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Listuguj

48° 00′ 58″ nord, 66° 42′ 21″ ouest
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Listuguj
Listuguj
Panneau à l'entrée de Listuguj
Administration
PaysDrapeau du CanadaCanada
ProvinceDrapeau du QuébecQuébec
RégionGaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Statut municipalRéserve indienne
Grand chefScott Martin
Code postalG0C 2R0
Constitution1853
Démographie
Population1 514 hab.(2021)
Densité35 hab./km2
Code géographique2406804
Géographie
Coordonnées48° 00′ 58″ nord, 66° 42′ 21″ ouest
Superficie4 287 ha = 42,87 km2
Localisation
Carte
Dans laMRC :Avignon.
Liens
Site webwww.listuguj.ca
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Listuguj est uneréserve autochtone duGouvernement mi'gmaq de Listuguj située enGaspésie auQuébec (Canada). C'est la plus ancienne des deux réserves Autochtones de la rive sud de la Gaspésie. Jusqu'en1994, la toponymie officielle de la réserve étaitRestigouche, après quoi on lui a préféré l'orthographe de Listuguj. La réserve a été assignée exclusivement à la nation en1853 par le gouvernement duBas-Canada.

Le territoire traditionnel des membres de la nation Listiguj est appelédistrict de Gespegewagi. La nation comptait en2003, 3 152 membres, dont 1 879 vivaient sur la réserve. La totalité des membres maintiennent leurs attaches avec la Listuguj via les moyens de communication modernes et de visites lors d'événements annuels tels la célébration du saumon (Salmon Harvest) en juin, la Sainte-Anne (St. Ann's Day) en juillet et le grandpow wow en août[1].

Le mot « Listuguj », souvent orthographié « Restigouche » en anglais et « Ristigouche » en français, est à l'origine de plusieurs toponymes régionaux dont larivière Ristigouche. Listuguj est aussi le nom utilisé pour désigner une des formes traditionnelles d'écriture dumicmac qui est utilisé en Gaspésie.

Histoire

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Pré contact européen

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Les premiers Autochtones arrivèrent il y a 10 000 ans, c'étaient les Algonquiens, deschasseurs-cueilleurs. À l'arrivée des Européens, les Mi'gmag étaient semi-nomades, ils maintenaient deux résidences, leurs campements d'hiver, pour se protéger des intempéries et chasser l'anguille, puis en été sur le littoral pour la pêche au saumon, perche, hareng et fruits de mer, de la chasse (orignal, caribou, porc-épic), et même sur des bateaux allant enhaute mer pour pêcherloups marins[2] etbaleines. Ils vivaient dans deswigwams allongés et destipis[3]. Les Mi'gmag de Listuguj se tenaient au courant des événements de la nation entière grâce à un système de communication de «coureurs» et avaient un langage écrit rudimentaire[4].

Post contact européen

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Les premières relations blancs-autochtones furent assez pacifiques, possiblement parce que selon leurs légendes, ils attendaient la venue d'étrangers sur de gros vaisseaux, et donc n'étaient pas surpris de les voir arriver et ont immédiatement été ouverts à faire des affaires avec eux. Les plus grands changements sociaux eurent lieu dans le sud du territoire, entre 1610 et 1680, qui vit la conversion au catholicisme, et la ratification du tout premier traité territorial avec le Vatican[4].Une première mission est construite en 1745 desservie par les Capucins. Les réfugiésAcadiens furent les prochains à s'installer dans la région, à la suite de laDéportation des Acadiens de laNouvelle-Écosse1755[5]. Les relations avec les Mi'gmag étaient paisibles car les Mi'gmag étaient des alliés de la France. En1759, après la défaite deMontcalm parJames Wolfe sur lesplaines d'Abraham, on enjoignit à la France d'envoyer 4 000 soldats et des vivres afin de tenter de reprendre Québec. Mais le, ce ne sont que cinq navires marchands et la frégateLe Machault avec400 soldats qui quittent Bordeaux pour la Nouvelle-France. Seuls leMachault, le Bienfaisant et le Marquis-de-Malauze atteignent le Saint-Laurent le et apprennent qu'une flottille anglaise y est, alors ils changent de cap pour se réfugier au fond de la baie des Chaleurs où ils remontent la Restigouche et installent des batteries de tir sur ses rives. À l'été 1760, la communauté de Restigouche comptait quelques familles acadiennes et150 familles Mi'gmag. Les vivres des 3 voiliers français étaient très appréciés[6].

Bataille de Restigouche

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Article détaillé :Bataille de la Ristigouche.

La bataille de Ristigouche fut la dernière de laguerre de Sept Ans entre les Anglais et les Français. La flottille anglaise arriva le avec un navire de soixante-dix canons et deux frégates. Du côté français, trois navires, lesbatteries de tir sur les rives et une coalition de Mi'gmag et des troupes diverses acadiennes et françaises. L'échange dura plusieurs jours et, le, lorsque leMachault et leBienfaisant furent trop endommagés, ils furentsabordés afin d'empêcher les Anglais d'avoir les vivres. Ces vivres tant attendues ne parvinrent donc jamais à Québec et la Nouvelle-France capitula le. La nouvelle ne parvint à Restigouche que le et la petite garnison se rendit 6 jours plus tard. C'était la fin du régime français en Amérique du Nord[7].

Affrontements de 1972-73

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Escarmouche à Restigouche en 1981

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Article détaillé :Raid de Restigouche.

