De haut en bas et de gauche à droite : vue panoramique, le centre-ville depuis le parc de la Glissoire d'Avion, leRacing Club de Lens, les Grands Bureaux de la Compagnie des mines de Lens (patrimoine mondial de l’UNESCO), la cité des corons (patrimoine mondial l’UNESCO) et la Galerie du Temps duLouvre-Lens.
La ville est surtout connue pour avoir été l'un des principaux centres urbains dubassin minier du Nord-Pas-de-Calais (avec laCompagnie des mines de Lens), qui marque encore aujourd'hui économiquement, socialement, paysagèrement et culturellement l'agglomération ; elle est connue également pour son équipe de football, leRacing Club de Lens (RCL), et plus récemment pour lemusée du Louvre Lens ouvert en.
Lens comprend de nombreux équipements d'enseignement et de santé. C'est aujourd'hui une ville universitaire : on y trouve le pôlescience, technologie et tertiaire de l'université d'Artois, une école d'ingénieurs, l'institut de génie informatique et industriel (IG2I) et plusieursIUT. La faculté Jean-Perrin, installée dans les anciens bureaux des mines de Lens depuis le début des années 1990, est le pôle scientifique de l'université d'Artois. On y étudie la biologie, la biochimie, la physique, la chimie, les mathématiques et l'informatique. La ville est également dotée d'un tribunal d'instance et d'un théâtre.
La commune a souffert de lourdes séquelles physiques et environnementales de deux guerres et de l'activité industrielle induite par l'activité minière. Mais la requalification des friches industrielles et le verdissement des terrils et descavaliers miniers sont aussi devenus un atout environnemental, avec notamment l'inscription d'une partie des milieuxrenaturés dans latrame verte dubassin minier dont le prolongement est le parc de la Deule et la trame verte deLille-LMCU qui déclineront ou compléteront localement leRéseau écologique paneuropéen dans le cadre de latrame verte et bleue nationale à la suite duGrenelle Environnement.
Au, Lens est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant67 communes, dont elle estville-centre[Note 5],[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est la commune-centre[Note 6],[21]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (97,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (77,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,3 %),terres arables (0,2 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nombre de logements est de 16 668, dont 15 536 en résidence principale. 93 % de la population est en résidence principale, 24 % sont propriétaires et 64 % sont locataires (n'inclut pas les résidences secondaires).
À Lens, le prix moyen de l'immobilier au est de 1 695 euros au mètre carré.
La première explication fut que le nom de Lens venait d’unproconsul romain appeléLentulus, mais elle fut écartée après des découvertes de vestiges romains ne donnant aucun crédit particulier à cette hypothèse. Des pièces de monnaie, datant de l'époquemérovingienne, attestent l'existence deLenna cas[trum]. Si le deuxième mot signifie simplement que la cité était fortifiée, le premier est en revanche plus mystérieux : certains chercheurs pensent qu'il vient du motgaulois « onna » signifiant fleuve, source.Lenna cas serait alors la « forteresse des sources »[30]. Cependant, l'assimilation de-enna à l'élémentonna est purement hypothétique, et l'initialeL- reste dans ce cas inexpliquée.
En 1415, Henri deRécourt dit de Lens, Jean de Récourt dit de Lens et Philippe de Récourt dit de Lens, combattent et trouvent la mort lors de labataille d'Azincourt[31].
Le, 100 000 personnes sont rassemblées à Lens pour entendreLe Couronnement de la Muse, œuvre musicale lyrique en la présence du compositeurGustave Charpentier[35].
La ville de Lens, située à proximité du front, a énormément souffert de laPremière Guerre mondiale. En, elle connaît l'invasion allemande puis jusqu'en 1918, l'occupation, pendant laquelle elle est un centre logistique important pour l'armée allemande. Elle est durant cette période très largement pilonnée par des obus de tout calibre dont un grand nombre n'ont pas explosé, qui rendront la reconstruction dangereuse. Avant leur fuite, les occupants noient et détruisent tous les puits de mines.
Le, Lens est libérée. Le lendemain,Albert Londres titre son article à la une duPetit Journal : « Plus rien, c'est Lens »[40].
Fin 1918, alors que les premiers habitants reviennent déjà, le paysage est lunaire. L'hiver arrive et le papier et le carton bitumé manquent, de même que la nourriture pour les habitants, les prisonniers et le groupe d'ouvriers chinois qui nettoient et reconstruisent la ville, alors que lagrippe espagnole apparaît et fait des ravages, emportant de nombreux adultes qui avaient échappé à la mort sur le front, ainsi que des femmes et des enfants. Début, lesPays-Bas offrent des maisons de bois à 300 familles lensoises (et à 200 familles deLiévin)[41].
