| Luzancy | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Seine-et-Marne | ||||
| Arrondissement | Meaux | ||||
| Intercommunalité | CA Coulommiers Pays de Brie | ||||
| Maire Mandat | Joëlle Canini 2023-2026 | ||||
| Code postal | 77138 | ||||
| Code commune | 77265 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Luzancéens | ||||
| Population municipale | 1 036 hab.(2023 | ||||
| Densité | 157 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 58′ 19″ nord, 3° 11′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 52 m Max. 167 m | ||||
| Superficie | 6,58 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Saâcy-sur-Marne (ville-centre) | ||||
| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de La Ferté-sous-Jouarre | ||||
| Législatives | 5e circonscription de Seine-et-Marne | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Seine-et-Marne Géolocalisation sur la carte :Île-de-France | |||||
| Liens | |||||
| Site web | https://www.luzancy.fr/ | ||||
| modifier | |||||
Luzancy est unecommune française située dans ledépartement deSeine-et-Marne enrégionÎle-de-France.
Le village est situé à 7 km à l'est deLa Ferté-sous-Jouarre[1] dans une boucle de laMarne (rive gauche) face àMéry-sur-Marne sur l'autre rive.
Luzancy se trouve aux confins de l'Île-de-France et aux portes de la Route du Champagne. Il fait partie de l'aire d'attraction de Paris, de l'Unité urbaine deSaâcy-sur-Marne, de lazone d'emploi deMeaux et dubassin de vie deLa Ferté-sous-Jouarre[I 1].
Les communes limitrophes sontChamigny,Méry-sur-Marne,Reuil-en-Brie,Saâcy-sur-Marne etSainte-Aulde.
| Sainte-Aulde | ||
| Chamigny | Méry-sur-Marne | |
| Reuil-en-Brie | Saâcy-sur-Marne |
La superficie de la commune est de 6,58 km2 ; son altitude varie de52 à 167 mètres[2].
Des coteaux boisés dominent la vallée de la Marne.

Le système hydrographique de la commune se compose de deuxcours d'eau référencés :
La commune est aussi baignée de quelquesplans d’eau issus de l’exploitation des gravières[5].
La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 3,53 km[6].
Pour des articles plus généraux, voirClimat de l'Île-de-France etClimat de Seine-et-Marne.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans lazone H1a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,7 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 726 mm, avec11,7 jours de précipitations en janvier et0,8 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deChangis-sur-Marne à12 km àvol d'oiseau[13], est de11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 710,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de42,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de−14,2 °C, atteinte le[Note 1].

Leréseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué deZones spéciales de conservation (ZSC) et deZones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[16].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Oiseaux »[17],[Carte 1] :

L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Luzancy comprend deux ZNIEFF detype 1[Note 2],[20],[Carte 2], les « Carrières souterraines de la Briqueterie » (0,02 ha)[21] et le « plan d'eau de Messy » (159,9 ha)[22].
Au, Luzancy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23].Elle appartient à l'unité urbaine de Saâcy-sur-Marne[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle estville-centre[Note 4],[24],[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[25],[26].
La commune compte 109lieux-dits administratifs[Note 6] répertoriés consultables ici[27] (source : le fichierFantoir) dontMessy,Courtaron,Vauharlin.

En 2018[28], le territoire de la commune se répartit[Note 7] en 42,7 % deterres arables, 19,2 % de forêts, 14,5 % d’eaux continentales[Note 8], 9,8 % de zonesurbanisées, 7,4 % demines,décharges et chantiers et 6,5 % de zones agricoles hétérogènes[Note 9],[6],[29].
En 2021, le nombre total delogements dans la commune était de 498, alors qu'il était de 480 en 2016 et de 446 en 2011[I 3].
Parmi ces logements, 88,1 % étaient desrésidences principales, 2,7 % des résidences secondaires et 9,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 86,2 % d'entre eux desmaisons individuelles et pour 13,8 % desappartements[I 4].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Luzancy en 2021 en comparaison avec celle de Seine-et-Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion desrésidences secondaires et logements occasionnels (2,7 %) par rapport au département (3,1 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Luzancy[I 4] | Seine-et-Marne[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 88,1 | 90,2 | 82,2 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 2,7 | 3,1 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 9,1 | 6,7 | 8,1 |
Passage duSentier de grande randonnée GR 11A.
