Cet article est uneébauche concernant l’économie et lemanagement.
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Une entrepriselow cost[1], ouà bas coûts ou encore à bas prix est unmodèle d'entreprise caractérisé par uneoffre deproduits manufacturés et deservices réduite à l'essentiel, par une annonce de prix attractifs aux clients et par le maintien d'unniveau de marge élevé pour l'entreprise[2]. Cela repose sur unmarketing revendiquant uneréduction decoût d'exploitation qui serait répercutée sur les prix. Des services annexes peuvent être proposés contre un supplément de tarif. Ce type d'offre implique une réduction decoût d'exploitation plus forte que dans d'autres entreprises, la simplification maximale desprocédures d'entreprise (ditsprocess en anglais) et une pression plus forte sur les personnels (salaires,productivité)[3],[4],[5].
La démarche dulow cost est l'inverse de celle de lamontée en gamme.
Lelow cost est notamment utilisé par lescompagnies aériennes à bas prix mais aussi dans l'ameublement, latéléphonie mobile, l'habillement, l'assurance, l'industrie hôtelière, l'automobile, dans la communication d'entreprise média, hors média ou interne, ou dans les services à la personne, à destination des particuliers avec des coiffeurs, de l'alimentaire (hard-discount) mais aussi à destination des entreprises avec des prestations intellectuelles telles que des services linguistiques, communication, etc.
LaCommission d'enrichissement de la langue française recommande d'utiliser les expressions françaises « à coûts réduits » ou « à bas coûts » à la place de low cost[6]. Elle précise cependant que lorsque des entreprises proposent des prix bas en réduisant uniquement leur marge ou commercialisent des produits bas de gamme, elles ne pratiquent pas une stratégie à coûts réduits. On peut alors parler d'un produit ou d'un service « premier prix », « à prix réduit », « à prix cassé », « à bas prix », « bon marché », « économique » ou « vendu à prix d'appel ».
EnFrance, le modèle à « bas prix » a débuté dans la distribution de produits courants: vêtements avec l'enseigneTati (1948)[7] ou l'alimentaire avec les épiceries discount[8] deMichel-Édouard Leclerc (1949) qui annoncent les supermarchés classiques. Viendront ensuite leshard-discountLeader Price,Aldi,Lidl ... dans les années 1970-1980. La clientèle était essentiellement les personnes à faible revenus. Dans les années 1980 également l'enseigneIkea s'implante en France dans le secteur de l'ameublement.
Les années 2000 voient le développement de ce modèle dans le transport aérien, et divers services. Il cesse alors de s'adresser seulement aux personnes à faible revenus.
À partir de 2005 environ, de grandes entrepriseslow cost ont axé leur publicité en direction de « consommateurs malins »[9], terme inventé pour convaincre les clients dont le budget est précieux de fréquenter ce type de commerce (exemple : la chaineSaturn et son slogan « radin malin »[10]).
À partir de 2007, lelow cost a été encouragé par legouvernement français afin de pallier la stagnation ou baisse des revenus[11],[12],[13].
En 2008, le livreNo Low cost(EAN 9782354170547) met en lumière les inconvénients de ce modèle économique[14]. Selon ses observateurs, lelow cost accompagnerait la France (entre autres) vers une « sous civilisation » de la consommation[15].
En 2009 (environ), les "consommateurs malins" deviennent clients dulow cost de moins en moins par choix, mais de plus en plus par nécessité (à cause de la baisse de leur revenus)[16],[17].
Sur le plansocioéconomique : en France, en à l'occasion d'une interview du réalisateur du filmdocumentaireNos vies discount (voir section filmographie),Télérama écrit« Le road-movie dans l'Europe low cost deFrédéric Brunnquell le démontre : plus qu'une tendance marketing de crise, le discount révèle unetransition économique mondiale. »
Dans l'interview qui suit, le réalisateur conclut« En économie, il n’y a pas de miracle : si les prix sont bas, c’est que quelque part, il y a untravailleur discount lui aussi. Le discount a un vrai prix et ce prix, on le paye tous les jours. Et on va continuer à le payer dans les années à venir, avec dessalaires qui vont baisser, uneprotection sociale qui sera moins confortable, une société toujours plus tirée vers le bas. »[18]
Dans son acception phénoménologique, le "low-cost" est analysé comme un trait marquant du capitalisme au XXIe siècle[19]. La pratique de consommation se déplaçant sur les services, les rapports humains -et plus généralement à un environnement- sont touchés. Plus qu'un simple phénomène économique limitant les capacités de dépense des individus, le low-cost, par exemple appliqué au voyage, devient un phénomène de nivellement par le bas tendant à gommer les spécificités culturelles. C'est un état d’esprit, un rapport au monde par un type de consommation qui mine tant les rapports humains que les ressources environnementales[20].
Lelow cost peut parfois se retourner contre une entreprise, par exemple en France la marqueDacia, qui est introduite par Renault à destination des Français les moins riches (modèleDacia Logan). Elle se retrouve acquise par laclasse moyenne dont lerevenu diminue[21], ce qui diminue les ventes sur le secteur milieu de gamme de Renault.
Certains se plaignent d'une exigence deproductivité plus importante que dans lagrande distribution classique, deconditions de travail moins bonnes, et desalaires plus bas que la moyenne de leur profession[22]. À noter que lelow cost, par sa simplification tend à employer moins de personnel que ses concurrents et à avoir davantage recours auxdélocalisations.
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Généraux :
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