La commune est décorée de lacroix de guerre 1914-1918 par décret du, distinction également attribuée à276 autres communes du Pas-de-Calais[42].
Le monument aux morts est édifié sept ans plus tard, sur la place du Cantin, parAugustin Lesieux, marbrier et sculpteur àParis, avec l'aide de l'architecte Barthelet et d’ouvriers spécialisés. Il est inauguré le devant environ 100 000 personnes et le président de la Chambre des députés (Édouard Herriot). Il rend hommage auxmineurs de fond, par un bas-relief présentant une galerie demine auboisage brisé et envahie par les eaux, ainsi qu'aux ouvriers qui, au retour de la guerre, ont retrouvé leur outil de travail rasé par des bombardements[43].
La période qui suit la Grande Guerre va voir l'influence de Lens grandir, de même que sa démographie. Cet essor est symbolisé par la construction des Grands Bureaux de la Société des mines de Lens à la fin des années 1920, un bâtiment qui montre la puissance industrielle de la ville[44].
Michał Kwiatkowski transfère à Lens, en 1924 lequotidienNarodowiec (fondé à Herne en 1909). Une importante communautépolonaise arrive après la Grande Guerre et les décennies qui suivent et se réunit autour de lachapelle Sainte-Élisabeth de lafosseno 1. Le premier numéro sort des presses régionales le de la même année. Le journal écrit en polonais accompagne les nombreux mineurs polonais qui se sont installés dans la région et plus largement la polonia (diaspora polonaise). Sabordé en 1940, le quotidien ne sera de nouveau imprimé qu'à la Libération. Il cesse de paraître en 1989.
Le, symboles de la reconstruction de la ville et de la marche en avant, Lens inaugure son hôtel de ville et sa nouvelle gare[45].
Le, la banque industrielle et commerciale du Nord de Lens fait faillite. Elle laisse un passif de plus d'un million de francs. Les victimes sont toutes de petites gens[46].
Lens dut subir aussi les dégâts matériels de laguerre de 1939-1945, mais dans une moindre mesure que lors de la Grande Guerre. Dans la nuit du 10 au,528 juifs (dont123 femmes et288 enfants) sont raflés avec lacomplicité de la préfecture de police, et seront gazés àAuschwitz[48]. Il s'agit de larafle du 11 septembre 1942, la plus importante pour la région, où elle a lieu partout mais frappe particulièrement la communauté de Lens, qui n'a pu compter sur le soutien de la population[49]. Une partie de la communauté juive étrangère était d'originepolonaise et étaitarrivée à Lens dans les années 1920, avec les autres Polonais s'étant engagés dans les mines. Ceci n'avait d'ailleurs pas eu lieu sans une certaine dose dexénophobie et d'antisémitisme, notamment à la fin de l'entre-deux-guerres, avec la création en d'un « Comité provisoire de défense du commerce français » qui dénonçait, par affichage, la venue d'un « NOUVEAU FLOT DE 300 000 JUIFS ÉMIGRÉS […] réparti entre la France, l’Angleterre et les États-Unis » [sic][50]. Selon les historiens N. Mariot et Cl. Zac qui ont analysé lesarchives départementales du Pas-de-Calais :
« Malgré l’exode d’une bonne moitié de la communautédès mai 1940, lerecensement de dénombre encore482 individus dits « israélites » dans le bassin. Moins de deux ans plus tard, celui du premier n’en compte plus que treize[50]. »
Une rue de Lens, rue des 528-Déportés-juifs, créée dans les années 2000, commémore l'évènement. Une plaque a également été posée en 2002 sur le quai numéro 1 de la gare où a eu lieu l'embarquement dans le train vers Auschwitz[51].
La ville est bombardée par lesalliés le, ce qui provoque la mort de 250 personnes[55].
La commune est décorée de lacroix de guerre 1939-1945, avec palme de bronze, le, distinction également attribuée à28 autres communes du Pas-de-Calais[56].
Deux bâtiments sont alors protégés desmonuments historiques : lagare (en forme de locomotive) inscrite en 1984[57] et la maison syndicale des mineurs partiellement inscrite en 1996[58].