La commune est desservie par les lignes 31 et 32 duréseau de bus Brie et 2 Morin.
La commune est traversée par laligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville. La station de chemin de fer la plus proche est laGare de Nanteuil - Saâcy, mais celle deLa Ferté-sous-Jouarre est mieux desservie, avec des trains trains de laligne P du Transilien du réseauTransilien Paris-Est parcourant la branche deChâteau-Thierry à raison d'un train toutes les demi-heures aux heures de pointe et d'un train par heure aux heures creuses, ainsi que par les trains du réseauTER Grand Est, à raison de trois trains par jour (2 direction Paris-Est et un direction province) du lundi au vendredi.
La commune est classée en zone desismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[30]. L'altitude varie de52 mètres à167 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ65 mètres d'altitude (mairie)[31].
Le nom de la localité est mentionné sous les formesLusenciacum en 1184[32] ;Luissensi auXIIIe siècle[33] ;Lusency en 1325[34].
Durant les deux derniers siècles, le village de Luzancy a été au cœur des grands épisodes historiques de la France, tout en accueillant de remarquables personnalités du monde artistique[35].
Les vicissitudes de la guerre d'abord : dès leIXe siècle, Luzancy, située au bord de la Marne, a vu passer les Normands qui remontaient jusqu'à Paris, détruisant et rançonnant tout sur leur passage[35].
Mais c'est surtout l'époque moderne qui plaça Luzancy au centre des grands événements géopolitiques :
En, les troupes russes de la coalition des Alliés occupèrent le village. Le généralFabian Gottlieb von Osten-Sacken, qui prit ses quartiers au château, imposa à la commune ses exigences. Il en fut chassé peu après par l'armée impériale[35].
En, 3 000 fantassins prussiens cantonnèrent à Luzancy ; le lendemain, ils furent remplacés par200 artilleurs et400 chevaux tandis que l'ambulance de Hambourg s'installait au château. Suivront l'artillerie wurtembourgeoise, en cantonnement, 1 000 hommes du38e régiment d'infanterie prussienne et un immense troupeau de bœufs qui servira à nourrir l'armée assiégeant la capitale. Luzancy dut nourrir toutes ces troupes et la liste des réquisitions, s'ajoutant aux pillages, pesa lourd sur les charges de la commune. Dans le sens contraire, ce sont des convois de malades et de blessés, mais aussi de prisonniers français. Luzancy fut englobé dans un immense camp où séjournèrent des milliers de soldats Prussiens, Bavarois, Badois, Saxons et Wurtembergeois. La population fut réduite en esclavage, souffrant de la disette et se paupérisant par l'obligation de verser de lourdes contributions de guerre, sans parler du tribut humain : les vies offertes à la Nation par les conscrits du village. Napoléon III avait déclaré, peu après son coup d'État (le référendum de 1852) que "L'Empire c'est la Paix" : il avait été plébiscité par près de 8 millions de suffrages, contre 250 000 - preuve que la minorité avait eu raison.
Dans la nuit du 3 au, les troupes allemandes franchirent la Marne et occupèrent le village. La veille, la population avait été évacuée vers l'ouest (Orléans). Dix jours plus tard, à la suite des victoires des troupes alliées, les Allemands se retirèrent, rapidement remplacés par les soldats anglais qui y organisèrent des postes de sentinelle. Durant la guerre, le village eut à loger divers détachements d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie et de troupes coloniales qui séjournèrent plus ou moins longtemps. C'est également au cours de cette période que l'hôpital militaire fut installé au château. Celui-ci fut évacué en au moment de la rupture du front du Chemin des Dames et de l'avance allemande qui s'ensuivit. Le front se rapprochait dangereusement et les lignes ennemies n'étaient plus qu'à une vingtaine de kilomètres de Luzancy. Le village vit passer les troupes françaises en déroute et à nouveau, femmes, enfants et personnes âgées furent déplacés, vers Doue cette fois. Le soir même, un bataillon du149e RI, une compagnie de chasseurs à pied, un escadron du train et une compagnie du6e génie, soit environ 1 500 hommes, occupaient le village quasiment vidé de ses habitants. La contre-offensive du verra le front s'éloigner peu à peu. Cette fois, ce sont les soldats américains qui s'installèrent à Luzancy. Une ambulance américaine fut postée au château : elle avait pour mission de soigner les gazés qui affluaient par centaines. Plusieurs succombèrent et furent inhumés dans le parc du château. À ce campement militaire succéda, toujours au château de Luzancy, le "Comité américain des régions dévastées" qui installa en moins d'un mois un hôpital de 150 lits destinés à soigner les populations. Entièrement géré par des femmes ("American Women's Hospitalno 1"), cette institution fit preuve d'un dévouement sans faille : l'action de ce corps médical s'exerça non seulement à Luzancy mais aussi dans de nombreuses communes voisines et jusque dans l'Aisne, tandis que des visites à domicile étaient organisées dans toute la région depuis ce point central. Avant de regagner les États-Unis, le titre de« Citoyenne de Luzancy » fut décerné à toutes ces dames et une collecte permit de leur offrir deux cadeaux : une toile du peintre luzancéen Jean Massé, représentantLa Marne à Luzancy, et un très symboliqueDavid ayant renversé Goliath du sculpteurAntonin Mercié. Lors de cette cérémonie, les écolières du village prononcèrent un discours particulièrement émouvant. Quant à la commune de Luzancy, elle se vit décerner la Croix de Guerre "pour citation à l'Ordre de l'Armée"[35].
