| Médréac | |||||
De haut en bas : vue de Médréac, la mairie. | |||||
Logo | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Rennes | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Saint-Méen Montauban | ||||
| Maire Mandat | Serge Collet 2020-2026 | ||||
| Code postal | 35360 | ||||
| Code commune | 35171 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Médréaciens | ||||
| Population municipale | 1 853 hab.(2023 | ||||
| Densité | 53 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 16′ 02″ nord, 2° 04′ 02″ ouest | ||||
| Altitude | 96 m Min. 45 m Max. 137 m | ||||
| Superficie | 35,02 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Rennes (commune de la couronne) | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Montauban-de-Bretagne | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Ille-et-Vilaine Géolocalisation sur la carte :Bretagne (région administrative) | |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.medreac.fr | ||||
| modifier | |||||
Médréac est unecommune française peuplée de 1 853 habitants[Note 1] située dansl’arrondissement de Rennes, dans ledépartement d'Ille-et-Vilaine enrégionBretagne. La ville se situe enHaute-Bretagne — partie orientale de laBretagne. Elle se trouve à 387 km deParis, 40 km deRennes, 27 km deDinan et 60 km deSaint-Malo[1].
Le village est situé dans l'ouest de laFrance, à l'ouest du département d'Ille-et-Vilaine, sur l'axe de communication entre lebassin parisien et l'océan Atlantique. Selon la géographie desrégions naturelles de France, Médréac se trouve dansle pays de Saint-Malo.
Il est distant de 60 km deSaint-Malo, 86 km deFougères et 99 km deRedon, sous-préfectures d'Ille-et-Vilaine ; de 40 km deRennes, capitale régionale ; de 387 km deParis.
Médréac se trouve à 45 km dela Manche (Beaussais-sur-Mer) et 100 km de l'océan Atlantique (Vannes)[1].
Avec une superficie de 35,02 km2, Médréac est la3e commune la plus étendue de lacommunauté de communes de Saint-Méen Montauban (sur 17) et la47e d'Ille-et-Vilaine (sur 333).
| Guitté Côtes-d'Armor | Guitté Côtes-d'Armor | Plouasne Côtes-d'Armor |
| La Chapelle-Blanche Côtes-d'Armor | Saint-Pern | |
| Quédillac | Montauban-de-Bretagne | Landujan |
Médréac fait partie dubassin Loire-Bretagne qui est géré par lecomité de bassin Loire Bretagne.
Médréac possède une rivière au nord de la commune, leNéal[2]. Celui-ci sert de limite entre Médréac etPlouasne et par la même occasion entre l'Ille-et-Vilaine et lesCôtes-d'Armor. Il est alimenté par les ruisseaux du Saint-M'Hervon[3] et du Moulin Bouvet.
Les cours d’eau inventoriés sur l’ensemble du territoire communal atteignent un linéaire de 36,7 km. Les autres écoulements recensés et ne présentant pas les caractéristiques de cours d’eau représentent un linéaire total de 14,13 km. Il s’agit soit d’écoulement situés en tête detalwegs, soit d’écoulements secondaires et transverses le long des parcelles. Au total, tous ces écoulements recensés atteignant donc un linéaire de 50,83 km.
On compte ensuite 45 plans d’eau ou mares totalisant environ7 ha. Et il y a enfin des zones humides qui représentent193 ha si l'on inclut mares et plans d'eau.
Toutes ces zones totalisées font193 ha, soit 12 % de la commune[4],[5].
Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Bretagne etClimat d'Ille-et-Vilaine.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique altéré, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[7]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans lazone H2a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de11,3 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 762 mm, avec12,8 jours de précipitations en janvier et6,8 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deMerdrignac à27 km àvol d'oiseau[12], est de11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de−8,3 °C, atteinte le[Note 3].
