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Lucien Bonaparte

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Pour les articles homonymes, voirMaison Bonaparte etLucien Bonaparte (archidiacre).

Lucien
Luciano
Illustration.
Portrait de Lucien Bonaparte, peint par un artiste anonyme.
Titre
Prince de Canino

(25 ans, 9 mois et 29 jours)
PrédécesseurCréation du titre
SuccesseurCharles-Lucien Bonaparte
Ministre français de l'Intérieur

(10 mois et 14 jours)
PrédécesseurPierre-Simon de Laplace
SuccesseurJean-Antoine Chaptal
Président du Conseil des Cinq-Cents

(20 jours)
LégislatureDirectoire
PrédécesseurJean-Pierre Chazal
SuccesseurAntoine Boulay de la Meurthe,Pierre Daunou etJean-Ignace Jacqueminot
Député deCorse auConseil des Cinq-Cents
(18 brumaire, an VIII)
Électionavril 1798
Biographie
Titre completPrince français(1815)
Prince de Canino(1814-1840)
Prince de Musignano(1824-1840)
Prince Bonaparte(1837-1840)
DynastieMaison Bonaparte
Nom de naissanceLuciano Buonaparte
Date de naissance
Lieu de naissanceAjaccio (France)
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décèsViterbe (Italie)
SépultureCollegiale de Canino, Italie
Parti politiqueJacobin
Bonapartiste
PèreCharles Bonaparte
MèreMaria Letizia Ramolino
ConjointChristine Boyer,
Alexandrine de Bleschamp
EnfantsCharlotte-Philistine
Un fils mort-né
Victoire
Christine-Égypta
Charles-Lucien
Laetitia
Joseph
Jeanne
Paul
Louis-Lucien
Pierre-Napoléon
Antoine
Marie-Alexandrine
Constance

Signature de LucienLuciano

Image illustrative de l’article Lucien Bonaparte
Prince de Canino
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Lucien Bonaparte[1],[2], né àAjaccio le et mort àViterbe le est le troisième[3] fils deCharles-Marie Bonaparte et deMaria Letizia Ramolino et le deuxième frère deNapoléon Bonaparte.Homme politique français, il estdéputé puis président duConseil des Cinq-Cents en 1799,ministre de l'Intérieur (1799-1800) puistribun (1802). Il estprince romain deCanino, prince français en 1815, puis prince (romain) deMusignano en 1824 et prince (romain) Bonaparte en 1837. Il a douze enfants de son second mariage, dontCharles-Lucien Bonaparte (1803-1857),Louis-Lucien Bonaparte (1813-1891) etPierre Bonaparte (1815-1881).

Biographie

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Jeunesse

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Comme tous les garçonsBonaparte, il naît enCorse mais poursuit ses études sur le continent, àAutun, puis àBrienne où il rejoint son frère aîné Napoléon, mais il renonce à la carrière des armes pour celle de l'Église et entre auséminaire d'Aix-en-Provence. Revenu en Corse, il continue dans cette voie quand laRévolution française vient bouleverser sa vie.

Il a15 ans et s'enthousiasme pour les idées nouvelles. Secrétaire particulier dePascal Paoli, Lucien, devenujacobin, se brouille avec ce dernier en, à la mort deLouis XVI. Il ourdit alors contre lui un complot qui échoue et qui provoque le bannissement de Corse de toute la famille Bonaparte.

En 1794, il a19 ans : réfugié àSaint-Maximin où il est garde-magasin des subsistances[4], il y épouseChristine Boyer, la fille illettrée de son aubergiste, s'inscrit auClub des Jacobins où il prend le nom deBrutus, en hommage au personnage de la Rome antique assassin deJules César pour« sauver la République ». Il devient chef du parti révolutionnaire de Marathon (Saint-Maximin)[5]. Il se lie d'amitié avecMaximilien de Robespierre et se retrouve en prison à la chute de ce dernier. Soutenu par son frère devenu général, il obtient un poste de commissaire des guerres à l'armée du Nord, une fois l'agitation dethermidor retombée.

Vie politique

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Portrait parRobert Lefèvre.

Il vient àParis, fréquenteBarras. Dans le sillage de ce dernier, il entame une carrière politique indépendante de son frère Napoléon, s'appuyant sur ses réseaux jacobins et corses. Il devient député auxConseil des Cinq-Cents pour laCorse en 1798.

Il est, en tant que député, membre de la commission chargée de proposer une loi répressive des délits de la presse, antécédent historique à laliberté de la presse, ladite presse étant, à l'époque, placée sous la surveillance de la police par la loi du 19 fructidor de l'an V.

Puis il devient le président du Conseil fin jusqu'au18 brumaire qu'il avait activement préparé avec notammentSieyès,Cambacérès etTalleyrand. Il sauve son frère de l'échec lors ducoup d'État en réclamant la dissolution du Conseil :lire l'article consacré au coup d'État.

