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Pour les articles homonymes, voirLugny.
Ne doit pas être confondu avecLugny-lès-Charolles.
| Lugny | |||||
Le bourg de Lugny, vu depuis le sommet de la colline Saint-Pierre (en 2004). | |||||
Blason | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Mâcon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Mâconnais-Tournugeois | ||||
| Maire Mandat | Guy Galéa 2020-2026 | ||||
| Code postal | 71260 | ||||
| Code commune | 71267 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lugnisois | ||||
| Population municipale | 845 hab.(2023 | ||||
| Densité | 61 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 28′ 24″ nord, 4° 48′ 37″ est | ||||
| Altitude | Min. 201 m Max. 420 m | ||||
| Superficie | 13,88 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Mâcon (commune de la couronne) | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Hurigny | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Saône-et-Loire Géolocalisation sur la carte :Saône-et-Loire | |||||
| Liens | |||||
| Site web | lugnyenmaconnais.fr | ||||
| modifier | |||||
Lugny est unecommune française située dans ledépartement deSaône-et-Loire (arrondissement de Mâcon) et la régionBourgogne-Franche-Comté. Chef-lieu ducanton de Lugny de 1790 à 2015, elle est également le siège de lacommunauté de communes du Mâconnais - Val de Saône de 2000 à 2014.

Lugny, village viticole implanté au cœur duvignoble du Mâconnais, est la petite capitale duHaut-Mâconnais.
Avec1 388 hectares (soit 13,88 km2), Lugny est, par sa superficie, l'une des plus vastes communes de lacommunauté de communes du Mâconnais-Tournugeois (la quatrième par la taille, derrièreTournus,Montbellet etBoyer).
À l'exception de Macheron, isolé sur son plateau recouvert de vignes, et des quartiers contigus au bourg de Lugny (les quartiers de Saint-Pierre, du Terrillot et de Saint-Denis), les quatre hameaux du village que sont Poupot, Vermillat, Collongette et Fissy[Note 1] s’alignent le long de la départementaleno 56, en direction deTournus. Particulièrement peuplés, ces hameaux présentent la particularité de rassembler, au moins depuis le siècle dernier, plus de la moitié de la population de la commune.
Lugny possède en outre deux écarts qui sont, d'une part, le Grand Bois — qui résulte d'unecoupe de bois effectuée vers 1720 dans les bois dépendant de la seigneurie de Lugny[1] — et, d'autre part, le Bouchet.
Enfin, plusieurs anciens moulins, relativement isolés, sont aujourd'hui encore habités, à savoir d'une part le moulin de l’Étang et le moulin Pernin[Note 2] sur l'Ail et, d'autre part, le moulin Burdeau (qui fut le dernier à être utilisé[2]), le moulin Vallerot et le moulin Guillet (aussi dénommé moulin Chevalier) construits sur laBourbonne, rivière prenant sa source[Note 3] sur le territoire de la commune – au pied de la montagne du Château – et se jetant dans laSaône.
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Lugny totalise neuf communes limitrophes, qui appartiennent toutes à lacommunauté de communes du Mâconnais-Tournugeois à l'exception dePéronne.
Les communes limitrophes sontBissy-la-Mâconnaise,Burgy,Chardonnay,Cruzille,Grevilly,Montbellet,Péronne,Saint-Gengoux-de-Scissé etUchizy.
| Cruzille | Grevilly | Chardonnay,Uchizy | ||
| Bissy-la-Mâconnaise | N | Montbellet | ||
| O LUGNY E | ||||
| S | ||||
| Saint-Gengoux-de-Scissé | Péronne | Burgy |
À noter : à la limite des communes de Lugny et de Montbellet, à proximité immédiate du moulin Guillet et en contrebas du hameau de Thurissey (Montbellet), sont encore visibles deux bornes armoriées en pierre solidement fichées en terre[3] et remontant au Moyen Âge, sculptées d'un côté (ouest) desbillettes etquintefeuilles du blason desseigneurs de Lugny et, de l'autre (est), des trois tours crénelées composant le blason des seigneurs de Montbellet (famille de La Tour de Montbellet)[4]. Ces bornes, selon toute vraisemblance, ont été taillées et fichées dans le sol entre 1367 et 1464[5].

Proche de la vallée de laSaône, Lugny est située tout près de l'autoroute A6, à mi-chemin des sortiesno 27 Tournus etno 28 Mâcon Nord. La commune est aussi localisée près de l'ancienneroute nationale 6, aujourd'hui départementalisée et dénommée D 906 dans toute sa traversée de laSaône-et-Loire.
Non loin de Lugny se trouvent les garesSNCF deTournus, deFleurville-Pont-de-Vaux et deMâcon, implantées sur laligne ferroviaire Paris-Lyon-Méditerranée[Note 4].
Un service de cars quotidien desservant Lugny est aussi assuré entre les villes deMâcon etTournus[6].

Le sol de la commune, qui appartient au terrainjurassique inférieur, est calcaire en général, marneux dans les vallons de Collongette et de Fissy, argileux dans les bois au sud de laBourbonne. Les parties montagneuses sont, en revanche, constituées par les roches éruptives (grès porphyroïde et micro-granulite). Les fossiles les plus communs sont :ammonite,pholadomya,Rhynchonelle etterebratula.
Le bourg de Lugny, blotti au pied de la montagne du Château, est niché en fond de vallon, dans un cirque de collines boisées ou recouvertes de vignoble qui le dominent de toutes parts. « La situation [du bourg] de Lugny, au pied d'un coteau couvert de bois au sud et à l'ouest et au débouché d'un étroit vallon très vert, lui donne un charme particulier, que ce soit au printemps quand la nature s'éveille, en été lorsque le soleil est chaud en plein champ ou à l'automne lorsque les bois voient leurs feuilles jaunir progressivement avant de prendre leur teinte hivernale plus sévère. » signale un guide touristique paru à la fin des années soixante[7].
Avec420 mètres d'altitude, le point culminant de la commune est la Grosse Roche (« sommet » que se partagent deux autres communes :Burgy etPéronne).
Le mont de la Péralle, qui domine le bourg, culmine quant à lui à404 mètres ; à ses flancs, entièrement recouverts de forêt, est accroché lebois des Sablières, qui est le plus vaste des trois massifs de bois dont la commune est propriétaire (avec lebois de la Reculée et lebois de Charvanson, qui totalisent à eux trois270 hectares environ et représentent 20 % de la superficie de la commune)[8]. C'est dans ce bois qu'une carrière est exploitée depuis 2005 par l'entreprise Grosne Terrassement de Mâcon[9].


Plusieurs cours d'eau traversent le territoire de Lugny, le principal étant laBourbonne, affluent de la rive droite de laSaône.
Prenant sa source à Lugny même, au pied de la montagne du Château, laBourbonne coule d'ouest en est, traversant successivement le territoire des communes de Lugny et deMontbellet avant de se jeter dans laSaône, près du hameau de Saint-Oyen, après avoir reçu dans la traversée de la commune de Lugny les eaux :
L'eau de la Bourbonne actionnait autrefois une douzaine de moulins, ce qui faisait de cette rivière l'un des premiers cours d'eau du département deSaône-et-Loire par la densité de ses moulins[10]. Citons, parmi les principaux :
Au Moyen Âge, la source de cette rivière – dite « source des Eaux bleues » – alimentait en eau les fossés duchâteau de Lugny.
Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Bourgogne-Franche-Comté etClimat de Saône-et-Loire.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[13]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat semi-continental[14] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[15]. Elle est en outre dans lazone H1c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de11,2 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de18,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 896 mm, avec11,2 jours de précipitations en janvier et7,3 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deJalogny à15 km àvol d'oiseau[18], est de11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 873,4 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de39,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de−21,6 °C, atteinte le[Note 6].
Au, Lugny est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21].
Elle est située hors unité urbaine[22].
Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[22]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[23],[24].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59,6 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante :
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire, qui sont :


L'urbanisme sur le territoire de Lugny est régi par unplan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), document d’urbanisme dont le territoire d’effet n'est plus la commune mais l’intercommunalité du Mâconnais-Tournugeois, soit vingt-quatre communes membres[26].
Ce document stratégique traduit les principes d’aménagement du territoire et constitue un outil réglementaire fixant les règles de construction et d’occupation des sols applicables sur le territoire, d'où son contenu : un rapport de présentation retraçant le diagnostic du territoire, un projet d’aménagement et de développement durable (PADD) exposant la stratégie intercommunale, des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) définissant les conditions d’aménagements de certains quartiers/ilots (cas particuliers), un règlement fixant les règles d’utilisation et de droit des sols ainsi que des annexes (plan de zonage, liste des servitudes, etc.).
Le PLUi du Mâconnais-Tournugeois, fruit d'un processus lancé par la communauté de communes en 2016, a été définitivement adopté par le conseil communautaire le 21 décembre 2023[27]. Il est entré en vigueur le 12 mars 2024.