Au, Médréac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[17],[18].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (50,4 %),terres arables (40,1 %), prairies (3,7 %), forêts (3,7 %), zones urbanisées (2 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Médréac possède 195hameaux.
| Beau Soleil | La Bretonnière | La Mauvaisinière | La Ville aux Rolands | Le Bois Gaultier | Le Pont Brillant | Les Vaux |
| Beauchez | La Champagne | La Mignerette | La Ville Beaucher | Le Bois Gérault | Le Pré Renault | Lillou |
| Beauregard | La Chesnais | La Motte | La Ville Dros | Le Bois Gesbert | Le Préez | Louche |
| Bellevue | La Cohelière | La Noë Lebert | La Ville Eon | Le Bois Gesbert du Bas | Le Pré Torel | Malnoë |
| Bouillant | La Coudraye | La Perroquinais | La Ville Evrard | Le Bois Jaillard | Le Recoudet | Moulin du Bois Gesbert |
| Briselaine | La Croix au Beau | La Petite Ferrière | La Ville Gautrin | Le Bois Janou | Le Rotouer | Parvoisin |
| Caharel | La Fontaine Le Run | La Petite Ville | La Ville Gentille | Le Carrefour | Le Rouvray | Pérouse |
| Carcouvran | La Forge Cholette | La Planche Cauchette | La Ville Grison | Le Champ Blanc | Le Tertre | Pinvert |
| Casros | La Fouaillée | La Plesse | La Ville Guillaumin | Le Champ Renard | Les Bas Champs | Poudouvre |
| Champ de Cuir | La Frenais | La Porte de la Costardais | La Ville Joubeaux | Le Chatel | Les Berthelots | Quéhernic |
| Clos Huré | La Garenne | La Querhaudais | La Ville Ramandé | Le Chauchix | Les Champs Gorrons | Quéhugan |
| Coterel | La Gesmeraye | La Rabine | La Ville L'Hôtel | Le Chêne Clément | Les Chapelles | Quéneleuc |
| Demois | La Gesnuaye | La Ragotière | La Ville Louvette | Le Chêne Corbin | Les Clos Neufs | Querhault |
| Foësne | La Grand Ville | La Réauté | La Ville Morin | Le Chénot | Les Communs | Quérier |
| Gasselin | La Grande Bouexière | La Reculais | La Ville Neuve | Le Cimetière Anger | Les Courselles | Quérier Bunouf |
| Geslouard | La Grande Ferrière | La Reculais du Bas | La Ville Orient | Le Clos Collet | Les Courtues | Romé |
| Guenou | La Houssais | La Renaissance | La Ville Ratel | Le Clos des Landes | Les Crossais | Siaume |
| Havouye | La Haute Fusnais | La Roche Tambelle | La Ville Richard | Le Clos Ferrier | Les Evais | Trégeuneuc |
| Himé | La Mayonnais (ou Magnonais) | La Ruelle des Landes | La Ville Simon | Le Clos Picault | Les Grandes Hayes | Trélibeuf |
| L'Homme Têtard | La Haute Potinais | La Sage Ville | Lanesse | Le Clos Rosel | Les Grands Aulnais | Ville Robel |
| L'Hyvet | La Haute Martinais | La Touche | Lanjégu | Le Feuil | Les Hayes Renault | |
| La Barricade | La Jaillette | La Vieux Ville | Laudenaye | Le Fouil | Les Lohits | *La Basse Potinais |
| La Basse Bouexière | La Josselinais | La Ville au Franc | Launay Jean | Le Grand Launay | Les Marches | |
| La Basse-Cour | La Lande du Tertre | La Ville au Marchand | Launay Robert | Le Grand Pré | Les Mordais | |
| La Basse Fusnais | La Lande Ozanne | La Ville au Poc | Launay Gou | Le Gros Chêne | Les Ouches | |
| La Basse Gesmeraye* | La Maison Neuve | La Ville Auvêque | La Bas Quérault | Le Gué Aufeuvre | Les Petits Aulnais | |
| La Belle Epine | La Mare Journaux | La Ville aux Chevriers | Le Beau Chêne | Le Hel | Les Ros | |
| La Belle Eschère | La Martinais | La Ville aux Fertots | Le Bignon | Le Plessix Blanc | Les Rouvrais | |
| La Boulais | La Marvonnette | La Ville aux Pierres | Le Bois de Gourgouhou | Le Pont au Ladre | Les Touches |
En 2019, le nombre total de logements à Médréac était de 889.