Le recul de l'extraction du charbon, à partir des années 1960, puis l'arrêt total de l'extraction en 1990, a entraîné une grave crise de reconversion. Lens voit pendant une trentaine d'années sa population reculer, ses magasins et sescinémas fermer et lechômage grimper. Depuis, la ville a diversifié ses activités industrielles autour de l'industrie textile, de la métallurgie, de la construction automobile et de l'industrie alimentaire, ainsi qu'autour des fonctions médicales (Centre hospitalier important), tertiaires (banques, centres d'appels) et administratives (sous-préfecture, université d'Artois). Elle ambitionne également d'être un centre culturel important, depuis l'implantation du Louvres-Lens en 2004.
La ville a néanmoins été classée neuvième ville la plus pauvre de France en 2010 par leJournal du Net en raison de l'importance du chômage (15,21 %* de la population active) et de la faiblesse de revenus de ses habitants (10 074,3 euros annuels en moyenne). En effet, plus de la moitié des foyers fiscaux y déclarent moins de 11 250 euros de revenus par an (revenu fiscal de référence).
Lors du premier tour desélections municipales de 2014, huit listes s'affrontent : la liste Parti socialiste de Sylvain Robert (27,52 %), la liste Front national de Hugues Sion (19,98 %), la listedivers gauche d'Arnaud Sanchez (18,22 %), la liste divers gauche de Sébastien Piociniczak (12,61 %), la liste d'union de la droite de Sophie Gauthy (10,99 %), la liste divers gauche de Naceira Vincent (5,56 %), la listeFront de gauche de Jean-Michel Humez (3,22 %) et la liste d'extrême gauche de Flore Lataste (1,86 %). L'abstention est de 44,39 %. Le second tour est unetriangulaire : la liste de Sylvain Robert remporte l'élection (42,01 %), il est suivi par celle d'Arnaud Sanchez (33,93 %) et par celle de Hugues Sion (24,04 %). L'abstention au second tour est de 44,67 %[61].
Si la ville de Lens connaît une forte tradition de gauche due à l'industrialisation du bassin minier, celle-ci connaît un déclin au profit du parti deMarine Le Pen. À titre d'exemple, cette dernière a obtenu 36,70 % des suffrages exprimés au premier tour de la présidentielle de 2017, suivie parJean-Luc Mélenchon (22,72 %)[62].
La commune qui en 2008 disposait d'environ trente personnes pour la gestion de111ha d'espaces verts, a depuis 2007 une démarche degestion différenciée, avec notamment deux grands espaces verts publics en gestion durable et29 espaces verts en « végétalisation durable »[85].
Lens a trois collèges publics et un privé, quatre lycées publics dont deux professionnels et un privé.On y trouve le pôlescience, technologie et tertiaire de l'université d'Artois, une école d'ingénieurs, l'Institut de génie informatique et industriel (IG2I) et plusieursIUT. La Faculté Jean-Perrin, installée dans les anciens bureaux des mines de Lens depuis le début des années 1990, est le pôle scientifique de l'université d'Artois. On y étudie la biologie, la biochimie, la physique, la chimie, les mathématiques et l'informatique.
En 2024, la commune de Lens dispose de23 médecins généralistes, de29 chirurgiens-dentistes, de30 masseurs-kinésithérapeutes, de30 infirmiers, de treizepsychologues et deonze pharmacies[Insee 1].
La ville est équipée d'un centre hospitalier de 1 200 lits dont880 médicaux, de trois instituts médico-éducatifs (180, 90 et75 places) et de cinq centres d'aide par le travail, ainsi que de maisons de retraite.
Le quartier lensois de la Grande Résidence a été placé enzone de sécurité prioritaire[89]. La circonscription de Lens a un taux de délinquance supérieur à la moyenne dans le Pas-de-Calais« avec des indicateurs éducatifs et sociaux qui sont tous au rouge »[89]. SeulCalais du fait de la problématique des migrants bat le record lensois[89].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[91],[Note 8].
En 2023, la commune comptait 32 920 habitants[Note 9], en évolution de +4,79 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Comme la plupart des villes du bassin minier, Lens a connu sa plus forte population durant la période d'extraction de charbon, vers lesannées 1930, et la chute démographique a commencé en1962 et plus fortement dans lesannées 1990. On peut évaluer cette perte à plus de 30 000 habitants pour le SCOT de Lens-Liévin Hénin-Carvin[93]. Malgré une hausse entre 1990 à 1999, la ville perd903 habitants entre 1999 et 2005, passant de 36 192 à 35 289 habitants[94], soit la troisième plus grosse chute de la région aprèsCalais etLiévin. Depuis, la population baisse tous les ans.4e ville du département depuis plusieurs décennies, Lens passe pour la première fois5e en 2014, derrièreLiévin, ville de sa banlieue[95].
