Pour les articles homonymes, voirMonard.
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Louis de Monard, né le àAutun et mort le àParis (14e arrondissement), est unsculpteur et unpeintreanimalierfrançais.
Louis François de Monard est né auno 2 rue Chaffaut àAutun dans une famille de militaires deChampagne. Il fait ses études àAutun et échoue à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1892, il s'engage dans lesdragons àDijon d'où il est libéré un an plus tard. Il partage alors son temps entre les propriétés familiales deMontot dans lecanton de Liernais etMarcheseuil. Doué pour les arts et les belles-lettres, il dessine la nature et est remarqué parEugène Froment-Delormel (1821-1900), qui vivait près d'Autun, et parPhilibert Marillier (1829-1911, lui-même élève deCharles Gleyre)[1].
AParis il fréquente leMontmartre de laBelle Époque :Xavier Privas,Charles Léandre,Guirand de Scevola,Roger Reboussin,Théodore Botrel,Georges Courteline…).Il devient collaborateur auCourrier Français Illustré, journal le plus populaire de laBelle Époque[2], et à l'hebdomadaireLes 4'z'Arts (dirigé parEmile Goudeau ancien rédacteur en chef du journal duChat Noir), associé au célèbreCabaret des Quat'z'Arts[3], dès son premier numéro le.
Il expose pour la première fois au Salon de laSociété Lyonnaise des Beaux-Arts en 1900 - une aquarelle,Étude d'Amazone, signée et datée 1899, aujourd'hui dans la collection de la mairie de Bois-le-Roi[2].
Il est membre de laSociété des artistes français à laquelle il fait don deLa Jument au caveçon en 1904. En 1905, le présidentÉmile Loubet offre auroi d'Italie une œuvre intituléeLe Cob irlandais. À cette date, de Monard rejoint laSociété nationale des beaux-arts. Entre 1907 et 1909, il sculpte une série de chiens dont une commande d'État,Fox terrier retournant un crabe, et des œuvres monumentales telles queLa Chasse de l'aigle (1905-06) - inspiré par le poème éponyme deLeconte de Lisle inPoèmes tragiques[4], leMonument aux aviateurs morts (1912), ouLa Prise du sanglier (1913).
Il est mobilisé comme artilleur pendant laPremière Guerre mondiale.
En 1921, il exécute leMonument aux morts deBois-le-Roi où il réside dès lors. Il travaille avec les fondeursHébrard etValsuani, ainsi que pour laManufacture de Sèvres entre 1923 et 1925. En 1924,Anatole de Monzie érige àCahors sonCentaure qui danse.
En 1932, il reçoit le prixPuvis de Chavannes pourLes Vautours installés dans la pièce d'eau dusquare des Batignolles à Paris. Malade depuis 1931, Monard revient à la peinture. Il peint des félins,La Tigresse (1934), visible à Bois-le-Roi. Sa dernière œuvre estLionne et ses lionceaux, groupe monumental se trouvant àBagnères-de-Luchon.
Louis de Monard est inhumé au cimetière de Bois-le-Roi, où sur son tombeau se trouvait une version (disparue) de laCoupe aux Vautours, dont une version en bronze se trouve auMusée d’Orsay :Coupe des grands planeurs, bronze (v. 1909).
Liste non exhaustive, par ordre alphabétique de localité[5] :
Amiens, musée d'Amiens
Bois-le-Roi :La Mairie possède dans sa collection plusieurs œuvres de Louis de Monard :
Dans le Square Louis de Monard, près de l’église Saint-Pierre, le Monument aux Morts est surmonté de sa sculpture :
Cahors, Parc Olivier-de-Magny :
Paris :
Suresnes :
Vernon (Eure),Musée Alphonse-Georges-Poulain
Un square de Bois-le-Roi porte son nom.
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