Le toponymeLugny tire son origine d'un mot provenant de l'époque romaine, créé à partir :
Un diplôme du roi des FrancsEudes de 894 et trois chartes de l'abbaye de Cluny datées de, et[Note 8] mentionnent une villa appeléeLuviniacus (Lugny se trouvant alors dans l'ager de Grevilly et lepagus de Mâcon).
En 1215, une charte de l'abbaye de Cluny cite unBernardus de Lugunie (Luiniacus en 1219)[28].
Lugny fut au Moyen Âge le berceau d'une maison de chevalerie – lamaison de Lugny – qui avait pour blason « D'azur à trois quintefeuilles d'or accompagnées de sept billettes de même, trois en chef, une en cœur et trois en pointe, posées deux et un »[29] et pour devise « Le content est riche »[30].
La branche aînée de cette famille qui sut nouer de très nombreuses alliances – d'où le proverbe bourguignon « N’est oyseau de bon nid qui n’a plume de Lugny » – s’éteignit cependant dans la seconde moitié duXVIe siècle avecJean III de Lugny, mort en ne laissant qu'une fille (Françoise de Lugny). La seigneurie changea alors de main, passant au fil des mariages dans le giron de trois autres prestigieuses familles nobles, à savoir celle desChabot en 1558, celle desSaulx-Tavannes en 1579 et celle desLa Baume-Montrevel en 1647 (voir à ce sujet la généalogie donnée dans l'article consacré auchâteau de Lugny)[Note 9].


À la veille de la Révolution, la seigneurie était la propriété deFlorent-Alexandre-Melchior de La Baume, quatorzième comte deMontrevel et dernier seigneur baron de Lugny, qui sera mis à mort àParis, place de la Révolution, le 19 messidor an II (), avec 59 autres accusés[Note 10].
À cette époque, Lugny dépendait du bailliage, de la recette et du diocèse deMâcon, ainsi que de l'archiprêtré et de la châtellenie deVérizet[33]. Le village, siège d'unbureau du contrôle des actes rayonnant sur l'ensemble des paroisses duHaut-Mâconnais, relevait en outre de lasubdélégation de Tournus[34].
De sa forteresse autrefois flanquée de plusieurs tours de défense, ceinte de fossés remplis d'eau et dotée d’un donjon « fort élevé et très beau », Lugny n’a conservé que les deux tours rondes d’entrée (XIVe siècle) et une partie des communs (abritant en particulier les anciennes écuries du château, datées du XVIe siècle)[35]. En 1789, lechâteau de Lugny fut en effet le premier duMâconnais à être incendié par les « Brigands » – des habitants duMâconnais révoltés – lors des troubles qui, dans les derniers jours de juillet, pendant laGrande Peur, agitèrent cette petite région. « Le château est flanqué de quatre tours, il est assez irrégulier. Le seigneur qui l'occupe est baron de cette contrée, ce château est dans un bas, à côté d'une montagne assez haute, les terrasses règnent sur tout le bourg. » avait écrit le curé de Lugny au milieu duXVIIIe siècle[36].

En 1790, la commune devient le chef-lieu d'un canton dudistrict de Mâcon : lecanton de Lugny.
Dix-neuf ans plus tard, de mars à, le territoire de la commune – soit1 388 hectares – est cadastré[40] (Lugny figure de ce fait parmi les cinq cents premières communes de France à avoir été cadastrées après laRévolution française).
Tandis que d'importants travaux sont réalisés en 1823 pour rénover et agrandir lachapelle de Fissy, l’actuelle église paroissiale, placée sous le vocable desaint Denis, est édifiée[Note 12] à l'emplacement de l'ancienne église romane préalablement démolie (les travaux dureront de 1824 à 1826).
En 1868, c'est au tour de l'hôtel de ville – qui sera non seulement mairie mais abritera aussi l'école de garçons, le logement de l'instituteur-secrétaire de mairie et le prétoire de lajustice de paix ducanton de Lugny – d'être construit place du Pâquier en lieu et place de l'anciennemaison commune, d'après des plans de l'architecte Adrien Guillemin de Mâcon[Note 13] ; le corps principal du bâtiment, de plan rectangulaire, se composera en élévation d’un rez-de-chaussée, d’un étage et d’un « étage de comble », le tout étant couvert d’un toit à croupes, tandis que la façade comprendra trois travées disposées de part et d’autre d’un avant-corps central peu saillant, les deux premiers niveaux étant soulignés d’un bandeau situé au niveau des appuis de baies[41].
De1880 à1887, la totalité du vignoble de la commune – environ cinq cents hectares – est détruite par lephylloxéra. C'est dans ce contexte que, le 6 janvier 1881, Lugny se dote d'unesociété de secours mutuels, dénomméeLa Fraternelle[Note 14].

Une autre destruction – volontaire, celle-là – s'ensuit, en1891, au cœur du bourg : celle des anciennes halles seigneuriales de bois (dont la plus grande partie a été acquise par la commune en 1847[42]), qui sont remplacées par une halle couverte conçue par l'architecte Charles Blanc de Tournus (avec salle des fêtes qui sera aménagée à l'étage en 1901). Deux ans plus tard, en 1893, un bâtiment est acquis par la commune et aussitôt adapté à un usage scolaire dans le but de doter Fissy d'uneécole de hameau[43].

