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| Loiron | |
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais. | |
Héraldique. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Mayenne |
| Arrondissement | Laval |
| Intercommunalité | Laval Agglomération |
| Code postal | 53320 |
| Code commune | 53137 |
| Démographie | |
| Gentilé | Loironnais |
| Population | 1 820 hab.(2023) |
| Densité | 79 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 03′ 33″ nord, 0° 56′ 06″ ouest |
| Altitude | Min. 88 m Max. 172 m |
| Superficie | 22,92 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Loiron |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Loiron-Ruillé |
| Localisation | |
| modifier | |
Loiron est une anciennecommune française, située dans ledépartement de laMayenne enrégionPays de la Loire, devenue, le, unecommune déléguée de lacommune nouvelle deLoiron-Ruillé.
Elle est peuplée de 1 820 habitants[Note 1].
La commune fait partie de la province historique duMaine, et se situe dans leBas-Maine.
Daniel Œhlert indique pour la description de la géologie sur Loiron au début duXXe siècle:Au sud du bourg, schistesprécambriens que suivent, en se dirigeant vers le Nord, des schistes et des grèsordoviciens etgothlandiens formant des bandes Ouest-Nord-Ouest Est-Sud-Eset. Les schistes et quartzites gothlandiens etgédinniens, avec pointements de diabase (Les Vallonnières, la Roudière), occupent tout le reste de la commune, à part une bande de grès à O. Monnieri qui contourneSaint-Isle, en enserrant le synclinal carbonifère de Saint-Berthevin. Cette bande vient du Nord-Est, s'avance jusqu'àla Henrière (153), revenant ensuite sur elle-même pour constituer les hauteurs de l'Aulne. A signaler également, au Nord-Ouest dela Lande-Euchère, des dépôts duCulm, en contact, par transgression, avec les assisessiluriennes. ..
Il s'agit d'un territoire allongé du Nord au Sud, traversé de l'Est à l'Ouest par la route de Paris en Bretagne qui suit une ligne de hauteurs (155, 163, 173 m.) divisant les bassins duVicoin et de l'Oudon. Les vallées de ces deux rivières s'abaissent à 100 et 110 m. Le bourg est situé sur le versant Sud (126 m.), coupé autrefois par lechemin Gravelais (1514) et par celui de Laval au Pertre (1456), est à 1.000 m. Sud de la route nationale. On cite à Loiron : le grand chemin de Loiron à la Gravelle, et le chemin de Laval au Pertre, 1456. Le premier est dit aussi le chemin Gravelais, 1514[1].
Le procureur fiscal procède contre les riverains des chemins de la Chapelle-du-Chêne à Loiron, de Loiron à la Brulatte, de Loiron à Cossé, pour les obliger à réparer ces chemins vis-à-vis de leurs propriétés. Les habitants demandent un secours à l'intendant pour réparer la grande route dans la traverse de Loiron ; ils ne peuvent, sans un atelier de charité, faire celle de leur bourg.
La superficie est cadastrée en 1831 par M. Becquet et comporte 2 292 hectares.Miroménil indique en 1696 queLes trois quarts sont en bonnes terres et prés, un quart en bois et landes, 9 métairies.. On compte 17 métairies, 150 bordages, 60 maisons sans terres de production en 1789. La production à la même époque comporte: seigle, avoine, sarrasin.Le sol est aquatique, écrivent en leurs plaintes les paroissiens par la main dePierre Tourenlore[2] dans lecahier de doléancesne fournissant en tous temps qu'une très modique récolte. 'Le lin, sur lequel ils fondent leurs espérances, a manqué totalement depuis longtemps. Les pasquages sont très mègres ; les foins d'une mauvaise qualité, les bestiaux de la plus petite espèce.
| La Brûlatte | Le Genest-Saint-Isle | Le Genest-Saint-Isle |
| Ruillé-le-Gravelais | Saint-Berthevin | |
| Ruillé-le-Gravelais | Montjean(par un angle),Ahuillé | Ahuillé |
Le nom de la localité est attesté sous les formesLerron auXIe siècle etLoirrun en1110[4]. Le toponyme serait issu de l'anthroponymelatinLucrio[4].