Après le coup d'État, il est nommé par les consulsministre de l'Intérieur duConsulat à partir du. Cependant, ses attributions se superposent avec celles du ministre de la police,Joseph Fouché. Celui-ci, entré en concurrence avec Lucien Bonaparte, parvient à le brouiller avec Napoléon, son frère et Premier Consul. En effet, Fouché exploite habilement les défauts de Lucien : dépenses exorbitantes, multiples maîtresses,favoritisme de concessions publiques, mauvaise gestion, critiques ouvertes du Premier Consul et de son épouseJoséphine de Beauharnais. Puis, le Premier Consul Napoléon Bonaparte écarte, le, son frère Lucien à la demande de son ministre de la Police qui venait de prouver que la brochureParallèle entreCésar,Cromwell,Monck et Bonaparte, dont un passage a provoqué des troubles dans l'armée, provenait du ministère de l'intérieur[6].

Le lendemain, Lucien est nommé ambassadeur enEspagne ; pendant un an, il y fait prévaloir l'influence française contre le parti britannique et regagne par là les bonnes grâces du premier consul, bien qu'il ait touché plusieurs pots-de-vin des Espagnols et des Portugais. De retour en France, il est membre duTribunat en 1802 mais finalement, sa mésentente avec Napoléon le fait s'écarter de la course au pouvoir. Il accepte cependant un mandat auSénat conservateur.

Lucien Bonaparte parFrançois-Xavier Fabre.

Sa première femme meurt en couches en 1800, le laissant père de deux enfants. Il se remarie avec une veuve,Alexandrine de Bleschamp veuve Jouberthon, qui vient de lui donner un fils en 1803,Charles-Lucien. Cette union provoque la fureur du futur empereur et oblige Lucien à partir àRome et à se retirer auprès du papePie VII, dont il s'était concilié l'amitié en 1801 en soutenant leConcordat. Refusant de se séparer de sa femme, en 1804, il est tenu à l'écart des honneurs et promotions du sacre impérial, tandis que sa famille est déclarée non-dynaste en France. La mésentente avec Napoléon, qui lui doit pourtant en grande partie le pouvoir, est telle que Lucien, selonChaptal, aurait demandé à son frère :« Ne crains-tu pas que la France ne se révolte contre l'indigne abus que tu fais du pouvoir ? », ce à quoi Napoléon lui aurait répondu :« Ne crains rien, je la saignerai tellement au blanc qu'elle en sera de longtemps incapable ». De plus, si Lucien voit son deuxième mariage réprouvé par son frère, lui aussi critique le mariage de son frère avecJoséphine. Toujours selon Chaptal, il lui aurait dit : « Et toi aussi, tu as épousé une veuve. Mais la mienne n'est ni vieille ni puante. » La tension est forte entre les deux hommes, notamment en raison de la volonté de Napoléon de mener une politique matrimoniale à l'échelle de sa famille. Lucien dit alors àRoederer à propos de Napoléon :« Je l'honore, je le respecte, je l'admire comme chef de gouvernement, je ne l'aime plus comme un frère »[7].

Il se fixe près deViterbe dans la terre deCanino, érigée par le pape en principauté. La réconciliation ne se fait pas avec Napoléon, si bien que Lucien veut partir auxÉtats-Unis. En 1810, il est arrêté au cours de cette traversée par les Britanniques qui le tiennent prisonnier jusqu'en 1814. En exil à Rome à partir de, il est fait prince de Canino le 31 août de cette année par le pape Pie VII[8].

La chapelle Bonaparte dans la Collégiale de Canino.

Il apprend en 1815 leretour de Napoléon de l'île d'Elbe et décide immédiatement de rentrer en France. L'empereur accepte de le recevoir, scellant la réconciliation. Il est faitpair de France (, il estipso factocomte de l'Empire[9]), devientprince français et est couvert d'honneurs tout en demeurant néanmoins exclu de la succession impériale pour cause de mariage non autorisé par l'empereur. La chute définitive de Napoléon aprèsWaterloo l'oblige à retourner à Rome, proscrit sous laRestauration. Fait prince deMusignano le par le papeLéon XII, puis prince Bonaparte parGrégoire XVI le, il meurt en exil le 29 juin 1840 et est enterré dans la Collégiale de Canino.

Ses descendants sont faits « princes Bonaparte » sousNapoléon IIIet non « princes français » ; un prédicat d'Altesse est accordé au seul aîné d'entre eux[réf. nécessaire].

Les papiers personnels de Lucien Bonaparte et de ses descendants sont conservés auxArchives nationales sous la cote 103AP[10].

Mariages et descendance

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Deux enfants (non identifiés) de Lucien, miniature sur émail deDaniel Saint, musée du Louvre.

Armoiries

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  • Armes de la famille Bonaparte.
    Armes de la famille Bonaparte.
  • Armoiries du prince de Canino et Musignano.
    Armoiries du prince de Canino et Musignano.
  • Armoiries pendant les Cent-Jours.
    Armoiries pendant lesCent-Jours.