La population de la commune est relativement jeune.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 39,1 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). Le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 24,9 % la même année, au niveau communal et départemental.
En 2018, la commune comptait 15 041 hommes pour 16 565 femmes, soit un taux de 52,41 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[96]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
2,5
5,5
75-89 ans
10,1
13,6
60-74 ans
17,2
19,9
45-59 ans
18,4
18,8
30-44 ans
15,1
21,7
15-29 ans
19,3
20,0
0-14 ans
17,3
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[97]
Outre ses activités économiques, Lens bénéficie du rayonnement international de son fameux club de football, leRacing Club de Lens, les « Sang et Or », véritable pôle culturel et sportif de la ville, qui contribue fortement à sa notoriété nationale, et le symbole actif de la mémoire des houillères et de certaines valeurs chères à la ville de Lens et aubassin minier de la régionNord-Pas-de-Calais. L'équipe futchampionne de France de football en 1998, vainqueur de laCoupe de la Ligue en 1999, demi-finaliste de laCoupe UEFA en 2000, vainqueur de lacoupe Intertoto en 2005 et régulièrement présente sur la scène footballistique européenne. Le club descend néanmoins enLigue 2 à l'issue de la saison 2007-2008 pour y faire un bref passage et remonter dès la saison suivante enLigue 1. Malheureusement leur retour au premier plan du football français fut bref puisque le club n'y restera que deux saisons malgré une bonne première saison (11e place et demi-finaliste de la coupe de France en 2010). LeRC Lens joue en Ligue 1 depuis la saison2020-2021.
La ville de Lens dispose avec lestade Bollaert-Delelis (puis Bollaert Delelis) d'un équipement sportif de renommée internationale. Situé en plein cœur de ville, il est bâti sur le modèle des stades anglais. L'image de la ville est indissociable de cette enceinte consacrée au football. Il reflète la passion que les Lensois et la population régionale éprouvent pour le RC Lens. D’importance nationale, il a une capacité supérieure à la population totale de la ville. Son affluence record a été de 48 912 spectateurs en1992, avant sa mise aux normes internationales et travaux qui ont ramené sa capacité à 42 000 places. Lens est la plus petite ville à avoir accueilli unecoupe du monde de football (en1998) et unecoupe du monde de rugby (en1999 puis en2007). Le stade a également accueilli, outre les rencontres européennes du club local, plusieurs matches à domicile decelui de Lille, une agglomération beaucoup plus grande mais qui n'était pas dotée d'un tel stade.
En 2021, la commune compte 13 571 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 28 508 personnes[Insee 2].
Lerevenu fiscal médian par ménage, letaux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
le taux de pauvreté des ménages de la commune est de32 %, de18,4 % au niveau du département et de14,9 % au niveau de la métropole[Insee 5],[Insee 6],[Insee 7] ;
la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de35 %, de44,1 % au niveau du département et de53,4 % au niveau de la métropole[Insee 2],[Insee 3],[Insee 4].
En 2021, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 20 217 personnes, parmi lesquelles on compte 65,9 % d'actifs (49,3 % ayant un emploi et 16,7 % de chômeurs) et 34,1 % d'inactifs[Note 11],[Insee 8]. En 2021, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est supérieur à celui du département et supérieur à celui de la France métropolitaine.
Sur ces 10 076 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 3 484 travaillent dans la commune, soit 35 % des habitants[Insee 13]. Pour se rendre au travail, 77,0 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 9,0 % lestransports en commun, 11,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 14].
En 2024, la commune de Lens dispose desept grandes surfaces (hypermarché et/ou supermarché), de22 épiceries ou supérettes, de28 boulangeries et/ou pâtisseries, de30 salons de coiffure, desixstations-service et dedouzestations de recharge de véhicules électriques[Insee 15].
La commune est dans l'« Artois », une petiterégion agricole dans le département du Pas-de-Calais[99]. En 2020, aucune exploitation agricole n'est recensée à Lens[Carte 3].
Au, la commune dispose de sept hôtels pour une capacité totale de305 chambres[Insee 18] et d'un autre type d'hébergements collectifs[Note 13] totalisant24 places de lit[Insee 19] mais ne dispose d'aucun camping[Insee 20].