Dans la dernière année du siècle, le, laligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny est inaugurée (ligne qui fonctionnera, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[44])[45].
Le, sur la place de l'Église, a lieu l'inauguration du monument érigé à la mémoire des combattants ducanton de Lugny tombés lors de laguerre franco-allemande de 1870[46]. Un second monument aux morts sera inauguré treize ans plus tard, le, sur la place du Pâquier[47], à la mémoire des trente-huit Lugnisois tombés pendant laPremière Guerre mondiale (monument que surmonte un « poilu vainqueur » sculpté par l'artistePierre Curillon de Tournus[Note 15]).
En, lacoopérative vinicole de Lugny est mise en service, quelques mois seulement après l'approbation de ses statuts en assemblée générale ().
Le est fondé le Syndicat intercommunal des eaux du Haut-Mâconnais, structure à laquelle adhèrent Lugny et plusieurs autres communes du canton : Burgy, Clessé, Viré, Cruzille, Vérizet, Bissy-la-Mâconnaise,Saint-Maurice-de-Satonnay et Montbellet (rejointes le par Plottes, Chardonnay et Uchizy, puis parFarges-lès-Mâcon et Grevilly en 1938 et parSaint-Gengoux-de-Scissé, Azé et Igé après-guerre). En 2002, ce syndicat gérait un réseau totalisant 227 kilomètres de canalisations et disposant de 18 réservoirs.
À l'automne 1943, soucieuse de « contenir » les maquis qui se sont fortement développés enHaut-Mâconnais et enTournugeois depuis l'invasion de lazone libre, l'armée allemande implante une petite garnison à Lugny, qui s'installe au château (commandement) et à la salle des fêtes (troupe) ; des patrouilles à vélo sillonnent dès lors les villages des environs. Le, une plaque rendant hommage aux six soldats de la commune morts pour la France durant le conflit sera fixée au monument aux morts.
En 1948, la toute première foire-exposition annuelle des vins (dite aussi « foire des Rameaux ») attire dans les rues du bourg ses premiers exposants, qui sont essentiellement des acteurs du secteur viti-vinicole mais aussi des artisans ou des commerçants ; cette importante foire duMâconnais sera organisée un demi-siècle durant, sa 50e et dernière édition se déroulant les 4 et 5 avril 1998. Avec le même souci de promouvoir ses vins, Lugny, le, inaugure le « caveau de dégustation Saint-Pierre », en présence d'André Delmas, secrétaire général de la préfecture deSaône-et-Loire[48].
Dans la nuit du 28 au 29 mai 1968, une partie du hameau de Fissy est dévastée par les eaux d'un violent orage qui a frappé de nombreux villages duTournugeois[49].
L'année 1972 voit la création – et l'installation en mairie de Lugny – du Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) ducanton de Lugny, structure à laquelle ont décidé d'adhérer quatorze communes duHaut-Mâconnais ayant pour projets communs : la couverture des dépenses d'investissement et de fonctionnement du collège public de Lugny (entré en service en janvier 1977 et ultérieurement baptisé « Victor Hugo », en juin 1985), la réalisation d'une maison de retraite, la création et le fonctionnement de tous services sociaux (tels que dispensaire, aide à domicile par exemple), la réalisation de travaux d'assainissement, le ramassage d'ordures ménagères et l'entretien de la voirie communale[50].
Le 1980, la commune officialise son jumelage avecMeckenheim, bourgade viticole, arboricole et maraîchère d'Allemagne de l'Ouest (Palatinat) avec laquelle, au fil des années, se sont tissés des liens d'amitié. C'est au cours de cette décennie qu'est découverte en 1985 la « pierre gravée de Lugny », plaquette calcaire attribuée au Haut Moyen Âge représentant une scène de chasse[51]. Le 6 juillet 1985 est inauguré le complexe sportif (terrain de football et vestiaires) aménagé au sommet de la colline Saint-Pierre, tandis qu'un an plus tard, le 5 juillet 1986, entre officiellement en service la caserne du « centre de première intervention intégré » de Lugny (construite au quartier du Terrillot et jouxtant l'ancienne gare), centre de secours dont dépendent alors six communes : Lugny,Azé,Péronne,Saint-Gengoux-de-Scissé,Bissy-la-Mâconnaise etBurgy (Cruzille etGrevilly y seront rattachées en décembre 1997 etSaint-Maurice-de-Satonnay le)[52]. Les 29 et, Lugny, avec les autres communes ducanton, célèbre le bicentenaire de laRévolution française – et plus particulièrement la révolte des « Brigands » –, plantant à cette occasion un « arbre de la liberté »[53].
En 1993 est fondée lacommunauté de communes du Haut-Mâconnais (avec Lugny pour siège), intercommunalité regroupant sept communes :Bissy-la-Mâconnaise,Burgy,Chardonnay,Cruzille,Grevilly, Lugny etSaint-Gengoux-de-Scissé. À cette première communauté de communes succédera le1er janvier 2003 lacommunauté de communes du Mâconnais - Val de Saône (siège à Lugny), née de la fusion de trois intercommunalités (celles du Haut-Mâconnais, de la Haute-Mouge et du Mâconnais-Val de Saône) et totalisant une population de 7 336 habitants.
À la rentrée de 1995 entre en service le groupe scolaire créé dans le but de rassembler sur un unique site l'ensemble des classes de l'école primaire publique (groupe scolaire qui sera baptisé « Marcel Pagnol » le 13 juin 1998).
En janvier 2003, Lugny est officiellement raccordé par les services d'EDF-GDF au réseau du gaz naturel (raccordement ayant nécessité le creusement de 11526 mètres de canalisations depuis l'antenne de Fleurville).
Le, la commune accueille la vingt-neuvième Saint-Vincent tournante ducanton de Lugny, manifestation qu'elle accueillera de nouveau le (40e édition).
En 2011, Lugny reçoit le labelAgenda 21 local « Notre village, terre d'avenir », devenant la première commune deSaône-et-Loire à se voir décerner cette distinction reconnaissant son engagement dans le domaine de la gestion durable.
Le 26 septembre 2015, Lugny inaugure au quartier du Terrillot sa maison de santé pluridisciplinaire, quelques années seulement après avoir procédé à deux autres inaugurations : celle de sa nouvelle caserne de gendarmerie (29 novembre 2012) et celle de sa nouvelle bibliothèque municipale (26 janvier 2008).
Le 10 juillet 2021, Lugny inaugure le rez-de-chaussée rénové de sa mairie ainsi que sa nouvellesalle événementielle, baptisée « Michelle-Broutchoux » et installée dans le bâtiment des halles entièrement réhabilité[54].
Lors du premier tour desélections législatives françaises de 2024, les électeurs de Lugny (697 inscrits), commune qui fait partie de lapremière circonscription de Saône-et-Loire, ont majoritairement donné leur voix à Rachel Drevet présentée par leRassemblement national, qui a remporté 35,27 % des suffrages exprimés (le député sortantBenjamin Dirx, présenté parEnsemble !, a remporté 30,50 % des suffrages, Jean-Luc Delpeuch, duNouveau Front populaire, 25,93 % des suffrages et Jean-Philippe Belleville, desRépublicains, 5,60 % des suffrages[55].
Lors du second tour de ces élections, les électeurs ont majoritairement donné leur voix à Benjamin Dirx (Ensemble !), qui a remporté 59,38 % des suffrages exprimés (la candidate Rachel Drevet est, quant à elle, parvenue à mobiliser 40,62 % des votants)[56].
Lors des élections municipales partielles des 9 et 16 juin 2024 (cinq places à pourvoir), les Lugnisois (699 inscrits), qui avaient à choisir entre dix candidats inscrits sur deux listes, ont élu les cinq candidats figurant sur la liste d'opposition « Agir pour Lugny » (à raison de quatre candidats lors du 1er tour et d'un candidat lors du 2e tour)[57]. Le scrutin a été marqué par une forte participation au premier tour, avec 57,93 % (soit 42,07 % d'abstention).
Lors desélections européennes de 2024, les électeurs de Lugny (699 inscrits) ont placé en tête la liste « La France revient avec Jordan Bardella et Marine Le Pen » (Rassemblement national) avec 32,68 % des suffrages, devant la liste présentée par la majorité présidentielle « Besoin d'Europe » (15,97 %) et les listes « Réveiller l'Europe » (13,76 %), « La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe » (7,37 %), « La France insoumise-Union populaire » (6,63 %) et « La France fière, menée parMarion Maréchal et soutenue par Eric Zemmour » (5,16 %)[58].
Lors du premier tour desélections législatives françaises de 2022, les électeurs de Lugny (686 inscrits), commune qui fait partie de lapremière circonscription de Saône-et-Loire, ont majoritairement donné leur voix au député sortantBenjamin Dirx (Ensemble !), qui a remporté 34,67 % des suffrages exprimés (Patrick Monin, présenté par laNouvelle Union populaire écologique et sociale, a remporté 30,09 % des suffrages, Aurélien Dutremble, duRassemblement national, 19,77 % des suffrages, Myriam Bize, deReconquête, 6,3 % des suffrages et Christophe Juvanon, du partiLes Républicains, 4,58 % des suffrages).
Lors du second tour de ces élections, les électeurs ont majoritairement donné leur voix à Benjamin Dirx (Ensemble !), qui a remporté 53,27 % des suffrages exprimés (le candidat Patrick Monin est, quant à lui, parvenu à mobiliser 46,73 % des votants)[59].
La commune de Lugny (919 habitants, 683 inscrits) a placé en tête à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle française de 2022 le candidatEmmanuel Macron (LaREM) avec 30,83 % des suffrages, devantMarine Le Pen duRassemblement national (22,73 %) etJean-Luc Mélenchon deLa France insoumise (18,97 %).
Au second tour de l'élection, Emmanuel Macron a remporté 58,84 % des suffrages, Marine Le Pen ayant été créditée, quant à elle, de 41,16 % des votes[60].
Lugny, ancien chef-lieu de canton dépendant depuis 2015 ducanton d'Hurigny, a placé le binôme (DVD) constitué par Patrick Desroches et Carine Lalanne en tête, dès le1er tour desélections départementales de 2021 en Saône-et-Loire, avec 41,10 % des suffrages.
Lors du second tour, les Lugnisois (678 inscrits) ont décidé de placer de nouveau ce binôme en tête, avec cette fois-ci 65,63 % des suffrages (devant l'autre binôme,DVG, mené par Catherine Bouley et Patrick Monin, qui a obtenu 34,38 %)[61].
Lors desélections municipales françaises de 2020, les Lugnisois (685 inscrits), qui avaient à choisir entre des candidats inscrits sur deux listes, ont élu dès le1er tour la totalité des candidats figurant sur la liste menée par le maire Guy Galéa. Le scrutin a été marqué par une majorité d'abstentions : 50,80 % (soit 49,20 % de votants).
La commune de Lugny dispose d'un conseil municipal composé de quinze membres : maire, quatre adjoints au maire et dix conseillers municipaux.
Quatorze commissions spécialisées ont été installées en juin 2020.
Depuis 1871, les maires de Lugny ont successivement été :
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1871 | 1er juillet 1876 (décès) | Joseph-Adolphe Meunier | Notaire. Maire jusqu'à sa mort le. Membre du conseil d'arrondissement de Mâcon (réélu lors des élections cantonales d'août 1867). Fait chevalier de laLégion d'honneur en 1868[Note 16]. Repose aucimetière de Lugny. | |
| 1876 | 1881 | Claude Bonin | ||
| 1881 | 10 mars 1906 (décès) | Jean-Marie Bouilloud-Maillet | Maire régulièrement réélu, décédé le 10 mars 1906, en cours de mandat. Successeur du députéÉtienne Boullay à la tête de la Société d'agriculture de Mâcon (fondée en janvier 1880). | |
| avril 1906 | 1910 (démission) | Claude-Louis Baboud | Radical-socialiste | Maire d'avril 1906 à mai 1908 puis de mai 1908 jusqu'à sa démission (et sa mort) en 1910. Était né le 5 avril 1852 à Cruzille. |
| 1910 | septembre 1944 | Eugène Blanc | Conseiller général ducanton de Lugny de 1922 à 1940. Président de lacoopérative vinicole de Lugny (de 1927 à 1959). Choisi en septembre 1927 pour présider la Fédération des caves coopératives de Saône-et-Loire (avecHenri Boulay pour secrétaire général). Fait chevalier de laLégion d'honneur en 1936, commandeur de l'ordre du Mérite agricole. Maire à compter de juin 1910, réélu en mai 1912 puis en décembre 1919, mai 1925, mai 1929 et mai 1934. Repose aucimetière de Lugny. Était né le 27 janvier 1876 à Lugny. | |
| septembre 1944 | novembre 1944 (départ forcé) | Pierre Rouillot | Conseil municipal remplacé le 9 septembre 1944 par uncomité local de libération comprenant douze membres désignés par le préfet deSaône-et-Loire. | |
| novembre 1944 | 1945 | Pierre Guillot | ||
| mai 1945 | 1964 (décès) | Émile Blanc | Viticulteur. En tant que président de la société de secours mutuels « La Fraternelle » de Lugny, est fait chevalier de l'ordre du Mérite social par arrêté du 28 février 1938. Fait chevalier de laLégion d'honneur en 1954, par ailleurs décoré dans l'ordre du Mérite agricole. Régulièrement réélu. Président du Syndicat des eaux du Haut-Mâconnais. Repose aucimetière de Lugny. | |
| mars 1964 | décembre 1976 (décès) | Paul Margarit | Inspecteur général de l'Agriculture (1940) puis directeur de l'enseignement et de la formation professionnelle agricoles (à partir de 1952). Officier de laLégion d’honneur. Maire de mars 1965 à mars 1971 puis de mars 1971 jusqu’à sa mort en décembre 1976. Président du Syndicat des eaux du Haut-Mâconnais. Repose aucimetière de Lugny. | |
| décembre 1976 | mars 1983 | Louis Cotessat | Maire de décembre 1976 à mars 1977 puis de mars 1977 à mars 1983. Décédé en juillet 1984, âgé de 72 ans. Né à Lugny. Clerc de notaire à Lugny, puis huissier de justice, et ultérieurement directeur de la Mutuelle incendie de Viré puis directeur de la Mutuelle autonome de Viré de 1976 à sa retraite. Repose au cimetière de Fissy. | |
| mars 1983 | mars 2008 | Guy Berthaud | Principal du collège public « Victor Hugo » de Lugny. Chevalier de l'ordre national du Mérite. Maire à compter de mars 1983, réélu en mars 1989, juin 1995 et mars 2001. Président de lacommunauté de communes du Haut-Mâconnais (de 1993 à 2002) puis de lacommunauté de communes du Mâconnais-Val-de-Saône (de janvier 2003 à 2008). Président du Syndicat intercommunal à vocation multiple (Sivom) ducanton de Lugny de novembre 1998 à 2008. Membre duconseil économique et social de Bourgogne. Décédé le 9 octobre 2023[62]. | |
| mars 2008 | mars 2014 | Daniel Conry | Retraité de l'Éducation nationale (enseignement secondaire). | |
| mars 2014 | mai 2020 | Guy Galéa | Coordinateur en matière de sécurité et de protection de la santé (CSPS). | |
| mai 2020 | en cours | Guy Galéa | Retraité. Autres mandats et présidences : 5e vice-président de lacommunauté de communes Mâconnais-Tournugeois (chargé des équipements, de l’entretien des bâtiments, de l’assainissement et de laGEMAPI) et président du Syndicat des eaux du Haut-Mâconnais (réélu en juillet 2020)[63]. | |
| Les données manquantes sont à compléter. | ||||


