Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Littérature lusophone

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Os Lusíadas. Œuvre fondatrice, elle est l'une des références communes à tous les pays et auteurs lusophones. Couverture de la première édition (1572)

Lalittérature lusophone rassemble l'ensemble de la littérature écrite en langueportugaise.

Lalusophonie fédère tous lespays ayant le portugais pour langue officielle :Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) d'environ 285 000 000 personnes en 2019.

Histoire

[modifier |modifier le code]
Article connexe :Les 50 œuvres essentielles de la littérature portugaise.

La genèse de la littérature lusophone est étroitement liée à l'expansion et à l'empire portugais. Partout où ils vont, les Portugais emportent avec eux leurlangue et leur patrimoine culturel, qu'ils enrichissent au fil de leurs découvertes. En raison des liens étroits qui unissent les colons à leur métropole, et de leurs va-et-vient constants entre lesIndes portugaises, leBrésil, l'Afrique portugaise, lesîles de l'Atlantique et lamétropole, la littérature élaborée outre-mer appartient pleinement à la littérature duPortugal. Pendant plusieurs siècles, l'Empire portugais est conçu culturellement comme un tout, dont le centre de gravité estLisbonne. Les auteurs écrivant outre-mer sont euro-centrés.

Jusqu'au premier quart duXIXe siècle pour leBrésil, et jusqu'à la seconde moitié duXXe siècle pour les anciennes colonies d'Afrique et d'Asie, on parle de littérature portugaise duBrésil colonial (ou luso-brésilienne), de littérature portugaise de l'Orient (ou indo-portugaise), de littérature portugaise d'Afrique (luso-africaine), chacune de ces littératures étant un prolongement et une ramification de la littérature du Portugal[1]. Parce qu'ils sont simplement la toile de fond d'histoires et d'évènements vécus par des Portugais (ou d'individus se revendiquant comme tels), les territoires et les sociétés coloniales de l'Empire ne possèdent pas à proprement parler d'identité littéraire propre[2]. Les plus grands écrivains installés dans ces territoires continuent à être formés ou affiliés auPortugal, où ils se rendent régulièrement, et où ils publient[3]. Les auteurs de référence, les mouvements dominants et les normes sont toujours imposés depuis lePortugal.

Des genres littéraires liés aux immenses trajets effectués dans l'Empire se développent, tels que lerécit de voyage, ou la littérature tragico-maritime[4]. Le résultat de ce phénomène est double. D'une part, la littérature portugaise de la période moderne est une littérature d'envergure mondiale. Elle présente une richesse exceptionnelle. D'autre part, une partie importante de la littérature duPortugal sert aujourd'huide facto de base aux littératures des autres pays lusophones.

L'Empire portugais.

Parmi ces écrivains portugais évoluant ou nés dans l'Empire, on peut citerJoão de Barros,Fernão Mendes Pinto,Luís de Camões,Diogo do Couto,Garcia da Orta etManuel Godinho de Erédia pour lesIndes, etPero Vaz de Caminha,Gregório de Matos,Basílio da Gama etCláudio Manuel da Costa pour leBrésil. Bien que très liés à la littérature métropolitaine, quelques particularismes commencent à apparaître auXVIIIe siècle, avec d'une part une activité littéraire amérindienne et asiatique orale encouragée et consignée par lesjésuites, et d'autre part des thèmes propres à lasociété coloniale ou à la réalité extérieure environnante. Voyageant entre lePortugal et leBrésil, les poètesTomás António Gonzaga,Cláudio Manuel da Costa etBasílio da Gama empruntent certains de leurs thèmes auxAmérindiens (dans le cadre des luttes contre lesAmérindiens), tout en les adaptant aux réformes dumarquis de Pombal et à l'encyclopédisme en vigueur en métropole.

Quelques mouvements séparatistes émergent dans des provinces de l'Empire à la fin duXVIIIe siècle, en raison de problèmes de taxes ou de représentativité dans les institutions coloniales, sans toutefois que ceux-ci se réclament à proprement parler d'une nationalité brésilienne ou indo-portugaise, ou qu'ils entraînent la naissance d'une littérature différenciée[5]. Les plus connus de ces mouvements sont laconjuration des Pintos àGoa, enInde (1787), et laconjuration Mineira, dans leMinas Gerais, auBrésil (1789). Leurs meneurs restent culturellement portugais, et écrivent avec des repères métropolitains. À titre d'exemple, le poèteTomás António Gonzaga, l'un des meneurs deconjuration Mineira, est né àPorto, auPortugal. Lui, les conjurésInácio José de Alvarenga Peixoto etManuel Inácio da Silva Alvarenga ont tous fait leurs études à l'université de Coimbra et une carrière administrative auPortugal avant de basculer vers le Brésil, où ils se révoltent avec d'autres colons portugais contre les excès fiscaux durégime colonial. La majorité d'entre eux finissent leur vie en exil dans lesprovinces portugaises d'Afrique.

