Depuis 1915, la ville a le statut officiel deGroßstadt (enfrançais :« grande ville »). En 2008, la ville compte 273 000 habitants, bien que la population réelle de la ville soit légèrement supérieure puisque les 50 000 étudiants ne sont qu'en partie enregistrés à Münster.
La ville est marquée par une forte présence des services administratifs et de justice, dont la Cour constitutionnelle régionale. De plus, Münster accueille le siège de la « communauté de communes » (Landschaftverband) Westfalen-Lippe.
Münster est aussi unévêché fondé il y a 1 200 ans parsaint Ludger (Ludgerus), ce qui fait de Münster le plus vieil évêché d'Allemagne du Nord.
La ville est surtout connue pour son nombre impressionnant de cyclistes et le charme de son centre historique. Elle a reçu en 2004 le prix Liv-Com de la ville du monde ayant la meilleure qualité de vie dans sa catégorie.
La ville dans le land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Les différents arrondissements de la ville ; les zones sombres désignent les parties construites de la ville
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes ; 5 : les arrondissements de la ville
En vertu de l'article 1 des statuts municipaux, la ville de Münster est structurée ensix arrondissements municipaux (Stadtbezirke) : Mitte, Nord, Ost, West, Süd-Ost et Hiltrup. Chaque arrondissement dispose d'une représentation de19 membres chacune, élue par la population lors des élections municipales. Le président de chaque représentation d'arrondissement est appeléBezirkvorsteher.
D'après les statuts municipaux, chaque arrondissement est lui-même divisé en zones d'habitation (Wohnbereiche). Le nom de cette sous-division n'est cependant pas utilisé, et dans la pratique on parle plutôt de quartier (Stadtteil).
Le centre-ville est lui aussi divisé en anciens quartiers historiques aux contours parfois flous, entre autres : Aaseestadt, Erphoviertel, Geistviertel, Hansaviertel, Kreuzviertel, Kuhviertel, Mauritzviertel, Pluggendorf, Rumphorst et Südviertel. De leur côté, les quartiers des autres arrondissements de Münster correspondent dans leur majorité à d'anciennes communes absorbées au fil du temps par la ville.
Le lieu appelé aujourd'hui Münster, était autrefois appeléMimingernaford quand lesBructères y avaient un fort. Puis, lorsque la région fut christianisée par saint Ludger et ses successeurs, la ville devintMonasterium et enfinMünster.
Charlemagne entreprend l’intégration de la Saxe païenne (sous l'emprise de Widukind) auroyaume des Francs déjà évangélisé.
Après plusieurs échecs et de multiples campagnes militaires, Charlemagne dépêche finalement en 785saint Ludger (enallemand :Liudger), missionnaire originaire deFrise, pour christianiser les Saxons.Il réalise sa mission fort bien[réf. nécessaire], si bien qu'en 805, le territoire devient undiocèse dont il est proclamé évêque… même après sa mort, son influence persiste. De nos jours, il est célébré à Münster comme le saint patron de la ville et le fondateur de l'Église enWestphalie. Lacathédrale Saint-Paul et l'école adjacente, lelycée Saint-Paul (datant de l'an 797), ont été fondées par lui. Le lycée Saint-Paul est l'une des écoles parmi les plus anciennes d'Europe.
En raison de sa population croissante, la ville reçoit en 1170 sa charte de ville. Au milieu duXIVe siècle, Munster est la plus grande ville deWestphalie. Ayant à sa tête un prince-évêque, elle joue un rôle important dans le commerce avec laLigue hanséatique. Reflet de cette prospérité, le marché principal dont les magnifiques maisons marchandes datent de cette époque. Cette richesse n'est pas exempte de tensions, notamment entre l'oligarchie marchande qui dirige la ville et lesguildes artisanales.
La réformeluthérienne est introduite en 1532 par le chapelain Bernard Rothman et le conseil de la ville adopte la confession réformée modifiée par celui-ci.
La ville à l'époque où elle s'appelait Monasterium.