En, l'Histoire se répéta. Toujours situé à un lieu stratégique (entre la Marne et la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg), le verrou de Luzancy fut la proie des combats. Le, et durant trois jours, 3 500 Allemands et 2 500 Français, séparés seulement par le talus de la voie ferrée, s'affrontèrent violemment[36]. Quelques jours auparavant, l'Hôpital Complémentaire, installé une fois de plus au château, avait été partiellement déménagé, abandonnant sur place une partie des installations ce qui permit de soigner dans l'urgence les soldats qui tombèrent à quelques centaines de mètres de là. Au cours de cet assaut, on peut évaluer à 500 les bombes et obus divers qui tombèrent sur le territoire de la commune ; un relevé indique que 225 obus ont atteint les habitations de Luzancy, dont une quarantaine sur le château et ses dépendances. Ces détériorations (canalisations d'eau et d'électricité détruites) évitèrent toutefois au château d’être occupé par les troupes allemandes. À nouveau, la population repartit sur les routes : 500 villageois quittèrent leurs foyers dans un climat de chaos, les autorités ayant perdu le contrôle du pays. Après un périple de plusieurs jours, le maire de l'époque trouva refuge, avec un groupe de ses administrés, en Auvergne, à Yzeure, près de Moulins. Durant leur absence, le village fut la proie du vandalisme et des destructions inutiles, le vol ne paraissant pas le mobile de ces actions mais plutôt le dessein de tout saccager. Quant au pont sur la Marne et celui du chemin de fer, situés respectivement à l'entrée et au nord du village, ils étaient tombés sous les bombardements. Dès leur retour, les habitants enterrèrent les victimes qui étaient dans un état de décomposition très avancé, certains ayant été tués depuis une douzaine de jours. Au total, ce furent 53 soldats français et 9 Allemands qui furent inhumés dans la terre de Luzancy. Quatre ans plus tard, le village fut libéré - une fois encore - par les Américains : à nouveau, le village fut le théâtre de bombardements visant cette fois les installations de D.C.A. allemande installées dans la commune, et plusieurs combats aériens semèrent la panique dans la population. Les jardins du château furent écrasés sous deux bombes. Après la Libération, de nombreuses célébrations furent organisées dans ce petit village qui a tant souffert de la folie des hommes, notamment en : un détachement de soldats volontaires hongrois vint à Luzancy pour rendre hommage au maréchal de Bercheny, héros de l'indépendance hongroise, qui fut un des illustres propriétaires du château auXIXe siècle[35].


Entre ces tragiques épisodes politico-militaires, Luzancy a eu l'honneur d'accueillir des nombreux artistes qui font indéniablement de cette commune un "foyer des Arts"[36].
Luzancy fut tout d'abord un havre pour bien des artistes des Beaux-Arts :Jean-Baptiste Camille Corot y séjourna à plusieurs reprises, suscitant la vocation deLouis-Alexandre Bouché[37] qui lui-même suscita celle deJean Massé. Géo Roussel y acheta une propriété ("Les Vieux Toits") où séjourna également un autre peintre,Charles Gosselin. Luzancy accueillit encore deux élèves de Massé :Henriette Desportes, qui y vécut avec sa famille, etSuzanne Hurel, qui vint y étudier avec le disciple de Bouché. Avant eux, Adolphe Louis Portier de Beaulieu, qui initia Massé à l'art de la gravure, était venu s'installer à Luzancy : avec sa compagne, une lettrée, il y avait fondé "La Loge", un cénacle où se rencontrèrent de nombreux artistes, musiciens et hommes de lettres, parmi lesquels l'écrivainJean de La Hire qui y résida durant une année.