Il n'y eut pas d'élections municipales entre 1912 et 1919 ni entre 1935 et 1945 en raison des deux guerres mondiales. Dissout par arrêté préfectoral à laLibération, le conseil municipal de Lugny laissa la place le à un comité local de libération comprenant douze membres désignés par le préfet de Saône-et-Loire ; Albert Rouillot devint maire de Lugny (le), bientôt remplacé par Pierre Guillot (à compter du).
De 1790, année de la création de la commune de Lugny, à la fin duXIXe siècle, les maires de Lugny ont successivement été :
Deux de ces maires de Lugny ont été conseillers généraux ducanton de Lugny : Jean-Marie Bouilloud-Maillet (conseiller général de 1871 à 1901) et Eugène Blanc (conseiller général de 1922 à 1940).
Avant la réforme de lataxe d'habitation, 521 foyers fiscaux étaient dénombrés à Lugny, parmi lesquels 403 payaient la taxe d'habitation au titre de leur habitation principale (53 foyers étaient exonérés). Avec la réforme de la taxe d'habitation, 249 foyers ont bénéficié en 2018 de la suppression de 30 % de la taxe d'habitation tandis qu'en 2019 ce sont 249 foyers fiscaux de Lugny qui ont été concernés par la suppression de 65 % de la taxe d'habitation.
Quelque 625 avis detaxe foncière sont édités chaque année pour la commune.
En 2018, le montant total des impôts locaux pour Lugny a représenté 780 919,00 euros, contre 392 790,00 euros en 2002, soit une hausse de 98,81 %.
En 2021, le budget de la commune de Lugny a été le suivant (budget principal seul, la population légale en vigueur au1er janvier de l'exercice étant de 947 habitants) :
Données 2021
| Chiffres clés | En euros | En euros par habitant |
|---|---|---|
| Total des produits de fonctionnement = A | 1 097 000 | 1 159 |
| Total des charges de fonctionnement = B | 771 000 | 814 |
| Résultat comptable = A - B = R | 326 000 | 344 |
| Total des ressources d'investissement = C | 464 000 | 489 |
| Total des emplois d'investissement = D | 784 000 | 827 |
| Besoin ou capacité de financement de la section d'investissement = E | 320 000 | 338 |
| Capacité d'autofinancement = CAF | 355 000 | 375 |
| Fonds de roulement | 376 000 | 397 |
| Endettement | En euros | euros par habitant |
|---|---|---|
| Encours de la dette au 31/12/N | 1 565 000 | 1 653 |
| Annuité de la dette |
À titre de comparaison, en 2020, le budget de la commune a été le suivant (budget principal seul, la population légale en vigueur au1er janvier de l'exercice étant de 960 habitants) :
Données 2020
| Chiffres clés | En euro | En euros par habitant |
|---|---|---|
| Total des produits de fonctionnement = A | 1 163 000 | 1 212 |
| Total des charges de fonctionnement = B | 909 000 | 947 |
| Résultat comptable = A - B = R | 255 000 | 265 |
| Total des ressources d'investissement = C | 597 000 | 622 |
| Total des emplois d'investissement = D | 947 000 | 987 |
| Besoin ou capacité de financement de la section d'investissement = E | 350 000 | 364 |
| Capacité d'autofinancement = CAF | 282 000 | 294 |
| Fonds de roulement | 545 000 | 568 |
| Endettement | En euro | euros par habitant |
|---|---|---|
| Encours de la dette au 31/12/N | 1 689 000 | 1 760 |
| Annuité de la dette |
Un an plus tôt, en 2019, le budget de la commune avait été le suivant (budget principal seul, la population légale en vigueur au1er janvier de l'exercice étant de 975 habitants) :
Données 2019
| Chiffres clés | En euros | En euros par habitant |
|---|---|---|
| Total des produits de fonctionnement = A | 1 165 000 | 1 194 |
| Total des charges de fonctionnement = B | 863 000 | 886 |
| Résultat comptable = A - B = R | 301 000 | 309 |
| Total des ressources d'investissement = C | 1 007 000 | 1 033 |
| Total des emplois d'investissement = D | 550 000 | 564 |
| Besoin ou capacité de financement de la section d'investissement = E | - 457 000 | - 469 |
| Capacité d'autofinancement = CAF | 323 000 | 331 |
| Fonds de roulement | 943 000 | 967 |
| Endettement | En euros | euros par habitant |
|---|---|---|
| Encours de la dette au 31/12/N | 1 811 000 | 1 858 |
| Annuité de la dette |
Deux ans plus tôt, en 2018, le budget de la commune avait été le suivant (budget principal seul, la population légale en vigueur au1er janvier de l'exercice étant de 984 habitants) :
Données 2018
| Chiffres clés | En euro | En euros par habitant |
|---|---|---|
| Total des produits de fonctionnement = A | 1 189 000 | 1 208 |
| Total des charges de fonctionnement = B | 1 045 000 | 1 062 |
| Résultat comptable = A - B = R | 143 000 | 146 |
| Total des ressources d'investissement = C | 1 757 000 | 1 786 |
| Total des emplois d'investissement = D | 897 000 | 912 |
| Besoin ou capacité de financement de la section d'investissement = E | - 860 000 | - 874 |
| Capacité d'autofinancement = CAF | 152 000 | 155 |
| Fonds de roulement | 288 000 | 293 |
| Endettement | En euro | euros par habitant |
|---|---|---|
| Encours de la dette au 31/12/N | 1 096 000 | 1 114 |
| Annuité de la dette |

Lugny, qui fut siège de communauté de communes de 1993 à 2016, relève depuis le1er janvier 2017 de lacommunauté de communes du Mâconnais-Tournugeois (siège à Tournus), à la suite de la mise en place du nouveauschéma départemental de coopération intercommunale (cette nouvelle communauté résulte de la fusion de deux communautés de communes : lacommunauté de communes du Tournugeois qui regroupait douze communes duTournugeois et lacommunauté de communes du Mâconnais-Val-de-Saône qui regroupait douze communes duHaut-Mâconnais).
Cette communauté de communes est gérée par unconseil communautaire composé de quarante et un membres représentant chacune des communes adhérentes (et élus pour une durée de six ans), conseil au sein duquel Lugny, à l'instar de Clessé,Montbellet,Uchizy et Viré, est représenté par deux délégués (les autres communes de l'intercommunalité disposant d'un seul représentant, exception faite de la ville de Tournus qui en totalise treize).
Depuis 2020 (et jusqu'en 2026), les délégués représentant Lugny au sein de ce conseil communautaire sont :
Lugny, commune qui avait été érigée en chef-lieu de canton en 1790, appartient depuis 2015 aucanton d'Hurigny, à la suite du nouveau découpage territorial de Saône-et-Loire entré en vigueur à l'occasion desélections départementales de 2015 (découpage défini par le décret du 18 février 2014[64], en application des lois du 17 mai 2013).
Le canton d'Hurigny, tel qu'il se présente depuis cette réforme, est constitué de communes qui appartenaient auparavant à trois anciens cantons : lecanton de Lugny (14 communes), lecanton de Mâcon-Nord (12 communes) et lecanton de Mâcon-Sud (2 communes).