Accomplissements littéraires

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Parallèlement, Lucien s'intéressait beaucoup à la vie littéraire et écrivit lui-même quelques ouvrages, ce qui lui valut un fauteuil à l'Académie française en 1803 à l'âge de 28 ans. Il en fut radié par l'ordonnance du 21 mars 1816. Il était aussi un assidu du salon deMmeRécamier. Il composa deux poèmes épiques :Charlemagne etLa Cyrnéïde ou la Corse sauvée. Il avait été admis à l'Institut, et fut un des premiers protecteurs dePierre-Jean de Béranger.

Publications

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  • La Tribu indienne, ou Edouard et Stellina, roman, Paris 1799 (trad. en anglais et en allemand)
  • Charlemagne ou l'Église sauvée, poème épique en 24 chants, Paris 1815 (traduit en anglais)
  • La Cyrnéïde ou la Corse sauvée, 12 chants, Paris 1819
  • Aux citoyens français membres des colléges électoraux, Le Mans 1834
  • La vérité sur les Cent-Jours, Paris 1835
  • Mémoires de Lucien Bonaparte, prince de Canino, écrits par lui-même, Paris 1836
  • Mémoire sur les vases étrusques, Paris 1836
  • Le 18 brumaire, Paris 1845

Dans la culture

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Télévision

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Dans la série téléviséeLa Guerre des trônes, la véritable histoire de l'Europe (2024), Lucien Bonaparte est interprété par Benjamin Gazzeri Guillet[13].

Notes et références

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  1. Il fut déclaré et connu dans la première partie de sa vie sous le patronyme « de Buonaparte », son pèreCharles Bonaparte portant la particule dès avant son intégration à la noblesse française. Charles Bonaparte imposa la graphie avec le u avant le o bien que sa famille et lui-même aient aussi utilisé le nom Bonaparte sans le u ; ainsi, sur l'acte de mariage de Charles Bonaparte celui-ci est mentionné comme Carlo de Bonaparte. Par ailleurs, la famille Bonaparte parlant italien en Corse, il était appelé Luciano mais dès son enfance et son arrivée en France, on utilisa la forme française Lucien.
  2. Hervé Pinoteau,Vingt-cinq ans d'études dynastiques, Paris, Ed. Christian, 1982,p. 228.
  3. Il est le quatrième fils si on prend en compte un Napoléon mort peu après sa naissance.
  4. Chateaubriant,Mémoires d'Outre-tombe,t. II(lire en ligne),p. 274
  5. « Lucien Bonaparte - Base de données des députés français depuis 1789 », surassemblee-nationale.fr(consulté le)
  6. Emmanuel de Waresquiel,Fouché, les silences de la pieuvre, Paris, Tallandier/Fayard,, 840 p.(ISBN 978-2-84734-780-7), pages 314/320.
  7. André Castelot,Bonaparte,p. 600-602.
  8. Monument de Canino
  9. Brune sur napoleon-monuments.eu
  10. Archives nationales
  11. abcdefg ethJean-Claude Lachnitt, « Note sur le patronyme et les titres dans la famille Bonaparte », sur"Revue du Souvenir Napoléonien" (site d'Histoire de la Fondation Napoléon) sur napoleon.org,(consulté le) :« Sous le Second Empire, en application du Décret organique du 18 décembre 1852, fixant les modalités de l'hérédité dynastique, conformément à l'article 4 du Senatus-consulte du 7 novembre 1852, confirmé le 21 juin 1853 par le « Statut réglant la condition et les obligations des membres de la Famille Impériale », se concrétisa la différence entre les membres dynastes de la famille, réduits aux descendants à venir de Napoléon III et, à la suite, à ceux de Jérôme, ex-roi de Westphalie, appartenant seuls à la famille impériale et bénéficiant du prédicat d'Altesse Impériale, et ceux de la descendance de Lucien, non dynastes, membres de la famille (civile) de l'Empereur, portant le titre de prince, sans prédicat, sauf pour ceux ayant rang à la cour nommés, par courtoisie, Altesses. »
  12. Spyridion Pappas, « Un Napoléonide mort pour la Grèce, Paul-Marie Bonaparte : contribution à l'histoire du philhellénisme français (suite et fin) »,Revue d'histoire diplomatique, janvier- p. 53lire en ligne.
  13. « La guerre des trônes, Le clan Bonaparte - Personnages historiques », surFrance télévision pro(consulté le)

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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Lucien Bonaparte
Précédé parSuivi par
Pierre-Simon de Laplace
Ministre français de l'Intérieur (1799-1800)
Jean-Antoine Chaptal
Jean-Pierre Chazal
Président du Conseil des Cinq-Cents
23 octobre-12 novembre 1799
Antoine Boulay de la Meurthe
Pierre Daunou
etJean-Ignace Jacqueminot
Précédé parSuivi par
François-Henri d'Harcourt
Lucien Bonaparte
1803-1816
Louis-Simon Auger
v ·m
Composition de l'Académie française au jour de son élection(28 janvier 1803)
Par numéro
de fauteuil
Par date
d'élection
v ·m
Composition de l'Académie française au jour de sa radiation(21 mars 1816)
Par numéro
de fauteuil
Par date
d'élection
Note : Radié par l'ordonnance du 21 mars 1816, son fauteuil est déclaré vacant et remplacé de son vivant.
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