équipe joue 162 parties en saison régulière, 81 à domicile et 81 à l'extérieur avec la décomposition suivante[17],[18] :
13 matchs contre les autres équipes de la même division pour un total de 52 matchs,
6 ou 7 matchs face aux équipes des autres divisions mais de la même ligue pour un total de 64 matchs,
Lematch des étoiles (All-Star Game) est disputé pour la première fois en1933[19]. Il s'agit d'un matchannuel disputé entre les meilleurs joueurs de laLigue américaine et laLigue nationale. Les joueurs partants sont choisis par un scrutin tenu auprès des fans. Le match se joue chaque année au milieu dejuillet, c'est-à-dire à peu près à la mi-saison
Le championnat de laLigue nationale se limite à la seule saison dite régulière jusqu'en1903, année de la création desSéries mondiales opposant après la saison régulière les champions des deux ligues, la Nationale et l'Américaine. En1969, chaque ligue est scindée en deux sections, rendant nécessaire la création deséries éliminatoires avant la Série mondiale. De 1969 à1993, les premiers de chaque groupe s'affrontent.
Avec l'expansion de1994, chaque ligue est désormais scindée en trois divisions : Est, Centre et Ouest. Les premiers de chaque division sont qualifiés ainsi que lemeilleur deuxième. En raison d'unegrève des joueurs en 1994, les éliminatoires sont annulées, mais de 1995 à2011 huit formations sur trente participent ainsi aux séries éliminatoires qui s'achèvent par les Séries mondiales. Ces confrontations se jouent au meilleur de sept matchs, sauf au premier tour, avec seulement cinq matchs au maximum. Le premier tour porte le nom deSéries de divisions (Division Series en anglais), le deuxième, qui attribue les fanions de ligue, se nommentSérie de championnat de la Ligue nationale etSérie de championnat de la Ligue américaine (National League Championship Series etAmerican League Championship Series en anglais), et le troisième et dernier tour est la Série mondiale.
À partir de lasaison 2012, le baseball majeur fait passer de 8 à 10 le nombre d'équipes accédant aux séries éliminatoires. Unmatch de meilleur deuxième opposant les deux clubs de chaque ligue qualifiés pour les éliminatoires sans avoir terminé premiers de leur division (wild cards) permettra au gagnant d'accéder à la Série de divisions[20],[21].
Avant1876, les champions reçoivent un petit fanion. Avec la création de la Ligue nationale, un drapeau fait office de trophée, mais le terme de fanion (pennant en anglais) perdure et la « course au fanion » (pennant race) reste d'actualité pour désigner la quête du titre de champion de ligue. Il existe également des drapeaux honorant les titres de division. Ces différents drapeaux décorent les stades des clubs concernés.
Certaines courses au championnat s'achèvent bien avant la fin de la saison : ainsi, les Yankees de New York enlèvent le titre de la Ligue américaine en1941 après seulement 136 matchs sur 154. À l'opposé, il faut parfois attendre le dernier jour pour connaitre le champion. La saison1889 de Ligue nationale est la première de ce type.Giants de New York etBeaneaters de Boston attendent l'ultime partie pour se départager. La saison1908 reste la plus serrée de l'histoire dans les deux ligues. Trois formations peuvent encore être championnes avant le dernier jour de compétition dans la Ligue américaine; même chose dans la Ligue Nationale. Depuis la scission en deux puis trois divisions des ligues, les courses au championnat sont plus serrées. En2008, l'écart de victoires entre les premiers et les deuxièmes variait entre un et trois dans quatre des six divisions. En cas d'égalité à l'issue des matchs de la saison régulière, un match de additionnel a lieu. Le dernier en date oppose lesTwins du Minnesota auxTigers de Détroit en2009 en division centrale de laLigue américaine[22].