Parmi ces logements, 83,1% étaient des résidences principales, 3,4% des résidences secondaires et 13,5 % des logements vacants. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 73,6%[21].
La commune est traversée par troisroutes départementales: la D61, la D21 et D220. Il y a également de nombreuses routes communales et rues.
Médréac est accessible par laroute nationale 12 en prenant la sortie Quédillac, Bécherel, Médréac[22].
Le nom de la localité est attesté sous les formesModoriacum en 835 - 838[23],[24];Motoriac en 868[23],[24];Medreac en 1295 et 1448[24].
SelonAlbert Dauzat, toponyme gallo-roman en-acum basé sur l'anthroponyme*Motorius (non attesté), variante du nom de personne latinMotarius[23].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne estMederieg[25].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 9,6 % des toponymes de la commune sontbretons[26].
Ses habitantssont appelés les Médréaciens et les Médréaciennes[20].

Entre 841 et 848, Ridweten décida de léguer tout son patrimoine à l'Abbaye de Redon, comprenant les terres de Coëtbot, Lis Ros et Ran Bistlin. Ces terres devaient des rentes et des services à la noble Dame Roïantdreh, qui dut posséder les droits demachtiern, c'est-à-dire chef de plou (« paroisse »), et qui habitait à cette date à Maëlcat (aujourd'hui Plumaugat).
Conwoion, abbé de Redon, dut alors demander à cette dame de céder à l'abbaye de Redon tout ce qu'elle exigeait de ces terres, c'est-à-dire une redevance en grains, et une redevance en argent. Roïantdreh accepta et les tenanciers de ces terres situées en Motoriac, apprirent un matin de 863, cette donation. Enfin, en 872, le prêtre de Médréac, Catwotal, qui succéda à Ridweten, donna à l'abbaye le derniers tiers de la terre de Ran Bistlin.
AuxXIIIe siècle etXIVe siècle, Médréac constituait une vicomté, beau et grand fief, lequel était distrait de la baronnie deBécherel. Elle s'étendait dans la paroisse de Médréac et ses environs, dès 1370, aux De Beaumont, originaires deLongaulnay[28],[20].
La seigneurie de Médréac fut démembrée de l'antique seigneur deBécherel au début duXVIe siècle, tandis que les sires de Beaumanoir du Besso, alliés aux De Beaumont, en devinrent les propriétaires. L'un des propriétaires, Jacques de Beaumanoir, futéchanson du roiFrancois Ier[29].
En 1590, la vicomté de Médréac fut achetée par le seigneur de la Costardais.
Cette seigneurie appartint ensuite aux Ferron et aux Glé. En 1679, Gabrielle Glé obtint du roiLouis XIV deslettres patentes unissant à la seigneurie de la Costardais, la vicomté de Médréac, le Fief des Nobles de Médréac, la baronnie de Bécherel et la terre noble dePoudouvre en cette même paroisse. Le tout fut uni en une haute juridiction ou haute justice et la vicomté de Médréac disparut au profit du Comté de la Costardaye. La famille Glé et la seigneurie étaient à son apogée. Sept paroisses et trente fiefs s'étendant sur Médréac,Guitté,La Chapelle Blanche,Quédillac,Saint Pern,Plouasne etGuenroc, en dépendaient. La haute juridiction s’exerçait dans le bourg de Médréac, qui était doté d'une prison et d'un auditoire. Gabrielle de Glé fut le dernier membre de la famille à tenir la seigneurie, puisqu'elle épousa le marquis de La Vallière[30].