Meckenheim (Rhénanie-Palatinat) (Allemagne)
Depuis le, Lugny est officiellement jumelée avecMeckenheim, localité allemande deRhénanie-Palatinat (verbandsgemeindedeDeidesheim, dans lelandkreisdeBad Dürkheim) avec laquelle les échanges sont réguliers et chaleureux.
Ce jumelage, de nos jours piloté par une association dénomméecomité de jumelage Lugny-Meckenheim en partenariat avec la municipalité, a pour origine les contacts que nouèrent au milieu des années 1960 messieurs Paul Margarit et Otto Keller – respectivement maires de Lugny et deMeckenheim – dans le cadre de l’action que conduisait alors l’amicale Bourgogne-Rhénanie-Palatinat, association fondée en – soit moins d'un an après le jumelage deMâcon avec la ville deNeustadt an der Weinstraße – pour rapprocher les habitants des deux régions. Découlèrent de ces contacts un certain nombre d'échanges organisés entre 1968 et 1979 – cinq enRépublique fédérale d'Allemagne et deux enFrance – et, le, la signature d'une charte de jumelage, événement qui se déroula à Lugny en présence de messieurs Louis Cotessat et Walter Braun, maires des deux localités : « Les villes de Lugny et de Meckenheim décident de conclure un jumelage. Elles veulent par là consolider l'amitié franco-allemande, rapprocher les peuples par delà des frontières, échanger leurs connaissances, rapprocher les jeunes et mettre sur pied des échanges culturels. Les corps représentatifs et l'administration des deux villes s'engagent à conjuguer leurs efforts pour atteindre les objectifs de ce jumelage. »
Lugny figure ainsi parmi les quinze premières communes du département deSaône-et-Loire à avoir établi – puis officialisé – des liens d'amitié avec une localité étrangère[65].
1968 : les élèves des classes de quatrième et de troisième du collège de Lugny visitentHeidelberg (s’il s’agit du premier échange effectué par Lugny, les premiers contacts avec l’Allemagne remontent toutefois à 1963, dans le contexte du rapprochement entre laBourgogne et laRhénanie-Palatinat). 1978 : la municipalité de Lugny est reçue à Meckenheim, messieurs Louis Cotessat et Otto Keller étant respectivement maires de Lugny et de Meckenheim. 1979 : l’équipe de football de Lugny est reçue à Meckenheim ; l’échange donne lieu à plusieurs rencontres amicales disputées par les sportifs des deux localités. 1980 : Lugny reçoit Meckenheim et une charte de jumelage est officiellement signée entre les deux communes (17 mai). 1981 : Lugny rend visite à Meckenheim ; à l’entrée de la localité allemande, un panneau a été planté pour promouvoir le jumelage signé un an plus tôt entre les communes bourguignonne et palatine. 1982 : les sapeurs-pompiers de Lugny reçoivent leurs homologues allemands de Meckenheim. 1983 : à leur tour, les pompiers de Lugny rendent visite à leurs collègues pompiers de Meckenheim. 1985 : les Allemands sont reçus à Lugny ; coïncidant avec l’inauguration du stade Saint-Pierre, cet échange concerne essentiellement les jeunes sportifs des deux localités, donnant lieu à plusieurs rencontres sportives. 1986 : un petit groupe de cyclistes de Meckenheim se rend à Lugny à vélo (dix ans plus tard, en, pour fêter leur « exploit », ces mêmes cyclistes feront de nouveau le déplacement à Lugny). 1991 : Lugny étant reçue en Allemagne, une fontaine est inaugurée au cœur de Meckenheim pour célébrer le jumelage entre les deux villages (sur une plaque a été gravé le texte suivant : « Fontaine dédiée aux maires et fondateurs du jumelage franco-allemand entre Meckenheim (Palatinat) et Lugny (Bourgogne) construite sur la place du village en 1991 à la mémoire d'uneEurope unie et pacifique. »). 1996 : Lugny reçoit la visite des conseillers municipaux de Meckenheim, Eugen Braun et Guy Berthaud étant respectivement maires de Meckenheim et de Lugny. 1997 : les conseillers municipaux de Lugny rendent visite à leurs homologues de Meckenheim ; une amicale « Meckenheim-Lugny » vouée à la promotion du jumelage entre les deux localités est officiellement créée et une « Lugny-Allee » inaugurée. 1998 : les élèves de l’école primaire « Marcel Pagnol » de Lugny rendent visite à leurs camarades allemands de Meckenheim (les échanges entre les deux écoles ont toutefois débuté en 1992). 2000 : les vingt ans du jumelage donnent lieu, à Meckenheim, à un échange entre les écoles primaires des deux villages. 2000 : la municipalité de Meckenheim est invitée à Lugny à l’occasion des « Vendanges du Siècle », spectacle son et lumière monté à l’initiative de la cave coopérative de Lugny. 2001 : Lugny est reçue à Meckenheim pour la « Gasselkerwe », la traditionnelle fête annelle au cours de laquelle Meckenheim s’anime, les producteurs de vin ouvrant leurs portes et faisant déguster. 2002 : échange entre les deux écoles primaires, Lugny se rendant à Meckenheim. 2003 : nouvel échange entre les deux écoles primaires, Meckenheim étant reçue à Lugny. 2005 : Meckenheim reçoit Lugny pour célébrer les vingt-cinq ans du jumelage ; l’événement donne notamment lieu à une soirée organisée pour célébrer l'anniversaire de plusieurs sociétés et les vingt-cinq ans du jumelage. 2006 : les vingt-cinq ans du jumelage sont fêtés à Lugny ; l’échange coïncide avec la Saint-Vincent cantonale, traditionnelle fête des vignerons organisée cette année-là à Lugny, et donne lieu à l’inauguration d’une « rue de Meckenheim ». 7 mars 2020 : les quarante ans du jumelage sont fêtés à Lugny.
Lugny-Meckenheim : eine lebendige Partnerschaft !
Lugny est une commune qui, au1er janvier 2022, totalisait943 habitants[66] :
Historiquement, la paroisse de Lugny totalisait cinq cents communiants en 1675 et cent quatre-vingts « feux cotisables » dix ans plus tard, en 1685. Le « Dénombrement du Duché de Bourgogne et pays adjacens, et des provinces deBresse etDombes,Bugey etGex » que fit réaliser peu avant la Révolution françaiseAntoine-Jean Amelot de Chaillou, intendant deBourgogne, indique que la population de la paroisse s'élevait un siècle plus tard, en 1786 à huit cent quatre-vingt-six âmes. AuXIXe siècle, la population de Lugny ne cessa de croître et finit par atteindre mille trois cent soixante-huit habitants en 1872.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[67]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[68].
En 2023, la commune comptait 845 habitants[Note 18], en évolution de −3,43 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 004 | 1 133 | 1 146 | 1 117 | 1 145 | 1 169 | 1 247 | 1 249 | 1 280 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 250 | 1 302 | 1 330 | 1 368 | 1 304 | 1 280 | 1 170 | 1 097 | 1 027 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 082 | 1 067 | 1 002 | 862 | 772 | 803 | 775 | 846 | 878 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2008 | 2013 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 749 | 716 | 734 | 725 | 728 | 798 | 888 | 914 | 894 |
| 2018 | 2023 | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 863 | 845 | - | - | - | - | - | - | - |


Lugny dispose de quatre structures éducatives :
Les effectifs de ces quatre structures pour l'année scolaire 2022-2023 ont été de 737 élèves, répartis comme suit[71] :
Une maison d'assistantes maternelles (MAM) d’inspirationMontessori (« Le Cocon Montessori ») a ouvert ses portes en novembre 2020 au hameau de Vermillat, structure dont bénéficient treize enfants pris en charge par trois assistantes maternelles (chiffres pour 2024-2025).

Une dizaine de praticiens sont regroupés dans la maison médicale pluridisciplinaire entrée en service en 2015.
Un cabinet de soins infirmiers est en outre installé au sein même de la maison médicale pluridisciplinaire (effectuant des permanences au cabinet).
En 2025, sont également disponibles à Lugny :

Lugny est le siège d'une caserne degendarmerie (liée depuis 2001 à celles deTournus et deSaint-Gengoux-le-National, à la suite de la mise en place des « communautés de brigades »).

