| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | Cimetière de Verberie(d) |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Fratrie | Charlotte Blanche Rottée(d) |
| Conflit | |
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| Distinctions |
Lucien HenriRottée né àVerberie le 27 mars 1893 fut directeur de la Police municipale de Paris, puis directeur central desRenseignements généraux desbrigades spéciales et des jeux à la Préfecture de police durant l'occupation, il est condamné à mort à laLibération, et fusillé le aufort de Châtillon àFontenay-aux-Roses[1]
Fils de Frédéric Rottée, peintre en bâtiment et de Irma Antonine Thiénard, Lucien Rottée naît le 27 mars 1893 à Verberie dans l'Oise[1]
Après avoir fait des études secondaires, il obtient son diplôme debachelier et s'engage dans l'armée pour 3 ans. Affecté au51e régiment d'infanterie, il termine son engagement avec le grade desous-lieutenant.
Il entre à lapolice de Paris en 1914 en tant que secrétaire suppléant des commissariats.
Rappelé le 15 août 1914, comme lieutenant, au120e régiment d'infanterie, il est fait prisonnier le 19 mars 1915.
Il est admis, en octobre 1921, commissaire de police de la ville de Paris puis commissaire spécial aux compagnies de circulation en décembre 1929.
Lors de lacrise du 6 février 1934, à la tête des forces de l'ordre (sous l'autorité dupréfet de Police Adrien Bonnefoy-Sibour); il défend lachambre des députés en bloquant lepont de la Concorde et reçoit pour ces faits laLégion d'honneur.
Par la suite, il entre dans la police municipale où il devient commissaire de voie publique.
La signature dupacte germano-soviétique, fin, fait croître sonanti-communisme. Début 1940, il devient directeur adjoint de lapolice municipale.
Ensuite, il est nommé directeur adjoint desRenseignements généraux (RG). Méticuleux et partisan de l'ordre et de l'obéissance, devenu directeur général en 1941, il met en place et organise lesBrigades spéciales qui, encollaboration avec les Allemands, entrent dans l'action répressive contre les juifs, lescommunistes, lesgaullistes, lesfrancs-maçons les résistants.
Particulièrement efficients, ses services usent sans retenue de latorture.
Il a reçu laFrancisque[2].
Arrêté le 15 décembre 1944,au Bouscat après avoir pris la fuite sous une fausse identité (Henri Rodier), il est jugé, condamné à mort pourtrahison et fusillé dans lefort de Châtillon[3] àFontenay-aux-Roses le[4],[5].