La trace la plus ancienne est lechâtelier duXIe siècle. L'Abbé Angot indique qu'il n'y a pas de présence de noms anciens, sauf celui du bourg, dans cette région qui est restée longtemps forestière[6].
L'église est confirmée à l'Abbaye de Marmoutier parHildebert de Lavardin au profit sans doute duprieuré de Saint-Martin de Laval[7].
Les paroissiens prennent deslettres de sauvegarde de la garnison anglaise deMayenne en 1433.
Une émeute arrive le, contre les huissiers et sergents qui venaient arrêter les collecteurs. Le, il y a un orage et une grêlegrosse comme des œufs de poule et même d'oye.
Le cahier de 1789[8] s'en prend aux religieux de l'Abbaye de Clermont,couchés sur la molesse et sous des lambris dorés, et aux curésdont les honoraires sont augmentés de plus d'un tiers par le nouveau rituel. Il y a refus de payer la dîme des pailles en 1790.
Le, lors duvendredi-fou, les hommes armés courent au-devant des brigands àla Brulatte, à Ruillé, à la Gravelle.
L'esprit religieux et royaliste de la population de Loiron se manifeste. Lecuré constitutionnel se plaint qu'on le traite d'apostat ; les hommes refusent de se former engarde nationale.
Le mouvement insurrectionnel se dessine à Loiron dès l'origine de laConvention nationale : le, à l'occasion du recrutement. Le, tous les jeunes gens réunis pour la conscription déclarent au commissaireFrançois Hubert qu'ils ne consentiront jamaisà servir contre le roi et les prêtres. La garde nationale de la Gravelle arrive sur ces entrefaites, tue un paysan d'un coup de feu. Un détachement vient de Laval ; le recrutement se fait tant bien que mal et l'on arrête quelques émeutiers[9].
A la levée de 300 000 hommes en 1793, malgré l'intervention de la garde nationale de la Gravelle. On arrête quelques déserteurs, mais la majorité est en fuite et échappe. L'adjudant-général demande des troupes à Lavalpour disperser et détruire les Chouans de Loiron, Saint-Ouen, Bourgon.. Grâce aux officiers cantonaux et au détachement qui occupent le bourg depuis le mois d', les républicains croient tenir Loiron, mais la population, au rapport deGuillaume Philibert Duhesme, était contre eux. Les Chouans dominent alors tout le pays et se livrent, dans le bourg même, à de cruelles représailles contre leurs dénonciateurs[10]. Les officiers municipaux n'osent plus remplir leurs fonctions.
Quelques-uns de ceux qui suivent l'Armée catholique et royale de Vendée sont condamnés à mort par laCommission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne[11].
On perce de meurtrières les murs de l'église, on fortifie le cimetière en, pour le détachement déjà installé en. Malgré le cantonnement ainsi retranché dans le bourg sous les ordres du citoyen Trouvé, 78 habitants, le juge de paix compris, sont réfugiés à Laval (), et, en 1795, Dhommeau-Larmenier était nommé pour remplacer, lui seul, toutes les municipalités du canton, avec résidence à la Gravelle.
Dans la nuit du 7 au, une troupe de 80 Chouans pénètre dans le bourg, pille les maisons des Républicains et fusille Jean Fourmond ; 500 hommes font une nouvelle irruption le en plein jour. Dhommeau-Larmenier peut se faire accompagner de la force armée dans l'exercice de ses fonctions (). Guinoiseau, commandant en second du bataillon de Loiron, servait de guide pour les cantonnements du canton ().
Lapacification est donc acceptée comme une délivrance. Les alarmes furent aussi vives en 1798-1799.
Le, le commissaire, le juge de paix, l'adjoint et leur secrétaire, seuls membres de l'administration cantonale. Ils brûlent publiquement l'arbre de la liberté. La garde nationale, la seule du canton, refuse de prêter serment[12]. Le même jour, les Chouans attaquent lesmégissiers deCraon qui venaient au marché de Loiron, mais sur l'ordre de leur chef ils ne leur font aucun mal. Ils envoient des sommations aux acquéreurs nationaux pour les faire contribuer (). Dans tout le canton, écrit le commissaire Gareau, tous sontbons royalistes et bons fanatiques et voudraient la république au diable, à la réserve de deux douzaines ().
