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Lunar IceCube

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Lunar IceCube
CubeSat expérimental
Description de cette image, également commentée ci-après
Lunar IceCube en orbite autour de la Lune (vue d'artiste).
Données générales
OrganisationNASA
ConstructeurUniversité d'État de Morehead
DomaineSatellite expérimental
Type demissionOrbiteur
StatutMission en cours
Lancement16 novembre 2022
LanceurSLS
Durée2 ans
Caractéristiques techniques
Masse au lancement14kg
Masse instruments2,5 kg
PlateformeCubeSat 6U
PropulsionMoteur ionique
ErgolsDiiode
Masse ergols1,5 kg
Δv1,2 km/s
Contrôle d'attitudeStabilisé 3 axes
Source d'énergiePanneaux solaires
Puissance électrique120watts
Orbite lunaire
Altitude< 200 km
Principaux instruments
BIRCHESSpectromètre

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Lunar IceCube est unnano-satellite de formatCubeSat 6U sélectionné par laNASA et développé par l'université d'État de Morehead (Kentucky). Le satellite doit permettre d'évaluer le recours à des satellites miniaturisés pour des missions dans l'espace interplanétaire.Lunar IceCube embarque unspectromètre qui doit évaluer le volume et la composition de la glace d'eau présente à la surface de laLune. Le satellite a été placé en orbite au cours du premier vol de la fuséeSpace Launch System (missionArtemis 1) en novembre 2022. Il doit ensuite rejoindre une orbite lunaire en utilisant unmoteur ionique miniaturisé.

Contexte

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La mission est développée dans le cadre du programme NextSTEP (Next Space Technologies for Exploration Partnerships) de la NASA qui est un partenariat avec des entités commerciales destiné à développer de nouvelles technologies permettant d'étendre la durée et les capacités des missions se déroulant dans l'espace profond. La mission est financée par la NASA à hauteur de 7,9 millions de dollars américains[1].

Caractéristiques techniques

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Lunar IceCube est unnano-satellite de formatCubeSat 6U, c'est-à-dire que ses dimensions, sa masse et plusieurs de ses caractéristiques sont imposées par ce standard. C'est un parallélépipède rectangle de 10 x 20 x 30 cm avant déploiement de ses appendices (panneaux solaires, antennes...) et sa masse est de 14 kg dont 3 kg pour lacharge utile et 1,5 kg pour lesergols utilisés par la propulsion. Il réutilise un certain nombre d'équipements qui ont déjà volé. Il bénéficie de l'expérience acquise par son constructeur, l'université d'État de Morehead (Kentucky) à travers le développement de CubeSats lancés auparavant : CXBN et KySat-2. Pour remplir sa mission, le satellite eststabilisé 3 axes à l'aide d'un système acquis sur étagère comprenant unviseur d'étoiles, unecentrale à inertie et desroues de réaction. Laprécision de pointage obtenue est de 0,007°. La position est connue avec une précision de 10 mètres et la vitesse avec une précision de 0,15 m/s. Le satellite peut pivoter avec une vitesse de 3°/s. Lespanneaux solaires, déployés en orbite, fournissent environ 120 watts dont 18 watts sont disponibles pour la charge utile. Ils sont orientables avec undegré de liberté. Les télécommunications sont réalisées à l'aide de l'émetteur récepteur Iris développé par leJet Propulsion Laboratory (JPL) et déjà embarqué sur d'autre missions. Le débit vers la Terre de cet émetteur, qui fonctionne enbande X, est de 128kilobits/s avec uneantenne parabolique réceptrice de 34 mètres de diamètre. Lesystème de gestion bord est pris en charge par unordinateur embarqué Proton P400Kradiodurci[2].

Propulsion

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Pour remplir sa mission,Lunar IceCube doit s'insérer en orbite autour de la Lune, ce qui implique de disposer d'une propulsion capable de modifier la vitesse du satellite de plusieurs centaines de mètres par seconde. La plupart des types depropulsion spatiale permettent d'atteindre cette performance ont soit une masse ou un volume trop importants, soit sont trop complexes pour être miniaturisés, soit ne peuvent atteindre les performances visées. Pour propulser Lunar IceCube, unmoteur ionique d'unepoussée de 0,8millinewton avec uneimpulsion spécifique de 2 130 secondes a été choisi. Le volume disponible est mal adapté à un réservoir pressurisé (sphérique) utilisé pour stocker lexénon, ergol utilisé d'habitude pour les moteurs ioniques. Le fournisseur du moteur ionique (Busek) a choisi d'utiliser commeergol dudiiode car celui-ci est stocké à l'état solide (donc non pressurisé) tout en disposant d'unemasse molaire (facteur ayant un impact directement sur le rendement du moteur) de 127 g proche de celle du xénon (130 g). La poussée est limitée par la quantité d'énergie disponible (environ 65 watts). Le CubeSat emporte 1,5 kg d'ergols qui lui permettent d'accélérer (Δv) de 1,2 km/s. Le moteur peut être orienté et faire un angle de 10° avec l'axe du satellite[2].