Politique

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Tous les membres de la nation, peu importe leur lieu de résidence, participent tous les deux ans à l'élection du chef et des douze conseillers selon les règlements électoraux de laloi sur les Indiens du Canada. La nation Listuguj est alliée aux autres communautés micmaques de la Gaspésie et du Nord du Nouveau-Brunswick dans le but de promouvoir leursdroits ancestraux et l'autogouvernance de leurs territoires traditionnelsGespe'gewa'gi (« la fin des terres »). La nation Listuguj a toujours été un fervent défendeur des droits des Amérindiens au Canada et continue d'avoir des pourparlers avec legouvernement du Québec sur l'accès aux territoires traditionnels[1]. Les membres de la nation obtinrent le droit de vote au Canada en1960 à la suite d'un amendement de la loi électorale du Canada[8],[4]. En2001, les trois communautés se sont unies pour créer leSecrétariat Mi'gmawei Mawiomi, un grand conseil pour la nation micmaque, avec pour objectif de se donner des services en commun, d'établir des relations économiques surtout pour la pêche et la foresterie et de se préparer aux prochaines négociations territoriales avec le gouvernement[9].

Géographie

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Le districtMi'gmaq de Gespe'gewa'gi s'étend de larivière Miramichi jusqu'à la pointe de la péninsule gaspésienne, un territoire portant donc sur les provinces de Québec et duNouveau-Brunswick. La principale ressource naturelle est lesaumon et les autres produits des eaux et des forêts, dont lebois[1].

À la fois nourriture traditionnelle et animal sacré, le saumon était l'emblème des Indiens de la réserve de Listuguj, ce que vient rappeler une sculpture érigée au Nouveau-Brunswick juste en face des collines boisées où se sont établis les premiersMicmacs du Québec[10].

Un pont relie Listuguj àCampbellton.

Municipalités limitrophes

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Rose des ventsMonts Chic-ChocPointe-à-la-Garde etEscuminacRose des vents
NPointe-à-la-Croix
O   Listuguj   E
S
Ristigouche-Sud-EstBaie des Chaleurs
Drapeau du Nouveau-BrunswickNouveau-Brunswick

Démographie

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AuXVIIIe siècle, la réserve de Listuguj est scindée et plusieurs groupes de familles partent s'installer ailleurs, soit dans le nord du Nouveau-Brunswick, soit dans l'embouchure de la Cascapédia (où le gouvernement leur octroya par la suite le statut de réserve et près de Gaspé (où ils s'étalèrent largement sans établir de communauté spécifique). Les Mi'gmag de Pointe-Navarre - Gespeg (Gaspé) ont conclu une entente avec leparc national Forillon pour y déménager leur village àpointe-Penouille[11]

Population de Listuguj
AnnéePopulation
20031879
20011442
19961296
19911134
1760350
Évolution démographique
1991199620012006201120162021
1 1341 2961 4421 4751 8651 5141 514
(Sources :Statistique Canada[12],[13],[14])

Éducation

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Avant l'arrivée des Européens, les Autochtones assuraient leurs propres enseignements. Durant les premiers siècles de colonisation, ils fréquentaient sans grand enthousiasme l'école de missionnaires des Capucins. En 1920, le ministre des Affaires indiennes instaure le système desDay School et à Listuguj, ces cours sont administrés par les sœurs du Saint-Rosaire. Visant à donner sept années d'instruction académique sur la réserve même. La fréquentation augmente lentement au fil des années, surtout grâce à une allocation aux familles dont les étudiants fréquentaient l'école en 1947, puis en 1950, le nombre croissant d'étudiants était suffisant pour justifier la construction d'une nouvelle école. Les cours s'y enseignent également en français et en anglais. En 1960, la création du système de polyvalentes pour les adolescents force les étudiants de Listuguj à fréquenter l'école de Pointe-à-la-Croix. Après l'incendie de 1966, les adolescents ont dû fréquenter l'école secondaire de Campbellton, où ils pouvaient recevoir, outre l'anglais, quelques enseignements en langue mi'gmag. À partir de 1997, un nouveau programme éducatif emmène la construction d'une nouvelle école primaire moderne nommée «Alaqsite’W Gitpu» (Aigle qui va voler)[15].

Notes et références

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  1. ab etcTraduit deen:Listuguj Mi'gmaq First Nation le 30 oct. 2007
  2. référence, citation ou lien
  3. http://www.acadian-home.org/Mikmaq-history.html(en) Histoire acadienne - Mi'gmag
  4. ab etchttp://mrc.uccb.ns.ca/mikmaq.html(en) Université du Cap Breton - Mi'kmaq resource centre
  5. Listuguj surL'Encyclopédie canadienne
  6. http://www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/ristigouche/natcul/natcul2a_F.aspParcs Canada - Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Ristigouche -Le contexte
  7. http://www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/ristigouche/natcul/natcul2a_F.aspParcs Canada - Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Ristigouche -La bataille
  8. http://www.danielnpaul.com/CanadianVotingRights-1960.html(en) Droit de vote au fédéral pour les amérindiens
  9. http://autochtones.gouv.qc.ca/relations_autochtones/profils_nations/micmacs.htm Secrétariat aux affaires autochtones - Québec
  10. GEO N°404 d'octobre 2012 p.101
  11. http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2007/10/10/005-parc-forillon_n.asp Entente avec les Micmacs de Gespeg, 10 octobre 2007
  12. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2006 - Listuguj, IRI »(consulté le)
  13. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2016 - Listuguj, IRI »(consulté le)
  14. « Statistique Canada - Modifications aux chiffres de population et des logements, Recensement de 2016 »(consulté le)
  15. http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=511Encyclobec Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation, Culture et Société - La scolarisation chez les Micmacs de la Gaspésie auXXe siècle

Articles connexes

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Liens externes

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