Lors de latroisième guerre de Vendée, le, trois à quatre cents royalistes viennent faire des réquisitions. Une bande de 200 royalistes, conduits par Julien Reillon, d'Olivet, fait des recrues à Loiron (). Le juge de paix se retire à Laval. Une petite bande de Chouans occupe le bourg sans inquiétude (). Le commissaire se plaint des agents du canton qui ne veulent même pas correspondre avec lui (1er décembre). Ils sont contre-révolutionnaires, mais il est impossible d'en trouver d'autres.
A lapacification, 15 Chouans et Leclerc, laboureur, leur chef, sont rentrés à Loiron. Mais au mois de, on motive encore la demande d'une brigade de gendarmerie, sur la présence dans le pays de gens inconnus et de déserteurs qui se retirent surtout auchâteau de Montjean.
Le, il y a des rixes à l'occasion de la plantation de l'arbre de la Liberté. En, le 16e corps d'armée de la Loire et le 17e corps d'armée de la Loire sont postés sur la grand'route de Bretagne, au-dessus du bourg.
Au, la commune fusionnera avec la commune voisine deRuillé-le-Gravelais, pour former la commune nouvelle deLoiron-Ruillé.
Les armes de la commune de Loiron se blasonnent ainsi : |
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1791 | 1791 | Garreau | ||
| 1792 | Gastineau[13] | |||
| 1792 | François Moueste[14] | |||
| 1795 | 1796 | Garreau[15] | ||
| Duchesnay fils[16] | ||||
| 1798 | 1798 | Lepont[17] | ||
| Julien Hairain[18] | ||||
| 1801 | Jacques Dhommeau | Propriétaire | ||
| 1803 | 1813 | François Paillard-Houisière | ||
| 1813 | Pierre-Jacques Gasseau | |||
| 1816 | François Guinoiseau | |||
| 1816 | 1824 | Julien Garreau | ||
| 1824 | Larue | |||
| 1827 | 1830 | Denuault | ||
| 1833 | 1840 | Julien Lemonnier du Housseau | ||
| 1840 | 1846 | Jean Paumard | ||
| 1850 | Lemonnier | |||
| 1858 | 1865 | Charles Dulaurent | Proproétaire | |
| 1865 | 1870 | Amand Davost | ||
| 1872 | Jean-Baptiste-Alfred Pommerais | |||
| 1969 | Edmond Ramé | Médecin | ||
| (avant 1983) | (après 1983) | P. Bouillet | ||
| (avant 1986) | mars 2014 | Roland Bindel[19] | SE | Médecin |
| mars 2014[20] | en cours | Bernard Bourgeais | SE | Cadre bancaire |
Leconseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[21].
En 2023, la commune comptait 1 820 habitants. Depuis 2004, les enquêtes derecensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Loiron[22]) et les chiffres depopulation municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 293 | 1 352 | 1 157 | 1 258 | 1 376 | 1 177 | 1 289 | 1 306 | 1 323 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 231 | 1 200 | 1 151 | 1 102 | 1 142 | 1 051 | 1 085 | 1 056 | 1 036 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 003 | 1 013 | 1 052 | 848 | 873 | 844 | 802 | 870 | 823 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 822 | 782 | 965 | 1 236 | 1 240 | 1 273 | 1 449 | 1 494 | 1 677 |
| 2019 | - | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 740 | - | - | - | - | - | - | - | - |

La commune de Loiron est coupée en deux par la ligneLGV Bretagne-Pays de la Loire. On y trouve aussi :
La commune est une ville fleurie (deux fleurs) auconcours des villes et villages fleuris[25].
Le Football ClubRuillé-Loiron fait évoluer une équipe defootball enligue du Maine et deux autres équipes endivisions de district[26].