Lugny dispose d'un centre d'incendie et de secours, relevant de la compagnie deTournus et placé depuis 2023 sous les ordres du lieutenant Simon Courbet.
Fin 2024, ce centre disposait d'un effectif de 26 pompiers volontaires, le nombre d'interventions réalisées au cours de l'année 2024 s'élevant à environ 200 (réparties entre secours aux victimes, interventions de l'infirmier, feux et renforts en personnels)[72].
Le secteur d'intervention de ce centre, qui s'étendit longtemps sur six communes duHaut-Mâconnais (Lugny,Saint-Gengoux-de-Scissé,Bissy-la-Mâconnaise,Cruzille,Grevilly etBurgy), a été modifié en juin 2023 pour englober une partie des communes deViré et deMontbellet.
Ce centre, en collaboration avec celui d'Azé, abrite une section dejeunes sapeurs-pompiers (JSP) regroupant en 2024 plus de 20 jeunes se formant aux métiers du secours et de la sécurité civile.
Début 2024, la commune de Lugny s'est dotée d'undispositif de vidéoprotection (31 caméras) filmant la voie publique et les lieux ouverts au public[73].
Lugny, commune dont le territoire est desservi depuis 2005 par l'internet haut débit, bénéficie en outre depuis 2006 d'une couverture de qualité optimale en ce qui concerne la téléphonie mobile (avec le réseau H+/4G/5G pour l'internet mobile). Lugny est par ailleurs desservi par la fibre optique depuis 2023.[réf. nécessaire]
Deux « caves à livres » sont par ailleurs installées face à la mairie, sous les platanes de la place du Pâquier, ainsi qu'une troisième au hameau de Fissy (au Quart-Martin).
Lugny dispose d'un complexe sportif adapté à la pratique de l'activité physique, consistant en un stade, un gymnase (opérationnel en 1978), un dojo (entré en service en 2000) et une piste d’athlétisme (installations situées rue de la Folie et jouxtant le collège public). Un second terrain de football est implanté au sommet de la colline Saint-Pierre, utilisé par les sportifs du club de football « Viré-Lugny Haut-Mâconnais » (VLHM) qui évolue en2e division du district du pays Saônois (12e division nationale) et totalisait 160 licences (29 dirigeants et 131 joueurs) à la rentrée 2023.
Lugny, qui dispose d'un dojo (baptisé « Philippe Pradeyrol »), possède également :
Lugny s'est dotée en 2017 d'une association vouée à la pratique de la pétanque : Pétanque Loisir Lugnysoise (terrains et cabanon mis à disposition par la commune en lisière de la gare routière des Nièvres).

Du 24 au 28 juin 1987, le chef-lieu de canton a accueilli lechampionnat de France de cyclisme sur route, qui a vu gagner vainqueurMarc Madiot chez les coureurs professionnels etJeannie Longo chez les dames. Quatre ans plus tard, le, Lugny est le point de départ de la21e et avant-dernière étape duTour de France 1991 (contre-la-montre, ligne de départ aux abords de laCave de Lugny) ; le vainqueur sera l'EspagnolMiguel Indurain, qui couvrira les57 kilomètres séparant Lugny deMâcon en 1h11 minutes et45 secondes[74].
La6e étape duTour de France 2007, qui s'est courue entreSemur-en-Auxois etBourg-en-Bresse, est passée par Lugny[75]. Le lendemain, le,Jeannie Longo remporte le soixantième Prix cycliste de Lugny, épreuve exceptionnellement réservée aux féminines.

Lugny est le siège de l'une des sept paroisses composant ledoyenné duMâconnais (doyenné relevant dudiocèse d'Autun, Chalon et Mâcon) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais[Note 19], paroisse qui regroupe la plupart des villages duHaut-Mâconnais. En 2023, en matière de sacrements, l'activité de cette paroisse s'est répartie comme suit : 39 baptêmes, 5 premières communions, 2 confirmations, 11 mariages et 51 funérailles[76].
En 1984, la cure a quitté lechâteau de Lugny – où celle-ci se trouvait depuis les premières années duXXe siècle – pour s'installer auno 56 de la rue du Pont, dans un bâtiment ayant abrité jusqu’au milieu du siècle dernier des religieuses garde-malades appartenant à la congrégation des Sœurs de la Présentation de Marie de Châtel[Note 20] (religieuses qui, bénévolement, prodiguaient des soins aux malades de la commune).

L'église de Lugny, construite entre 1824 et 1826 là où s'élevait autrefois l'église romane construite au Moyen Âge, est, comme l'ancienne, placée sous le vocable desaint Denis, patron de Lugny, saint ayant donné son nom à l'un des quartiers du bourg. Son clocher abrite deux cloches fondues dans la première moitié duXIXe siècle, la plus ancienne pesant une tonne et datant de 1825[77]. Parmi les objets ayant été conservés de l’ancienne église romane figurent notamment – outre le retable intitulé « Le Christ et les Apôtres » de style flamboyant (1528) classé au titre des Monuments historiques en 1903[78] – les fonts baptismaux, qui paraissent remonter auXIVe siècle. Dans l'avant-nef trône une plaque de marbre que le sculpteur Albert Libeau, futur chef de l'atelier de restauration des marbres dumusée du Louvre, façonna à la demande de la paroisse pour rendre hommage aux Lugnisois morts au champ d'honneur au cours de la Première Guerre mondiale. Une Vierge à l'Enfant en bois duXVIIIe siècle est exposée dans la chapelle du Saint-Sacrement.

D'un point de vue pastoral, Lugny fut le lieu d'une expérience sans équivalent : avoir vu naître et se développer une communauté mêlant prêtres et laïcs, fondée avant-guerre à l'initiative de l'abbéJoseph Robert (1898-1987), nommé curé-archiprêtre de Lugny en 1935. À cette communauté – qui ne disparut que dans les années 1980 – appartinrent notamment les prêtres suivants (par ordre alphabétique) : Aimé Berkane (1911-1963), Honoré Berthillot (1913-1994), Jean Carimantran (1933-2015), Paul Clair (1914-1995), Georges Dufour (1924-2018)[79], Paul Durix (1901-1987), Gabriel Duru (1923-1994), Jean Dury (1913-1989), Pierre Fromageot (né en 1939), Jean Hermann (1923-2014),Robert Pléty (1921-2011) et Germain Signerat (1919-2005).
Dans les années soixante-dix, avec l'aval de monseigneurArmand-François Le Bourgeois, évêque d'Autun, y fut lancée une expérience consistant à développer une pastorale d'accueil pour les sacrements de baptême et de mariage et pour les divorcés. Cette pastorale – qui a été dénommée « l'expérience de Lugny »[80] – fit grand bruit fin 1974, après avoir fait l'objet d'un article dans le magazine hebdomadaireParis-Match[81].
Lugny présente une particularité singulière : le fait de posséder deux cimetières, l'un étant situé à l'est du bourg, au hameau de La Garenne, l'autre au sommet du coteau dominant le hameau de Fissy (à l'est du hameau, lieux-ditsAux Chapuys etAux Petites Teppes)[82].
La commune de Lugny édite chaque année, depuis 1983, un bulletin municipal, diffusé en janvier.
Le Journal de Saône-et-Loire est unquotidien régionalfrançais diffusé enSaône-et-Loire, dont le siège se trouve àChalon-sur-Saône. Lesabonnés et les acheteurs réguliers de ce journal demeurant sur le territoire de Lugny et duHaut-Mâconnais reçoivent l'édition de Mâcon.
Nombreuses, les associations de Lugny organisent tout au long de l’année des manifestations attrayantes.
Elles s'associent notamment, en lien avec la municipalité, pour animer le (cérémonie suivie d'une retraite aux flambeaux, d'un feu d'artifice et d'un bal populaire) et, chaque au soir depuis 1983, la fête dite « des illuminations » ou « des lumières » (fête d'origine religieuse qui consiste à illuminer les maisons à l'aide de bougies placées notamment sur le bord des fenêtres et, de plus en plus, de guirlandes électriques).
Chaque année en mai, laCave de Lugny organise son traditionnelprix des Charmes (14e édition en 2018), manifestation qui repose sur une exposition rassemblant de nombreux artistes (sur le thème de la vigne et du vin), sur une visite de ses installations et une dégustation de ses cuvées.
Tous les ans depuis 2007, Lugny, grâce à l'association Lugny Patrimoine, participe à la mi-septembre auxJournées européennes du patrimoine, organisant des visites de son église et du quartier du château ainsi que de lachapelle Notre-Dame-de-Pitié de Fissy. Lugny participe également chaque été à la « Nuit des églises ».
Chaque année en décembre, à l'occasion des fêtes de Noël, l'UCAL (Union commerciale et artisanale de Lugny, fondée en avril 1986) organise sa traditionnelle quinzaine commerciale.
Chaque année en mars, l'association locale de pêcheurs Les Amis de la Bourbonne organise une fête pour l'ouverture de la truite. Chaque année en mai, Les Amis de la Bourbonne organisent la fête de la pêche des enfants qui connaissent alors le plaisir de s'initier à la pêche à la suite d'un lâcher de truites dans un espace confiné créé dans la rivière pour l'occasion.
Déchetteries intercommunales àPéronne etTournus.
Points d'apport volontaire (PAV) destinés à la collecte du verre implantés impasse du Terrillot, chemin de la Prairie, rue de Saint-Pierre et route de Macheron.
Aire de collecte et d'entreposage du Creux à la Reine (autrefois « décharge de Macheron »), destinée aux déchets d'élagage, de taille, de jardins potagers ou d'agrément, ainsi qu'aux gravats inertes.
Composteur avec un container à broyats à disposition aux abords de la caserne des sapeurs-pompiers.
Point de collecte de piles et de cartouches d'imprimante usagées (hall de la mairie).
Bornes de recharge pour véhicules électriques :
BornesLe Relais de type « colonne » destinées à la collecte des textiles, du linge de maison et des chaussures (impasse du Terrillot).
Aire de service municipale gratuite pour camping-cars, avec espace vidange eaux grises et eaux noires (rue du Tinailler).
Lugny est une commune qui, en son centre-ville, dispose d'un grand nombre de commerces. Lugny possède de surcroît un artisanat varié[Note 21].
Chef-lieu de canton jusqu'en 2015, Lugny dispose en outre d'administrations et de services répondant à un grand nombre de besoins.