La seigneurie, après le marquis de La Vallière passa dans les mains de Coëtmadeuc, des Querhoënt et enfin des De Langle. Jeanne de Robien, femme de Louis Jean De Langle fut la dernière Dame de Médréac[20],[28].
LaRévolution a été une période particulièrement mouvementée à Médréac car une partie de la population participa à laChouannerie. La 1ère cause est religieuse : la liberté religieuse n'est pas reconnue si bien que le recteur Mathurin Aubry est en exil, le vicaire Louis André Delaunay est en prison et les chapelains Pierre Tiengou et Jean Crespel doivent vivre dans la clandestinité. La foi est en péril. La 2ème cause est politique : sous l'influence de la noblesse, la population milite pour la restauration du roi.
Les premières émeutes se déroulèrent en mars 1793 lors de la levée de 300 000 hommes décrétée par laConvention le 24 février. Le contingent devait être de 26 hommes pour Médréac. Comme il n'y eut pas de volontaires, des citoyens furent tirés au sort. Tous les villages ducanton de Montauban se mobilisèrent àMontauban pour montrer leur mécontentement. L'attroupement de Médréac fut conduit par le maire Gabriel Sévin. Les forces de polices rétablirent l'ordre à Montauban et les paroisses environnantes. La Convention lança un décret le 19 mars punissant de mort les émeutiers. Gabriel Sévin fut condamné à mort.
Dès 1794, la Chouannerie à Médréac s'organisa avec à sa têteJoseph Picot de Limoëlan. Leur combat prit la forme d'une guérilla contre les républicains. Un des évènements marquant fut le meurtre par les révolutionnaires de l'abbé Janvier, prêtre deQuédillac, des abbés Crespel et Tiengou, prêtres de Médréac le 22 février 1796[31],[32],[33],[34]. Malgré des mesures menées par les révolutionnaires pour en finir avec l'interminable guerre comme l'installation d'un cantonnement républicain en mai 1796 à Médréac, les troubles continuèrent jusqu'en 1801. En 1801, Médréac fut pacifiée par l'envoi de gendarmes et surtout par l'acte dupremier consul proclamant la liberté des cultes et restaurant officiellement en France la religion catholique par leConcordat.
Pendant lesCents-jours,Louis XVIII envoya le marquis de la Boissière en mai 1815 en Bretagne pour organiser la résistance. Félicité de Botherel étant mort sous l'Empire,Henry Du Boishamon reçut, avec le brevet de colonel, l'ordre de prendre le commandement de la 6ème légion contre les bonapartistes. Elle fut maintenue en activité jusqu'au 10 septembre 1815[28],[35],[20].
Médréac appartient à l'arrondissement de Rennes et aucanton de Montauban-de-Bretagne.
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de latroisième circonscription d'Ille-et-Vilaine, représentée depuis 2022 parClaudia Rouaux (PS). De 1857 à 1958, Médréac appartenait à la circonscription deMonfort et de 1958 à 1986 à ladeuxième circonscription d'Ille-et-Vilaine.
Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève dutribunal d'instance, dutribunal de grande instance, dutribunal pour enfants, duconseil de prud’hommes, dutribunal de commerce, de lacour d’appel et dutribunal administratif de Rennes et de lacour administrative d'appel de Nantes.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| février 1790 | décembre 1792 | Joseph Delaunay | Avocat | |
| décembre 1792 | mai 1793 (condamnation à mort) | Gabriel Sévin | ||
| mai 1793 | 1795 | Jean-Marie Tiengou | ||
| 1800 | mai 1809 (décès) | Joseph Delaunay | ||
| 1809 | octobre 1830 | Jean-Baptiste Collet | ||
| octobre 1830 | octobre 1843 | Jean-Baptiste Thomas | Notaire | |
| octobre 1843 | novembre 1846 | René Lebourdais | ||
| novembre 1846 | novembre 1860 | Jean Ruault | ||
| novembre 1860 | mai 1871 | Joseph Gaudin | ||
| mai 1871 | octobre 1876 | Joseph Carillet | ||
| octobre 1876 | janvier 1886 | Jean-Marie Terra | ||
| janvier 1886 | juin 1888 | Henri Dartois | ||
| juin 1888 | mai 1896 | Victor Crespel | ||
| mai 1896 | mai 1912 | Eugène Crespel | Cultivateur | |
| mai 1912 | octobre 1936 | Joseph Carillet | Cultivateur | |
| novembre 1936 | mars 1944 | Francois Grison | ||
| mars 1944 | janvier 1945 | Émile Gourga | ||
| janvier 1945 | mai 1945 | Alain Ruault, Eugène Griel, Marcel Boulanger | ||
| mai 1945 | juillet 1952 (démission) | Émile Gourga | ||
| août 1952 | mars 1977 | Roger Ribault | ||
| mars 1977 | mars 1987 (décès) | Gabriel Faramin | Épicier | |
| avril 1987 | mars 1989 | Irène Faramin | Épicière | |
| mars 1989 | mai 2020 | Jean-Claude Omnès | SE | Chef d'entreprise |
| mai 2020 | en cours | Serge Collet[37] | Agriculteur | |
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[39].
En 2023, la commune comptait 1 853 habitants[Note 5], en évolution de +1,42 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3 278 | 2 150 | 2 337 | 2 238 | 2 275 | 2 123 | 2 235 | 2 324 | 2 328 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 285 | 2 289 | 2 423 | 2 450 | 2 544 | 2 527 | 2 547 | 2 650 | 2 757 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 541 | 2 532 | 2 522 | 2 157 | 2 025 | 2 054 | 2 066 | 1 830 | 1 711 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | 2012 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 654 | 1 631 | 1 556 | 1 512 | 1 460 | 1 495 | 1 758 | 1 795 | 1 829 |
| 2017 | 2022 | 2023 | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 827 | 1 845 | 1 853 | - | - | - | - | - | - |

| 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Naissances domiciliées | 27 | 27 | 31 | 31 | 26 | 30 | 23 | 18 | 23 | 19 | 26 | 20 | 20 | 17 | 18 | |
| Décès domiciliés | 15 | 15 | 8 | 11 | 23 | 19 | 24 | 21 | 21 | 22 | 19 | 23 | 22 | 18 | 21 |
L'enseignement primaire à Médréac relève de l’académie de Rennes[4],[44].
Pour le calendrier desvacances scolaires, Médréac est en zone B[45].
| Niveau | Public | Privé |
|---|---|---|
| Primaire | École des 7 loups[46] | École Saint Joseph |
En 2022, la ville compte trois médecins généralistes, un chirurgien dentiste, un ostéopathe, un masseur-kinésithérapeute et deux infirmières. On compte également une pharmacie et unEhpad, l'établissement les Menhirs, pouvant accueillir 47 personnes[47],[4].
En 2019, lerevenu moyen par ménage médréacien est de 21 480 € par an, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale de 22 040 € par an[48]. Concernant lafiscalité, on ne dénombre aucun Médréacien redevable de l'impôt sur la fortune (ISF)[49].
| 2008 | % | 2013 | % | 2019 | % | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 780 | 100 | 804 | 100 | 809 | 100 |
| Travaillent: | ||||||
| Dans la commune de résidence | 197 | 25,2 | 185 | 23,0 | 176 | 21,8 |
| Dans une commune autre que la commune de résidence | 584 | 74,8 | 619 | 77,0 | 633 | 78,2 |
Médréac possède quatremonuments historiques: trois sont issus du patrimoine architectural et un du patrimoine mobilier[50].