Les statistiques sont omniprésentes dans le monde des Ligues majeures générant un nombre extravagant de records de toutes sortes. Les principaux records restent ceux liés auxcoups de circuit depuis queBabe Ruth leur a donné une valeur symbolique dans lesannées 1920. Ruth a longtemps détenu les records dans ce domaine, maisRoger Maris dépasse en1961 sa marque de 60 circuits frappés en une saison, puisHank Aaron le surpasse en carrière en1974[24]. Malgré de forts soupçons de dopage,Barry Bonds (73 coups de circuit en1999[25] et 762 en carrière[26]) détient ces deux records. Comme le notait ironiquementTy Cobb, le baseball ne se résume évidemment pas aux seuls coups de circuits :points produits (avec 2 297 en carrière, Hank Aaron domine ce secteur[27]),buts volés (Rickey Henderson en accumule 1 406 en carrière[28]),coups sûrs (Pete Rose devance Ty Cobb en carrière : 4 256 contre 4 189[29]),moyenne au bâton (en carrière, Ty Cobb domine la concurrence avec 0,366[30]),moyenne de points mérités (Ed Walsh tient le record en carrière avec 1,82 devantAddie Joss à 1,89[31]) etretraits sur des prises (Nolan Ryan en compte 5 714 en carrière[32]), notamment, restent des records très suivis.
Outre les trophées collectifs marquant les titres de ligues et de séries mondiales, la MLB génère plusieurs dizaines de trophées en honneurs individuels. Certains de ces challenges sont mis en place par les médias. Lemeilleur joueur de la saison est récompensé depuis1911[33]. Entre 1911 et1914, il reçoit le Prix Chalmers offert par le constructeur automobile du même nom[34]. Ce même prix est attribué en1910 auchampion de la moyenne au bâton[34]. Le meilleur lanceur est couronné duTrophée Cy Young depuis1956[33], laRecrue de l'année(rookie) est désignée depuis1947[35] tandis que les positions défensives reçoivent desGants dorés depuis1957[36],[37].
Symbolique, mais très recherchée, laTriple couronne existe en deux versions : une pour les lanceurs et une autre pour les frappeurs. Pour ces derniers, il s'agit d'afficher le meilleur total decoups de circuit, de points produits et la meilleure moyenne au bâton. Pour les lanceurs, il faut afficher le meilleur total de victoires, de retraits sur les prises et la meilleure moyenne de points mérités. Les derniers lanceurs à réussir cette performance sontClayton Kershaw pour la ligue nationale etJustin Verlander pour la ligue américaine, tous les deux en2011[38]. Chez les frappeurs, le dernier vainqueur de la Triple couronne est le joueur de première baseMiguel Cabrera pour la ligue américaine. Il faut remonter à Joe Medwick, en 1937, pour trouver une Triple couronne de frappeur en ligue nationale.
Lesmanagers (depuis1983[39]) et les arbitres (depuis1971) possèdent également leurs remises annuels de prix.
Couvert par la presse généraliste et la presse spécialisée (Sporting News depuis1886) depuis ses débuts, les MLB ne manquent pas d'espace dans la presse écrite auxÉtats-Unis. DuNew York Times auWashington Post en passant parUSA Today, les principaux titres de la presse américaine possèdent une solide rédaction sportive attachée au suivi au quotidien des MLB. Parmi les grandes plumes, citonsShirley Povich qui officie auWashington Post de1923 à1998.
Dès la fin duXIXe siècle, des panneaux affichant les résultats des matchs en quasi-direct fleurissent dans les villes américaines, généralement sur les façades des sièges sociaux des journaux. Les résultats transmis en continu par télégraphe sont affichés avec un léger retard, mais les foules apprécient de pouvoir suivre ainsi les résultats de leur équipe favorite. De tels panneaux sont installés àTimes Square àNew York, et à l'occasion desSéries mondiales, les foules compactes donnent des airs de nuit de laSaint-Sylvestre à ce fameux carrefour new-yorkais.
