En 2023, l’existence d’une très fine membrane recouvrant le cerveau est découverte chez la souris et chez l’être humain. Baptisée SLYM (Subarachnoid lymphatic-like membrane, soitmembrane sous-arachnoïdienne de type lymphatique(en)) , elle est considérée comme étant une quatrième méninge.
Les méninges se composent de trois membranes detissu conjonctif : la dure-mère, l’arachnoïde et la pie-mère. Elles recouvrent et protègent lesystème nerveux central ; délimitent les sinus de la dure-mère ; abritent en partie leliquide cérébrospinal et forment des cloisons dans le crâne[1]. La pie-mère et l'arachnoïde forment les méninges molles ouleptoméninges. La dure-mère correspond à la méninge dure ou pachyméninge. Au niveau topographique, elles se subdivisent en deux parties en continuité au niveau duforamen magnum : les méninges crâniennes et les méninges spinales[2].
La dure-mère est la partie la plus superficielle des méninges. Elle se constitue du feuillet dural interne et du feuillet dural externe. L'espace sous-dural entre la dure-mère et l'arachnoïde se réduit à un film liquidien. En cas de ruptures des vaisseaux de la dure-mère, il se produit unhématome sous-dural à cet endroit, qui menace le fonctionnement cérébral. L'arachnoïde est la méninge intermédiaire en forme d'araignée. L'espace subarachnoïdien qui le sépare de la pie-mère contient le liquide cérébrospinal. La pie-mère adhère quant à elle au système nerveux central[3],[2].
Entre les feuillets de la dure-mère se situe lesinus veineux qui draine le sang veineux de l'encéphale, des méninges et du crâne dans les veines jugulaires internes. L'arachnoïde émet des prolongements dans la dure-mère, à proximité des sinus veineux. Il s'agit desgranulations arachnoïdiennes dePacchioni qui permettent la résorption du liquide cérébrospinal. Au-dessus de la dure-mère se trouve un espace : l'espace extra-dural (ou péridural ou épidural), présent uniquement le long de la moelle épinière (et donc pas au niveau de l'encéphale). C'est dans cet espace qu'a lieu l'anesthésie péridurale[2].
Illustration à l'article de Antonio Pacchioni « Disquisitio anatomicae de durae meningis ... » publié dans lesActa Eruditorum, 1703
Les méninges comprennent un réseaulymphatique sans contact direct avec l'encéphale. Lesvaisseaux lymphatiques sont alignés le long dessinus veineux, qui collectent les veines cérébrales et les artères méningées. Ils drainent les fluides du système nerveux central, lesmacromolécules et les cellules immunitaires vers desganglions lymphatiques. La clairance des macromolécules et des antigènes complète la fonction dusystème glymphatique dans le drainage et la détoxification tissulaire du système nerveux central[4].
Lesméningiomes sont des tumeurs bénignes à croissance lente qui représentent 15 % des tumeurs intracrâniennes. Les hématomessubduraux etépiduraux sont respectivement causés par la rupture des veinesanastomotiques et d'une artère cérébrale. Laméningite est une inflammation qui peut être d'origine virale ou bactérienne, se localiser dans le méninge mou, dans la moelle spinale ou s'étendre dans ces deux parties[5].
Dans un article paru dans la revueScience en[6], des biologistes de l’université de Copenhague et de l’université de Rochester expliquent avoir identifié, chez la souris et chez l’humain, une membrane extra-fine recouvrant le cerveau, composée d’une couche continue de cellules aplaties mêlées à un réseau peu dense de fibres decollagène[7]. Elle a été baptisée SLYM, « subarachnoid lymphatic-like membrane » (membrane sous-arachnoïdienne de type lymphatique). Située au-dessus de la pie-mère, elle recouvre la totalité du cerveau humain.
↑ab etcJean-Marie Le Minor (avec la collaboration de Franck Billmann),Neuroanatomie centrale : aide-mémoire d'anatomie descriptive humaine, Paris, Ellipse,, 461 p.(ISBN978-2-7298-6268-8),p. 413-452.