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| Louis Claude du Chastel | ||
Blason des du Chastel | ||
| Surnom | Duchastel de La Martinière | |
|---|---|---|
| Naissance | Saumur | |
| Décès | (à 78 ans) Charonne (actuellement20e arr. de Paris) | |
| Origine | Français | |
| Arme | Cavalerie | |
| Grade | Maréchal de camp | |
| Années de service | 1791 –1834 | |
| Commandement | Brigade de la division de cavalerie de réserve de l'armée du Nord | |
| Conflits | Guerres de la Révolution Guerres napoléoniennes | |
| Distinctions | grand officier de la Légion d'honneur | |
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Louis Claude du Chastel, dit « Duchastel de La Martinière », né àSaumur (Maine-et-Loire), le et mort le àCharonne (actuellementParis), baron, est un militaire qui fait toutes lesguerres de la Révolution et lesguerres de l’Empire.
Il est le fils de Louis Duchastel (1735-1782), sieur de La Martinière, qui acquiert dès1752 la charge de lieutenant particulier en l'élection deSaumur ; et de Marguerite Galoche.
Il est le cousin germain du Conventionnelgirondin guillotinéGaspard-Séverin Duchastel[1]. L'un de ses oncles, Pierre-François Pichereau de Geffrut (1790-1791), maire deChinon, est lui aussi guillotiné, le. Les du Chastel, ou Duchastel ou bien encore du Châtel sont une ancienne famille deChouzé-sur-Loire (Élection de Saumur-Anjou).
Du Chastel entre auCollège royal et académique de La Flèche[2]. Lorsque laRévolution française éclate, il s'enrôle alors comme simple grenadier dans le1er bataillon de volontaires nationaux de Maine-et-Loire à sa formation le. Il rejoint l’armée du Nord et fait les campagnes de1792 et1793, assiste à la redditiondu camp de la Lune, à labataille de Valmy et àJemmapes.
Il est envoyé combattre lesVendéens, en, et entre dans lacompagnie franche de hussards de Saumur, le1er avril suivant, avec le grade demaréchal-des-logis. Vers la fin de1793, Louis Claude du Chastel est bientôt nommé capitaine par le représentant du peupleClaude Carra de Saint-Cyr, mais il est blessé à jambe à labataille de Fontenay, quinze jours plus tard. Il est alors incorporé dans le7e régiment de chasseurs à cheval par ordre du représentant du peupleYehon[réf. incomplète][3].
Du Chastel est admis dans les guides du général en chef de l’armée de l’Ouest, le[4],Hoche et reçoit une autre blessure au combat du[5]. Il est promu au grade de chef d'escadron parHoche douze jours plus tard et incorporé dans leschasseurs à cheval de la Vendée[3].
Il est envoyé comme capitaine au12e régiment de hussards. Il fait partie de l’armée de l'Intérieur. Pendant son séjour àParis, le généralLouis Lemoine le nomme capitaine-rapporteur du conseil de la guerre de la17e division militaire[3].
Aide de camp du généralPierre Quantin, il le suit enItalie. Le[6], il rejoint les escadrons de guerre du12e régiment de hussards à la1re armée de réserve. Louis Claude du Chastel est à nouveau blessé à labataille de Montebello, cette fois-ci au front. Grièvement atteint, il revient dans les lignes françaises avec les survivants d’un groupe de 25 volontaires. Ils ont attaqué un fort détachement ennemi et libéré 150 des leurs.
À labataille de Marengo, il est à nouveau blessé au front. Du Chastel fait partie des troupes qui forcent lepassage du Mincio et enlève les positions autrichiennes[3].
Chef d'escadron titulaire dans l’armée du Midi, Louis Claude du Chastel passe, le[7], au12e régiment de dragons, avec lequel il fait partie de l’expédition de Naples. Il fait partie du corps d'occupation desAbruzzes.
Nommé membre de laLégion d'honneur le[8] à l’armée des côtes de l'Océan aucamp de Boulogne, il sert en Autriche, en Prusse et en Pologne successivement attaché au4e corps et à la réserve de cavalerie. Louis Claude du Chastel reçoit un coup de feu dans les reins à la prise dupont de Guntzbourg[3].
Malgré ses blessures, il assiste à labataille d'Ulm, puis à celle d’Austerlitz. Il est chef d'escadron au12e régiment de dragons à labataille d'Iéna.Napoléon lui donne le grade de major du19e régiment de dragons, dont il commande les escadrons de guerre pendant lacampagne d'Allemagne et d'Autriche (1809)[3].
Du Chastel conduit ses escadrons de guerre en Espagne en 1810, pour combattre les insurgés. Il est chef d'état-major des gouvernements deValladolid et deSalamanque.
En 1811, il revient en Allemagne, où est nommé colonel en second, puis colonel titulaire du21e régiment de chasseurs à cheval, le. Il commande pendant trois ans ce régiment et se signale àbataille de Vitoria. Il est à nouveau grièvement blessé[3]. Il combat à la tête de son régiment aucombat d'Orthez le.
Fin1814, il rapatrie ses troupes surToulouse, où les survivants sont incorporés dans le5e régiment de chasseurs à cheval, devenu le régiment des chasseurs à cheval d’Angoulême. L’excellence de la tenue de ce régiment étonne l’état-major toulousain qui en félicite du Chastel[9].

NapoléonIer le faitbaron de l'Empire en1808. Lui sont concédées les armes suivantes :D'argent à un chevron degueules chargé d'une croix d'argent à cinq double branches accompagné en chef de deux mollettes de sinople et en pointe d'un dextrochère au naturel rebrassé desinople tenant une épée haute de gueules. C’est un titre avec dotation impériale[10].
Le,Louis XVIII le fait chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, puis officier de la Légion d'honneur, le.
Il reste cantonné dans le midi pendant lesCent-Jours[3].
Du Chastel commande le5e régiment de chasseurs à cheval jusqu'à son licenciement, en janvier1816. Il n’obtient sa retraite que le. Il touche comme ancien colonel 2 400 francs de pension avec lesquels il vit près deBatignolles[11].
Le, Louis Claude du Chastel est rappelé au service comme colonel du11e régiment de chasseurs à cheval. Le, il est nommémaréchal de camp et mis à la retraite en1834, après avoir commandé successivement dans les départements de laSomme, de laHaute-Saône et de l'Oise, puis enfin une brigade de la division de cavalerie de réserve de l'armée du Nord. Il a alors 62 ans. Le roiLouis-PhilippeIer le fait grand officier de la Légion d'honneur.
Bien des années plus tard,Léon Morel-Fatio s’inquiète de l’état de santé du général du Chastel, son beau-père. Louis Claude du Chastel meurt le àCharonne (commune incorporée en 1859 à Paris pour former une partie du20e arrondissement). Il est inhumé dans l'église Saint-Germain-de-Charonne, sur la gauche, près du presbytère.
Louis Claude du Chastel épouse une demoiselle Redon et a un fils :
Louis Claude du Chastel se remarie avec Antoinette Rosalie Dubor. Ils ont deux filles :