Laradio émerge dans lesannées 1920. Le premier match est diffusé en1921[40] et en 1926, pas moins de 26 stations transmettent en direct lesWorld Series[41].Graham McNamee est le plus fameux journaliste sportif américain officiant à la radio pendant l'entre-deux-guerres[42].Red Barber[43],Mel Allen[44] puisVin Scully[45] prennent ensuite le relais. Devant le conflit généré par la baisse des affluences à la suite de ces premières retransmissions en direct, nombre de franchises décident d'interdire l'accès du stade aux reporters radio. Après le succès de la retransmission des World Series 1926 et la mise en place de premiers contrats réguliers en1929 par lesReds de Cincinnati, les franchises signent des accords leur permettant de conquérir un nouveau public et d'assurer des rentrées financières[46]. C'est le même modèle qui est repris avec latélévision.
LaNBC devient le premier diffuseur national de la MLB en 1947. Les autres réseaux ne tardent pas à imiter son exemple et la MLB signe des contrats avec plusieurs stations. NBC (1947-1989, 1994-2000),ABC (1953-1965, 1976-1989, 1994-1995),The Baseball Network, une création de la MLB, ABC et NBC, (1994-1995),CBS (1951, 1955-1965, 1990-1993),USA Network (1979-1983),ESPN (depuis 1990),FOX (depuis 1996) etTBS (depuis 2007) se partagent ainsi les diffusions nationales. Les diffuseurs nationaux depuis 2007 sont FOX, TBS et ESPN.
Au niveau local, les franchises sont libres de vendre leurs droits de diffusion. Certaines franchises ont créé des télévisions intégrées au club.Fox Sports Net est le principal acteur des diffusions locales. Un diffuseur local garde la priorité sur son marché et une carte délimite avec précision les zones concernées par ces décrochages. Cette politique deblackout a pour but de fidéliser le public local sur son club afin de générer un marché publicitaire important et apte à proposer des droits de diffusions significatifs. Cette politique deblackout est très mal perçue par les fans qui sont ainsi privé de leurs équipes locales sur les chaines nationales, les contraignant à s'abonner à des chaines supplémentaires par câble ou satellite. Les diffusions radio ne sont pas touchées par les décrochages.
Internet permet à la MLB de diffuser depuis2003 via son service MLB.TV l'ensemble des matchs de la saison en direct partout dans le monde. Ce mode de diffusion respecte également les zones de blackout. En2009, la MLB se dote de plus d'une chaîne de télévision intégrée,MLB Network.
Les débuts financiers de laLigue nationale en1876 sont très difficiles. Seul Chicago parvient à dégager un faible bénéfice. La situation est encore plus délicate en 1877 avec l'ensemble des clubs qui affichent des déficits, parfois importants (8 000 dollars pour Saint-Louis, par exemple[48]). Le nombre des clubs abandonnant, parfois en pleine saison, reste important. L'instabilité est de mise. 21 villes différentes hébergent des franchises de la Ligue nationale entre 1876 et1900. La concurrence avec l'Union Association (1884), laPlayers League (1890) et l'American Association (1882-1891) génère également des soucis financiers en raison de la chute des affluences par club. Les recettes aux guichets restent en effet longtemps la principale source de revenu des clubs. Dans ce domaine, la marque des 10 000 spectateurs par match est atteinte pour la première fois par lesGiants de New York en1908[49]. LesYankees de New York rassemblent plus d'un million de spectateurs pour ses matchs à domicile en1920[50]. Les Yankees passent la marque des deux millions en1946, lesDodgers de Los Angeles atteignent les trois millions en1978, et lesBlue Jays de Toronto dépassent les quatre millions en1991[51]. LesRockies du Colorado tiennent le record dans ce domaine avec 4 483 350 spectateurs à domicile autour du stade en1993
Lapublicité, laradio, latélévision et lesproduits dérivés complètent le budget des franchises. Les panneaux publicitaires sont ainsi présents dans les stades depuis les débuts de la Ligue. La publicité est en revanche interdite sur les uniformes. Les produits dérivés existent également depuis toujours, mais le poids de ces revenus devient plus important après laSeconde Guerre mondiale. La radio, à partir de1935, et la télévision, à partir de1947, payent des droits pour retransmettre les matchs. Les montants de certains contrats se chiffrent en milliards de dollars. Depuis2007, trois chaînes (FOX,TBS etESPN) se partagent les droits nationaux. En1939, 7 % des recettes des franchises sont constitués par les droits de diffusion radiophonique[52]. Les droits de la télévision et de la radio atteignent 10,5 % des budgets en1950, plus de 30 % dès lesannées 1970 et plus de 50 % pendant lesannées 1990[52]. Les contrats nationaux qui représentent environ 50 % des revenus de la télévision, le complément étant assuré par les contrats locaux, permettent à chaque franchise de recevoir 16,6 millions de dollars en2004 contre 6,4 millions dix ans plus tôt[52]. Les montants des contrats locaux sont directement liés au potentiel économique de la zone d'influence de la franchise. Dans ce domaine, lesNew York Yankees dominent nettement les débats avec des contrats locaux d'un montant supérieur à 60 millions de dollars par saison dès1998[52].