Mais rapidement, le mouvement réformé se radicalise dans la ville et des prédicateurs s'opposent aubaptême des enfants. C'est alors une discussion doctrinale centrale entre les Églises réformées. La dissidenceanabaptiste récuse le baptême dont elle affirme qu'il n'apparaît pas dans les Écritures et ne peut être administré à des enfants incapables de comprendre le sens de ce sacrement.
En, le prêcheur anabaptisteJan Matthijs envoya d'Amsterdam un certainJean de Leyde, « apôtre » qu'il avait lui-même baptisé en, vers Münster. Le[note 1], il lui emboîta le pas et proclama Münster « Jérusalem céleste ». Bien que le nouveau conseil des échevins soit favorable aux idées des anabaptistes, l'arrivée de Matthijs déchaîna le jour même unecontroverse des Images en ville. Toutes les églises et monastères furent dévastés afin d’expurger les traces du passé mensonger. Le prédicateur annonça son « Programmeapocalyptique[1] » :
Il faut anéantir les incroyants en vue de laparousie,
Le Christ instituera une théocratie terrestre,
Les « émissaires apostoliques » sont invincibles et doivent annoncer l'imminence du Royaume.
Le, Matthijs enjoignit aux habitants de Münster de venir se faire baptiser ; celui qui entendait s'y refuser devait quitter la ville avant minuit. On ordonna de brûler tous les livres à l'exception desBibles. Matthijs déclara lacommunauté des biens et laPolygynie (une forme de polygamie).
Auparavant, l’évêque de MünsterFranz von Waldeck avait fait arrêterBernd Rothmann le et entreprit d'assiéger la ville dont il avait été chassé.
Le, jour de Pâques, dans un prêche sur la Place du Marché, Matthijs se présenta comme leNouveau Gédéon. Après une ultime vision duJugement dernier, il monta à cheval, accompagné de quelques fidèles, et sortit sans armes de la ville pour réclamer la reddition des assiégeants. Il fut immédiatement jeté à bas et mis en pièces par deslansquenets[1]. Après l'exécution de Matthijs aux portes de la ville assiégée (), Jean de Leyde se proclama « roi deSion », confirma la communauté universelle des biens et des personnes (lapolygamie). La ville de Münster, réduite par lafamine et les épidémies, ne se rendit que le. Lors du dernier assaut, tous les anabaptistes qu'on put saisir furent passés par le fil de l'épée, et le carnage ne s'interrompit qu'au bout de deux jours. Quant à Jean de Leyde, il fut détenu six mois en attente d'un châtiment exemplaire, puis fut torturé et mis à mort en public le.
En 1759, durant laguerre de Sept Ans, la ville est assiégée par les troupes Françaises dumarquis d'Armentières[2]. Dans la nuit du 11 au, lerégiment de La Tour du Pin fit une attaque sur la porte Saint-Maurice, qu'il battit avec ses quatre pièces de campagne. Il eut affaire à toute la garnison qui fit un feu terrible, et ne se retira qu'au jour. Le, on ouvrit la tranchée devant la ville, et le 21, devant la citadelle qui se rendit le 25. Lelieutenant généralde Zastrow(de) et 3 000 soldatsprussiens furent faitsprisonniers de guerre[3].
Durant laSeconde Guerre mondiale la ville de Münster était une importantebase militaire de l'ouest de l'Allemagne. Elle était le quartier général de la6e région militaire (WehrkreisVI - Oberkommando der Wehrmacht Münster) qui englobait les régions de Westphalie, de Hanovre et du Rhin septentrional[4]. Münster était également la garnison de nombreux régiments[5] :
Le Commandement des bataillons de police pour le nord-ouest du Reich (Befehlshabern der Ordnungspolizei - BdO Münster/Westfalen). Les bataillons de police de Münster (Ordnungspolizei etPolizeibataillone) ont participé activement aux actions d'extermination sur le front de l'Est comme lors dumassacre de Babi Yar où 33 000 juifs furent assassinés[6] et au contrôle des transports de déportation.
Un des centres de l'Abwehr : le service de renseignement et de contre-espionnage de la Wehrmacht Abwehrstelle (AST) de Münster avait la charge de l'Europe du Nord-Ouest et s'installe dans la France occupée en 1940, notamment Paris (à l'hôtel Lutétia), à Lille et à Dijon[7].