Grands bureaux de la compagnie des mines de Lens, actuelleuniversité d'Artois, 2 route de La Bassée : vestibule, cage d'escalier, rampe d'appui, pavillon, jardin, mur de clôture, décor intérieur (inscription au titre des monuments historiques en 2009)[111] ;
Maison syndicale des mineurs, rue Émile-Zola, rue Duquesnoy, rue Casimir-Beugnet : cour, cinéma, élévation (inscription au titre des monuments historiques en 1996)[113] ;
Monument àÉmile Basly, parAugustin Lesieux (1877-1964), avenue Alfred-Maës, rue Albert-Camus (inscription au titre des monuments historiques en 2009)[114] ;
Au départ un cinéma ouvert en 1965, puis racheté par la ville en 1979 et inauguré le 9 octobre 1982, le théâtre municipal Le Colisée de Lens est situé dans la rue piétonne du centre-ville.
Le Colisée comporte une salle d'exposition ainsi qu'une salle de spectacles.
Le, lors d'une visite à Lens, lePremier ministreJean-Pierre Raffarin a annoncé que l'ancienne citéminière avait été choisie pour recevoir l'antenne décentralisée dumusée du Louvre. Le, un nouveau bâtiment de 18 000 m2 a été inauguré par leprésident de la RépubliqueFrançois Hollande dans un parc paysager sur les vingt hectares de l'ancien carreau de lafosse 9/9bis. Il reçoit en alternance avec le musée parisien 500 à 600 œuvres majeures ainsi que des expositions temporaires. Différents espaces pédagogiques ont été construits.
Les organisateurs espéraient accueillir 700 000 visiteurs l'année de l'ouverture, puis un demi-million par an. Finalement, le nombre de visiteurs pour la première année s'établit à environ 900 000[119].
D'azur au château formé d'une grosse tour, ajourée d'or et ouverte d'azur, l'ouverture hersée et chargée d'un monde d'or ; la grosse tour flanquée de deux autres plus petites, ajourées et ouvertes d'or ; le tout accosté de deux fleurs de lys aussi d'or[Note 14],[120].
L. Albert, Le bailliage de Lens aux XIVe-XVe siècles (1291-1436), Paris, École nationale des chartes, 1997.
V. Bellanger, La reconstruction des mines de Lens 1918-1928, Arras, 1999.
A. Bucquet, Lens. 1re partie : Lens à travers les siècles (des origines à 1852). 2ème partie : Lens et ses houillères (de 1852 à 1939), Arras, Imprimerie centrale de l'Artois, 1950.
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↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Douai-Lens comprend quatre villes-centres (Douai,Hénin-Beaumont, Lens,Liévin) et63 communes de banlieue.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
↑Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
↑Un établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
↑L'Insee classe dans cette catégorie : les résidences de tourisme et les hébergements assimilés, les villages vacances et maisons familiales et les auberges de jeunesse et centres sportifs.
↑Version corrigée du blasonnement, celui adopté lors du conseil municipal du 5 novembre 1951 étant : « D'azur au château formé d'une grosse tour, crénelée, ajourée et ouverte, l'ouverture coulissée et chargée d'un monde sommé d'une croisette; la grosse tour flanquée de deux autres plus petites aussi crénelées, ajourées et ouvertes, le tout d'or ; le château accosté de deux fleurs de lys aussi d'or ».
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑chanoine E.. Occre« LENS 1914-1918, La guerre, l'invasion. L'occupation allemande, les destructions » Ed : Gabriel Beauchesne, Paris, 1919, 256 pages, photos noir & blanc, format : 19 cm × 12 cm.
↑« Guy Delcourt, maire de Lens, va démissionner »,L'Avenir de l'Artois,(lire en ligne).
↑YF avec Hélène Tonneillier, « Lens : Guy Delcourt passe le relais au nouveau maire Sylvain Robert : Sylvain Robert, 41 ans, est officiellement le nouveau maire de Lens. Guy Delcourt lui a passé le relais ce matin pour se concentrer sur son seul mandat de député »,France 3 Nord-Pas-de-Calais,(lire en ligne).
↑Édouard Wayolle, « Sylvain Robert, maire de Lens, en taille patron : « Je ne suis pas le clone de Guy Delcourt » : Une « rentrée politique » pour mettre à plat les grands projets de ville. Voilà en substance l’ordre du jour de la conférence de presse tenue ce lundi matin par Sylvain Robert, quelques heures avant celle de Guy Delcourt sur son avenir communautaire. Le maire de Lens depuis juin en a tout de même profité pour prendre un peu plus son indépendance vis-à-vis de son prédécesseur. Tout en se montrant plutôt serein face aux divisions internes qui pourraient secouer le PS local à l’aube des municipales 2014 »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Loïc Costet, « Paris 2024 : sept lieux par lesquels passera la flamme olympique dans le Pas-de-Calais »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).