En2009, la franchise ayant généré le plus de revenus est celle desNew York Yankees (441 millions de dollars[53]). La trentième et dernière formation de ce classement de la richesse est la franchise desPirates de Pittsburgh avec 145 millions de dollars. Par comparaison, lesCowboys de Dallas (no 1 des revenus enNFL) enregistrent 420 millions de dollars de revenus en 2009[54], tandis que trois clubs européens defootball dépassent les Yankees[55]. En revanche, seulement 17 clubs européens de football dépassent les 145 millions de dollars des Pirates de Pittsburgh.
Selon une étude de Forbes et Deloitte, les Ligues majeures de baseball sont deuxièmes au monde en matière de chiffre d'affaires généré en 2009 (3,71 milliards d'euros) derrière laNFL (football américain ; 5,13 milliards d'euros) et devant le championnat du monde deFormule 1 (3,2 milliards d'euros[56]).
Les salaires constituent la part la plus importante des dépenses de franchises. Longtemps tirés vers le bas par les propriétaires en raison de la mauvaise santé du baseball professionnel, les salaires des joueurs, mais aussi des arbitres, connaissent une évolution spectaculaire à partir desannées 1970 sous la pression syndicale de laMLBPA menée parMarvin Miller. Joueurs et arbitres recourent à la grève pour préserver leurs intérêts. Quatre grandes grèves de joueurs en1972,1981,1990 et1994, et de nombreux mouvements de la part des arbitres (1968,1970,1978,1979,1984,1987,1991,1994-1995, crise de1999-2002) marquent ainsi les quatre dernières décennies. Le joueur le mieux payé en2009 estAlex Rodriguez avec 37 millions de dollars de revenus (33 millions de salaires et 4 millions de revenus annexes) devant l'autre YankeeDerek Jeter, 31 millions. Ces deux joueurs pointent au5e et8e des sportifs les mieux payés auxÉtats-Unis derrière legolfeurTiger Woods, premier du classement avec 90,5 millions de dollars de revenus[57]. Le,ESPN signe un contrat de 5,6 milliards d'USD sur 8 ans jusqu'en 2021 pour diffuser la ligue majeure[58].
La chansonTake Me Out to the Ball Game (1908) est l'hymne du baseball et notamment des travées des stades de ligues majeures. Ce titre est traditionnellement joué et repris par les spectateurs lors de la pause de la septième manche. Après les attentats du11 septembre2001, nombre de franchises jouentGod Bless America à la septième manche.2008, qui marque le centenaire de la création deTake Me Out to the Ball Game, donne lieu à nombre de célébrations[59].
↑« The Commissionership: A Historical Perspective »[archive du], surMLB.com,MLB Advanced Media(consulté le) :« The strength of the American League grew as an increasing number of National League players opted for the higher salaries offered by the new association. Faced with the prospect of losing many of its best players, the NL chose peace and declared the AL its equal in 1903. This led to a new National Agreement and the birth of the World Series. The American and National Leagues were established as major leagues and all other associations comprised the minor leagues, which fell under the jurisdiction of the National Association of Professional Baseball Leagues. »
« Official MLB history dates to 1876, when the National League began play. According to research by MLB's official historian, John Thorn, the first run came on April 22 of that year – in the first game of the season, between the Boston Red Stockings, now the Braves, and the Philadelphia Athletics. »