Tout au nord de la commune, à près de trois kilomètres du bourg près du lieu-ditle Chénot, on trouve un important site mégalithique érigé entre 5000 et 2500 avant Jésus-Christ[51] :
Des fouilles effectuées sur le site vers 1930 et reprises en 2002 ont permis de découvrir quelques objets dignes d'intérêt: des grattoirs et des lamelles utilisées vers l'an 3000 avant Jésus-Christ, mais aussi des haches romaines, dont certains spécimens sont exposés auMusée de Bretagne à Rennes[55],[20].
Lacroix du cimetière, construite auXVIe siècle par Alain Piteau, a été classée par l’arrêté du[56]. Selon une note de l'abbé Sevin, parue dans le bulletin paroissial de juillet 192, la croix dressée en bordure du cimetière actuel, route deBécherel, provient du précédent cimetière qui entourait l'église[20].
Construit par René Fiquémont, l'orgue a été inauguré le 13 septembre 1868. Il a ensuite été démonté au moment de la construction de la nouvelle église, et remonté en 1922 par Georges Claus. Il a été classé par l'arrêté du 14 décembre 2012.
Sur deux claviers et un pédalier, l'orgue comporte 12 jeux (11 réels et 1 emprunt), chacun pouvant être considéré comme un instrument de l'orchestre, pour un total de 530 tuyaux, en bois ou en étain[57],[20],[58],[59]. Il a été restauré en 2021-2022 par Gwennin L'Haridon, facteur d'orgue installé àForges de Lanouée (Morbihan)[60].
Trois églises ont vécu dans le centre du bourg. La première a dû être construite au huitième ou neuvième siècle.
AuxXVIe et XVIIe siècles, l'église est rebâtie et est consacrée en 1643 sous le nom d'égliseSaint-Pierre. Cette bâtisse possédait une tour carrée massive à l'ouest, une nef relativement étroite et deux chapelles asymétriques. Elle se trouvait surmontée d'un clocheton un peu affaissé à sa base sud, si bien qu'il penchait sérieusement. Sa porte principale était flamboyante et finement décorée. Sa façade sud portait uncadran solaire et possédait une porte en arc brisé. Cette nouvelle église, même si elle demeurait plus grande que la précédente, était, manifestement, encore trop exiguë pour les 2500 habitants de Médréac. Ce furent alors les abbés Gernigon puis Sevin qui décidèrent de la construction d'une nouvelle église.
La nouvelle église fut achevée en fin d'année 1913. Cet ouvrage, dessiné parArthur Regnault, fut remarquablement réussi, alliant élégance extérieure avec un clocher bien effilé, de surcroît décalé, somptuosité intérieure, clarté exceptionnelle et richesse des vitraux. Les abbés Gernigon et Sevin mériteront bien de reposer en cette église à la demande de la population. Notons que les armoiries de la famille noble Glé, sont visibles sur la façade est de l'église. De magnifiques pierres tombales reposent également dans l'entrée de la porte sud. Nombres d'ouvertures de cette église proviennent de l'ancienne[28],[20].
À la suite dudécret impérial du 23 prairial an XII (12 juin 1804), obligeant le creusement de fosses séparées et le transfert des lieux de sépultures hors des agglomérations, le cimetière entourant l'église est transféré sur la route de Bécherel. La dernière inhumation dans le cimetière de l'église survint le 16 octobre 1884. Des travaux d’embellissement furent menés en 2013.
On peut remarquer à l'entrée deux lions portant les armoiries des Glé issus de l'ancienne église[28],[20].
Médréac possède deux lieux de mémoire :
Médréac a été une source d'inspiration pourEmile Bernard qui, lors de son passage dans la commune en 1891, peignit les habitants à la sortie de la messe.
Kirjuhel dénonce dans sa chansonKemperlé-Médréac le renvoi de l'institutrice Mlle Annick Araujo en 1970 parce qu'elle était enceinte et non-mariée[73].
| Plus de 3 500 habitants | |
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| Moins de 3 500 habitants | |