Du point de vue de lalangue, des thématiques, dustyle et des mouvements dans lesquels elles s'inscrivent, leurs œuvres restent profondément portugaises et tributaires des normes de la métropole. Le Brésil et l'école autochtone révolutionnaire de Minas renouvellent l'inspiration poétique portugaise en vigueur en métropole faite de passion et de nostalgie de liberté. La littérature brésilienne commence à s'émanciper doucement de la littérature portugaise auXIXe siècle, après la reconnaissance de l'indépendance du Brésil par lePortugal en 1825. Elle prend véritablement son autonomie au terme d'un siècle de gestation, au début duXXe siècle, avec lemodernisme (1922)[6].

Distribution de la langue portugaise dans le monde:
  • Langue maternelle
  • Langue officielle et administrative
  • Langue culturelle ou secondaire
  • Minorités lusophones
  • Créoles à base portugaise

On retrouve sensiblement le même phénomène auXXe siècle enAfrique portugaise, où la langue et la culture portugaises s'imposent par le biais des colons venus duPortugal. Toutefois, bien que constituant la majorité de l'élite lettrée, les Blancs sont très minoritaires démographiquement. On assiste à l'émergence d'une littérature créole auCap-Vert dans la première moitié duXXe siècle, avec par exemple l'autodidacteEugénio Tavares, et surtout d'une littérature noire de combat singulière à partir des années 1950 enAfrique australe, la place desNoirs africains étant centrale dans les mouvements d'émancipation nationale (contrairement à ce qui s'était passé au Brésil où les indépendantistes et les écrivains autochtones étaient très majoritairement Blancs et d'origine portugaise jusqu'à la fin duXIXe siècle)[7].

Parmi ces premiers écrivains noirs africains d'Afrique australe, on peut citerMário Pinto de Andrade etAgostinho Neto pour l'Angola,Albino Magaia etPaulina Chiziane pour leMozambique. La couleur de peau n'ayant alors que peu d'importance dans le contexte littéraire, des écrivains blancs ou métis, nés enAfrique, et se considérantAfricains, se battent également contre la dictature de l'Estado Novo et les guerres coloniales, et restent en Afrique après les indépendances. Imprégnés de culture africaine, et soucieux de la réalité environnante, ils ont par la suite une place déterminante dans l'émergence de la littérature desPALOP. Parmi eux, on peut notamment citerArlindo Barbeitos etJosé Luandino Vieira en Angola,Sérgio Frusoni,Ovídio Martins etArménio Vieira auCap Vert, le MozambicainJosé Craveirinha, un métis luso-africain, et surtoutMia Couto, fils de colons portugais, l'un des plus grands écrivains actuels duMozambique.

Du fait de cette histoire particulière et du corpus littéraire considérable qu'ils partagent, des liens culturels singuliers, remarquablement vivants, unissent aujourd'hui lespays lusophones. Des écrivains lusophones de toutes nationalités sont régulièrement lus et étudiés dans les programmes scolaires des différents pays de langue portugaise, ou invités dans leurs grands médias. Depuis1989, le très prestigieuxprix Camões, remis conjointement par la FondationBibliothèque Nationale duPortugal etMinistère de la Culture duBrésil, récompense les auteurs de langue portugaise hors critères de nationalité. Le cadre institutionnel et linguistique dans lequel évolue la littérature lusophone est également bien structuré. Un projet d'uniformisation de la langue portugaise, visant à modifier l'orthographe de plusieurs centaines de mots, a vu le jour en 1990 sous le nom officiel de « accord orthographique de la langue portugaise ». Ratifié au long des années 1990 et 2000 par tous les pays lusophones[8], et complété par un « second protocole modificatif », il est techniquement en vigueur suivant le droit international depuis le[9]. Depuis 1996, laCommunauté des pays de langue portugaise (CPLP) regroupe tous lespays lusophones[10].

