L'approcheethnologique référence différentes sortes de médecins (ethno-médecine) à travers le monde, au sens étymologique, avec desrituels validant parfois la formation[1].
Les médecins libéraux exercent au sein d'un cabinet médical où ils travaillent seuls ou avec quelques confrères. En France, le recours à la publicité leur est interdite[2]. Cependant, des propositions du Conseil d'État en date du tendent à lever cette interdiction afin de permettre à ces professionnels de communiquer sur leurs prestations et savoir-faire, dans le respect de leur déontologie[3].
Dans certains pays, seuls les salariés des grandes entreprises, ou les salariés soumis à des dangers relèvent de lamédecine du travail. Ailleurs, comme en France, tous les salariés sont concernés par la médecine du travail.
La formation des médecins varie considérablement à travers le monde. Elle est en général universitaire. Dans la majorité des pays développés, unconcours est utilisé pour sélectionner les candidats, soit au début de la formation, soit après quelques années de celle-ci. Après l'obtention du diplôme dedocteur en médecine, les nouveaux médecins sont en général soumis à une période de pratique supervisée.
Pour exercer en France en tant que médecin, lediplôme d’État de docteur en médecine est obligatoire et est délivré à l’issue de la formation de médecin qui dure 10 ans pour les généralistes et 10 à 12 ans pour les spécialistes. À partir de 2020, fin du numerus clausus et de la PACES (première année commune des études de santé) : trois voies d'accès aux études de santé[4].
Afin de correspondre au système « Licence, master, doctorat », le système de formation a été modifié en 2010. Le premier cycle des études médicales inclut la PACES (première année commune aux études de santé) qui est une année commune aux étudiants en médecine,odontologie, pharmacie,maïeutique, kinésithérapie etergothérapie. À la suite de cette PACES, les étudiants passent un concours à la fin duquel ils peuvent accéder, s'ils sont admis, en deuxième et troisième année de formation générale en sciences médicales (à savoir la DFGSM2 et la DFGSM3). Le deuxième cycle des études médicales (DFASM1, DFASM2, DFASM3) ouvre la voie à l'externat et à la pratique médicale proprement dite, et aboutit à l'examen classant national (ECN) en fin de sixième année de médecine (DFASM3) permettant d'accéder au troisième cycle des études médicales.
Le troisième cycle des études médicales (TCEM) est obligatoire et s'ouvre à l'issue des ECN et peut durer de quatre à six ans en fonction de la discipline choisie — parmi lesquelles on retrouve lamédecine générale (quatre ans), les spécialités médicales (quatre à cinq ans), chirurgicales et de gynécologie-obstétrique (six ans) — et constitue l'internat. Le cycle se divise en 3 phases. À l’issue de la deuxième phase, l’interne soutient lathèse dudiplôme d'État de docteur en médecine qui permet l’accession à la phase de docteur junior[7].
Pour certaines spécialités, une formation complémentaire est nécessaire après le TCEM et cette phase dure entre un et quatre ans. Il peut s'agir d'un clinicat universitaire ou d'un assistanat de spécialité. Ceci correspond donc à une formation totale de 11 à 15 ans.
Pour obtenir le titre de médecin au Canada, l'obtention d'undoctorat en médecine (M.D.) d'une université reconnue est nécessaire. Ce programme a une durée de 4 à 5 ans. Par la suite, les médecins doivent compléter une résidence dans une spécialité médicale comme lamédecine de famille, lamédecine interne, lapédiatrie ou lamédecine d'urgence, par exemple. Ces programmes de formation post-doctoraux ont généralement une durée de 2 à 5 ans, mais il existe certains programmes de résidences qui ont une durée de 6 à 8 ans. Durant leur résidence, les médecins sont rémunérés selon la grille salariale de laFédération des médecins résidents du Québec (FMRQ).
Dans la majorité des pays, les médecins doivent avoir la permission dugouvernement pour pratiquer la médecine. Ils doivent aussi parfois être membres d'un ordre professionnel. Dans certains pays, c'est cet ordre professionnel qui les autorise à pratiquer alors que le gouvernement ne fait que reconnaître l'autorité de l'ordre en la matière.
En Suisse et en Russie, les femmes peuvent étudier la médecine à l'université depuis la seconde moitié du siècle et celles qui participent à laguerre russo-turque sont célébrées. Au Royaume-Uni, les femmes doivent venir passer leurs diplômes en France ou en Suisse ; de retour dans leur pays, il leur est impossible d'exercer donc elles passent par des voies détournées, notamment en se faisant agréer par laWorshipful Society of Apothecaries(en) de Londres, commeSophia Jex-Blake, première femme médecin, qui ouvre une clinique privée et crée l’Edinburgh School of Medicine for Women, qu'elle dirige durant vingt ans. Lorsque les femmes sont autorisées à accéder aux études de médecine, elles restent confrontées à la difficulté de réaliser leur formation pratique à l'hôpital. Après plusieurs procès, le Parlement britannique accepte finalement de les laisser exercer en 1875 : on compte 23 femmes médecins en 1876, 100 en 1882 et 212 en 1901. En Allemagne, malgré un ostracisme similaire, l'évolution suit et on compte 400 étudiantes en médecine en 1899. Dans les autres pays d'Europe, la situation est plus contrastée : en Belgique, aux Pays-Bas et en Finlande, les femmes médecins ont souvent fait leurs études en Suisse et pratiquent à l'étranger ; il faudra un arrêté royal spécifique pour que la belgeIsala Van Diest détentrice d'un doctorat en médecine à Berne en 1879, diplômée en médecine, chirurgie et obstétrique de l'Université libre de Bruxelles en 1883, puisse être la première femme médecin exerçant en Belgique en 1884. En 1889,Nielsine Nielsen devient la première femme médecin au Danemark[13]. En Bosnie, des femmes médecins (commeMme Krajewska) existent car les hommes médecins ne peuvent toucher des femmes musulmanes malades. En Grèce, quelques femmesmédecins militaires sont célébrées, comme àÉpire etThessalonique. En Autriche-Hongrie, les femmes ne peuvent pas entrer à l'université et on ne compte presque pas de femmes médecin en Italie et en Espagne[12].
Depuis le début des années 1980, la féminisation de cette profession ne cesse d'augmenter[14].
↑a etbOuvrage sous la direction de Madeleine Ambrière,Dictionnaire du XIXe siècle européen, Presses universitaires de France, 1997, article « Femmes médecin », page 427.
↑Jean Ruhlmann,Histoire de l'Europe au XXe siècle, tome I « 1900-1918 », éditions Complexe, 1994, pages 194-197.