Le moteur ionique BIT-3 de Busek en cours de test.

Instrument scientifique embarqué

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Lunar IceCube emporte unspectromètre BIRCHES ((Broadband InfraRed Compact, High-resolution Exploration Spectrometer) qui est une version miniaturisée (10 x 10 x 15 cm, 2,5 kg, 10-15 W) de l'instrument OVIRS embarqué sur la missionOSIRIS-REx. L'instrument doit identifier les principaux éléments volatils (eau,sulfure d'hydrogène,dioxyde de carbone,méthane,hydroxyde, organiques) et minéraux présents à la surface de la Lune. Il mesure les émissions de ces éléments dans labande spectrale comprise entre 1 et 4microns avec unerésolution spectrale de 10nm et unrapport signal sur bruit de 400. Un iris mobile permet d’échantillonner toujours la même superficie de la Lune malgré les changements d'altitude en faisant varier dans un rapport d'un à 5 l'ouverture. La température joue un rôle critique dans le fonctionnement du détecteur et le satellite embarque un réfrigérateur cryogénique qui doit maintenir sa température en dessous de 120kelvin. Les mesures sont optimisées pour une altitude de 100 km (altitude visée). À cette altitude, la région observée est un cercle de 10 km de diamètre[2],[3].

Déroulement de la mission

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Lunar IceCube et 9 autres CubeSats constituent la charge utile secondaire de la missionArtemis 1 lancée le 16 novembre 2022. Celle-ci est embarquée sur le premier vol de la fuséeSpace Launch System dont l'objectif principal est de tester le vaisseauOrion et le fonctionnement du nouveau lanceur. Les CubeSats sont stockés dans l'adaptateur qui relie le second étage du lanceur avec le vaisseau spatial. Ils sont largués sur uneorbite haute et utilisent une trajectoire nécessitant une faible accélération (réseau de transport interplanétaire) pour rejoindre le voisinage de la Lune. Lunar IceCube devrait parvenir à s'insérer en orbite autour de la Lune au bout de 6 mois demanœuvre. Puis en utilisant sa propulsion, il abaissera progressivement son altitude jusqu'à atteindre une altitude de 100 km (objectif) au bout d'une année supplémentaire. L'objectif minimal de la mission est de boucler au moins une orbite à une altitude de inférieure à 200 km. Le succès complet de la mission nécessite que 25 orbites soient réalisées avec un périgée inférieur à 100 km[4].

Le CubeSat communique avec le sol après son déploiement le 17 novembre[5], mais le 29 novembre 2022, la NASA annonce que l'équipe de mission « poursuit ses tentatives de communication avec le CubeSat afin qu'il puisse être placé sur son orbite scientifique dans les prochains jours »[6]. Le site n'a pas été mis à jour depuis et le statut du satellite est inconnu[7].

Références

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  1. (en) Alex Li, « The SLS Saga: The Mothership of the Swarm », surblog the Spacebar(consulté le)
  2. ab etc(en) « Lunar IceCube », surEO Portal,Agence spatiale européenne(consulté le)
  3. (en) Michael Tsay et all, « Flight Development of Iodine BIT-3 RF Ion Propulsion System for SLS EM-1 CubeSats »,
  4. (en) « A New Era of Planetary Exploration with Small Satellite Platforms »,Université d'État de Morehead,
  5. tweet, 17 novembre 2022,Goddard Space Flight Center.
  6. tweet, 29 novembre 2022,Goddard Space Flight Center.
  7. (en-US) Jeff Foust, « Deep space smallsats face big challenges », surSpaceNews,.

Documents de référence

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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La première date est celle du lancement du lancement (du premier lancement s'il y a plusieurs exemplaires). Lorsqu'elle existe la deuxième date indique la date de lancement du dernier exemplaire. Si d'autres exemplaires doivent lancés la deuxième date est remplacée par un -. Pour les engins spatiaux autres que les lanceurs les dates de fin de mission ne sont jamais fournies.
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