Citons encore l'architecte Auguste Marteroy, ancien élève des Beaux-Arts, qui se fit construire une superbe demeure "aux Jardinets" et qui fut, entre autres, un des fondateurs en 1905 du Bon Bock, ce diner parisien où se rencontrait tout ce que les Lettres, la musique, les Beaux-Arts, le théâtre, comptaient de célébrités, et comme Marteroy recevait souvent chez lui de nombreuses personnalités, Luzancy fut quelque peu mêlée à la vie de cette belle société. Notons au passage que c'est dans cette grande maison que les Allemands installèrent leur QG durant la Deuxième Guerre mondiale : une batterie de DCA était postée dans son jardin. Plus tard, son fils Paul, lui aussi architecte, fit l'acquisition des "Vieux Toits" pour s'y installer.
Il faut également citer de grands musiciens, tels queErnest Chausson (qui vint y achever son Poème de l'Amour et de la Mer),Vincent d'Indy,Claude Debussy, le violonisteMathieu Crickboom, qui séjournèrent au château à la fin duXIXe siècle. On pourrait encore mentionner trois artistes lyriques qui eurent leur résidence secondaire à Luzancy : le ténor Gaston Dubois et son épouse, la mezzo-soprano Tina Dubois-Lauger, tous deux de l'Opéra de Paris, qui y firent construire une maison que la soprano lyrique Marthe Rioton racheta en 1930. Ces personnalités de la scène lyrique ne furent pas les seules à fouler le pavé luzancéen puisque, plus récemment, en 2003,Roberto Alagna est venu assister, à l'église du village, au mariage d'un de ses frères (Frederico, artiste plasticien et musicien) avec une jeune luzancéenne. Savait-il, lorsqu'il interpréta le rôle de Lancelot dans la récente production du "Roi Arthus" d'Ernest Chausson (Opéra Bastille,), que le compositeur travailla précisément sur cette partition durant son séjour au château de Luzancy en 1893 ? Et savait-il qu'une autre personnalité avait été témoin de mariage dans cette même église, en 1912 ? Il s'agissait deGeorges Courteline.
Il y aurait encore beaucoup à dire, notamment sur l'Histoire du château de Luzancy[38] : la résidence du comteLadislas Ignace de Bercheny puis du généralClaude Ignace François Michaud, la visite de la reine de France (Marie Leszczynska) et du roi de Pologne (Stanislas Leszczynski), et la destinée de ce bel édifice à partir de 1900, date à laquelle il fut transformé en école de plein air et colonie scolaire par la Caisse des écoles du18e arrondissement de Paris.
Luzancy fait donc partie de ces communes qui se sont battues, en 1814, 1870, 1914 et 1940, contre les armées d'invasion qui marchaient sur la capitale ; elle fut également un lieu de résidence choisi pour bien des artistes qui fuyaient le vacarme parisien ; et enfin, elle fut, grâce à sa colonie scolaire, le lieu où les enfants "débiles et malingres" qui "souffrent à Paris de conditions d'hygiène déplorables" purent retrouver "force et vigueur" grâce à un séjour de quelques mois en pleine campagne : c'est ainsi qu'on considéra que la commune participait "au bien-être et au bonheur des jeunes déshérités de Montmartre" - (citations extraites d'un article paru dans “La Vie Illustrée“ du).
La commune se trouve dans l'arrondissement de Meaux du département de laSeine-et-Marne[I 2]
Elle faisait partie depuis 1793 ducanton de La Ferté-sous-Jouarre[2]. Dans le cadre duredécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour lesélections départementales, la commune fait partiedepuis 2014 d'un nouveaucanton de La Ferté-sous-Jouarre[I 1] porté de 19 à 47 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de lacinquième circonscription de Seine-et-Marne.
Luzancy était membre de lacommunauté de communes du Pays fertois, unétablissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1970 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par lecode général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de laloi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec lacommunauté de communes du Pays de Coulommiers pour former, le, lacommunauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie, dont est désormais membre la commune[I 2]
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, lenombre de membres du conseil municipal est de 15[39].