À proximité se trouvait la base aérienne de Münster-Handorf[note 2] : elle a été dotée des premiers avions à réaction, lesArado Ar 234, qui sont intervenus dans labataille des Ardennes en[8]
On trouvait aussi un camp de prisonniers : l'Oflag VI-D avec environ 2 500 officiers français et belges. Il a été installé dans une caserne de la ville dès, mais l'opération Market Garden en Hollande toute proche a entraîné la fermeture du camp le et les prisonniers ont été transférés à l'Oflag VI-A deSoest.
Cette importance militaire a fait de la ville une cible des bombardements alliés en 1944[9]. Par ailleurs lastratégie britannique de destruction massive des villes allemandes afin de briser le moral des populations pour accélérer la fin de la guerre (doctrineDouhet etHarris[10]) a touché lourdement la ville de Münster au début de 1945[11]. Lesbombardements sur Münster ont été intensifs et ont eu pour effet, outre de nombreuses victimes civiles, d'irréparables destructions du patrimoine de cette vieille ville médiévale chargée d'histoire et de richesses architecturales.
Dans les premiers mois de 1945, il y eut235 alertes aériennes, soit une moyenne de trois alertes par jour. Les mois de février et virent les derniers bombardements, les plus terrifiants. Sur la ville déjà massivement détruite, tombèrent encore 16 000 bombes explosives. La dernière attaque sur Münster eut lieu le, exécutée par une flotte de112 bombardiers quadrimoteurs. Partout dans la ville des incendies faisaient rage, qu'il n'était plus possible de maîtriser. Dans la tour sud de la cathédrale, la chaleur fut telle que les cloches fondirent. L'officier américain Reg Davis retrouva, lors de la prise de la ville, dans le Bunker Saint-François, parmi les gravats et décombres, quelques papiers déchirés : des mains courantes de la police notées au jour le jour. On pouvait y lire :
« Aujourd'hui attaque aérienne de10 h 6 à10 h 22. 1 800 bombes explosives, et plus de 150 000bombes incendiaires[note 3] sont tombées. Ce qui reste de la ville est totalement détruit. Seul, émerge de cette mer de flammes le clocher en feu de la cathédrale… » Un officier de la flotte de bombardiers ayant pris part à cette attaque se souvient :
« On met les voiles. Comme à l'exercice : en16 minutes on a vu crépiter441 tonnes de bombes. Sur la carte, vous pouvez mettre une croix sur Münster. »
Le centre médiéval fut presque intégralement anéanti. Les monuments historiques détruits, entre autres, sont : la salle de la Paix, où ont été signés les traités mettant fin à laguerre de Trente Ans : lestraités de Westphalie ; l'hôtel de ville, même si les œuvres qu'il abritait furent transportées dès 1942 dans les caves du château de Wobbel sur la Lippe ; la cathédrale ; le fronton du Prinzipalmarkt ; le château…
La reconstruction de la ville commença au lendemain de la guerre, et mobilisa toute la population. La priorité fut d'abord donnée aux infrastructures (écoles, maisons, routes…). La reconstruction des bâtiments historiques n'intervint qu'à partir de 1950… Contrairement à de nombreuses villes allemandes, les planificateurs urbains d'après guerre n'eurent pas le dessus, et ce fut la volonté de l'opinion publique qui fut suivie, à savoir une reconstruction à l'identique, comme àVarsovie.Hors du centre historique assez soigneusement restitué, les tissus mineurs sont sommairement silhouettés par une architecture dite « d'accompagnement ». Néanmoins, de nombreuses maisons ont été assez correctement refaites, donnant au centre de Münster un aspect assez proche, sous certains angles, de son état d'avant-guerre. D'autres reconstructions, comme dans de nombreux endroits d'Allemagne, sont à l'étude afin d'améliorer le médiocre aspect « années 1950 » des villes historiques massivement bombardées.
L'Oflag VI-D avait été installé dans une caserne de la ville dès. L'Opération Market Garden en Hollande toute proche entraîna la fermeture du camp le et les prisonniers furent transférés en l'Oflag VI-A deSoest.