Drapeau du PortugalPortugal

[modifier |modifier le code]

Du fait de l'expansion maritime du Portugal et de l'émigration continue qui s'est ensuivie, la littérature portugaise comprend l'ensemble des œuvres écrites par des auteurs de nationalité portugaise, affiliés auPortugal, et/ou écrivant en langue portugaise, quel que soit leur lieu de naissance (enmétropole ou dans l'Empire), leurconfession religieuse, leur degré de métissage et le lieu où a été rédigée leur œuvre. Prise ici au sens de « Belles Lettres », la littérature portugaise englobe lapoésie, lethéâtre et laprose littéraire (contes,romans divers,essais,lettres,nouvelles,récits de voyages,sermons,pamphlets, histoires tragico-maritimes,journaux intimes, etc.), mais exclut les ouvrages purement scientifiques, philosophiques et historiques.

Langue portugaise

[modifier |modifier le code]

Legalaïco-portugais, matrice dugalicien (au nord du Portugal) et duportugais, est la langue de prestige au Moyen-Âge dans la région.

Lalittérature galicienne (gl) mériterait une place particulière[11],[12], qu'on soit ou non partisan duréintégrationnisme : voirculture galicienne (en).

Lelatin et lenéo-latin, longtemps utilisés dans les domaines religieux, scientifique, juridique, ont favorisé une production importante de textes, abordée ailleurs :écrivains portugais de langue latine.

Les autres langues utilisées sur le territoire (entièrement ou partiellement) de l'actuelPortugal ne sont pas non plus traitées ici :arabe (de la période arabo-musulmane, 711-1492),hébreu (judéo-portugais, au moins jusqu'en 1496), langues d'anciennes entitésprovinciales (Lusitanie,Galicie), ou étatiques (Royaume suève (410-584),Royaume wisigoth (418-711)), ou encore des peuplements plus anciens parlantlusitain,tartessien, ou autreslangues paléo-hispaniques.

1100-1450 : Moyen-Âge

[modifier |modifier le code]

1500 : Humanisme et Renaissance

[modifier |modifier le code]

Auteurs

[modifier |modifier le code]

1600 : Baroque, Classicisme et Lumières

[modifier |modifier le code]

1800 : Romantisme

[modifier |modifier le code]

1850 : Réalisme

[modifier |modifier le code]

1880 : fin de siècle,Saudosismo

[modifier |modifier le code]

1900

[modifier |modifier le code]

1910

[modifier |modifier le code]

1920

[modifier |modifier le code]

1930

[modifier |modifier le code]

1940

[modifier |modifier le code]

1950

[modifier |modifier le code]

1960

[modifier |modifier le code]

1970

[modifier |modifier le code]

XXIe

[modifier |modifier le code]

Drapeau de l'AngolaAngola

[modifier |modifier le code]

Drapeau du BrésilBrésil

[modifier |modifier le code]

Sélection d'auteurs brésiliens

[modifier |modifier le code]

Drapeau du Cap-VertCap-Vert

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Littérature du Cap-Vert.

Drapeau de l'IndeInde

[modifier |modifier le code]

Drapeau de la Guinée-BissauGuinée-Bissau

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Littérature de la Guinée-Bissau.

Drapeau de MacaoMacao

[modifier |modifier le code]

Quelques auteurs macanais

[modifier |modifier le code]

Drapeau du MozambiqueMozambique

[modifier |modifier le code]

Drapeau de Sao Tomé-et-PrincipeSao Tomé-et-Principe

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Littérature de Sao Tomé-et-Principe.

Drapeau du Timor orientalTimor oriental

[modifier |modifier le code]

Genres

[modifier |modifier le code]

Prose en portugais

[modifier |modifier le code]

Poésie en portugais

[modifier |modifier le code]

Théâtre portugais

[modifier |modifier le code]

Œuvres

[modifier |modifier le code]

Institutions

[modifier |modifier le code]

Annexes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
  • Maria-Benedita Basto (1957-),Littératures de l'Angola, du Mozambique et du Cap-Vert, Metz : Centre "Écritures", Université de Lorraine, Association pour l'étude des littératures africaines, 2014, 248 p.[27]
  • Max de Carvalho,La poésie du Portugal. Des origines auXXe siècle, Chandeigne,, 1986 p.(ISBN 978-2-36732-207-0)
  • Eugène Tavares (1958-),Littératures lusophones des archipels atlantiques (2009)