La vie économique de Lugny, village appartenant auvignoble du Mâconnais, repose en grande partie sur la viticulture ; un peu plus du quart du territoire de la commune – trois cent soixante-trois hectares très exactement – est d'ailleurs planté en vigne. Y sont cultivés trois cépages : lechardonnay donnant les vins blancs et constituant la majeure partie de l'encépagement, legamay produisant le mâcon rouge et lepinot noir, cépage des vins de l'appellation Bourgogne.
Lugny est ainsi le cœur de l'appellation d'origine contrôlée « Mâcon-Lugny », qui est l'une des 27 dénominations géographiques complémentaires de l’appellation régionale « Mâcon » (appellation totalisant 484 hectares pour une récolte annuelle de 4,1 millions de bouteilles[83], dont l'aire délimitée est comprise, depuis un décret de 2005, à l’intérieur des communes de Lugny,Bissy-la-Mâconnaise,Saint-Gengoux-de-Scissé etCruzille pour partie).
Les vignes de Lugny, déjà réputées auXVIIIe siècle où l'on considérait comme « fins » les vins des Crêts, de la Grande Vigne et de Saint Pierre, furent à la fin du siècle suivant décimées par lephylloxéra, petit insecte qui, en sept ans, de 1880 à 1887, détruisit les cinq cents hectares de vignoble de la commune. La vigne, une fois reconstituée grâce à des porte-greffes américains, redevint toutefois rapidement la principale activité des Lugnisois et le vignoble de Lugny ne comptait pas moins de deux cent cinquante hectares en 1935 – dont une trentaine en vignes nouvellement plantées ne produisant pas encore de vendange.
Construite en lisière du hameau de Collongette et entrée en service pour les vendanges de 1927, lacoopérative vinicole de Lugny, deuxième cave coopérative fondée enMâconnais (après celle deSaint-Gengoux-de-Scissé), fruit d’efforts constants de la part de viticulteurs entreprenants et prévoyants, a sans cesse été agrandie et modernisée. Par souci de qualité, on l'a toujours dotée d'un matériel des plus perfectionnés. Capable de stocker 8 000 hectolitres de vin à sa création, elle atteignait une capacité de 24 000 hectolitres à la veille de la Seconde Guerre mondiale[84]. Eugène Blanc, son président fondateur, la dirigea de 1927 à 1959. Jumelée depuis 1966 avec sa voisine deSaint-Gengoux-de-Scissé, elle a absorbé en 1994 la cave coopérative deChardonnay. S'appuyant sur trois chais destinés à la vinification et à l'élevage des vins, lacave coopérative de Lugny est aujourd’hui la plus importante deBourgogne et l’une des toutes premières de France en vins d'appellation d'origine contrôlée[85] avec, en 2024, un total de1 237 hectares exploités par 191 exploitations réparties sur le territoire de 26 communes (dont 1 100 plantés enchardonnay), une récolte de84 500 hectolitres (vendanges 2023), 20 appellations produites et environ 6,5 millions de bouteilles commercialisées chaque année (37,3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022)[86]. LaCave de Lugny occupe ainsi, depuis plusieurs années, la première place au classement des producteurs de vin de Bourgogne (6 % environ)[87]. On y produit des vins blancs et rouges renommés, la production se répartissant en 2021 à raison de 80 % de vin blanc issu du cépagechardonnay, 18 % decrémant de Bourgogne et 2 % de bourgogne rouge, mâcon rouge etbourgogne aligoté[88]. En ce qui concerne le vin blanc, le mâcon-lugny « Les Charmes », cuvée existant depuis le milieu des années 1960 et tirant son nom du plateau du même nom, est le fleuron du groupement. On y produit aussi, depuis 1975, ducrémant de Bourgogne, vin effervescent élaboré selon la méthode traditionnelle (un million de bouteilles commercialisées chaque année, ce qui fait de la Cave le premier producteur-élaborateur de crémant en Bourgogne).
Si la vendange des vignes de Lugny est majoritairement vinifiée à la cave coopérative, Lugny dispose toutefois de plusieurs vignerons indépendants répartis sur le territoire de la commune[89] :
En 2012, dans l'objectif de monter dans la hiérarchie des vins de Bourgogne, les producteurs de l'aire du mâcon-lugny (environ750 hectares répartis sur le territoire de sept communes duHaut-Mâconnais, parmi lesquelles, outre Lugny : Saint-Gengoux-de-Scissé, Bissy-la-Mâconnaise, Cruzille...) ont créé un syndicat ayant pour but d'obtenir de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) l'accès au rang d'appellation communale. L'aboutissement de ce projet ferait du « lugny » la sixième appellation communale duvignoble du Mâconnais (après lepouilly-fuissé, lepouilly-vinzelles, lepouilly-loché, lesaint-Véran et leviré-clessé, ce dernier créé en 1999) et la cent-unième deBourgogne.
Au printemps 2018, pour souligner la vocation viticole de la commune, un vieux pressoir vertical à vis[Note 22] a été installé par la municipalité à l'entrée du bourg de Lugny, en lisière de la gare routière des Nièvres[90].
À noter : depuis 1962 existe à Lugny un vignoble expérimental créé par la chambre d'agriculture à Saint-Pierre, dans lequel sont régulièrement menées des actions concernant, par exemple, la fertilisation, la conduite de la vigne, les traitements ou bien l'érosion du sol. Les tests menés par les techniciens se rapportant aux souches comme aux produits et aux procédés, les clones y sont suivis (par exemple, depuis 1986, ceux depinot noir).

Lugny a été le siège jusqu'en 2014 de l'une des quatre communautés de communes composant le pays d'art et d'histoire « entre Cluny et Tournus » (labellisé en 2010 par le ministère de la Culture).

La petite capitale duHaut-Mâconnais, rattachée à l'office de tourisme intercommunal de Tournus, est par ailleurs l'une des étapes sur la Route des vinsMâconnais-Beaujolais créée en 1986 (circuit numéro 2, boucle d'une soixantaine de kilomètres permettant de découvrir le vignoble de dix villages duHaut-Mâconnais).
Un marché hebdomadaire se tient chaque vendredi matin au cœur du bourg (place du Pâquier et place des Halles).
Un restaurant-bar avec terrasse (« Le Bistrot Saint-Pierre ») est installé au sommet de la colline Saint-Pierre, à deux pas du camping « Les Voiles de Lugny » (vue panoramique sur le vignoble et le Val-de-Saône).
Gîtes et chambres d'hôtes dans le bourg et la plupart des hameaux de la commune. Hébergements insolites sous forme d'œno-tonneaux au Grand Bois.
Salle de séminaire disponible au Grand Bois (domaine Joseph Lafarge).
Outre laCave de Lugny,qui s'est hissée à la première place des caves coopératives de Bourgogne et symbolise la coopération viti-vinicole telle qu'elle apparut enMâconnais dans les années 1920[réf. nécessaire], quatre caves de producteurs indépendants sont implantées sur le territoire de Lugny :

Un parcours accrobranche (« Lugny Accro ») est installé depuis plusieurs années dans la forêt communale, en bordure de la route départementale conduisant àPéronne.
Depuis 2020 : activité, été comme hiver, de « cani-rando » (chiens de traîneaux :huskys de Sibérie etchiens du Groenland).
En 2021, dans le cadre d'un partenariatCave de Lugny/Lugny Acro, a été lancée une activité œnotouristique de découverte du terroir de Lugny (« Rando Vignes »)[91].
Niveau randonnée, Lugny est le point de départ de l'un des 17 circuits balisés mis en place en 2022-2023 (sur 58 communes deSaône-et-Loire) par plusieurs intercommunalités au sein du territoire du Massif Sud Bourgogne, intituléLe Mâconnais panoramique (16,1 kilomètres, 357 mètres de dénivelé, départ rue de l'Abreuvoir)[92].