Mais leur construction n'était pas encore achevée. On les renforça trois siècles plus tard. Et lesanabaptistes achevèrent la construction avec un double rempart, de nouvelles tours, des retranchements, et des ronds-points. La ville eut alors la réputation d'être imprenable.
L'histoire desJuifs à Münster remonte à plus de 800 ans, ce qui en fait une des plus anciennes communautés du Nord-Ouest de l'Allemagne
Dès leXIIe siècle, une communauté juive avec sa propre maison de prière s'est établie à Münster. Celle-ci disparait en1350 à la suite depogroms. À partir de1536, des Juifs se réinstallent, sous la protection de l'évêque, mais ne peuvent échapper à leur expulsion après sa mort en1553. Jusqu'auXIXe siècle, il n'y a plus de communauté juive à Münster. À partir de1616, il existe cependant un système decertificat de passage qui réglemente les conditions d'entrée des Juifs dans la ville. En1662, leprince-évêque publie leMünster Judenordnung (règlement de Münster pour les Juifs). À partir de cette date, unJuif de cour est très actif à Münster, représentant les intérêts de la minorité auprès de l'évêché de Münster, mais les Juifs n'ont toujours aucun droit de séjour permanent dans la ville.
Pendant la période de l'Empire et de larépublique de Weimar et jusqu'à l'arrivée au pouvoir desnazis, de nombreuses personnalités juives vont clairement influencer la vie publique de la ville. La communauté juive est complètement anéantie par le régime nazi pendant laShoah.
Néanmoins, après laSeconde Guerre mondiale et l'effondrement du régime nazi, une communauté juive tente de se reformer et, dès1961, une nouvellesynagogue est consacrée. Aujourd'hui, la communauté juive compte environ 800 membres et est membre de l'Association régionale des communautés juives deWestphalie-Lippe. La communauté est bien intégrée dans le tissu social de la ville.
Malheureusement, les maisons du Prinzipalmarkt s'effondrèrent sous l'assaut des bombes en 1945 et seulement deux maisons originales restèrent debout. La reconstruction aurait duré beaucoup plus longtemps si les maisons du Prinzipalmarkt avaient été reconstruites telles qu'elles l'étaient avant : c'est pour cela qu'on ne reconstruisit pas les maisons avec tous leurs détails architecturaux mais dans un style plus simple en conservant la forme principale.
Aujourd'hui, trois fois par an (en mars, en juin et en octobre), a lieu la kermesse du Send : c'est une grande fête foraine.
À l'origine, le mot « send » désignait lessynodes: rassemblements religieux accompagnés par des marchés. Alors que les ecclésiastiques se réunissaient, les grands marchés s'installaient dans lecloître de la cathédrale. Par la suite, ils installèrent leurs stands à l'extérieur de la cathédrale, où s'installent de nos jours et plusieurs fois par semaine, les marchés traditionnels (de fruits et légumes, pains et fromages, charcuterie et poissons…). Mais aujourd'hui, les marchés du Send se sont déplacés sur la place Hindenburg devant le château de Münster : la kermesse attire des milliers de visiteurs.
Une tradition de plus de quatre siècles veut que l'épée du Send,das Sendschwert, soit accrochée sur la façade du Rathaus pendant la durée des fêtes. À l'origine, une des fonctions du Send était de rendre la justice, et l'épée servait aux exécutions.Das Sendschwert avait alors une double valeur : elle était symbole de justice et symbole de la liberté de marché (commercer, acheter, vendre, marchander : tout cela était autorisé et libre). De plus, une trêve se devait d'être respectée pendant le Send.
LaLambertikirche est la deuxième plus grande église de Münster. Elle se situe au croisement des trois rues des grands marchés : lePrinzipalmarkt ; leRoggenmarkt ; et l’Alter Fischermarkt.
Elle fut construite par les commerçants et les bourgeois du début de la Hanse, en 1375. Ils la préféraient à la cathédrale : cette dernière était le symbole du pouvoir ecclésiastique, tandis que laLambertikirche était le symbole de la richesse bourgeoise et marchande.
C'est un des exemples les plus élégants d'église-hallegothique. On remarque aussi la présence de nombreux grandsvitraux.
Accrochées auclocher, il y a trois cages en fer. AuXVIe siècle, lesanabaptistes voulurent instaurer le royaume millénaire de Dieu. Lorsque le dernier roi,Jan van Leyden (Jean de Leyde), et ses deux meneurs furent exécutés par l'évêque en1536, le règne effroyable des anabaptistes cessa. Pour servir d'exemple, l'évêque fit construire trois cages dans lesquelles il mit leur cadavre et qu'il suspendit en haut du clocher.
C'est la chapelle d'un hôpital qui fut détruit pendant laSeconde Guerre mondiale. La chapelle fut construite de 1744 à 1753. Elle est dotée d'une coupole, et le style baroque de l'intérieur est largement inspiré du maître baroque Balthazar Neumann, originaire du sud de l'Allemagne. Le style baroque touche au style rococo : il y a dans la Clemenskirche de nombreuses statues très vivantes, des dorures, des couleurs turquoise et roses…
Das Universitätschloss, ouFürstbischöfliches Schloss Münster. Photo avril 2018.Das Universitätschloss
Das Universitätschloss, ouResidenzschloss, enfrançais :« château de Münster », est le palais baroque de Münster, qui appartient aujourd'hui à l'université (d'où son nom). C'était la résidence des princes-évêques de Münster : d'ailleurs, c'est le prince-évêque Maximilian Friedrich et son ministre von Rürstenberg qui demandèrent la construction de la résidence : elle commença en 1767, et n'était pas achevée à la mort de Schlaun.
La façade est une alternance de briques rouges et de grès, pour rompre la monotonie classique, d'autant plus que le grès était un des matériaux de prédilection de l'architecte. Les sculptures sont étonnamment fines, vu leur faible visibilité, due au fait qu'elles sont fixées au quatrième étage. L'art baroque est présent dans toutes les représentationsanthropomorphiques ; dans les angelots aux formes généreuses, et dans les décorations aux lignes courbes.
L'Erbdrostenhof est unpalais aristocratiquebaroque situé à Münster, en Allemagne. Il a été construit selon les plans deJohann Conrad Schlaun pour leGrand sénéchal de Münster Adolf Heidenreich Freiherr Droste zu Vischering de 1753 à 1757. Le bâtiment à trois ailes est remarquable par sa conception très représentative sur une parcelle exiguë. Johann Christoph Manskirch a été impliqué dans la conception sculpturale. Lesfresques de Nikolaus Loder, détruites pendant laSeconde Guerre mondiale, ont été reconstituées par Paul Reckendorfer en 1965-1967.
La ville de Münster et l'Association régionale de Westphalie-Lippe (LWL) ont loué l'Erbdrostenhof jusqu'en 2057[16],[17]. Aujourd'hui (2018), le palais abrite des bureaux de LWL et une salle de bal baroque.
C'est la réserve naturelle de Münster. On peut s'y promener à pied ou à vélo, elle s'étend sur des kilomètres, regroupant de nombreuses sortes d'oiseaux, telles que des martins pêcheurs, des canards ; mais aussi des taureaux, des vaches, des grenouilles, des castors…
Le zoo de Münster (en allemand,Allwetterzoo Münster) est unparc zoologiqueallemand situé enRhénanie-du-Nord-Westphalie, dans la ville de Münster. Ouvert en 1974, il s'étend aujourd'hui sur une trentaine d'hectares. Il tire son nom de la volonté de l'architecte de rendre les installations accessibles par des chemins couverts,Allwetterzoo signifiant littéralement« zoo visitable par tous les temps ». Son directeur est, depuis 2016, Thomas Wilms.
Sculpture “Abluftplastik” deFriedrich Gräsel(de), de 1971, près de LBS à Münster. Photo juillet 2021.Un immeuble de bureaux près de LBS à Münster. Juillet 2021.Même immeuble, même endroit, même moment.
Münster est une ville qui vise une plus grande écologie. En effet, la circulation à vélo et en autobus est très développée : de nombreux garages publics gardés pour vélo sont établis, en particulier dans les lieux publics les plus fréquentés.
Münster est aussi une ville à grande importance commerciale.
Un dicton populaire raconte qu'à Münster,« Soit il pleut, soit les cloches sonnent. Et si c'est les deux, alors on est dimanche ».
L'immeuble LVM
Une installation à partir d'une sculpture de cheval réalisée par Stephan Huber devant l'immeuble de LVM, Munster
SculptureCorps et âme de Duk-Kyu Ryang, 2015, devant l'immeuble de LVM.
Lemusée en plein air Mühlenhof (enallemand :Mühlenhof - Freilichtmuseum Münster) est unécomusée et unmusée en plein air fondé dans les années 1959/1960 à la suite d'une idée proposée par Theo Breider. Le nom du musée (Mühlenhof : enfrançais :« la ferme du moulin ») lui vient du moulin traditionnel allemand situé en son centre. Le Musée regroupe une trentaine de maisons construites à partir de vestiges venant de toute la Westphalie, et reconstitue ainsi une ville telle qu'elle pouvait l'être auparavant dans la période post-médiévale.
Parmi la trentaine de maisons il y a ledit moulin mais aussi une école rurale, une taverne, une forge, une menuiserie... et de temps en temps s'y promène un guide habillé en costume traditionnel (écharpe rouge, bâton, veste bleue).
Au Moyen Âge, les seigneurs d’Allemagne, qui se battaient incessamment, eurent l’idée de construire des châteaux sur des îles entourées d’eau. Effectivement, c’était bien le seul moyen de se défendre. La région était toute plate, mais les nombreuses rivières, fleuves et affluents fournissaient une excellente défense, d’autant plus qu’on pouvait creuser des fossés autour des châteaux, remplis également d'eau.
Après la guerre de Trente Ans, la plupart des nobles décident d’acheter les terrains avec les « Wasserburgen » en ruine, et de les reconstruire pour en faire de véritables châteaux de plaisance et de vacances, où l’eau serait un élément essentiel de la décoration. Certains sont reconstruits selon les formes des anciens châteaux, en conservant parfois la tour. Certains deviennent de magnifiques palais grandioses, d’autres, de plus petits manoirs avec deux ou trois corps de bâtiments. L’art baroque se propage à ce moment-là, il influence les nobles, et se retrouve sur les grilles, les tableaux… Les nobles viennent dans leurs demeures essentiellement durant l’été, car les châteaux sont très froids en hiver.
Aujourd’hui, les 3 000 châteaux se sont presque tous effondrés, sauf quelque 300 qui sont intégralement conservés. Certains sont devenus des musées et donc visitables. Des concerts et des festins traditionnels y sont parfois organisés. Ce sont aussi toujours des châteaux privés.
Der Kiepenkerl, est en d'autres termes, lecolporteur. Au temps où l'informatique et les médias étaient peu développés, les colporteurs, marchands amateurs, allaient de ville en ville, et racontaient à chacun ce qu'ils avaient entendu à leur arrêt précédent. Ils étaient très utiles aux habitants des régions isolées, c'est pourquoi Münster a érigé un monument en leur honneur : une statue de Kiepenkerl, personnage traditionnel de la ville.
Deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, il y a un grand marché hebdomadaire sur la Domplatz, où l'on vend des fleurs, de la nourriture, des animaux vivants, des articles en laine et bien plus encore. Le marché a toujours joué un rôle central dans la vie de la ville, comme le prouve la statue de Kiepenkerl : un livreur de marché avec un Kiepe sur le dos.
Der Westfälische Himmel, veut dire le « ciel Westphalien » en français et se réfère à un produit local commercialisé sous le nom français dejambon de Westphalie. En Westphalie, on dit que le ciel « est rempli de jambons ». Or, on accrochait autrefois dans les maisons, les gros morceaux de jambons dans la hotte de la cheminée, qui occupait une place importante et centrale, pour les faire fumer. C'est donc cette cheminée, qui représente « le ciel rempli de jambons » et qui donne à toutes les vieilles maisons de Westphalie cette odeur si particulière dujambon fumé… En France, le jambon de Westphalie était assimilé autrefois aujambon de Mayence.