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Références

[modifier |modifier le code]
  1. Brandão, Roberto de Oliveira.Poética e poesia no Brasil (Colônia). UNESP, 2001.
  2. Si les écrivains européens intègrent parfois la littérature autochtone dans leurs propres œuvres, ils contribuent aussi par la même occasion à la faire disparaître en tant que littérature locale, et à la faire passer dans la sphère littéraire portugaise. João de Barros par exemple reproduit fidèlement dans ses Décades les chroniques royales orientales, mais les originaux écrits en arabe, en sanskrit ou en malais ont disparu depuis.
  3. (pt) « Gregório de Matos Guerra », surwww.infoescola.com(consulté le)
  4. Georges Le Gentil, José Saramago,Histoires tragico-maritimes: trois récits portugais duXVIe siècle, Editions Chandeigne,, 211 p.(lire en ligne)
  5. AuBrésil comme enInde portugaise, ils correspondent à des particularismes provinciaux qui se manifestent même après l'indépendance, en 1831-1834 auBrésil (ils sont en partie résolus par l'acte additionnel de 1834) et entre 1961 et 1987 àGoa (ils sont en partie résolus lorsqueGoa acquiert le statut d'État de l'Union le 30 mai 1987).
  6. L'émancipation de la littérature brésilienne se fait très progressivement. Elle commence avec leRomantisme (1830-1870). Alors que les écrivains brésiliens encore liés aux modèles deLisbonne s'efforcent de définir leurs propres thématiques sur fond de crises sociales (école indianiste), des polémiques critiques et littéraires apparaissent entregrammairiens portugais d'un côté et défenseurs de la liberté d'écriture de l'autre, qui souhaitent introduire desbrésilianismes. La prose prend son essor à la fin duXIXe siècle, avec les œuvres deJosé de Alencar et surtout deMachado de Assis. Ce dernier, à cheval entre romantisme et réalisme, reste le grand maître au-dessus de tout courant. À la même époque, apparaissent la prose régionaliste et le roman naturaliste en prose, le parnassianisme de Bilac en vers, dont l'emprise se prolonge jusqu'aux années 1920, parallèlement au courant symboliste. Si le début duXXe siècle garde encore les grandes caractéristiques de l'époque précédente, certains prosateurs annoncent le renouveau de l'après-guerre.
  7. Parmi ces premiers écrivains angolais, on peut citer Mário Pinto de Andrade et Agostinho Neto.
  8. (pt) « Parlamento guineense ratifica por unanimidade Acordo Ortográfico »
  9. (pt) « O Acordo Ortográfico já está em vigor? Em que países? »
  10. 240 millions d’habitants répartis sur 10 750 000 km2.
  11. http://www.poesiagalega.org/uploads/media/araguas_frias_1999_galice.pdf
  12. « Deux voix de la littérature galicienne contemporaine : Suso de Toro et Manuel Rivas - CRIMIC », surCRIMIC(consulté le).
  13. « Helder Moura Pereira - Assírio Alvim », surPorto Editora(consulté le).
  14. « L'installation de la peur », surLe chien critique(consulté le).
  15. Mr K, « "Le Terroriste joyeux" de Rui Zink », surcanalblog.com,Le Capharnaüm Éclairé,(consulté le).
  16. « Paulo Teixeira - MEET », surmeetingsaintnazaire.com(consulté le).
  17. « Angola Press - ANGOP », surportalangop.co.ao viaWikiwix(consulté le).
  18. « União dos Escritores Angolanos - José Luis Mendonça », surUnião dos Escritores Angolanos(consulté le).
  19. « Rimes et poesies en portugais », surblogspot.com(consulté le).
  20. « Anthologie de la poésie portugaise contemporaine 1935-2000 », surbibliomonde.com viaInternet Archive(consulté le).
  21. « Fernando Assis Pacheco / Manuel Alegre », surfranceculture.fr,(consulté le).
  22. « Cantigas.html », surpleinchant.fr(consulté le).
  23. Florence Noiville, « Max de Carvalho : « De siècle en siècle, les voix des poètes portugais s’appellent, se répondent » », surlemonde.fr,(consulté le).
  24. Florence Trocmé, « (Anthologie permanente) Anthologie La Poésie du Portugal des origines auXXe siècle », surpoezibao,(consulté le)
  25. Voix lusophones, « Institutions », surcanalblog.com,Voix Lusophones,(consulté le).
  26. « Organismes lusophones », surportugalmania.com(consulté le).
  27. « BnF Catalogue général », surbnf.fr, Association pour l'étude des littératures africaines (Metz),(consulté le).
v ·m
v ·m
Littérature par pays
Afrique
Amérique
Asie
Europe
Océanie
v ·m
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Littérature_lusophone&oldid=229483928 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp