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Libéraux-démocrates (Royaume-Uni)

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Pour les articles homonymes, voirParti libéral démocrate.

Libéraux-démocrates
Liberal Democrats
Image illustrative de l’article Libéraux-démocrates (Royaume-Uni)
Logotype officiel.
Présentation
ChefEdward Davey
Fondation
Siège8-10 Great George Street,Londres
Chef adjointeDaisy Cooper
PositionnementCentre[1],[2],[3],[4] àcentre gauche[5],[6]
IdéologieLibéralisme
Social-libéralisme
Sécularisme
Fédéralisme britannique
Europhilie
Affiliation européenneALDE
Affiliation internationaleInternationale libérale
CouleursOrange
Site weblibdems.org.uk
Présidents de groupe
Leader fantôme de laChambre des communesTom Brake
Leader à laChambre des lordsJim Wallace
Leader desLibéraux-démocrates écossaisWillie Rennie
Leader desLibéraux-démocrates galloisKirsty Williams
Représentation
Chambre des communes
72  / 650
Chambre des lords
76  / 832
Parlement écossais
5  / 129
Parlement gallois
1  / 60
Assemblée de Londres
2  / 25
Gouvernement local
3207  / 18645
Commissaires policiers et criminels
0  / 40
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LesLibéraux-démocrates (anglais :Liberal Democrats, abrégé enLib Dems) sont unparti politiquebritannique classé ducentre aucentre gauche de l'échiquier politique.

Le parti a été fondé en 1988 par une fusion duParti libéral avec leParti social démocrate (SDP) qui formaient depuis 1981 une alliance électorale. Le Parti libéral existait précédemment depuis129 ans et a dirigé le Royaume-Uni sous lesPremiers ministresGladstone,Asquith etLloyd George notamment, avant d'être surpassé par leParti travailliste dans lesannées 1920.

Edward Davey est le chef des Libéraux-démocrates depuis 2019. De2010 à2015, les Libéraux-démocrates ont été le partenaire minoritaire duParti conservateur au sein dugouvernement Cameron.

Situation

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Les Libéraux-démocrates disposent de 12députés à laChambre des communes, après les élections législatives de 2017.

En 2010, ils avaient obtenu57 députés. Ils ont alors formé une coalition avec leParti conservateur deDavid Cameron, et étaient donc au gouvernement. En particulier,Nick Clegg étaitVice-Premier ministre.

Auparlement écossais, de1997 jusqu'à2007 lesLibéraux-démocrates écossais formaient une coalition gouvernementale avec lestravaillistes,Jim Wallace étant le vice-Premier ministre d'Écosse.

Il existe aussi unebranche galloise auParlement gallois (cinq députés sur 60), et avec douzedéputés européens, c'est le principal parti de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, jusqu'en 2014, où le parti perd 11 de ses12 députés européens, recueillant 6,61 % des suffrages.

Histoire

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Les Libéraux-démocrates résultent de la fusion en1988 de l'ancienparti libéral britannique et du plus récentparti social-démocrate, une faction qui a quitté le parti travailliste en1981. Les deux partis ayant préalablement formé une alliance électorale, baptiséeSDP-Liberal Alliance, pendant quelques années, mais les élections générales en 1983 et 1987 furent des déceptions pour l'Alliance. Ils ont gagné beaucoup de voix dans les élections, légèrement moins que le parti travailliste, mais ils n'ont pas gagné une quantité comparable de sièges à laChambre des communes. Après la fusion, le parti nouveau a éluPaddy Ashdown, premier chef du parti uni.

Au milieu des années1990, à la suite du « recentrage » duNew Labour sous l'impulsion deTony Blair, la question d'une alliance entre les Libéraux-démocrates et le Parti travailliste devient centrale. Néanmoins, souhaitant conserver une identité propre, le parti s'oriente davantage vers lagauche de l'échiquier politique, s'opposant en particulier à la privatisation des chemins de fer ou étant favorable à une hausse des impôts[7].

Après deux élections sans augmentation significative des sièges, l'élection générale en 1997 a doublé leur nombre de sièges. Ashdown a démissionné en 1999, etCharles Kennedy l'a remplacé. Sous la conduite de Kennedy, le parti a augmenté le nombre de ses sièges lors des élections de 2001 et également en 2005. Charles Kennedy a été obligé de démissionner le à cause d'une cabale interne et parce que des révélations sur sonalcoolisme allaient être rendues publiques.Menzies Campbell a été choisi comme dirigeant pour l'élection du.

À partir de 2004, le parti, qui a prospéré en se positionnant à la gauche du Parti travailliste, décide de retrouver sa place historique au centre. Le but est de récupérer des voixanti-Irak provenant des conservateurs dans des circonscriptions travaillistes. Les stratèges du parti désirent également reprendre l'espace politique au centre, misant sur un virage à gauche du Parti travailliste après le départ de Tony Blair[8]. La presse britannique utilise le terme de« révolution du livre orange » pour désigner l'adoption en 2004 d'un nouveau manifeste qui convertit les Lib-Dems aunéolibéralisme et les rapproche des conservateurs sur les questions économiques[9].

Ce partiqui se présente comme le « plus scrupuleux » de l'échiquier politique britannique[réf. nécessaire] a vu certains de ses dirigeants être accusés d'écarts de conduite impardonnables en politique et de scandales. Le parti est menacé aussi par leParti conservateur, qui s'est rétabli après l'élection deDavid Cameron, son nouveau dirigeant.

Au gouvernement (2010-2015)

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Article détaillé :Gouvernement Cameron (1).

Durant la campagne desélections législatives de 2010, la prestation du chef du partiNick Clegg lors du premier débat télévisé permet aux Libéraux-démocrates de voir leurs intentions de vote fortement augmenter, un sondage leur prédisant même 34 % des suffrages. Cependant, les intentions de vote diminuent par la suite[10]. Finalement, le, le parti obtient 57 sièges et 23 % des voix. Mais les élections débouchent sur un « parlement suspendu » (Hung Parliament), sans majorité, qui met les Libéraux-démocrates dans une position de « faiseur de roi »[11]. Le, un accord de coalition est trouvé avec leParti conservateur britannique pour ungouvernement sous l'autorité deDavid Cameron comprenant cinq membres des Libéraux-démocrates, dont Nick Clegg qui devientvice-Premier ministre[12]. Le but des Démocrates-Libéraux est d'« ancrer le gouvernement au centre »[13]. Mais une grande partie de ses électeurs jugent que le parti a« vendu son âme » en s'alliant aux conservateurs[14].

Lors des élections locales de 2011, les Libéraux-démocrates perdent le tiers de leurs sièges tandis que leréférendum sur le mode de scrutin qu'ils soutiennent est largement rejeté[15]. L'année suivante, ils connaissent une défaite qualifiée d'« historique » aux élections locales[16]. Au congrès de Brighton, en, Nick Clegg apparaît de plus en plus contesté au sein du parti, de nombreux militants lui reprochent d'avoir laissé le gouvernement de coalition faire d'importantes coupes budgétaires dans les allocations aux plus pauvres, d'avoir abandonné la réforme de laChambre des lords ou encore d'avoir reculé sur la question des frais universitaires[17].

Positionnement politique

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Traditionnellementcentriste[8], le parti a évolué vers lagauche parallèlement au recentrage duParti travailliste sous l'influence deTony Blair dans les années 1990[7]. Depuis 2004, les Libéraux-démocrates ont repris leur place au centre[8], notamment en participant à ungouvernement de coalition avec lesconservateurs entre 2010 et 2015. Cependant, les électeurs du parti se trouvent plus à gauche que les instances dirigeantes[9] même si un rééquilibrage vers le centre se rencontre après 2010, avec la perte de son électorat le plus à gauche[18].

Le parti veut réduire les impôts sur les ménages les plus pauvres, par le biais d'une taxe sur la propriété foncière (Mansion Tax (en))[19]. En matière d'éducation, ils sont favorables à une baisse des frais de scolarité et à une réduction du nombre d'élèves par classe. Le parti se voit cependant accuser de trahir ses promesses de campagne à la suite de sa participation au gouvernement deDavid Cameron, qui permet aux universités de tripler les frais d'inscription et dont la politique d'austérité entraîne une chute de 10 % en moyenne des revenus des Britanniques[20]. Sur le plan des libertés individuelles, le parti est opposé à la création d'unecarte d'identité et au stockage d'empreintes génétiques de personnes innocentes[19].

Les Libéraux-démocrates sont parfois qualifiés de« verts »[13] : ils sont pour un Royaume-Uni« zero carbon » en 2050, contre la construction de nouvellescentrales à charbon et lescentrales nucléaires de nouvellegénération. Ils proposent également de restreindre le budget alloué aux routes pour rouvrir des lignes dechemin de fer fermées[19].

Le parti est favorable à une profonde modification desinstitutions politiques britanniques. Il est pour l'instauration duscrutin à vote unique transférable[19]. L'accord de coalition avec les conservateurs prévoit unréférendum sur le mode de scrutin, visant à adopter levote alternatif, mais celui-ci est largement rejeté en 2011. Les Libéraux-démocrates sont également en faveur d'une baisse du nombre de députés et la mise en place d'élections parlementaires à dates fixes[19]. LeFixed-term Parliaments Act 2011 est voté par la coalition Tories-LibDems et fixe pour la première fois les élections législatives, tous les cinq ans. Le parti est favorable à une « démocratisation » de laChambre des lords[13].

En matière de politique étrangère, les Libéraux-démocrates sont réputéspacifistes. Ils sont par exemple le seul grand parti britannique à s'être mobilisé contre laguerre d'Irak[9]. Le parti esteurophile[13] et s'est même prononcé en faveur de l'euro[19]. Après leréférendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, les Libéraux-démocrates participent au blocage du Parlement en refusant toutes les propositions, et réclament l'organisation d'un second référendum. Ils restent cependant proches des conservateurs et refusent de prendre part à un vote de défiance contre le Premier ministreBoris Johnson[20]. Après son revers aux élections de 2019, le parti Libéraux-démocrates abandonne la contestation duBrexit[21].

Résultats électoraux

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Élections générales

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Evolution des résultats électoraux des Libéraux-Démocrates à la chambre des communes, 1992-2019.
ÉlectionVoix%SiègesRangGouvernement
19925 999 60617,8 %
20  / 650
3eOpposition
19975 242 94716,8 %
46  / 659
3eOpposition
20014 814 32118,3 %
52  / 659
3eOpposition
20055 985 45422,0 %
62  / 646
3eOpposition
20106 836 24823,0 %
57  / 650
3eCameron I
20152 415 8887,9 %
8  / 650
4eOpposition
20172 368 0487,4 %
12  / 650
3eOpposition
20193 696 41911,4 %
11  / 650
3eOpposition
20243 519 19912,2 %
72  / 650
4eOpposition

Élections européennes

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AnnéeVoix%MandatsRangGroupe
1989986 2926,2 %
0  / 81
4e/
19942 552 73016,1 %
2  / 87
3eELDR
19991 266 54912,7 %
10  / 87
3eELDR
20042 452 32714,9 %
12  / 78
4eADLE
20092 080 61313,7 %
11  / 72
4eADLE
20141 087 6336,6 %
1  / 73
5eADLE
20193 367 28419,8 %
16  / 73
2eRE

Élections parlementaires écossaises

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Année%MandatsRangGouvernement
199914,5
17  / 129
4eMcConnell I
200315,3
17  / 129
4eMcConnell II
200716,2
16  / 129
4eOpposition
20117,9
5  / 129
4eOpposition
20167,8
5  / 129
5eOpposition
20215,1
4  / 129
5e

Élections parlementaires galloises

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Année%MandatsRangGouvernement
CirconscriptionListe
199913,512,5
6  / 60
4eGouvernement de la1re Assemblée
200314,112,7
6  / 60
4eOpposition
200714,811,7
6  / 60
4eOpposition
201110,68,0
5  / 60
4eOpposition
20167,76,5
1  / 60
5eGouvernement de la5e Assemblée
20214,94,3
1  / 60
5e

Leaders des Libéraux-démocrates

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Notes et références

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  1. « Britain's anti-Brexit Liberal Democrats name Jo Swinson as new leader »,Reuters,‎(lire en ligne, consulté le).
  2. « Centrism Panel », surThe Oxford Union(consulté le).
  3. RichardWarry, « Guide to the parties: Liberal Democrats »,BBC News,‎(lire en ligne, consulté le).
  4. « Lib Dems aim for centrist voters with tax platform »Accès limité, surFinancial Times(consulté le).
  5. Mark Kesselman, Joel Krieger et William A. Joseph,Introduction to Comparative Politics : Political Challenges and Changing Agendas, Cengage Learning,, 744 p.(ISBN 978-1-337-67124-8,lire en ligne),p. 71.
  6. Alistair Clark,Political Parties in the UK,Palgrave Macmillan,, 86–93 p.(ISBN 978-0-230-36868-2,lire en ligne).
  7. a etbFabrice Rousselot, « Les travaillistes labourent en terre libérale-démocrate. En congrès, les lib-dem hésitent à s'allier au Labour. »,Libération,‎(lire en ligne).
  8. ab etc(en) « Liberal Democrats: Back to the centre »,The Economist,‎(lire en ligne).
  9. ab etcJeanneDussueil et AgnèsAlexandre-Collier, « ariage incertain entre Tories et Lib-Dems »,Le Point,‎(lire en ligne).
  10. « Cuisant revers pour Clegg, le « 3e homme » de la campagne »,Le Figaro,‎(lire en ligne).
  11. « Royaume-Uni : retour sur six longs jours de tractations »,Le Monde,‎(lire en ligne).
  12. « « Une vraie coalition » entre Tories et Lib Dems »,Le Nouvel Observateur,‎(lire en ligne).
  13. abc etdSébastien Maillard, « Au pouvoir en Grande-Bretagne, les « Lib Dems » tentent un exercice d’équilibre permanent »,La Croix,‎(lire en ligne).
  14. AFP, « Le leader des lib dems britanniques défend son alliance avec Cameron »,Le Monde,‎(lire en ligne).
  15. Nicolas Madelaine, « Royaume-Uni : les Lib Dems en pleines turbulences »,Les Échos,no 20928,‎,p. 20(lire en ligne).
  16. Reuters, « Au Royaume-Uni, seul Boris Johnson résiste à la poussée travailliste »,Le Monde,‎(lire en ligne).
  17. Florentin Collomp, « Les lib-dems pris au piège de l'exercice du pouvoir »,Le Figaro,‎(lire en ligne).
  18. (en) Anthony Wells, « The left-right spectrum »,Commentary, surYouGov,(consulté le).
  19. abcde etf(en) « Election 2010: Lib Dem 'common ground' with rivals »,BBC News,‎(lire en ligne).
  20. a etbRichardSeymour, « Le joker des europhiles britanniques », surLe Monde diplomatique,.
  21. « La joyeuse campagne d’Ed Davey, chef de file des libéraux-démocrates au Royaume-Uni »,Le Monde,‎(lire en ligne)
  22. (en) « Tim Farron is new Lib Dem leader », surbbc.co.uk,(consulté le).

Voir aussi

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Liens externes

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