À Münster l'« Altbier » (littéralement enfrançais :« la vieille bière ») est unebière traditionnelle faite de Korn. Elle était avant brassée dans de nombreuses brasseries, mais aujourd'hui il n'en reste plus qu'une où la bière est servie :Pinkus Müller.
Le nom de cepain noir, spécialité westphalienne vient d'un officier français, qui après en avoir mangé, avait déclaré « C'est bon pour Nickel », son cheval… d'où la traduction allemandePumpernickel (Bon donna « pum » et Pour donna « per »). De ce pain, un humaniste néerlandais,Juste Lipse dit aussi, en 1586 : « Quand on a vu son aspect, ses couleurs, toutes ses formes, alors, on peut prétendre connaître tous les pains. »
Cette explication est pour le moins étrange… Nickel ne signifiant pas grand-chose de bon ! Le nom du métal nickel provient deKupfernickel désignant le « mauvais cuivre » ou « cuivre du diable » donc ce qui n'est pas du cuivre et que l'on rejetait autrefois dans les mines, avant d'avoir découvert les propriétés de ce métal. Il semble donc étonnant qu'un officier, français qui plus est, ait donné un tel nom à son cheval… et que ce nom se soit substitué au nom antérieur de ce pain, qui devait en toute logique exister.
La ville de Münster est jumelée depuis 1960 à la ville d'Orléans. Le serment de jumelage a été signé le dans la Salle de la Paix de l'Hôtel de Ville de Münster — là-même où en 1648 avait été signé le Traité de Westphalie — parBruno Peuss etRoger Secrétain, respectivement maires des deux cités. Ce serment a été renouvelé l'année suivante, en, à l'occasion desfêtes johanniques, en l'Hôtel de Ville d'Orléans. Dès 1975, Münster et Orléans recevaient conjointement à Paris le prix « France-Allemagne », et en la Confrérie Karl Ruprecht de Münster attribuait à la ville d'Orléans la Coupe de la Paix (Pax Optima Rerum) pour les amités européennes entre les villes[22],[23].
Depuis 2004, le département de sciences politiques de l'Université de Münster fait l'objet d'un partenariat avecSciences Po Lille en France dans le cadre d'un double diplôme binational.
Cette section contient une ou plusieurslistes. Le texte gagnerait à être rédigé sous la forme de paragraphes synthétiques. Les listes peuvent demeurer si elles sont introduites par une partie rédigée et sourcée, de façon à bien restituer les différents éléments (octobre 2025).
↑Les fameuses bombes incendiaires étaient des sortes de feux de Bengale éclairants, détournés de leur usage. Peu dangereux à l'unité, leur effet devenait redoutable en largage massif sur des constructions préalablement éventrées à l'explosif. Cette combinaison bombes explosives/torches incendiaires fut la méthode systématique pour les bombardements sur les villes allemandes à la fin de la guerre, avec des effets dévastateurs (Dresde (35 000 morts,Hambourg, 50 000 morts…) proche de ceux d'une attaque nucléaire
↑Münstersche Zeitung:Stiftung fördert den Erbdrostenhof: 250 000 Euro für die Fassade, Münster, epd, 15. Dezember 2012
↑Münstersche Zeitung:Ein Weihnachtsengel: LWL erhält 250 000 Euro aus einem Erbe für die Sanierung der Erbdrostenhofes, Münster/Nachrichten, Münster, Christoph Ueberfeld, 19. Dezember 2012
↑. Pour le développement de ce jumelage et la richesse des actions communes entreprises par les deux Villes (parmi elles, depuis 1960, et sans interruption, un échange annuel de jeunes, organisé à présent — depuis 2001 — à Orléans par l'Association Franco-Allemande Orléans-Münster et à Münster par l'Orléans-team), on peut consulter dans le numéro de de la revue Documents l'article de Michel Richard, membre de la Société des Gens de Lettres, ancien directeur de Service au Sénat: "Obvervations à la jumelle, Orléans-Münster, un jumelage exemplaire".