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| avant 1807 | avril 1812 | Jean-Jacques Sonnette[41] | ||
| avril 1812 | avril 1815 | Louis Albarède[41] | ||
| avril 1815 | avril 1817 | Nicolas Baudouin[41] | ||
| avril 1817 | juin 1824 | Claude Ignace François Michaud[41] | Général d'Empire | |
| juin 1824 | janvier 1829 | Etienne Charles Challiot[41] | ||
| janvier 1829 | 1843 | Jean Pierre Gatellier[41] | maître maçon | |
| 1843 | 1851 | Marie François Rossignol[41] | ||
| 1851 | 1858 | Louis François Gatellier[41] | ||
| 1858 | mai 1864 | Louis Charles Isidore Gatellier[41] | ||
| mai 1864 | juillet 1871 | Jean Louis Ladislas Gatellier[41] | géomètre arpenteur | |
| juillet 1871 | janvier 1881 | Charles Alexandre Chaillot[41] | ||
| janvier 1881 | mai 1892 | Paul Bemont[41] | ||
| mai 1892 | mai 1900 | Eugène Rey[41] | ||
| mai 1900 | mai 1904 | Xavier Letrou[41] | ||
| mai 1904 | décembre 1919 | Eugène Rey[41] | ||
| décembre 1919 | octobre 1941 | Charles Chalamon[41] | ||
| octobre 1941 | août 1944 | Albert Lecuire[41] | ||
| août 1944 | mai 1953 | Charles Chalamon[41] | ||
| mai 1953 | mars 1959 | Laurent Schuchard[41] | ||
| mars 1959 | mars 1965 | Henri Dupré[41] | ||
| mars 1965 | janvier 1968 | Alfred Mérot[41] | Démisssionnaire | |
| janvier 1968 | mars 1971 | Fernand Prud'homme[41] | ||
| mars 1971 | décembre 1971 | André Marchal[41] | Démissionnaire | |
| décembre 1971 | septembre 1977 | Lucien Drumez[41] | ||
| septembre 1977 | mars 1983 | Jean-Pierre Rollet[41] | ||
| mars 1983 | juin 1995 | Henri Carbuccia[41] | ||
| juin 1995 | mai 2020 | Patrick Fortier[42] | retraité | |
| mai 2020[43] | février 2023[44] | Gautier Sauvage | SE | Fonctionnaire de police en Seine-et-Marne Démissionnaire |
| mars 2023[45] | en cours (au 30 novembre 2023) | Joëlle Canini | SE | Technicienne retraitée |
La Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) de Luzancy, gérée par le département de Seine-et-Marne, accueille en 2019 dans l'ancien château 76 enfants confiés aux services de l’aide sociale à l'enfanceen raison de difficultés rencontrées dans leur milieu familial, et pour une partie d'entre eux, partiellement en internat[46]
Les habitantssont appelés lesLuzancéens[47].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[49].
En 2023, la commune comptait 1 036 habitants[Note 10], en évolution de −6,67 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 522 | 572 | 610 | 613 | 622 | 621 | 620 | 755 | 588 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 558 | 592 | 502 | 508 | 474 | 417 | 450 | 496 | 467 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 460 | 495 | 492 | 496 | 617 | 690 | 614 | 576 | 604 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 569 | 545 | 554 | 609 | 778 | 809 | 942 | 1 073 | 1 108 |
| 2021 | 2023 | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 070 | 1 036 | - | - | - | - | - | - | - |

En 2017, le nombre deménagesfiscaux de la commune était de 413, représentant 1 079 personnes et lamédiane du revenu disponible par unité de consommation de 21 960 euros[I 7].
En 2017, le nombre total d’emplois dans la zone était de 184, occupant503 actifs résidants.
Le taux d'activité de lapopulation (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 64,8 % contre un taux de chômage de 12,4 %.
Les 22,8 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 8,8 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 7,6 % de retraités ou préretraités et 6,4 % pour les autres inactifs[I 8].
En 2018, le nombre d'établissements actifs était de 49 dont 3 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 14 dans la construction, 14 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 3 dans l’information et communication, 3 dans les activités immobilières, 7 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien et 5 étaient relatifs aux autres activités de services[I 9].
En 2019, 7entreprises individuelles ont été créées sur le territoire de la commune.