Lugny est un village ayant conservé un patrimoine riche où abondent les typiques maisons à galerie duMâconnais, les lavoirs[Note 23], les vieux puits et les détails architecturaux tels que blasons de pierre ou fenêtres à meneaux. Dans la rue de l'Église, à deux pas des halles mêlant pierre et brique achevées à l'été 1891[93], est notamment visible un beau cadran solaire daté de 1707 et orné de l'inscription latine « Volat velut umbra ». Sur la place de l’Église – place occupant l’emplacement de l’ancien cimetière (transféré hors du bourg, au hameau de La Garenne, vers 1855) et qui fut plantée de marronniers en 1877 – s'élève depuis 1909 un monument érigé à la mémoire des soixante-dix-neuf combattants ducanton de Lugny tombés lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et « depuis 1871 », fait extrêmement rare en milieu rural[Note 24]. Remarquable par son bel hôtel de ville destyle néo-Renaissance bâti en 1868-1869[94] et par ses maisons typiques duMâconnais, la belle place du Pâquier, principale place du bourg, est un endroit attachant où le temps semble s'être arrêté et où le visiteur a plaisir à s'arrêter ; à l'ombre de quatre vieux platanes plantés peu après 1850, y coule l'eau d'une fontaine inaugurée en 2011. Construites au pied de la montagne du Château et de la colline de Saint-Pierre, quelques maisons bourgeoises bâties auXIXe siècle ont gardé fière allure, notamment la « maison Bassecourt » visible à l'angle de la Grande-Rue et de la rue des Eaux-Bleues, la « maison Jacques » (aujourd'hui occupée par le collège privé) ou le « Chalet », belle demeure érigée rue du Perthuis-du-Mont. Rue du 19-Mars-1962, une ample maison de maître duXVIIIe siècle se distingue par sa façade, orientée au soleil levant et caractérisée par une galerie aux hautes colonnes de bois tourné et par son pavillon à comble aigu, « tardive réminiscence des tours seigneuriales »[95].

L'église Saint-Denis de Lugny, bâtie au début duXIXe siècle[96], abrite deux œuvres remarquables : leretable « Le Christ et les Apôtres », retable en pierre représentant le Christ et les Apôtres daté de 1528[97], et une Vierge à l’Enfant exécutée auXVe siècle (œuvres respectivement classées aux Monuments historiques en 1903 et 1979) ; y sont également visibles un tableau exécuté vers 1950 par l'artisteMichel Bouillot, intitulé « L'Annonce de la Parole en Mâconnais »[98], et, du même artiste, une croix peinte inspirée ducrucifix de Saint-Damien visible en la basilique Sainte-Claire-d'Assise[99]. Dans la chapelle des fonts baptismaux, uneVierge à l'Enfant en bois duXVIIIe siècle est exposée en hauteur, reposant sur une console de pierre sobrement sculptée vers 1970 parMichel Bouillot.
Brûlé lors de laRévolution française, le château de Lugny ne subsiste plus que par la présence de ses deux tours d’entrée (datées duXIVe siècle) et d'une partie des bâtiments de l'ancienne basse-cour, constructions à proximité desquelles, à l'intérieur du parc Monseigneur Joseph Robert, pousse un majestueux hêtre pourpre bicentenaire haut de30 mètres labellisé « Arbre remarquable de France » en 2018[100].

Une chapelle « en bord de vignes » :Notre-Dame-de-Pitié de Fissy.Au hameau de Fissy, lachapelle Notre-Dame-de-Pitié, entièrement restaurée de 2009 à 2013[101] et désormais ouverte au public chaque week-end, est un édifice qui, en dépit de remaniements, a conservé l’esprit et les volumes du roman primitif[102]. Fissy a également conservé un lavoir construit en 1823 et particulièrement digne d'intérêt (dont la restauration s'est achevée en 2015) : le « lavoir-abreuvoir » du Quart-Martin, dont le bassin est alimenté par l'eau d'un « puits-source » (donnant naissance au ruisseau de Fissy, affluent de la Bourbonne) et dont la toiture pyramidale est supportée par une remarquable – et fort complexe – charpente de chêne[103].

Type d'orchidée poussant sur lesite naturel protégé de la Boucherette.Le promeneur sensible au patrimoine naturel se rendra à Collongette, sur lesite naturel protégé de la Boucherette, zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ou « znieff ») d'une centaine d'hectares créée dans les années 1980[104] que gère la direction régionale de l'Environnement de Bourgogne. Aménagé il y a quelques années en lisière du bois de Charvençon, ce site naturel remarquable caractérisé par une pelouse calcaire sèche (pelouse appelée « teppe »), une lande à buis et un lisier forestier – et aussi d'anciennes carrière et lavière – se découvre en empruntant un sentier nature et découverte balisé qui, réservé aux piétons, a été équipé de panneaux (signalétique qui a fait peau neuve fin 2020[105]) permettant la découverte d'une flore et d'une faune remarquables (une douzaine d'orchidées recensées, une cinquantaine d'espèces d'arbres répertoriées, le lézard vert, la mante religieuse ainsi que de très nombreux oiseaux...)[106].

Lastatue de l'apôtre Pierre (XVe siècle). « Le saint est revêtu du costume sacerdotal, avec chasuble gothique qui dessine trois plis sur l’abdomen et les jambes. » (Raymond Oursel).Montant à Saint-Pierre, le promeneur jouira d'un panorama remarquable donnant sur le vignoble et, par-delà, sur la vallée de laSaône et les monts duJura. Cheminant à travers le vignoble du plateau des Charmes auquel on accède en gravissant la « montée de la croix de bois » (Collongette), il contemplera ces vignes qui ont conquis une place prépondérante dans l'économie locale, comme en témoigne le développement de la coopérative vinicole de Lugny, devenue la Cave de Lugny, la plus importante deBourgogne, et la troisième deFrance pour les vins d'appellation d'origine contrôlée (30 % de la production totale du Mâconnais, 6 % de la production totale de Bourgogne). Lastatue de saint Pierre, datée duXVe siècle et classée aux Monuments historiques en 1928, que l'on peut voir dans sa niche au sommet de la colline de Saint-Pierre, est l'un des plus beaux fleurons de « l'imagerie » mâconnaise selonGabriel Jeanton qui la qualifia d'œuvre d’art « très remarquable [dépassant] l’art populaire courant »[107] – est le dernier vestige d’une chapelle dont les ruines dominaient encore Lugny à la fin duXVIIIe siècle ; deux ermites, Jean Forêt (ou Fourré) et Pierre-Romain Commerçon, s’y succédèrent auxXVIIe et XVIIIe siècles[108]. Cette sculpture en pierre constitue une œuvre d’art remarquable. De sa main gauche, saint Pierre tient le Livre, attribut ordinaire des apôtres rappelant la parole du Christ : « Allez enseigner toutes les nations. » ; sa main droite est quant à elle levée dans un geste d'enseignement. Sur les pages du livre figure une inscription aujourd’hui difficilement lisible : « Restauré par J. Fleurii Tropenat de Lion en (illisible) sous le règne de notre bon roi Louis XVIII le Désiré ».

Aucimetière de Lugny, transféré hors du bourg dans les années 1850, se découvre une sépulture particulièrement digne d'intérêt : celle de l'abbé Jacques Brun (1814-1880), curé-archiprêtre de Lugny de 1854 à sa mort, prêtre dont le tombeau, sorti de l'atelier de l'abbé Georges François Richter[109], est caractérisé par le gisant en marbre de carrare qui le compose et qui représente ce prêtre figé dans son dernier sommeil, dûment revêtu de ses habits liturgiques[110].
En contrebas du célèbre plateau des Charmes couvert de vignes, presque à l'aplomb de lagrotte de Macheron – grotte qui fut fouillée en 1919 puis, de nouveau, au milieu des années 1950[111] – et à deux pas de laBourbonne s’élève un type d’édifice relativement rare : un « pavillon de vigne » qui, construit auXVIIIe siècle, est remarquable par la ravissante toiture en dôme[Note 25] – avec girouette – dont il est coiffé[Note 26]. Entre Macheron et le bourg de Lugny, un élégant pont de pierre construit vers 1810 enjambe l’Ail, peu avant que ce ruisseau ne se jette dans laBourbonne[112].
La petite place du hameau de Poupot a conservé un beau puits communal de forme circulaire, plafonné et couvert d’une toiture conique faite delaves. Sa particularité est cependant d’avoir conservé, au niveau de l’ouverture, une inscription tracée pendant la dernière guerre (restaurée en juin 2023 et composée, de haut en bas, d'un drapeau tricolore hissé en haut d’un mât, d'un V de la victoire enlacé avec une croix de Lorraine, de l’inscription « Vive de Gaulle », d'un second V de la victoire enlacé avec une croix de Lorraine et du sigle « FFI » rappelant lesForces françaises de l’intérieur).
Parmi les personnalités attachées à l'histoire de Lugny figurent notamment :
| Blason | D'azur à trois quintefeuilles d'or accompagnées de sept billettes de même, trois en chef, une en cœur, et trois en pointe[114]. | |
|---|---|---|
| Détails | Armoiries de lafamille de Lugny, dont les membres furent seigneurs du lieu jusqu'à l'extinction de la branche aînée dans la seconde moitié duXVIe siècle, avec Jean III de Lugny et sa fille et héritière Françoise de Lugny. Blason historique utilisé par la commune de Lugny ainsi que par la coopérative vinicole de Lugny, fondée en 1927 et devenueCave de Lugny. |
Ci-après, les blasons des trois autres familles nobles ayant successivement possédé la seigneurie de Lugny, de la fin duXVIe siècle à la Révolution française :
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