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Louise Pikovsky, née le dans le19e arrondissement de Paris, est une jeune française déportée avec sa famille àAuschwitz, où elle est morte assassinée, à l'âge de 16 ans, en dans les heures ou les jours qui ont suivi son arrivée à Auschwitz[note 1].
Louise Hélène Pikovsky naît le dans le19e arrondissement de Paris. Elle habite avec ses parents, ses sœurs Annette et Lucie et son frère Jean, au 50 rue Georges-Sorel àBoulogne Billancourt. Son père Abraham Pikovsky est né le àNikolayev (Oblast de Mykolaïv), actuellement enUkraine, sa mère Barbe Pikovsky (née Kohn) est née à Paris le, sa sœur Annette est née dans le9e arrondissement de Paris le, sa sœur Lucie Pikovsky est née dans le19e arrondissement de Paris le et son frère Jean Pikovsky est né dans le19e arrondissement de Paris le[2],[3].
En 1939, c'est une modeste famille juive dont tous les membres sont français. Cependant, le père perd sa nationalité en raison d'uneloi promulguée par lerégime de Vichy[4].
Au lycée de jeunes fillesJean de la Fontaine, situé dans le16e arrondissement de Paris, c'est une élève brillante, lauréate de nombreux 1er prix (dans des disciplines aussi diverses que le français ou les sciences naturelles, les mathématiques ou le latin, l'histoire géographie ou l'anglais) et de plusieurs prix d'excellence[5], récompensant le meilleur élève de la classe.
Durant l'été 1942[6], Louise correspond avec mademoiselleMalingrey, l'une de ses enseignantes aulycée Jean de la Fontaine deParis. Celle-ci, éminente spécialiste de grec ancien, échange avec son élève de 14 ans seulement, ayant décelé les impressionnantes capacités intellectuelles de Louise[7].
Ces lettres sont découvertes par une professeure dans une armoire du lycée en 2010[5]. Contactée ultérieurement pour retracer l'histoire de Louise, Stéphanie Trouillard, journaliste àFrance24, réalise undocumentaire qui lui vaut leprix Chaffanjon[7].
Arrêtés le par des policiers français[4], la famille est emmenée àDrancy, où le père, Abraham, avait déjà été interné en 1942[4]. Plus de 500 victimes arrivent au camp en deux jours[4].
Les Pikovski font partie des 1 214 déportés, dont 184 enfants, duconvoino 67 du pourAuschwitz[1]. Près de mille personnes sont gazées dès leur arrivée[1]; Louise en fait partie.